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l’épaisseur du ligament, jusqu’au niveau du bourrelet spiral, où tous ces rameaux s’anastomosent largement, et constituent un réseau vasculaire abondant, et des houppes et bouquets de capillaires qui couvrent la saillie du ligament spiral. Un gros tronc superficiel, parallèle au sillon spiral, et que l’on trouve béant sur les coupes verticales du canal cochléaire, semble être le confluent spiral de ce réseau vasculaire (vaisseau spiral externe ). Au-dessous de lui et de l’angle spiral, les vaisseaux se séparent de nouveau, et s’éloignent parallèles et rectilignes comme à leur entrée dans la partie supérieure de la zone vasculaire.

De plus, il existe immédiatement sous la couche de cellules en pavé si caractéristiques de la zone vasculaire, un énorme réseau vasculaire superficiel qui couvre toute la surface depuis l’insertion de la membrane de Reissner jusqu’au bourrelet; ce plexus se détache avec la couche épithéliale, dont il semble former la base. Cette vascularisation superficielle et profonde, si abondante, du ligament spiral est bien digne de remarque. Entre le bourrelet et l’angle spiral, une dépression existe, c’est le sillon spiral externe, point où l’épithélium se confond avec les cellules de soutien de la basilaire, en s’allongeant peu à peu (Voy. fig. 141).

'Vaisseaux. — L’artère auditive interne, née de la basilaire et anastomosée avec celle de l’aqueduc de Fallope, suit le tronc et les branches épanouies du nerf cochléaire, de la columelle dans les canaux de la lame spirale. Ces canaux artériels sont sinueux, très ondulés, ils serpentent longuement sans émettre de collatérales et forment en se bifurquant auprès de la zone perforée des anses anastomotiques qui par leur réunion constituent un vaisseau spiral terminal.

Les veines sont : le vaisseau spiral qui siège sous la voûte même de l’arcade de Corti, du côté de la rampe tympanique. Au niveau de l’hélicotrême, cette veine reçoit la veine spirale externe qui a parcouru le ligament spiral logée dans l’épaisseur du bourrelet. Auprès de la fenêtre ronde, cette veine spirale se jette dans le confluent de la veine jugulaire.

Les lymphatiques sont inconnus.

Nerfs du labyrinthe. — Nous avons parlé des divisions

qui se portent au saccule, à l’utricule et aux ampoules ; il reste à étudier les nerfs du limaçon.

Le nerf cochléaire se tamise à travers les trous disposés en spirale au fond du conduit auditif interne. Ses fibres remontent jusqu’au sommet de la columelle, et se distribuent en éventail dans l’hélice de la lame spirale (étage inférieur) ; là, elles

Fig. 148. — Schéma d’une coupe au niveau de la ligne de jonction du bulbe et de la protubérance (*).

s’anastomosent entre elles, puis se jettent dans le gros ganglion spiral dit de Rosenthal.

Au sortir de cette masse de cellules nerveuses bipolaires, qu’un tissu cellulaire délié enveloppe, les fibres sont fines, pâles, ce sont des tubes nerveux à simple contour, qui plus loin se fondent dans la couche granuleuse, composée de pe-

(*) PP, pyramides; Pr,Pr, fibres transversales de la protubérance; entre les couches diverses de ces fibres sont irrégulièrement stratifiés des amas de substance grise ; ME, ME, racines du nerf moteur externe ; M, noyau commun du moteur oculaire externe et facial; FT, fasciculus teres (portion verticale de l’anse du facial) ; Fi, noyau inférieur du facial (dans lequel prennent naissance les fibres radiculaires qui vont fournir le fasciculus teres)-, CP, substance gélatineuse de Roland (tête de la corne postérieure); T, racine ascendante du trijumeau j A)C', substance grise du plancher au 4e ventricule (noyau de l’acoustique); A'C, tronc du nerf acoustique; e, la racine externe; i, la racine interne; CR, corps restiforme (Mathias Duval).

ANATOMIE

tites cellules transparentes rondes, que les filets nerveux traversent. Au sortir de là, le cylindre-axe seul perfore la basilaire, et aboutit aux cellules fusiformes et autres qui couvrent la crête formée par l’arcade de Corti.

Certaines fibres minces et pâles traversent' la voûte d’un pilier à l’autre (Gellé,Waldeyer); on en voit quelquefois deux

Fig. 144. — Schéma. Vue d’ensemble de l’appareil auditif et du chemin parcouru par le courant sonore (*).

parallèles, l’une au-dessus de l’autre, avec une petite cellule pâle et plate, ronde en son milieu. D’autres grimpent le long de l’interstice de deux piliers, et forment des plexus au-

(*) 1, pavillon; 2, conduit; 3, caisse; 4, tympan; S, trompe d’Eustache; 6, paroi supérieure de la caisse ; 7, 8, osselets ombrés ; 9, étrier. Les quatre lignes ponctuées indiquent les parties mobiles de la caisse; 4,1e tympan déjà dit; 11,1a fenêtre ovale, close par la platine de l’étrier (9) ; et 12, la fenêtre ronde qui sont les deux voies de communication avec le labyrinthe composé du vestibule (12), du limaçon dont la vis est schématiquement étalée (13, 14, 15), et du canal semicirculaire (16).

dessus d’eux. Des fibres traversent le plancher basilaire, et s’anastomosent sous l’arcade avec des fibres circulaires qui marchent dans le sens de la veine spirale. Sur mes pièces, les rapports des fibres plexiformes couchées sur les piliers internes avec les cellules rondes et fusiformes, sont très nets à leur émergence des trous de la basilaire.

Nerf auditif ; origines multiples; portion acoustique; portion excilo-motrke ; portion vaso-motrice. — Le nerf acoustique naît dans le bulbe de plusieurs noyaux d’origine : 1° du noyau interne naissent les stries acoustiques qui traversent la surface du noyau de substance grise du quatrième ventricule et contournent le corps restiforme ; 2° d’un noyau antérieur, placé en dehors de ce corps restiforme ; 4° du corps restiforme lui-même ; 4° du noyau externe ; 5° du noyau externe, des fibres passent au côté opposé (Meynert) ; 6° certaines fibres se rendent au noyau externe de l’autre côté (Huguenin).

Le nerf acoustique émerge avec le facial au-dessous du bord de la protubérance, et se dirige vers le conduit auditif interne, accompagné du nerf de Wrisberg et du facial. En résumé, une partie du nerf auditif naît du pédoncule cérébelleux (branche excito-motrice) et l’autre du noyau de cellules sensitives du quatrième ventricule. Le tronc même de l’acoustique offre aussi en plusieurs points des amas de cellules ganglionnaires remarquables.

liquides du labyrinthe s endolymphe; périlymphe. — Ce sont des liquides clairs, limpides, non visqueux, analogues à l’eau pure : la périlymphe s’étend dans toutes les divisions de l’oreille interne, de la fenêtre ovale à la fenêtre ronde, à travers l’hélicotrême; ce liquide transmet jusqu’à la fenêtre ronde les pressions et les vibratious subies par l’étrier; et c’est par lui que sont agitées les fibres radiales de la basilaire et celles de la membrane de Corti, et que le mouvement ondulatoire est transmis aux cellules ciliées auditives.

PHYSIOLOGIE DU LABYRINTHE

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