V. - LEUCÉMIE
On rencontre chez l'enfant la leucémie myélogène et la leucémie lymphogène avec les mêmes modifications sanguines et les mêmes réactions organiques que chez l'adulte; il faut seulement noterchez l'enfant la participation du thymus, qui s'infiltre d'éléments leucocytiques, s'hypertrophie, et, dans la leucémie lymphogène, ressemble à la coupe à un énorme ganglion lymphatique. La leucémie aiguë lymphocytémique, avec hémorragies cutanées, gingivales, viscérales, et tuméfaction très légère et tardive des organes lymphoïdes, est une fui-me relativement fréquente chez l'enfanl. On a vu parfois des enfants naître leucémiques, sans que la mère soit en rien malade. Inversement, des mères leucémiques ont pu mettre au monde des enfants sains.
Traitement. — L'opo thérapie par la moelle osseuse pulpée, dans les formes myélogènes, par le thymus ou le suc splénique dans les formes lymphatiques, donne parfois de remarquables amélioiations de l'état général, des tuméfactions viscérales et de la formule sanguine.
La radiothérapie doitêtre combinée avec l'opothéiapie ; on irradiera, selon la forme de leucémie, la rate hypertrophiée, les ganglions lymphatiques tuméfiés ou les épiphyses osseuses. On a obttMiu j)ar ce procédé des guérisons qui se sont maintenues plusieurs années,
ANÉMIE SPLÉNIQUE PSEUDO-LEUCEMIQUE. 307
mais qui ont été presque toujours suivies de récidives plus rebelles à la radiothérapie que la première atteinte. Le pronostic, moins promptement fatal depuis l'ère radiothérapique, reste donc néanmoins des i)lus fâcheux.