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II. — Gastro-entérites subaiguës. — Diarrhées infantiles

communes.

Deseriplion. — Le clioléia infantile, que nous venons de déci'ire, constitue la forme la plus hautement caractérisée des diarrhées infectieuses. Mais on peut obseiver tous les inleiniédiaires enlie cette gastro-entérite infectieuse suraiguë et les infections bénignes et passagères du tube digestif semanifestant par un peu de lièvre, un ou deux vomissements, quelques selles diairhéicjues, suivies d'un letoui' proni})! à rétatnormal. Entre ces deux foinies extrêmes prend jdace la description de la gastro-entér'ite subaigut', susceptible, dune part, de préparer les voies au choléra inlajitile el, d'autre i)art, de se répéter et d'aboulir à un état chroni(|ue ( \ oy. 1)yspei>sie ciiromqte' et à Tathrepsie.

La di«rr/té?e est les) mptômepi'incipal de ces états. Il faut dislinguer, d'après l'aspect des selles, plusieurs variétés.

Diarrhée verte. — Les selles ont une coloration vert-oseille spéciale ; elles sont mousseuses à l'émission, plus ou moins a([ueuses, avec ou sans glaires. L'aspect est différent de celui des selles colorées pai- la biliverdine, qui sont veit franc, vei t-épinard et le plus sou^('nt mélangées de portions ayant conservé la coloration jaune d'or. Les cultures de ces selles vertes permettent parfois, mais non loujouis, d'isoler un bacille voisin du Bacterium (oli séci'étant un pigment verdâtre légèrement lluorescent (bacille de la diarrhée verte de Lesage). On trouve d'autres fois dans ces selles vertes le Pyocyaneti^ associé au Bacterium coll.

Diarrhée aqueuse. — Les selles sont liquides, comme de l'eau l)runàtre ou veidàire ; elles sont fétides; leur l'éaction au touinesol est le plus souvent acide. Elles contiennent du colibacille en grande ([uantité ; plus rarement il s'y mélange des streptocoques ou des Cocci et des bâtonnets divers.

Diarrhée muqueuse. — Les selles sont jaune-ocre ou brun, mélangées de particules blancliàtres, provenant d'aliments mal digérés, et de flocons verdâtres qui sont le plus souvent des débiis d'épithélium colorés par la biliverdine ; elles sont mélangées de glaires épaisses, jaunâtres ou biunàlres, filantes.

:U4 DIARKHÉES DES NOURRISSONS.

Évolution. — L'évoUition est très irrégulière ; la température est variable d'un jour à l'autre ; on observe des périodes d'amélioration et des périodes de rechutes. Les variations de température tiennent non seulement aux variations de l'état intestinal, mais souvent aussi à la survenue de complications. On observe assez souvent des poussées de congestion pulmonaire et même de bronchopneunionie à colibacilles (Sevestre). Les phénomènes méningés, sous forme de convulsions (Voy. cet article), ne sont pas rares. La guérison n'est assurée que quand la température est revenue depuis quelque temps à la normale, quand la diarrhée a disparu et quand la courbe de poids redevient ascendante ; jusque-l'i l'enfant est exposé à des rechutes, et, dans la saison chaude surtout, la gastro-entérite est susceptible de se transformer brusjuement en choléra infantile. Pour peu que la gastro-entérite subaiguë persiste, le rétablissement des fonctions digestives est compromis, et l'enfant peut aboutir à la dyspepsie chronique et, s'il est encore petit, à l'athrepsie.

IIL — Diarrhées passagères non infectieuses.

On observe parfois, chez les enfants au sein, de> diarrhées passagères, (|ui ne sont en général accompagnées d'aucun état infectieux, mais seulement d'un peu d'abattement et de chute (h» poids, sans élévation notablede température. Onne peut pas toujours remonter à la cause de ces diarrhées ; mais il y a des cas où l'origine est évidente ; le dérangement du nouriissonest parfois évidemment lié à un écart alimentaire de la nourrice, à une émotion vive, au retour de la menstruation, aune petite maladie passagère; d'autres fois, il tient à un refroidissement de l'enfant, à une chute, à une suralimentation accidentelle. Ces diarrhées passagères cessent au bout de peu de temps par le fait même de la cessation de la cause qui les a engendrées. Guillemol a vérilié par les cultures aérobies et anaérobies que le type noimal de la flore intestinale de l'enfant au sein n'est pas altéré dans ces cas. Le BacUluH biftdas reste l'hùte à peu [)rès unique de l'intestin.

Chez reniant au biberon, on pi'ut également observer, sous l'influence de causes analogues, des diarrhées bénignes. Toutefois, chez l'enfant au biberon, ces diarrhées, non infectieuses dans leur cause, sont susceptibles d'être le point de départ du développement de (liari'hées infectieuses, capables de devenir graves; le microbisme anormal du contenu intestinal de l'enfant au bibei-on S3mble . (mgendrer chez lui un état de gastro-entérite latente, susceptible de se développer avec toutes ses conséquences à propos de légers chan-

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