‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 18 sur 263 · SOINS A DONNER AUX NOUVEAU-NES ET AUX NOURRISSONS · texte numérisé non relu

SOINS A DONNER AUX NOUVEAU-NES ET AUX NOURRISSONS

1° La chemisette de batiste fine, qui recouvre le thorax jusqu'à la ceinture et est munie de bras;

2° La brassière en fluiiclle, piqué, ou tricot, selon la saison, de même l'orme que la précédente et qui ne doit pas venir en contact avec la peau; aussi doit-elle être un peu plus courte que la chemisette. Lu hiver, on peut sui)erposer une hrassièi'e de flanelle, puis une brassière de tricot;

3° La sangle de toile forte, roulée autour du tronc, et qui aide au maintien de reniant;

4" Le fichu-bavelte : c'esl un carré de batiste que l'on ])lie en triangle suivant sa diagonale, et que l'on place ensuite autour du cou de l'enfant, les pointes venant de croiser sur la poitrine. Ce liciiu est changé toutes les ibis qu'il est souillé par des régurgitations lactées. Il est préférable pour le nouveau-né, qui bave peu, à la bavette classique, qu'on ne i)eut faire qu'en tissu fort susceptible de léser le cou de l'enfant.

Les pièces précédentes restent en place au moment du change, qui doit se faire chaque fois ({ue le nouveau-né est mouillé par son urine ou souillé par ses déjections. Les vêtements de la partie inférieure du coi'ps sont au contraire à défaire à chaque change. Ils comj)i'ennenl :

5" La couche de toile, carré de toile souple de C'SSO à 1 mètre de côté ;

6° La couche -éponge, rectangle en tissu-éponge de 0'",50 de long sur 0",40 de large; on l'interpose enlre la couche de toile et le lange de laine pour protéger ce dernier ;

7° Le lange de laine, couverture de laine épaisse qui doit avoir au moins 1™,20 suri mètre.

8"Enlinune paire de chaussons de laine.

Pour procédei'au change, la femme qui en est chargée s'assied sur une chaise assez basse pour que les genoux soient plus hauls (jue le siège; elle pose l'enfant sur ses genoux, couché sur le dos, la nuque reposant sur la cuisse gauche de la femme. Elle défait le lange de laine et rejette les couches mouillées, en essuyant autant que possible les matières qui souillent l'enfant. Elle procède ensuite à un nettoyage. Elle a eu soin de placer à portée de sa main droite un bocal où sont préparés des tampons d'ouate hydrophile, un récipient plein d'eau bouillie, une boîte de poudre de talc ou de lycopode. Elle lave d'abord les fesses et les cuisses de l'enfant à l'eau bouillie, en ayant soin de ne pas oublier les plis de la peau. Pour cela, elle prend dans sa main gauche les deux jambes de l'enfant au niveau des chevilles, et, soulevant ainsi le siège de l'enfanl, elle nettoie la partie posté-

rieure et la lainure interfessière ; puis, laissant reposer l'enfant et écartant ses jambes, elle nettoie les plis génito-cruraux, les plis ci'uraux et les régions voisines. Elle procède dans le même ordre pour sécher avec des tampons secs ; il faut avoir soin de ne pas écorcher la peau fine de Fenfant; pour cela, il faut tamponner et nejamais frotter ; mais, d autre part, il faut avoir soin de sécher bien complètement; beaucoup d'enfanls, qui ont de Férythème des plis ou du siège, le doivent à des séchages incomplets. En tei'minant,on poudre Fenfant avec un tampon d'ouate trempé dans la poudre de talc ou avec de la poudre de lycopode.

il faut maintenant rhabillei' Fenfant ; les chaussons ne sont changés que s'ils ont été mouillés; les langes et couches ont été préparés d'avance de la manière suivante :

En dessous, le lange de laine, étalé sur la table, puis la coucheéponge étendue au-dessus, un des bords affleurant le bord supérieur du lange, qui par suite la déborde largement en bas et sur les côtés; enfin la couche de toile ; elle est pliée en triangle selon une diagonale ; le giand côté du triangle est placé parallèlement au bord supérieur du lange et un peu au-dessus ; la pointe opposée est ainsi dirigée en bas, au milieu à peu près du lange en laine.

La femme prend de sa main droite, par le milieu de leurs bords supérieurs,les trois pièces ainsi superposées, et, soulevant de la main gauche les pieds de l'enfant, elle les glisse jusque vers le milieu du dos de celui-ci, puis le laisse reposer sur elles. L'enfant a entre les jambes l'angle inférieur de la couche de toile ; la femme relève cet angle au-devant du ventre de Fenfant, labat de même les angles latéraux en avant et en bas ; la serviette-éponge est de même repliée entre les jambes de Fenfant. Puis le bord supérieur du lange de laine est roulé autour de la ceinture de l'enfant, par-dessus les brassières et fixé par une épingle de sûreté ; le bord inféiieur est replié audevant de Fenfant, et les angles latéraux de la partie repliée sont attachés l'un à l'autre en arrière par une épingle de sûreté ; il faut avoir soin de ne pas les sérier, de façon à ce que la partie inférieuie du maillot reste lâche de manière à laisser de la liberté de mouvement aux jambes de Fenfant.

Ainsi emmailloté, Fenfant est mis dans son berceau ; dans les premiers jours, il ne quittera son berceau que pour la tétée et pour le change; il ne faut pas l'habituer à être porté dans les bras ; il faut encore plus se garder de le j)lacer dans le lit de sa mère ; des enfants ont souvent été ainsi étoufles, la mères'étant endormie à côté d'eux et s'étant retournée sur son enfant en dormant.

Quand l'enfant prend de l'âge, quelques modifications sont néces-

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