‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 194 sur 263 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

et sa somnolence; par moments, ilprésente des soubresauts musculaires, du mâchonnement ou des mouvements lents non motivés; ou il pousse des plaintes prolongées {cri hydrencéphalique) ; parfois, mais non constamment, il survient par instants des convulsions ou du délire ; la face est tantôt pâle, tantôt marbi'ée de plaques rouges passagères sur les pommettes [troubles vaso-moteurs) ; le pouls est dur, inégal, irrégulier; la respiration est irrégulière, suspirieuse.

Si on essaie de soulever Tenfant, on note une raideur de la nuque qui permet, la main étant sous l'occiput, de soulever d'une pièce la tète et le tronc de l'enfant; elle s'oppose également aux mouvements communiqués de latéralité de la tète ; les membres sont plus ou moins contractures. L'enfant étant couché sur le lit, les membres inférieurs dans l'extension, si on soulève le tronc de façon aie mettre à angle droitavecles membres inférieurs, on provoque une contracture des membres inférieurs qui soulève les genoux et ramène les talons vers le siège [signe de Kernlg). Plus rarement, on provoque seulement une hyperextension des orteils ou seulement du gros orteil [Kernig à type d'extension).

Du côté des yeux, on note des altérations importantes : Vinégalité pupiUaire, la mydriase, le strabisme passager ou permanent, le ptosis d'une ou des deux paupières. L'examen ophtalmoscopique montre de Vœdème de la papille avec étranglement papillaire, et parfois des granulations tuberculeuses de la choroïde.

Si on fait avec l'ongle une raie sur la peau de l'abdomen, les capillaires se paralysent à ce niveau et se contractent à distance. Il en résulte une raie rouge entre deux raies blanches [raie méningitique).

Les réflexes tendineux et cutanés sont d'abord exagérés, ultérieurement diminués ou abolis.

La fièvre., à cette période, est peu élevée; la température est irrégulière, entre 37 et 38° ou 38**, 5. Le pouU reste cependant souvent rapide, dur, irrégulier, inégal. L'élévation progressive de la température indique l'imminence de la période terminale.

A la période terminale, lenfant est couché inerte sur le dos ; les paralysies flasques ont remplacé les contractures, V insensibilité a succédé à l'hyperesthésie ; la faceest violacée ou livide, l'œil entrouvert sans expression, la pupille dilatée, la mâchoire tombante, la respiration affaiblie.

L'hyperthermie s'accuse, le pouls s'accélère. La mort survient brusquement; l'enfant devient violacé; la respiration et les battements cardiaques s'arrêtent.

Formes cliniques. — Bien que le tableau clinique de la ménin-

Page 1