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Les quantités indiquées dans ces tableaux se rapportent à un enfant de poids moyen . 11 faut leur faire subir des corrections ({uand le [)oids de l'enfant est notablement inférieur à celui de son âge. Il est du reste possible d'établir des rapports simples entre le poids de l'enfant et la quantité de lait qu'il doit prendre par tétées et par vingt-([uatre heures. Us sont résumés dans les prescriptions suivantes, applicables à partir de la troisième semaine de vie jusqu'à la fin de la première année.
1° Ration journalujre. — Elle est égale au dixième du poids de l'enfant, augmenté de 200 grammes.
2" QuANinÉ PAR TÉTÉE. — EUc est égale au cin(|uantième du poids de l'enfant.
Le nombre de tétées à donner par jour et leur espacement se déduisent de la comparaison des deux chiffres ci-dessus, en divisant le premier par le second.
En appliquant ces deux préceptes, on obtient le tableau suivant:
Poids (le Ration Quaiililé Nombre l'enfant, journalière, par tétée, de télées.
Poids de Ration Oiiantilé Nombre
l'enfant, journalière, par (étée. de tétées.
On voit que les chiffres obtenus par l'application de ces règles concordent de très près avec ceux quedonnent les meilleurs auteurs. Elles sont courtes, précises, de compréhension facile. On peut user, pour la seconde, d'un moyen mnémotechni([ue qui donne immédiatement la quantité de hait par tétée convenant à l'enfant : il. faut doubler les deux premiers diiffres de son poids .
Pour le nombre de tétées par vingt-quatre heures, il est facile de se rappeler qu'il tombe de 8 à 7 quand l'enfant dépasse 8 li\res et de 7 à 6 quand l'enfant dépasse 7 kilogrammes.
Ces chiffres n'ont du reste rien de fixe ; nous les donnons seulement à titre d'indications ; on peut être amené à les faire varier en plus ou en moins, selon les circonstances.
11 n'est pas besoin d'augmenter la ration de l'enfant quand il augmente régulièrement de poids; on pourra, au contraire, ètie amené à augmenter prématurément la ration quand la courbe de poids reste stationnaire,renfantneprésentantd'autrepartaucun symptôme morbide expliquant la stagnation de poids. Enfin les états dyspep- Apert. — Précis des Mal. des Enfants- 4
tiques, les convalescences de gastro-entérites, l'atrophie infantile commandent des prescriptions alimentaires particulièies, qui seront étudiées ultérieurement.
J). Sevrage et ablactation. — Quand le sein de la mère fournit suffisaniiueut de lail, Tenfant ])eut ne prendre aucune autic nourriture jusque vers le neuvième ou dixième mois. Dans beaucoup de cas, soit insufiîsance du lait maternel, soit iaiigue de la mère, soit raisons sociales diverses, on sera a'mené à autoriser la substitution, à une tétée au sein, d'un bibeion de lait de vache ; puis cette substitution se fera plusituus fois par jour (allaitement mixte). Le lait de vache est beaucoup mieux toléré par les nourrissons, quand ils prennent également le sein. L'allaitement mixte n'est que peu inférieur comme résultat à l'allaitement exclusif au sein; il est très supérieur à l'allaitement complètement artificiel ; il faut toujouis le conseiller aux femmes que la lactation latigue, plutôt (|ue de jccouiir d'emblée à lalimenlation artilicielle totale.
A partir du neuvième mois, (juand l'enfant est suflisamment robuste, il est iiuliqué de commencer l'usage des farineux; on remplace, une tétée ou un biberon par une bouillie ; la bouillie se fait en délayant une cuillerée à café de farine de gruau dans un peu d'eau froide, de façon à obtenir une pâte molle, bien homogène; puis on verse doucement cette pâte dans 120 à 150 grammes de lait bouillant ; on laisse sur le feu une dizaine de minutes, en agitant constamment avec une cuiller ; on ajoute un peu de sel et de sucre.
On peut substituera la farine de gruau celle d'orge, quand l'enfant est constipé; celle de riz, quand l'enfant est relâché; celle d'avoine, quand il est anémique et ai)athique. Les enfants prennent très volontiers les bouillies piéparées avec des farines au cacao (racahout, phosphaline) ; elles ont l'inconvénient d'être excitantes et constipantes et de dégoûter l'enfant des autres farines qui flattent moins son goût ; elles n(; sont à conseiller (ju'à [)arlirdu quinzième mois; à ce moment, il est bon, en elfet, de commencer à varier la noui'riture de l'enfant ; il fera <-iii<| j-epus par- Jour, trois fois 200 grammes défait, une fois une bouillie variant chaque jour, une fois un œuf, ou une purée de pommes de terre, ou un(; crème aux œufs et au lait.
A partir du dix-huitièm<; mois, l'enfant ne fera |)lus que quatre repas : on commencera à lui donner, au repas de midi, de la mie de pain trempée dans du jus de viande saignante, ou un peu de cervelle, de blanc de poulet, de ])oisson, des biscuits, des gâteaux secs.
Voici un menu pour un enfant de deux ans :
Petit déjeuner .bouillie au lait, biscuit ou pain ; grand déjeuner : œuf, ou poulet, ou poisson, ou un peu de viande de boucherie hachée