‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 210 sur 263 · M. - HÉMIPLÉGIE CÉRÉBRALE INFANTILE · texte numérisé non relu

M. - HÉMIPLÉGIE CÉRÉBRALE INFANTILE

Dans les cas congénitaux, ou remontant à la première enfance, Ihémiplégie cérébrale infantile est le plus souvent accompagnée d'un état plus ou moins marqué d'idiotie. Quand le début de l'affection est un peu plus tardif, quand l'enfant a dépassé la deuxième année au moment où il est frappé, l'hémiplégie cérébrale infantile se présente sous une forme plus pure, et les caractères qui la différencient de l'hémiplégie de l'adulte sont plus faciles à mettre en relief. Quand l'hémiplégie est survenue dans la grande enfance, audessus de sept à huit ans, elle ne difl'ère plus de celle de l'adulte. Nous prenons pour type de notre description une hémiplégie survenue dans la seconde enfance, entre deux et sept ans, à la suite d'un des divers processus décrits à l'article précédent.

Symptoiiiatologie. — Période de début. — C'est une attaque de convulsions qui marque le plus souvent, à l'âge que nous considérons, le début de la maladie. Elles se répètent à plusieurs reprises dans la journée et dans les jours qui suivent; l'enfant reste plus ou moins abruti dans l'intervalle des crises; la température s'élève. Au bout de quelques jours, la fièvre et les mouvements convulsifs disparaissent, la connaissance revient, mais l'enfant reste hémiplégique.

Période hémiplégique. — L'hémiplégie est d'abord flasque ; mais très rapidement elle s'accompagne de raideurs; au bout de trois à quatre semaines, elle a revêtu le type spas modique. Le spasme du côté atteint entraîne une attitude typique (Og. 63) ; la tète est légèrement inclinée du côté malade; l'épaule de ce côté est plus liante que du côté sain ; le bras est appliqué contre le thorax ; l'avant-bras est fléchi sur le bras et immobilisé en pronation ; la main est en flexion forcée sur l'avant-bras; les doigts sont généralement repliés dans la paume de la main. Au membre inférieur, le genou est légèrement fléchi, le pied en varus équin, le gros orteil en extension ; la plante ne repose sur le sol que par le talon antérieur.

Les réflexes tendineux sont exagérés ; la trépidation épileptoide est facilement provoquée ; la paralysie n'est pas complète, mais les mouvements sont limités par la contracture ; la marche est possible en traînant la jambe. La sensibilité est indemne.

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