CONVULSIONS
suivies de coma prolongé ; elles peuvent être l'indice d'altéralions cérébrales ou méningées commençantes ; dans ces cas, il faut soupçonner une méningite tuberculeuse possible et pratiquer une ponction lombaire. Je dois dire que Terreur inverse est commise beaucoup plus fréquemment et que bien souvent les convulsions du jeune âge sont attribuées à tort à une méningite qui n'existe pas.
Il faut se demander aussi si la convulsion n'est pas une attaque •épileptique. Les sujets qui deviendront plus tard épileptiques font facilement des convulsions dans la première enfance ; il est difficile à cet âge de distinguer ce qui est crise convulsive simple et ce qui est crise d'épilepsie ; quand les convulsions continuent à se produire à intervalles éloignés, assez réguliers, sans cause provocatrice, bien que l'enfant ait atteint trois ou quatre ans, on est en droit de soupçonner l'épilepsie. L'épilepsie ne présente dans l'enfance rien qui la distingue de l'épilepsie de l'adulte.
Traitement. — Lors d'une attaque convulsive, il faut d'abord •commencer par déshabiller complètement l'enfant ; on peut essayer de provoquer des vomissements par la titillation de la luette, si la convulsion est survenue dans l'heure qui suit le repas ; puis on plonge l'enfant dans un bain d'infusion de tilleul ou de camomille, ou simplement d'eau tiède à 36*^ ; on l'y laisse cinq à dix minutes; si les convulsions ne cessent pas, on peut faire respirer quelques gouttes de chloroforme ou d'éther, ou encore administrer un lavement ainsi composé :
Lait 100 giamnies.
Jaune d'œul" N» 1
Cillerai Os>',10 par année d'âge.
Bromure de sodium. . i gramme.
Une fois la convulsion terminée, l'enfant doit être laissé dans le calme le plus absolu ; l'alimentation ne sera reprise qu'au bout de plusieurs heures ; elle sera légère; on administrera toutes les trois à quatre heures une cuillerée à café de sirop de fleur d'oranger biomuré.
Les enfants sujets aux convulsions seront élevés dans le calme le plus complet ; on évitera pour eux tout ce qui peut être le sujet d'excitation, d'émotion, de joie vive; on veillera particulièrement à la régularité des selles ; on ne leur donnera jamais de bain sinapisé ni de bain salé; on ne leur appliquera ni sinapisme ni vésicatoire; •tout aliment excitant sera banni de leur alimentation.