HYGIÈNE DE LA DEUXIÈME ENFANCE ET DE L'ADOLESCENCE
se trouvera bien de donner le jus sucré d'une orange à la lin de chaque repas.
il faut insister sur la nécessité de faire les repas à heure fixe et de ne donner aucune friandise, aucune boisson dans l'intervalle des repas. 11 faut habituer Tentant à bien mâcher ; on aura soin de couper ses aliments très lin. Souvent des indigestions sont dues à l'ingestion d'énormes fragments de viande qu'on retrouve dans les vomissements.
Soius corporels. — Chevelure. — Les cheveux coupés ras sont la coiffure la plus hygiénique pour les enfants à partir de deux ans ; chaque matin, la tête est brossée avec une brosse rude ; une ou deux fois par semaine, il est bon de faii'e un savonnage de tête, suivi d'une lotion à l'alcool faible. Pour les petites tilles, à partir d'un certain âge, l'usage oblige à laisser les cheveux longs ; il est nécessaire de les démêler chaque matin au peigne ; le mieux serait de les laisser pendre librement dans le dos; mais ils salissent le haut des corsages et s'emmêlent facilement: de là l'usage des nattes; mais il faut savoir que la natte est nuisible aux chevelures peu robustes, aux cheveux cassants, secs et tombant facilement. Quand la chevelure est portée longue, les lotions à l'alcool doivent être faites non sur la chevelure, mais sur le cuir chevelu, en faisant de place en place des raies pour écarter les cheveux.
Bouche et dents. — 11 est très important de nettoyer journellement la bouche de l'enfant avec des tampons d'ouate hydrophile jusqu'à trois ou quatre ans, puis avec une brosse douce. A partir de sept à huit ans, il faudra lui apprendre à se servir lui-même de la brosse à dents. 11 est bon de faire faire à l'enfant un linçage de bouche apiès le repas ; c'est un bon procédé i)ropliylactique de la carie dentaire, qui, jointe à la trop grande rapidité des repas, entre pour une part dans leliologie de la dyspepsie si fréquente des collégiens.
Propreté du corps. — Le tub matinal est une excellente habitude; en outre, au moins un grand bain par semaine.
Vêtements. — Il faut que les vêtements ne serrent l'enfant nulle part ; ])as de cravate ou de col serrés ; pas de ceinture, mais des brel elles ; pas de jarretières, mais des jarretelles ou des lacets ; pour les miettes, les corsets doivent être souples et ne pas emprisonner la taille; ; les jupes et jupons ne doivent pas senei' la taille par des cordons, mais se fixei' au corset.
Soiiiiiicil. — Il faut continuer autant que possible jusqu'à trois ou quatre ans à faire dormir l'enfant environ deux heures dans l'après-midi, en variant les heuies selon les saisons, de façon à pro-
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liter pour les soiLios des lieures les plus lumineuses l'hivei-, tandis que l'été l'enfant dormira pendant les lieures les plus chaudes. Jusqu'à sept à huit ans, l'enfant sera couché le soir aussitôt après le dîner, de façon à avoir dix à douze heures de sommeil ; jusqu'à la pubei'té, il faut donner à l'adolescent neuf heures de lit. Le lit le plus simple est le meilleur: sommier élastique en lames métalliques et matelas de crin.
Études. — Les premières notions que l'on donnera à l'enfant doivent elre pour lui non un travail, mais un jeu. Il faut prendre soin de ne pas rebuter l'enfant par des séances trop prolongées; dès l'âge de quatre à cinq ans, on consacrera un ou plusieurs quarts d'heure par jour à lui apprendre les lettres de l'alphabet et de très courtes fables; à partir de cinq ans, on donnera des leçons à heure tixe d'une demi-heure pour commencer, puis d'une heure; à partir de sept ans, il faut commencer les classes régulières, fré(iuenunent coupées de récréations.
Gymnastique, sports. — Il faut laisser les enfants jouer avec l'exubérance naturelle à leur âge ; dès l'âge de neuf ans, on pourra commencer des leçons de gymnastique réglées, consistant surtout en mouvements méthodiques variés. 11 faut, dans ces exercices, un entraînement progressif, de façon à ne jamais les faire aboutir à la fatigue. La marche, la bicyclette, la natation, le patinage, le canotage sont excellents pour les adolescents, mais il ne faut pas exagérer, ni transformer les exercices modérés en sports intensifs. 11 ne s'agit pas d'établir des records, ce qui est désastreux, mais de développer progressivement la valeur physique de l'organisme, en tenant compte de la conformation, des aptitudes, de l'entraînement. Aussi les limites doivent varier selon les individus. Chez les jeunes filles, au moment de la puberté, il faudra être très prudent dans la réglementation des exercices, tout en en conseillant l'usage modéré. Uéquitation et la bicyclette aux allures très calmes et en séances courtes semblent régulaiiser heuieusement la circulation du petit bassin ; mais leur abus serait plus nuisible que leur usage modéré ne serait utile, en sorte qu'il ne faut les conseiller que si l'on a la cei'titude (ju'u[ie surveillance intelligente en réglera l'emploi.