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PLEURÉSIES

fait défaut, ce qui est fréquent, on ne constate guère la diminution ou la disparition du bruit respiratoire qui attirerait l'attention en pareil cas chez un adulte; quand le souffle existe, il peut facilement Être pris pour un souffle de bronchopneumonie; l'œdème congestif de la bronchopneumonie donne du reste parfois au souffle un timbre plaintif identique à celui du souffle pleuiétique. La matité est donc le signe le plus important et le moins trompeur.

Dans les cas douteux, il faut ausculter et percuter l'aisselle et le flanc ; là les signes physiques sont moins troublés par la transmission des bruits provenant du côté sain, et on a plus de chance d'y constater les modifications caractéristiques.

Dans un certain nombre de cas, chez les tout petits enfants, et pour les épanchements peu abondants, il est impossible d'affirmerla présence du liquide. 11 faut alors recourir à la ponction exploratrice, qui est du reste le plus souvent nécessaire pour déterminer la nature du liquide épanché. La radioscopie pourrait aussi, dans ces cas, trancher le diagnostic.

Ces modes d'exploration sont également nécessaires pour déceler certains épanchements localisés (pleurésie médiastine antérieure ou postérieure, pleurésie diaphragmalique, pleurésie interlobaire).

Détermination de la nature du liquide épanché. — L'épanchement est-il séro-ftbreux ? est-il purulent ? Il est important de le savoir, car le pronostic et le traitement diffèrent beaucoup. Dans la plupart des cas, on peut prédire avec une grande probabilité la nature du liquide; un épanchement pleural, survenant sans grand fracas chez un enfant au-dessus de cinq ans, non convalescent de maladie fébrile, est, en général, un épanchement séreux; il en est de même des épanchements qui surviennent chez les rhumatisants, chez les cardiaques, chez les choréiques, et ordinairement chez les tuberculeux. Au contraire, un épanchement survenant chez un enfant de trois ou quatre ans ou au-dessous, succédant à une bronchite, à une bronchopneumonie, ou à une fièvre éruptive, est habituellement un épanchement purulent. L'amaigrissement rapide, la pâleur des téguments, allant souvent jusqu'au reflet verdâtre, la fièvre irrégulièrement élevée, l'abattement marqué sont, en outre, en faveur de la purulence de l'épanchement. L'œdème de la paroi, donné comme un signe ile purulence, manque le plus souvent; la dilatation des veines thoraciques, prédominante du côté atteint, n'est ni constante, ni spéciale aux épanchements purulents.

La ponction se fera comme chez l'adulte avec une seringue de 1 centimètre cube, armée d'une aiguille qu'il ne faut pas craindre de prendre grosse : le pus à pneumocoques est très épais ; le pus de

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