ÉVOLUTION, PRONOSTIC, TRAITEMENT. 2N
65 grammes, dans les pleurésies microbiennes, se rapprochant ainsi de celui du sérum sanguin (70).
Enfin la méthode de l'iuliadermo-réaclion, d'un emploi si commode, permet de se rendre très facilement compte de l'existence d'une tuberculose en évolution chez un pleurétique.
2° Pleurésies purulentes. — Avant l'examen microscopique, l'aspect même du pus donne des indices. Le pus à pneumocoques est épais, verdâtre, filant, se concrétant en membranes. Le pus des pleurésies à streptocoques est moins lié, plus fluide, plus grisâtre. Le liquide des pleurésies tuberculeuses purulentes ressemble à celui des abcès froids, et, en réalité, il s'agit d'un abcès froid pleural le pus est fluide et parsemé de grumeaux grisâtres.
L'examen microscopique d'une goutte de pus après simple coloration appropriée révèle en généralle microorganisme causal. Le pneumocoque dans le pus pleural se présente en diplocoques ou en streptodiplocoques avec des capsules bien visibles; le streptocoque est en chaînettes plus ou moins longues ; le staphylocoque en petits amas; la culture permet de les cultiver. Quand la simple coloration ne révèle pas de microorganismes, il faut se méfier qu'il s'agisse de pleurésie tuberculeuse. La recherche du bacille de Koch est, en général, aussi infructueuse dans les pleurésies purulentes tuberculeuses que dans les abcès froids. Cependant l'absence de micro- organismes ne doit pas faire conclure forcément à la tuberculose. Dans les vieillespleurésiesenkystéesnon tuberculeuses, les microbes ont disparu, et les polynucléaires ont subi la dégénérescence graisseuse. D'autre part, certaines pleurésies où l'on trouve par la culture ou même par l'examen direct, des microorganismes, sont cependant des pleurésies tuberculeuses, envahies par une infection secondaire ; c'est surtout le staphylocoque doré qui est susceptible d'infecter secondairement l'abcès froid pleural. Inversement, il peut se produire chez les tuberculeux pulmonaires des pleurésies aiguës à pneumocoques ou à streptocoques devant être traitées comme telles.
Évolution, pronostic et traitement. — L'évolution de la pleurésie et, par suite, son pronostic varient beaucoup selon la nature du liquide épanché et selon l'agent causal. Le traitement à mettre en œuvre sera donc tout différent selon les cas. Au point de vue de l'évolution, du pronostic et du traitement, nous étudierons donc, dans des paragraphes distincts, les diverses espèces de pleurésies que nous venons d'apprendre à distinguer les unes des autres.
t° Pleurésies séreuses non tuberculeuses. — Cette pleurésie évolue en général d'elle-même vers laguérison; au bout d'une à