SCORBUT DES NOURRISSONS
eensidérablement dans les deux premières années de la vie ; il faut une quantité de fer notable pour produire l'hémoglobine globulaire et l'hémoglobine musculaire ; ce fer est emprunté au foie ; des analyses de la substance, hépatique de fœlus et de nouveau-nés ont montré qu'une quantité de fer relativement considérable est emmagasinée dans le foie pendant la vie fœtale et disparait dans les deux premières années; elle a été employée à former les hémoglobines globulaires et musculaires. Si le fer emmagasiné s'est trouvé peu abondant, si le régime lacté pauvre en fer a été continué trop longtemps, on comprend que l'hémoglobine ne puisse être formée qu'en quantité insuffisante et que la chlorose en puisse résulter.
La chlorose du nouveau-né, cliniquement identique à la chlorose des jeunes filles, en diffère donc par sa pathogénie ; dans la première, c'est l'apport de fer qui est insuffisant ; dans la seconde, c'est l'assimilation du fer qui ne se fait pas parce que le métabolisme du fer est sansdoute troublédu fait du fonctionnement ovarien ; aussi la thérapeutique a-t-elle des effets différents ; chez le nourrisson, il suffit d'ajouter à l'alimentation quelques aliments riches en fer pour que la chlorose disparaisse ; chez les jeunes filles, elle est beaucoup plus tenace : il ne suffit pas de leur faire prendre du fer, il faut le faire assimiler, ce qui est chez elles beaucoup plus difficile.
Chez le nourrisson, le fer est également très bien accepté sous forme médicamenteuse :
Tartrate ferrico-potassique , 5 grammes.
Sirop d'écorces d'orangfs améros. EO —
Eau distillée MO —
Une ou deux cuillerées à café par jour.
ouencore sousforme desiiop de protoïodure de fer, aux mêmes dose?.