III. - TUBERCULOSE RÉNALE
La tuberculose rénale est anatomiquement fréquente ; dans la tuberculose disséminée chronique, on rencontre assez souvent quelques tubercules jaunes, gros comme des grains de chènevis, dans la substance corticale du rein ; dans la granulie, on trouve très souvent des granulations miliaires à la surface ou sur les coupes de l'organe. Mais cette tuberculose ne se révèle par aucun symptôme.
436 SARCOME DU REIN.
Comme forme morbide isolée, ayant une histoire clinique propre, la tuberculose rénale est rare chez l'enfant. Elle débute par de la polyurie, de la pollakiurie, parfois des hématuries spontanées se reproduisant à longs intervalles; mais le signe le plus caractéristique est l'émission d'abondantes urines troubles, laissant au fond du vase un dépôt pulvérulent, formé de globules de pus dégénéré et ne contenant d'autres microorganismes que le bacille de Koch. La région rénale est quelquefois sensible à la pression. Il est rare que le rein soit assez augmenté de volume pour qu'on puisse s'en rendre compte à la palpaLion. L'évolution ultérieure est la même que chez l'adulte, et la terminaison se fait, comme chez celui-ci, par cachexie et mort au bout d'un à deux ans.
Diagnostic. — il s'établit par les caractères du dépôt et la constatation du bacille. Toutefois celui-ci est quelquefois assez peu abondant pour être difficile à déceler. Toute urine purulente dont le pus fraîchement émis ne contient pas de microorganisme doit être soupçonnée d'être symptomatique de tuberculose rénale; on l'éprouvera par l'inoculation au cobaye. Le diagnostic du côté malade doit être précisé par le cathétérisme des uretères chez l'enfant déjà à partir de quatre ou cinq ans; toutefois, chez les petits enfants, on sera obligé de se borner aux constatations données par la palpation et les sensations subjectives.
Traitement. — Il comporte le traitement générai comme dans toute tuberculose, et l'intervention chirurgicale par néphrectomie. Celle-ci doit être précoce, dès que les urines sont purulentes; elle a pour condition sine qua iwn la vérification de l'intégrité du second rein, grâce au cathétérisme urétéral