MALADIE DE" LITTLE
11 en est du moins ainsi dans les cas purs ; les sphincters fonctionnent normalement; la sensibilité n'est pas altérée.
Au.-t lomie pathologique. — La grande cause de la maladie de JLittle, c'est l'hémorragie méningée de la convexité du cerveau se produisant au moment de la naissance dans les accouchements laborieux, ou dans les accouchements avant terme.
L'hémorragie se fait le plus souvent en nappe de part et d'autre du sinus longitudinal supérieur, ce qui explique la prédominance aux membres inférieurs. Plus rarement, la maladie de Little est causée par des lésions d'encéphalite, de ramollissement, de porencéphalie ayant atteint symétriquement les régions les plus élevées des hémisphères. Exceptionnellement, elle relève des lésions de l'isthme du cerveau ou du bulbe frappant l'origine des pyramides.
Diagnostic. — Diplégie cérébrale infantile. — On désigne sous ce nom l'hémiplégie cérébrale infantile bilatérale. Elle diffère de la maladie de Little par la localisation plus marquée aux membres supérieurs qu'aux membres inférieurs, par la prédominance de la paralysie sur la contracture, par la possibilité de convulsions, d'athétose, de mouvements choréiformes, par l'arrêt de croissance des membres qui ne s'observe pas dans la maladie de Little. Enfin' tandis que la congénitalité est un caractère de la maladie de Little, la diplégie cérébrale infantile peut, comme l'hémiplégie cérébrale infantile, être acquise dans les premières années de la vie; le début est alors marqué par des convulsions.
L'état intellectuel est souvent profondément atteint dans la diplégie; la déchéance peut aller jusqu'à l'idiotie.
Sclérose en plaques. — Elle est rare chez l'enfant et se distingue par son début dans la seconde enfance, par son évolution progressive, par l'existence habituelle de nystagmus et de scandement de la ' parole.
Compression de la moelle, myélite transverse. — Elle s'ac- ! compagne de troubles sphinctériens et de troubles trophiques qui font défaut dans la maladie de Little. Elle relève presque constamment chez l'enfant d'un mal de Pott.
Paralysies spasmodiques familiales. — Nous les étudions plus loin; elles se distinguent par le début plus tardif, la marche progressive, la notion familiale.
Évolution et traitement. — Loin d'empirer avec l'âge, la mala die de Little, dans les formes légères, a tendance à s'améliorer spontanément. La marche conserve toutefois le caractère spasmodique. Dans les formes graves, avec rétractions tendineuses et déformation des surfaces articulaires, l'orthopédie, combinée à des résections
tendineuses, parfois même à des ostéoplasties limitées, peut rendre les plus grands services.