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II. — PARALYSIES OBSTÉTRICALES

Les paralysies obstétricales résultent de lésions nerveuses produites au moment de l'accouchement par la compression ou le tiraillement des parties fœtales. Le type le plus habituellement observé est la paralysie partielle du plexus brachial, portant le plus souvent sur les branches supérieures du plexus (paralysie brachiale supérieure), et exceptionnellement sur les branches inférieures (paralysie brachiale inférieure) ; la paralysie faciale se voit plus rarement.

i. — Paralysie brachiale supérieure obstétricale.

Étiologie. — Elle s'observe presque uniquement chez les enfants nés par le siège, quand l'extraction de la tête dernière a été laborieuse. Pour extraire la tète, on pratique dans ce cas, on le sait, la manœuvre de Mauriceau, pendant laquelle l'index droit de l'accoucheur appuie sur l'épaule gauche de l'enfant, et le médius droit sur l'épaule droite; on comprend que, dans cette manœuvre, les branches supérieures du plexus brachial d'un coté ou de l'autre puissent se trouver comprimées ou tiraillées.pour peu qu'il ait fallu déployer une certaine force pour dégager la tête. Plus rarement, c'est une cuiller du forceps qui a traumatisé la région du plexus brachial; parfois le doigt de l'accoucheur, allant accrocher l'aisselle du fœtus pour le dégagement des épaules dans la présentation de la tète, en relevant fortement l'épaule et la clavicule, amène la compression du plexus.

Symptomatologie. — La lésion porte en général sur les deux ou trois branches supérieures du plexus brachial, qui innervent les muscles de l'omoplate, le deltoïde, le biceps, le coraco-brachial, le brachial antérieur et les supinateurs. Le membre pend immobile le long du tronc; le bras est en rotation interne, l'avant-bras en pro-

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