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l'adulte, on y recourra, chez
l'enfant, pendant trois jours consécutifs (et encore à la condition expresse qu il n'y ait pas eu d'accès, même atténué, pendant ce laps de temps). Après quoi, ainsi que nous l'avons dit plus haut, on raccourcira les semaines paroxystiques (quinine le cinquième jour, au lieu du septième comme chez 1 adulte); entin, administration de l'antipériodique trois jours de suite, au lieu d'un, pour observer chaque semaine paroxystique. Comme chez 1 adulte, il est nécessaire d'en observer trois, sans compter les premières prises, celles qui ont eu pour but et pour effet de couper la tièvre, au début même du traitement.
Le sirop de quinine sera ainsi composé :
Sulfate de quinine. . . 10, 20 ou 30 centigrammes
Sirop simple 20 ou 30 grammes
à prendre en deux ou trois fois (à 1 heure ou 1/2 heure d'intervalle, suivant le cas) et toujours de façon à finir 6 heures avant l'accès.
Chez l'enfant grandet (2* enfance), on formulera : Cachets de sulfate de quinine à 20, 30 ou 40 centigrammes l'un. Deux ou trois de ces cachets seront pris dans le même intervalle que précédemment et à la même distance de l'accès. Ou bien, potion avec :
Sulfate de quinine . . 40 à 80 ceutigr. (suivant l'âge)
Acide tartrique . . . q. s.
Eau . 40 grammes
Sirop simple .... 20 —
En deux ou trois fois, à la ipème distance de l'accès et dans le même laps de temps.
Entre les deux âges extrêmes de l'enfance, c'est-à-dire de 1 à 5 ans ou au-delà, on peut recourir aux granules, recommandés par Jules Simon (1) et qui rappellent aux enfants les dragées ou plutôt les bonbons dont ils sont si friands en général.
(I) Jules Simon. Conférences thérapeutiques et cliniques sur les maladies des enfants, 3* édition. Paris, Delahaye et Lecrosnier, Tome I, 1889, p. 159.
MALADIES GKNKRALES lîo
Ils doivent être avalés seuls ou dans une cuillerée de liquide quelconque, sans mâcher. On en fait le nombre que Von veut et on les administre dans les mêmes conditions de dose et de temps que précédemment.
Jules Simon conseille encore, quand on a recours au lacement de quinine, une dose double de celle qu'on administre par la voie gastrique. Il a été sans doute guidé, dans ce conseil, par la difficulté qu'ont les enfants à recevoir ou à qnrder les lavements. Nous avons voulu nous y conformer, certain jour, nous avons eu toutefois à le regretter. L'enfant a été plongé dans un coma profond et a longtemps éliminé du sulfate de quinine par les urines. L'analyse en fut faite, à plusieurs reprises et à ce point de vue, par notre interne M. Magnol, licencié es sciences physiques.
Comme les accès produisent facilement des vomissements, comme ils peuvent avancer l'heure prévue pour leur retour et que ceux-ci peuvent être provoqués par la seule administration du sulfate de quinine, on est bien exposé, il faut s'en rendre compte, à ce que le médicament soit vomi en partie ou en totalité et à ce que, par suite, il agisse mal ou n'agisse même point.
Dans ces conditions, la tentative est nulle. Elle doit être recommencée, sous la même forme ou sous une autre.
C'est lorsque les vomissements se répètent plusieurs jours de suite que l'on peut essayer des lavements et, mieux encore, des suppositoires au sulfate de quinine. Étant donnés l'indocilité, la bizarrerie et le caractère capricieux de certains enfants, on se rend, avec ce dernier moyen et au cas d'expulsion, mieux compte, qu'avec les lavements, de la quantité de médicament qui a pu être absorbée, au moment de cette expulsion.
Les injections hypodermiques peuvent alors nous rendre de signalés services, chez l'enfant comme chez l'adulte. On mettra la dose à injecter dans la valeur d'une seringue ou d'une l/2ser^nguede Pravaz, c'est-à-dire 1 ou 1/2 centimètre cube d'eau distillée.
La dose quotidienne, dans ce cas, sera moitié moindre de
celle que l'on administre par la voie buccale. On y ajoutera toujours, pour favoriser la solution: acide taririque Q. S.
Nous ne dirons rien de lapommadeà la quinine, appliquée sur le tégument externe, parce que nous la considérons comme un très mauvais moyen d'administration de ce remède, en raison de la faible absorption cutanée, même dans le jeune âge.
Les divers composés de quinine : bromhydrate, valérianate, pourront trouver chacun leurs indications particulières et offrir leur utilité spéciale. Nous avons eu rarement à y recourir. De tous les sels de quinine, nous préférons de beaucoup le sulfate.
Pendant la convalescence, les préparations de quinquina (sirop ou décoction) seront d'utiles adjuvants de la médication quinique.
Parfois, dans certains cas plus particulièrement rebelles de la seconde enfance où la cachexie et l'anémie seront grandes ou simplement menaçantes, l'arséniate de soude en solution (10 centigrammes pour 2(X) grammes d'eau et à raison de oà 10 grammes par jour en deux fois, malin et soir), mais aussi les diverses préparations ferrugineuses (voir anémie) pourront être employés très efficacement.