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Fig. 39.
Cniirlje des urines et de l'albiiniinurie des 24 heures, relative à un garçon de 12 ans atteint de symphyse cardiaque rhumatismale. En haut de la courbe figurent les chiffres de l'urée^ qu- semble tivoir accrue, faiblement, l'unique paracentèse pratiquée.
raison de son importance, l'attention est plutôt attirée du côté de l'abdomen et du foie que du côté du thorax, et du cœur.
Si Dous en jugeons par les faits qui nous sont personnels, c'est surtout dans la symphyse tuberculeuse du péricarde que ce symptôme est encore plus marqué, constituant alors ce syndrome particulier, si bien décrit par M. le Professeur Hutinel et auquel il a donné le nom de cirrhose cardio- tuberculeuse.
Diagnostic. — Ainsi que nous l'avons fait entrevoir plus haut et que le déclare d'ailleurs nettement M Hutinel luimême, le diagnostic de la symphyse du péricarde est très difficile, sinon impossible.
Il nous semble toutefois que, pou»- les raisons que nous avons données, il n'est pas absolument au-dessus de nos moyens. Dans un cas, nous avons pu l'établir aussitôt que nous avons été mis en présence du petit malade. L'autopsie est venue pleinement confirmer notre opinion.
Tout en reconnaissant la prudence dont on devra s'entourer en pareil eas, si l'on songe d'une part à la rareté relative des maladies du cœur chez l'enfant, d'autre part au tableau particulier présenté par le petit malade atteint de symphyse du péricarde, on sera facilement d'avis, avec nous, que ces difficultés ne sont pas tout à fait insurmontables Quand, avec de la cyanose, des œdèmes plus ou moins intenses surtout aux memhns inférieurs et à droite, des épanchements dans les séreuses principalement dans le péritoine, on constatera du gros foie et, en outre, une matité précordiale plus étendue que de coutume, de la faiblesse des contractions et des bruits du cœur, des souffles plutôt doux que forts, de Vinsuffisance aortique, une ligne d'ascension courte et Vabsence de Vhypertrophie ventriculaire gauche qui accompagne d'ordinaire cette lésion, enfin le mouvement de roulis de la région précordiale, on sera bien autorisé, non seulement à songer à la symphyse, mais à déclarer qu'elle existe réellement, sans grandes chances de se tromper.
Pronostic. — Le pronostic est des plus graves. La symphyse du péricarde, une fois établie, n'est nullement compatible avec une longue existence. Ce n'est pas même affaire d'années, mais de mois ou de semaines, de survie.
La symphyse tuberculeuse peut donner lieu à une généralisation de la tuberculose ou à une localisation tout autre de la maladie (méningite).
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Fig. 40.
Méningile tuberculeuse chez un enfant de 7 ans, à la période ultime d'une cirrhose
cardio-ltiberculeuse. avec symphyse péricardique de même nature.
Traitement. — Le traitement de la symphyse péricardique est purement palliatif et s'adresse plutôt aux conséquences de cette maladie qu'à la lésion même qui la constitue.
Les diurétiques, contre les œdèuies, les épanchements et l'anasarque, seront parfaitement indiqués.
Le lait, à ce titre, sera recommandé comme aliment à peu près exclusif.
Dans un cas, nous avons eu recours, avec quelque avantage, à Vextrait de feuilles et de fleurs de muguet (convallaria maïalis), que nous avons donné, dans du sirop des cinq racines (40 grammes), à la dose de 50 centigrammes à 1 gr. par jour.
La digitale sera également indiquée, non seulement comme diurétique, mais encore comme tonique du cœur. La dose sera
relative à l'âge de l'enfant et le médicament, donné pendant quatre jours consécutifs, sera supprimé pendant 48 heures, en raison de laccumulalion des effets, qui lui est propre.
C'est surtout le jour ou la chirurgie, si audacieuse à notre époque, aurait trouvé le moyen de pousser jusqu'au cœur son intervention et de rendre à cet organe la liberté qui lui manque par le fait de la symphyse, que l'on posséderait le vrai remède à opposer à cette maladie, incurable et mortelle à brève échéance jusque-là.
Souhaitons que, dans un avenir peu éloigné, un chirurgien attache son nom, à une pareille découverte, qui ne serait pas un des moindres progrès de la chirurgie contemporaine.
6°ïe Section. — MALADIES DU FOIE