‹ Précis des maladies des enfantsChapitre 80 sur 100 · SI · texte numérisé non relu

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(1 à 2 ans) et depliis; en plus rareslà mesure que[l' on s'éloignait

davantage du moment où était survenue l'hémiplégie ; enfin, un état intellectuel médiocre (enfant arriérée) et la déplorable habitude de relever ses jupes devant les hommes.

Cette malade sait à peine épe/er, c'est-à-dire qu'elle nomme les lettres, sans les assembler, pour en former des syllabes, encore moins des mots.

Elle a eu la rougeole, à 1 an et demi ; à deux ans, une méningite, avec hémiplégie droite et perte momentanée de la parole.

Dès la naissance, elle avait été soumise à Vallaitement mixte. Elle avait eu, même avant la rougeole, de fréquentes convulsions.

Il est important, à notre avis, de tenir compte du rôle qu'ont dû jouer, dans ce cas : 1^» l'allaitement mixte ; 2° l'évolution dentaire (de 6 mois à 2 ans) ; 3° enfin, la rougeole, datant à peine de 6 mois, au moment où survint la méningite avec hémiplégie, et qui avait, très probablement, laissé à sa suite : de l'adénopathie bronchique, du cœur forcé, peut-être, même, du gros ventre (V. rougeole).

Seule, l'hémiplégie banale (par hémorrhagie, embolie, etc.) pourra présenter quelque ressemblance avec la sclérose atrophique du cerveau. Les anamnestiques du sujet et, à leur défaut, l'examen clinique des organes, du cœur en particulier, pourront dissiper les doutes que l'on pourrait conserver à cet égard.

Pronostic. — Le pronostic est toujours grave, sinon au point de vue de la conservation de la vie, du moins eu égard à Vimpotence fonctionnelle, aux arrêts de développement, aux attaques épileptiformes, à Vétat arriéré du sujet, qui résultent, habituellement, delà sclérose atrophique du cerveau.

On voit assez souvent, dans ces cas, des membres entiers (un bras, une jambe) arrêtés dans leur développement ultérieur. Cela se conçoit aisément, sans que nous ayons besoin d'insister.

Ces êtres sont des imparfaits, souvent des arriérés, dans toute l'acception du mot. Ils nécessitent une instruction et une éducation, morale et physique, particulières (voir le chapitre suivant).

Traitement. — Le traitement doit être institué le plus rapidement possible. Il doit surtout ciseï' la cause, qui, dans chaque cas particuler, a présidé à la production de la sclérose cérébrale atrophique.

Les résolutifs, Viode elles iodiques, sont tout particulièrement indiqués. Il en est de même des eaux chlorurées sodiques, froides et, en particulier, des bains de mer ou d'étang ; mais aussi, thermales, comme celles de Balaruc-les-Bains, de Salies-de-Béaru, sans oublier les boues (de Balaruc, par exemple) et le traitement marin (séjour prolongé au bord de la mer). On se rappellera qu'au-dessous de 2 ans les bains de mer ne doivent point être prescrits.

Contre la syphilis, acquise ou héréditaire, le traitement spécifique (mercuriaux, iodure de potassium) devra être institué de bonne heure. Les frictions mercurielles, la liqueur de Van Swieten, le sirop de Gibert-Boutigny (dont la dose variera suivant l'âge du sujet et celui de la lésion , trouveront, ici, leurs indications spéciales et rendront, parfois, les plus signalés services.

Les attaques épileptiformes seront traitées, en outre, comme Vépilepsie elle-même.

Contre la paralysie, l'électricité — courants interrompus (muscles) et continus (nerfs et nutrition générale) — sera parfaitement indiquée.

Il en sera de même du séjour à la campagne, de la gymnastique, du massage et de tous les exercices corporels, auxquels l'enfant pourra se livrer ou être soumîs.

C'est dans ces cas que les asiles-écoles, pour enfants arriérés, seront on ne peut plus profitables, en vue d'obtenir, de ces petits malades, tout le développement, intellectuel et moral, que comporte leur état.

Le but à atteindre sera : 1° de rendre ces enfants utiles à eux-mêmes et à la société ; 2* de les arracher au vice ou au crime, auxquels ils sont presque fatalement voués, sans cela, et par leur faible intelligence et par leur instruction ou leur éducation le plus souvent nulles.

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