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dciuiemc degré à l'écrasement du tissu spongieux vient se joindre la rupture des parois urétrales muqueuse comprise, le foyer est en communication avec le canal ; non seulement le sang est dévei'sé dans ce dernier, mais, fait plus grave, l'urine vS y épanche et y stagne (fig. 38). Dans un tromcme deyré la rupliu-e porte à la fois sur la muqueuse de l'urètre, le corps spongieux et son enveloppe fibreuse, de telle sorte que le foyer traiimatiquc comimmique à la fois avec l'urètre et avec le périnée (fig. 39).
Inutile d'insister sur la description du foyer traumatique. Son contenu purement liémati«iue dans le premier cas, est urohématique dans les deux autres et comme il est exposé à la pénétration des germes éventuels de l'urine ou de ceux qui peuvent y arriver par i'urèti*e, il devient presque toujours piu-ulent. Ainsi que nous l'avons dit précédemment, il est rare que la solution des parois du canal soit circonférentielle ou totale, presque toujours il existe un pont, une languette de paroi qui réunit le segment antérieur au segment postérieur. C'est lA un conducteur précieux pour la sonde si l'on croit devoir pratiquer le cathétérisme, et un jalon non moins utile pour trouver le bout vésical de l'urètre si l'on est obligé d'ouvrir le foyer Irauniaticiue. Dans le cas contraire, la rétraction physiologique des deux ti'onçons urétraux les éloigne considérablement l'un «le l'autre et le recrociuevillemcnt de la uuiqueuse irrégulièreuicnt déchirée et dilacérée rend des plus difficiles la dé(;ouverte du bout postérieur. Notons enfin que les parois du foyer traunmtique, creusé en totalité ou en partie dans le corps spongieux, s'ouvrent largement à l'absorption des produits qui y sont ••on tenus.