‹ Précis des maladies des voies urinairesChapitre 16 sur 90 · C. lU'PTl'RKS DK LA IH)HTI()N MKMBKANKISK. — CoUUUe ellcs · texte numérisé non relu

C. lU'PTl'RKS DK LA IH)HTI()N MKMBKANKISK. — CoUUUe ellcs

sont prestjue toujours la consé(|uence d'un traumatisme violent atteignant le scpielette, la douleur est très vive et persistante. La station debout, la marche, l'ébranlement du bassin

l?i réveille et l'exaspère. L'iirétrorrhagie est fréquente, mais elle peut faire défaut, le sang refluant dans la vessie ou s'accumulant au-dessus de Taponévrosc moyenne. La rétention est presque toujours absolue et durable. Les pbénoinénes périnéaux manquent, car la collection uro-hématique occupe l'étage supérieur du périnée.

Mais pour évoluer dans cette région élevée, les accidents n'en sont pas moins graves : c'est ainsi que l'urine peut pénétrer sur la ligne médiane dans la loge prostatique et fuser jusqu'au contict du péritoine : cfuelle peut gagner sur les parties latérales les fosses iscliio-rcctales ou plus souvent encore l'espace pelvireclal supérieur et provoquer une cellulite pelvienne de la plus haute gravité.

D. Kuptcres de la portr)X PRosTATigrE. — Pour les raisons précédemment invoquées, leur histoire clinique se confond avec celle des traumatismes du bassin.

4"^ Complications communes à toutes les ruptures de l'urètre. — Quels que soient le siège et l'étendue delà rupture (hi canal, un rétrécissement ultérieur, le plus souvent d'apparition très rapide (rétrécissement aigu de Terrillox) et en général étrt)it et résistant, en est la conséquence fîitale à. moins ([ue la solution de continuité n'ait été réunie par première intention. Toute rupture de l'urètre est un rétrécissement en germe (Boeckel). La gène apportée à l'émission de l'urine par le rétrécissement entretient des fistules et en détermine la formation si la plaie s'était d'abord fermée. Mais ses elTets les plus l'Acheux portent sur l'appareil urinaire tout entier, qui, surpris par la rapidité de l'entrave apportée à la sortie de l'urine, se laisse distendre de la vessie aux gloméi^ules du rein et se place ainsi dans les conditions les plus aptes à son infection. Le blessé devient dès lors un urinaire.

5<* Pronostic. — Bien que toutes graves, les rujdures de l'urètre ne comportent cependant pas un pronostic également sévère. Les ruptui'cs du segment pénien ne mettent jamais immé-

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