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CHAPITRE III

LESIONS TRAIIMATIQUES DES REINS

En raison de leur situation profonde dans Tabdomen et de leurs connexions avec de nombreux organes voisins (flg. 192), les reins sont rarement atteints isolément par les agents vulnérants, cependant il y a lieu de consacrer un chapitre spécial à leurs traumatismes.

Les lésions traumatiques des reins doivent être divisées en : {^ lésions sous-cutanées comprenant les contusions, les déchirures et ruptures ; 2^ en lésions communiquant avec l'extérieur ou plaies proprement dites ; 3" en plaies par armes à feu.

§ 1. — Contusions, déchirures et ruptures

1° Étiologie, mécanisme. — Ces divers traumatismes reconnaissent des causes indirectes et des causes directes.

Parmi les causes directes on relève : les chutes sur les pieds, les genoux, les ischions, à califourchon, les secousses de l'équitation (Kaykr Aran), etc. Pour le professeur Le Dentu, le mécanisme de ces ruptures est le suivant : la partie inférieure du rein mal soutenue est violemment entraînée en bas et se sépare de la partie supérieure adhérente à la capsule cellulo-adipeuse.

Les causes directes sont tous les heurts plus ou moins violents portés sur la région rénale, soit par devant, soit par derrière : par exemple un coup de bîlton, un coup de pied de cheval, une chute sur un corps orbe saillant, un écrasement par une roue de voiture ou de charrette, un tamponnement, etc. Le mode d'action de ces divers traumatismes est le suivant : si l'agent

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vulnérant tsi de pctil volume il rompt le rein au poinl préris où il ratteint A travers les parties molles, qui le recouvrent aussi bien en avant qu'en arrière; s'il est large et volumineux et qu'il atteigne la paroiantérieure de l'nbdomen, il repousse violem-

ment le rein vera la piu-oi postérieure des lombes eonstituce per la colonne vertébrale, ses apophyses ,transverses et les deux dernières côtes, et l'écrase sur ces parties résistantes ; ail frappe le blessé par derrière sans pouvoir se loger tout entier dans l'ècliancrure costo-iliaqiie. il brise l'os i^oxal et les cHes inférieures déterminant des ilélabrementsronsiiiérables, qui ajoutent singulièrement a la gravité du traumatisme rénal (Tikher),

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