KYSTES DIT REIN
est ritrin ou trouble ou sanguinolent ; certains renferment une matière plus ou moins épaisse, gélatiniforme. raséense.
Le tissu rénal interposé conserve ses caractères anatomiques pendant un certain temps, mais à la longue il disparaît soit par atrophie,' soit par prolifération conjonctive et ainsi peu h peu est détruit le parenchyme rénal.
3° Symptomatologie. — Les symptômes des kystes conglomérés du rein sont très obscurs. Ce sont des douleurs sourdes contusives dans la région lombaire, se manifestant assez souvent sous forme de crises (Lejars).
Souvent il n'existe aucun trouble de la miction, mais dans certains cas on a signalé la fréquence des mictions, de la polyurie de l'hématurie. Ces deux derniers symptômes sont souvent intermittents. Presque toujours il y a de l'albuminurie. On peut observer tout le cortège symptomatique des maladies chroniques (hi rein, mais le développement et la succession des phénomènes ne présentent pas la constance et la régularité qu'on trouve habituellement dans les affections rénales.
A la fin les malades affaiblis et amaigris tombent dans un état cachectique, qui les conduit insensiblement à la mort ou que termine brusquement une attaque d'urémie. Une maladie intercurrente grave ou parfois insignidante, un traumatisme, un simple cathétérisme peuvent jlevenir les causes provocatrices de ces accidents urénu'ques.
4^ Marche, durée, terminaison. — La marche est toujours lente, nuiis progressive. Elle peut durer de longues années, mais se termine toujours par la mort du patient.
5^ Diagnostic. — Dans la majorité des cas l'affection passe inaperçue, car pendant la plus grande partie de son évolution, rien n'attire l'attention du côté des reins. 11 existe toutefois certains signes capables de conduire au diagnostic le clinicien, qui serait amené à explorer la région des reins chez ces malades. C'est la présence dans la région lombaire, explorée méthodiquement par la face antérieure, d'une tunjcur irrégulière, bosselée
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existant égalcineal des daux côt^s. Celte hilatfM'nlité de l'alTertion a une grande importance, i.'ar eïle est propre à la dogt'nèrescenre polvkystiqiie des reins et ne s'observe pas dans les cancers, qui restent cantonnés snr un seul organe.
6*» Traitement. — La thérapeutique est coniplèteiiient désarmée. Si on se rappelle que les lésions portent sur les deux reins, que les malades peuvent encore vivre longtemps à la faveur des portions de parenchyme rénal conservé, ù coiidititm (pie rien ne vienne rompre chez eux l'équilibre instable de dépuration rénale, on comprendra (praucune intervention chirurgicale ne doive être tentée. Les faits de guérison de H(»s\vell Pahk, de MoNoi) peuvent être considérés comme les résultats d'un heureux hasard.
§ 3. — Kystes hydatiotes
Les kystes hydatiques des reins sont rares, ainsi qu'il résulte des (H)servations de Davaixe, (jui sur un total de 566 cas d'tVhinocoques n'en a rencontré que 30 occupant les reins : cette opinion est corroborée par les recherches de Neïsseh et de Thomas. Cependant leur histoire clinique est assez bien connue, grùrc aux travaux de Héhaid, d'abord puis de Dickinsox. de Morris et de celui tout récent de Jules Hukc.kel.
1»^ Étiologie. — La cause première des kystes hydatiques du rein est l'ingestion des œufs du ténia et lem* transport h la faveur de la circulation dans le filtre rénal. D'après Bgkckel. c'est sans doute le chemin assez long, qu'ils doivent parcourir pom* y arriver, qui rend si rare leur développement dans cet orirane.
2"* Anatomie pathologique. — Le phis souvent un seul rein est atteint, et d'après LANCKREArx, ce serait le rein droit; d'après HiïECKEL. le rein gauche. Ces deux auteurs diffèrent encore d'opinion sur la question de savoir dans quelle partie du rein prend tout d'abord naissance le kyste : tandis que pour le premier il