KYSTES DU HEIN
7^ Traitement. — La thérapeutique chirurgicale possède un certain nombre de moyens propres à assurer la cure des kystes hydatiques du rein. Ce sont Vélectrolyse, la. ponction simple ^ la ponction suivie d'injections modificatrices et parasiticides (l'iode, le sublimé), Vouveriure par le procédé de Kêgamier ou celui de la double ponction de Simon, la laparotomie extrapéritoneale suivie soit simplement de l'incision du kyste avec suture de sa paroi à la paroi abdominale, soit de l'esLtirpation totale de la poche avec ou sans la portion du rein demeurée saine.
On peut toujours, sous le couvert de l'antisepsie parfaite, essayer des premiers moyens : électrolyse, ponction simple ou suivie d'injections diverses, mais on échouera souvent. Le procédé de Ukcâmier n'est guère recommandable, il en est de même de la double ponction avec incision, qui a donné, d'après Boeckel, 3 morts sur 5 opérés. C'est Touverture franche du kyste, avec drainage consécutif, par la voie lombaire de préférence et exceptionnellement par la voie abdominale, qui aujourd'hui rallie le plus grand nombre de chirurgiens. Cette opération pratiquée 9 fois aurait fourni 9 succès, d'après Le Dentu. Elle est tout aussi efficace au point de vue de la gtiérison définitive que la néphrectomie et bien moins meurtrière, car cette intervention a donné, d'après Bgegkel, 3 décès sur 3 cas. L*extirpation du reiu sera donc pratiquée tout à fait exceptionnellement, par exemple, lorsque le rein sera absorbé dans sa totalité par le kyste, lorsqu'il sera très mobile et que cette mobilité rendrait infidèle et périlleuse sa suture à la paroi abdominale.