‹ Précis des maladies des voies urinairesChapitre 9 sur 90 · DE L*ASEPSIE ET DE L*ANTISEPSIE · texte numérisé non relu

DE L*ASEPSIE ET DE L*ANTISEPSIE

sondos hors d'usage, et si l'imprégnation de leur tissu par l'agent antiseptique ne les rendait pas irritantes pour la muqueuse du canal. Les solutions phéniquées à — et celles de

siihlimé à -jr^ présentent au plus haut point ces inconvénients,

qui sont moindi'es avec celles de hi-iodure de mercure h -rrr- et

de nitrate d'argent à^. Quant à la solution d'acide borique même concentrée, elle ne peut servir qu'à conserver l'état aseptique déjà obtenu.

-f). Stérilisation par lea antiseptiques gazeux. — C'est le procédé de choix en raison de sa facilité d'application et de sa sûreté d'action. On a utilisé jusqu'ici : 1° l'acide sulfureux : 2^ les vapeurs inercurielles ; 3^ le formol.

I/aciWe sulfureux, déjà employé depuis longtemps par Givox, a un pouvoir bactéricide tel qu'une exposition de trois à quatre heures dans un milieu, qui le contient, suffit à stériliser les sondes les plus infectées. Jankt a imaginé un appareil ingénieux mais compliqué il l'aide duquel on se sert de l'acide sulfureux liquéfié sous pression carbonique d'après la méthode de PicTET. Plus simplement on peut se contenter d'ime boîte en bois à fermeture hermétique dans laquelle se trouvent disposées des claies pour recevoir les sondes, et au-dessous d'elles une cuvette contenant un niélange à parties égales de bisulfite de soude et d'acide chlorhydrique générateur des vapeurs sulfureuses. Ce dispositif convient au praticien le plus modeste.

Les t*apeurs mercurielles recommandées par Lannelongue (de Bordeaux) sont utilisées en plaçant les instruments en gomme dans un tube au fond duquel se trouve du mercure métallique ou des rondelles de flanelle mercurielle de Merget. D'après FouRCACLT, après quatorze heures les sondes ainsi traitées seraient stérilisées, mais des expériences faites A Necker ont démontré que ce résultat ne peut s'obtenir qu'après soixantedouze heures. Sous condition de cette exposition prolongée, la vaporisation mercurielle mérite de passer dans l'usage d'autant plus qu'outre sa simplicité elle n'entraîne ni détérioration, ni imprégnation du tissu des instruments en gomme.

Le formol ou aldéhyde foiinique en solution aqueuse h 40 p. 100, dont le pouvoir niicrobicide dépasse celui de toutes les autres substances antiseptiques d'après Mioiel, a été expérimenté par Janet à Necker. D'après cet auteur, il suffirait d'une exposition de vingt-quatre heures, à une température de 15 à 20*^, des sondes même non lavées pour obtenir leur purification complète. On peut se servir, pour appliquer ce procédé, soit d'une boîte semblable à celle destinée au sulfurage en remplaçant la cuvette de bisulfite de soude par une toile imprégnée de la solution de formol, soit' d'une éprouvette ou d'un tube au fond duquel on place une éponge imbibée de formol. Le seul inconvénient de cet agent est de ramollir les sondes et de les rendre irritantes pour la muqueuse urétrale, on y remédie en les laissant quelque temps dans un tube stérilisé, ou en les plongeant dans de l'eau stérilisée ou boriquée.

c. Coiiaervation des instruments stérilisés. — Bien que certains procédés, comme rébuUition, permettent d'aseptiser rapidement les instruments courants de la chirurgie urinaire, il convient d'en avoir toujours en réserve tout préparés. On peut classer les divers procédés de (conservation aseptique des explorateurs, bougies, sondes, en deux classes : procédés de conservation sèche, procédé de conservation humide.

a). Les procédés de conservation sèche sont de beaucoup les phis pratiques, mais ils ne peuvent s'appliquer qu'aux instruments stérilisés par la chaleur sèche ou par les vapeurs antiseptiques. Le phis simple consiste à les envelopper dans une couche d'ouate ou de gaze aseptique, ou mieux iuiprégnécs elles-nuhnes dun antiseptique, et j\ les enfermer ainsi « pansés », pour employer l'expression de (irvoN, dans une lioîte ou un étui approprié ou tout bonnement dans un makintosh. On peut encore les placer dans im tube de verre préalablement stérilisé et dont on assure le nuûntien à l'état aseptique en plaçant dans son intérieur un tampon de coton imbibé de formol ou bien des rondelles de flanelle mercurielle. Ponckt plonge les instruments en gomme stérilisés dans un mélange de poudre de talc et d'acide boriipie contenu dans une boîte métallique à compartiments numérotés. Pour stériliser et

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