‹ Précis du droit des gensChapitre 9 sur 85 · VI. — La mort du consul, son rappel, le retrait de Fin · texte numérisé non relu

VI. — La mort du consul, son rappel, le retrait de Fin

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1 exequatur, la déclaration de guerre mettent Im aux consulaires.

fonctions consulaires. Gomme ces fonctions ne sont

point politiques et que les intérêts auxquels doivent

des consuls.

Leur sanction.

pourvoir les consuls sont des intérêts permanents, il nV a aucun motif de changer le personnel consulaire ou de demanderpour les consuls un nouvel exequatur lorsque le gouvernement de l'État est modifié.

Devoirs VII. — A ne Considérer que les dehors, le rôle des

consuls paraît singulièrement effacé à côté de celui des agents diplomatiques. En réalité, le rôle des consuls domine celui des diplomates. La force des Étals résulte de la force des nations qui les composent, la puissance de la diplomatie repose sur les relations qui s'établissent entre les nations. Il dépend des consuls que ces relations s'étendent, s'affermissent et s'améliorent. Ils ont pour tiîche de faire connaître, apprécier et respecter leur nation par la nation étrangère au milieu de laquelle ils vivent; ils ne peuvent y parvenir que par une action continue et insensible exercée sur tous les individus avec lesquels ils se trouvent en rapports. C'est par la dignité de leur vie, la supériorité de leur intelligence, qu'ils établissent l'ascendant réel de leur pays. Si ces qualités leur font défaut et s'ils croient y suppléer par une arrogance (jui ne s'appuie que sur une force éphémère, ils irritent le sentiment national, ils blessent l'amour -propre des étrangers; et, par le contraste même qui apparaît entre la médiocrité de leur esprit ou de leurs mœurs et les prétentions qu'ils étalent, ils ruinent peu à peu les fondements du prestige exercé par leur patrie. A l'égard de leur gouvernement, ils ont des devoirs de la plus haute importance : indiquer les ressources que le commerce et l'industrie nationales peuvent découvrir à l'étranger, les progrès que les étrangers

ont réalisés, leurs inventions, leurs tendances économiques, les modifications qui s'opèrent dans leur état social, les vicissitudes de la fortune publique, les causes réelles de ruine ou de prospérité ; rassembler enfin les faits précis qui seront le fondement des combinaisons des diplomates et des hommes d'État, telles sont ces attributions si vastes, si nombreuses, si élevées qui faisaient dire au prince de Talleyrand, dans son éloge de Reinhard, qui avait été successivement ministre des relations extérieures et consul général : « Après avoir été un ministre habile, que de choses il faut encore savoir pour être un bon consul ! n

La plupart des États l'ont si bien compris, qu'ils ont fait des consulats une carrière d'État où l'on n'entre qu'après un examen sérieux. Les États qui ont négligé leurs consulats, ou qui on ont confié la gestion à des hommes médiocres, ignorants, qui n'y recherchaient qu'un bénéfice momentané et n'en faisaient point l'objet d'une carrière studieuse et méthodique, en ont tôt ou tard ressenti les inconvénients. Une déconsidération lente, une ruine insensible, la pertede tout ascendant réel sont rinévitable sanction d'une mauvaise organisation consulaire. Il n'est point de diplomatie qui puisse en arrêter les effets : les fautes commises par des consuls indignes ou incapables agissent directement sur les nations, elles produisent leurs conséquences aux lieux mêmes où se forme l'opinion publique; les diplomates ne peuvent les constater que quand il est déjà trop tard pour y porter remède. Au contraire, la prospérité du travail national assurée, la paix affermie, l'ascendant de la patrie étendue au dehors sont les résultats certains

de Taction de consuls bien choisis. Les rapports pacifiques entre les nations reposant alors sur une estime réciproque et des intérêts communs, les diplomates peuvent travailler en toute sécurité à la saine politique des États.

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