‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 139 sur 257 · PU · texte numérisé non relu

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crèrent ensuite les mères avec leurs filles. On enfermait pétoncle hommes, femmes, enfonts, dams des granges auxquelles o* mettai le feu, et tout était réduit en cendres. Le peu qu'on épargna M Tendu par des soldats à des capitaines de galères comme des es* claves. Toute la contrée demeura déserte, et la terre, arrosée de sang, resta saos culture.

Cet événement arriva en 1M5. Plusieurs seigneurs de ces do» maines sanglants et dévastés, se trouvant privés de leurs biens par cette exécution, présentèrent requête à Henri II contre le président d'Oppéde, le président La Font, les conseillers Tributi, Badet, et l'avocat général Guérin.

La cause fut portée, sous Henri II, en 1550, au tribunal du grand conseil. £1 s'agissait d'abord de savoir s'il y avait heu de plaider contre le parlement d'Aix. Le grand conseil jugea qu'on devait évoquer la cause, et elle fut renvoyée au parlement de Paris, qui par ta se trouva pour ta première fois juge criminel d'un autre parlement

Les deux présidents provençaux, l'avocat du roi Guérin, furent emprisonnés. On plaida pendant chiquante audiences ; le vice-légat d'Avignon intervint dans la cause au nom du pape. *£ demanda, par son avocat Renard, que le parlement eut à ne point juger des meurtres commis dans les terres papales. On n'eut point d'égatf à la réquisition de maître Renard.

Enfin, le 13 février 1552, l'avocat général Guérin eut la tète tranchée1. Le président de Thou nous apprend que le crédit de la mais** de Guise sauva les autres du supplice qu'ils méritaient; mais qm Meynier d'Oppéde mourut dans les douleurs causées par les remords» et pires que le supplice.

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