‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 155 sur 257 · XII. Douai · texte numérisé non relu

XII. Douai

On treizième parlement fut érigé par Louis XVI à Nancy, en septembre 17731 Ces parlements ont été supprimés par le décret de l'Assemblée nationale du 6 octobre 17U0.

Il y avait eu un parlement de Dombes, qui siégea à Lyon, puis à Trévoux, alors enclavé, et qui fut supprimé en 1775. (B.)

être son défenseur. Il assembla d'abord les premiers états de Blois, le 3 décembre 1576. Le tiers état y fat assis aussi bien que le clergé et la noblesse. Les princes du sang y prirent place suivant Tordre de leur naissance, et non pas suivant celui des pairies, comme il se pratiquait autrefois ; la proximité de la couronne régla leur rang, et ils prirent le pas sans difficulté sur tous les autres pairs du royaume. On en fit une déclaration qui fut enregistrée le 8 janvier 1577. Le parlement n'eut de place à ces états ni en corps, ni par. députés ; mais le premier président de la chambre des comptes, Antoine Nicolaï, vint y prendre séance et y parler, et chacun des trois ordres nomma des commissaires pour examiner avec lui les besoins de l'État*.

Ces premiers états de Blois ne donnèrent point d'argent au roi, qui en avait un extrême besoin ; mais le clergé demanda la publication du concile de Trente, dont plus de vingt-quatre décrets étaient directement contraires aux lois du royaume et aux droits de la couronne. La noblesse et le tiers état s'y opposèrent avec force. Les trois ordres ne se réunirent que pour laisser le roi dans l'indigence où ses profusions et une guerre malheureuse contre son héritier présomptif l'avaient réduit.

On a prétendu qu'à ces premiers états de Mois les députés des trois ordres avaient été chargés d'une instruction approuvée du roi, portant que « les cours des parlements sont des états généraux au petit pied ». Cette anecdote se trouve dans Y Examen d'une histoire de Henri IV, assez inconnue, composée par un écrivain nommé M. de Bury ; mais Fauteur de Y Examen* se trompe* U est

1. Le P. Daniel ne parle d'aucun de ces faits : c'est qu'il apprenait l'histoire de France à mesure qu'il l'écrivait (Note de Voltaire.)

2. V Examen de la nouvelle Histoire de Henri IV, de M. de Bury, par Jf. le marquis de fi***, lu dans une séance d'Académie, auquel on a joint une pièce analogue, Genève, 171)8, in-8% a été attribué à Voltaire. Le ton sur lequel il en parle ici ne permet guère d'adopter cette opinion. J'ai vu un exemplaire de V Examen, avec des notes de la main de Wagniére, secrétaire de Voltaire. Ces notes, où l'auteur de VExamen est combattu sans ménagement, sont presque toute* reproduites dans l'édition de VExamen, qui fait partie du tome U de V Évangile du jour.

La Pièce analogue, imprimée à la suite de VExamen, est le morceau intitaié h président de Thou justifié (année 17<>6).

Dans le chapitre xi de ses Fragments sur V histoire générale (année 1773), Voltaire traite l'Examen de libelle, et en cite un passage qu'il avait déjà cité dans «es Questions sur V Encyclopédie, au mot Qoisqbis. H parait que La BeawneUe»

Page 1