‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 173 sur 257 · ASSEMBLÉE DE ROUEN · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉE DE ROUEN

tes agents suivant leur caractère ; domptant à ta* marnent sa vivacité par sa prudence ; allant toujours droit au ten 4e l'État dans cet borrible labyrintbe* &ucen$ne eiaauaera àe paès sa conduite avoueia qu'il dut eau «eyatme autant à aetiesput qu'a son courage. La grandeur de son âme plia sous Ja séeeïsisé des temps. Il aiina mieux acheter ftfeéjfiBanoe 4e la pbqpasfcdes obefs de la Ligue §ue de £ake causer œifcuittelkniaat le saag ée son peuple. 11 se servit de leur avance peur subjuguer tour ambkioau Le vertueux duc de Sully, digue mniatre d'un tel maître, noua apprend qu'il eu coûta Usais deux mtltion* en divan temps pour réduire les restes de la ligue *.

Henri ne crut pas devoir se dispenser de payée exeetemaat cette ssmme immense dans le cours de son régne» quoique su fs&d aes promesses eussent été extorquées par des rebelles; il joignit à beaucoup d'adresse la banne loi la plus haceiTuptâfete.

II n'était point encore réconcilié arec Berne ; il regagnait pied à pied son royaume par sa valeur et par son habileté, letsqu'il couvogua dans Rouen un* espèce d'états géaértua sans la nom da&seniblée de notables. On voit asseï par toutes ees oeuffocatieoa différentes qu'il n'y avait rien de fixe en France. Ce natait pas là le» anciens parlements du royaume, où tous les guerriers nobles assistaient de droit. Ce n'était ni les diètes de l'empire» m les états de Suède, ni les cortès d'Espagne, ni les parlements d'Angleterre, dont tous les jnembres sont fixés par Isa lois. Tous les sommes a peu considérables, qui furent à portée de faire le Mfoge de Rouen, forent admis dans ces états *; Alesandpe de Hédiek, légat du pape, I fut introduit» et y eut voix déiibératwe. L'asemple du cardinal de Plaisance, qui avait tenu les états de la Ligue, lui servait de prétexte» et le roi, qui avait besoin du pape, dénogaa aux lois du royaume sans ^craindre les conséquences d'une «aine eérémonie. L'ouverture des états se fit le 4 novembre 1506 dans la grande salle de l'abbaye de Saiut-Ouen : car il est à remapquer que ce

1. Sully, page 380 du tome IV de l'édition in-folio de 1663 de ses Mémoires, donne -le prix auquel se Tendirent plusieurs chefs. Louis de Lhopital, seigneur ^ *** mail Mb*m jowc WJM) ècus « Eenpieft et htifll i ttûtwi vendit Pontoise 416,594 livres ; Villars vendit Rouen et la Normandie pour 3,477,800. livres ; La Châtre vendit Bourges et Orléans pour 896,900 livres, etc., etc. ; Baissa* feadU fegaalAMM livres. {&.)

X ltm {Note de KAUaimJ

436 CHAPITRE XXXTII.

n'est guère que chez les moines que se trouvent ces basiliques immenses où l'on puisse tenir de grandes assemblées. Le clergé de France ne tient ses séances à Paris que chez les moines augns* tins. Le parlement même d'Angleterre ne siège que dans l'abbaye de Westminster.

Le roi était sur son trône. Au-dessous de lui étaient à droite et à gauche les princes du sang, le connétable Henri de Montmorency, duc et pair ; il n'y avait que deux autres ducs, d'Ëpernon et Albert de Gondi, avec Jacques de Matignon, maréchal de France. Les quatre secrétaires d'État étaient derrière eux. Le légat avait un siège vis-à-vis le trône du roi ; il était entouré d'un grand nombre d'évéques : on eût cru voir un autre roi qui tenait sa cour visà-vis de Henri IV. Au-dessous de ces évêques était Achille de Harlai, premier président du parlement de Paris, et Pierre Séguier, président à mortier : ils n'auraient point cédé aux évêques; mais le cardinal légat leur en imposait. Un président de Toulouse, un de Bordeaux, des maîtres des comptes, des conseillers des cours des aides, des trésoriers de France, des juges, des maires de province, étaient rangés en grand nombre sur ces mêmes bancs dont Achille de Harlai occupait le milieu.

Ce fut là que Henri IV prononça ce discours célèbre, dont la mémoire subsistera autant que la France : on vit que la véritable éloquence est dans h grandeur de l'âme.

t Je viens, dit-il, demander vos conseils, les croire et les suivre, me mettre en tutelle entre vos mains : c'est une envie qui ne prend guère aux rois, aux barbes grises et aux victorieux ; mais mon amour pour mes sujets me fait trouver tout possible et tout honorable. »

La grande affaire était l'arrangement des finances ; les états, très-peu instruits de cette partie du gouvernement, imaginèrent des règlements nouveaux, et se trompèrent en tout. Ils supposèrent d'abord que le revenu du roi allait à trente millions de ce temps-là par année. Us proposèrent de partager cette somme en deux : l'une serait absolument à la disposition du roi, et l'autre serait perçue et administrée par un conseil que les états établiraient.

C'était en effet mettre Henri IV en tutelle. H accepta, par Je conseil de Sully, cette proposition peu convenable, et crut ut

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