décembre 1509. (Note de Voltaire
JÉSUITES RAPPELÉS. *fJ
regarde le mariage comme un contrat civil, et nen comme un sa»creroeBT, et qui ne croit peint qu'en aucun a» on ait besoin de lé permissie* eu pape peur avoir des enfant».
Ente l'on supposa que Marguerite avait été forcée par sa mère ât épouser Hfeuri. C'était » hi fois recourir à un mensonge et à des puérilités. Ce n'était pas ainsi qu'en usaient les ancien» Romains,, noe-utaftres et nos législateurs^ dai» des occasions pareilles. Le dangereux mélange de» lois eedéstastiques avec tes lois civiles acorrompu la vraie jurisprudence de presque toutes tes nations modernes : il a été longtemps biew diYicite de les ceweirier. Henri IV kit heureux que Marguerite de Valois tàt pawonvfaWe, et le pape politique.
CMAPITRE XL»
Le pape* qui avait daau»è au bol la peransaibn. d'épouser une» auâre femme, et auquei o* demandait encore une autre dispense peur le mariage de Madame Galheria», toujours protestante, avec te fib du duc de fcarraàne, exigeait toujours que peur prix de ce» doux aarérnenies on reçut en France le concile de Trente, et qu-oa rappelât les jésuites. Pour le concile de Trente, cela était impossible : oa se soumettait sass dàfûcuRé à tout ce qui regardait le dogme; me» By a v»g*-qeatre articles qui choquent les droits de tous le» souverains, et particulièrement les lais de la France. On- n'osa- passeulement propeser au parlement une acceptation- si révoltante; nais pour le rétablissement (tes jésuites, le roi crut devoir air pape cette condescendance;
Ils s'adressèrent, peur mieux réussir, à La Varenne; homme dont le métier n'avait pas été jusque*làde se mêler des affaires des moines, )i avait été eu premier lieu cuisinier de la sœur du roi, et avait servi ensuite de courrier au frère auprès de toutes ses maltresses. Ce noarelemptei ton procurai des richesses et du crédit; ks jésuites le gagnèrent 11 était gouverneur du château de la Flèche, appartenant au roi, et avait trouvé le moyen d'en faire une ville. 11 voulait la rendre considérable par un collège de jésuites, et avait
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déjà proposé de leur donner un revenu qui se monta depuis à quatre-vingt mille francs, pour entretenir douie pauvres écoliers, et marier tous les ans douze filles. C'était beaucoup; mais le pins grand point était de faire revenir les jésuites à Paris. Leur retour était difficile après le supplice du jésuite Guignard, et l'arrêt du parlement qui les avait chassés.
Le duc de Sully représenta au roi combien l'admission des jésuites était dangereuse ; mais Henri lui ferma la bouche en lui disant: c Ils seront bien plus dangereux encore si je les réduis au désespoir; me répondes-vous, dit-il, de ma personne, et ne vaut-il pas mieux s'abandonner une fois à eux que d'avoir toujours à les craindre î »
Rien n'est plus étonnant que ce discours; on ne conçoit pas qu'un homme tel que Henri IV rappelât uniquement les jésuites par la crainte d'en être assassiné. H est vrai que depuis le parricide de Jean Chàtel, plusieurs moines avaient conspiré pour arracher la vie à ce bon prince. Un jacobin de la ville d'Avesnes s'était offert i le tuer il n'y avait que quatre ans. H reçut de l'argent de Malvesu', nonce du pape à Bruxelles ; il se présenta ensuite à un jésuite nommé Hodum, confesseur de sa mère, qui était fort dévote, et qui, ne croyant pas qu'en effet Henri 1Y fût bon catholique, encourageait son fils à suivre l'exemple du jacobin Jacques Clément1. Le jésuite Hodum répondit qu'il fallait un homme plus fort et ptas robuste.
Cependant l'assassin, espérant que Dieu lui donnerait la force nécessaire, s'en alla à Paris dans l'intention d'exécuter son crime. U fut découvert, et rompu vif en 1599.
Dans le même temps, un capucin nommé Langlois, du diocèse de Toul, ayant été suborné pour le même dessein, expira par le même supplice. Enfin il n'y eut pas jusqu'à un chartreux nommé Ouin, qui ne fût atteint de la même fureur. Le roi, fatigué de ces attentats et de ces supplices, s'était contenté de le faire enfermer comme un insensé, et n'avait pas voulu qu'un chartreux fût exécuté comme un parricide.
Comment, après tant de preuves funestes des sentiments horribles qui régnaient alors dans les ordres religieux, pouvait-il ea