Noté de YoltaireJ
SINGULIER àKUÊT DU PARLEMENT. 449
admettre un qui était généralement plus soupçonné que les autres? Il espérait se rattacher par des bienfaits. Si le roi avait quelquefois parlé en père au parlement, le parlement, dans cette circonstance, lui parla en fils qui craignait pour les jours d'un père. Il joignait à ce sentiment une grande aversion pour les jésuites. Le premier président de Uarlai, animé par ces deux motifs, prononça au Louvre1 des remontrances si pathétiques et si fortes que le roi en parut ébranlé; il remercia le parlement, mais il ne changea point d'avis, t D ne faut plus reprocher dit-il, la Ligue aux jésuites ; c'était l'injure du temps. Ils croyaient bien faire «et ont été trompés canoë plusieurs autres; je veux croire que c'a été avec moindre malice que les autres, et m'assure que la même conscience, jointe à la grâce que je leur lais, les rendra autant, voire même plus affectionnés à mon service qu'à la Ligue. L'on dit que le roi d'Espagne s'en sert, je dis que je m'en veux servir, et que la France ne doit pas être de pire condition que l'Espagne. Puisque tout le monde les juge utiles, je les tiens nécessaires à mon Ëtat ; et s'ils y ont été par tolérance, je veux qu'ils y soient par arrêt. Dieu m'a réservé la gloire de les y rétablir; ils sont nés en mon royaume et sous mon obéissance, je ne veux pas entrer en ombrage de mes naturels sujets, et si l'on craint qu'ils communiquent mes secrets à mes ennemis, je ne leur communiquerai que ce que je voudrai. Laissez-moi conduire cette affaire, j'en ai manié d'autres bien plus difficiles ; et ne penses plus qu'à faire ce que je dis et j'ordonne. »
Le parlement vérifia enfin avec regret* les lettres patentes ; il y mit des restrictions nécessaires que le crédit des jésuites fit ensuite supprimer.
8INGCLIEB ARRÊT DU PAnLEMBBT COKTRB LE PRIMCB DB GOVDB, QOT AVAIT SA FEMME A BRUXELLES.
Henri 1Y était le plus grand homme de son temps, et cependant il eut des faiblesses impardonnables. On ne peut l'excuser d'avoir,