‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 198 sur 257 · LA HÈRE ET LE FRÈRE BU BOI QUITTENT, ETC · texte numérisé non relu

LA HÈRE ET LE FRÈRE BU BOI QUITTENT, ETC

maison. Ensuite, ayant partagé les persécutions qu'essuya cette reine après les meurtres du maréchal d'Ancre et de sa femme, il obtint, par eaprotaction, la dignité de<cardinal, et enfin une place au ooaieik

|)ès qu'il ^taifiermi son a*toritÀ,jl ne souffrit pas que aa bienfaitrice Ja partageât, et dès lors elle devait son ennemie.

Louas XIII, faible, malade, nullement instruit, incapable de travail, ne pouvant se passer de premier ministre, fut obligé de choisir entre sa mère et le cardinal &a mère, .plus laite pour des intrigues que pour les «flaires, plus jalouse de son crédit qu'nabife à te conserver, XaiWe etopiniâtre cnmsaeson fils, mais plus inconstante encore, plus gouvernée, inquiète, inhabile, ne pouvant pas même régir sa maison, était bien loin de pouvoir régir un royaume. Richelieu était ingrat, ambitieux, tyrannique, mais il avait rendu de tnes-grands services* Louis IUI sentait combien ce ministre détente lui était nécessaire. Plus sa mère et Gaston son frère se plaignirent, plus Juchelieu lut puissant. Les favoris de Marie de Médiois et de Gaston agiiêrentla courut k royaume par des factions qui, dans d'autres temps, auraient dégénéré en guerres civiles. Richelieu étouffa tout par son habileté active, par des rigueurs -et par des supplices qui ne furent pas toujours conformes aux lois.

Gaston, frère unique du roi, quitta la France * et se retira en Lorraine. Marie, sa mère, s'enfuit à Bruxelles, et se mit ouvertement sous la protection du roi d'Espagne, dont l'inimitié était déclarée contre la France, si la guerre ne Tétait pas encore.

Jl n'en était pas de même du duc de Lorraine : la cour de France ne potuvail le regarder comme un prince ennemi. Cependant le cardinal publia une déclaration du mi, dans laquelle tous les amis et lee domestiques de Monsieur, qui l'avaient accompagné dans sa retraite, étaient regardés comme criminels de lèse-majesté. Cette déclaration paraissait trop sévère : des domestiques peuvent suivre leur maître sans crime dans ses voyages; et quand ils n'ont fait aucune -entrepmse contre l'État, on nia point de reproche à leur faire. Cette question fut longtemps débattue au parlement de Paris, lorsqu'il fallut enregistrer la déclaration du roi. Gayant et Barilkra, présidents aux enquêtes, et Lenet, conseiller, parlèrent

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