‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 199 sur 257 · LA MÈRE ET LE FRÈRE DU ROI QUITTENT, ETC · texte numérisé non relu

LA MÈRE ET LE FRÈRE DU ROI QUITTENT, ETC

conseils dans la guerre, l'obligeant à se trouver en personne dans les armées pleines de contagions, aux plus grandes chaleurs, et le jetant tant qu'il peut dans des passions et appréhensions extraordinaires contre ses plus proches et contre ses plus fidèles serviteurs, ayant dessein de s'emparer d'une bonne partie de l'État, remplissant les charges les plus importantes de ses créatures, et étant sur le point d'ajouter un grand nombre de places maritimes et frontières aux gouvernements de Bretagne et de Provence, pour tenir la France assiégée par ces deux extrémités, et pouvant, par ce moyen, avoir le secours des étrangers» chez lesquels il a des intelligences secrètes. »

La requête finit par ces paroles : t Ladite dame reine vous supplie de faire vos très-humbles remontrances, tant sur le scandale que produisent les violences qui sont et pourront être faites à la personne de ladite dame reine contre l'honneur dû à son mariage, et à la naissance du roi, par un serviteur ingrat, que sur tout ce qui est contenu en la présente requête sur la dissipation des finances, et achats d'armes, places fortes et provinces entières, violements des lois de l'État, et d'autres faits qui vous sont connus et publiés à tout le royaume : et vous ferez bien. Marie. »

H n'y a point de lecteur qui ne voie que le ressentiment de Marie de Médicis l'eraportaitau delà de toute borne. On n'est pas d'ailleurs étonné qu'elle s'adresse en suppliante à ce même parlement qu'elle avait traité autrefois avec tant de hauteur ; elle avait parlé en sou* veraine quand elle était régente, et elle parle dans sa requête en femme infortunée.

Le cardinal fit ériger une chambre de justice à l'Arsenal pour condamner ceux que le parlement de Paris n'avait pas voulu condamner sans les entendre. Cette chambre était composée de deux conseillers d'État, de six maîtres des requêtes, et de six conseillers du grand conseil. Elle commença ses séances le 10 septembre 1631.

Le parlement lui défendit par un arrêt de s'assembler1. L'arrêt fat cassé, et le parlement obligé encore de venir demander pardon au roi à Metz, où il était alors. On le fit attendre quinze jours, on le réprimanda, et les arrêts de la chambre de l'Arsenal furent exécutés.

i, 12 octobre 1631. (Note de Voltaire^

m CHAPITRE LL

Ces vaines' tentatives servirent à fortifier le pouvoir du cardinal, qui huraffi» tons lfes corps, tint la reine mère dan» rexfôet dansfe pauvreté- jusqu'à sa mort, le frète du ref dans 1* carahfts et le repentir, lès princes du sang dfens lYfttissenient, et te* roi-, qui se limait pas», dan? là dépendance de ses refontes. Aucun de «eu* qm s'élevèrent confire lui ne Ait condamné ({ne par des euranissaires; il eut même l'insolence de firire jugera Rue!, daîissspropw maison de campagne, le maréchal de Harflf&c par des cointnissAifVs croi étaient ses esclaves; etquand l'illustre llofé, alors procureur générât, voulut agir pour le maintien des lois sr indignement vidées, le cardinal le fit décréter d'ajournement personnel au conseil, et l'interdit des fonctions de sa charge. Enfin if se fit détester de ftms les corps de FËtat ; mais le succès de presque1 toutes ses entreprises fît mêler le respect à la haine.

DU BMHAVB BB* UftSlUB BB PRMCB AVCC HHUIUEH111 DBT LOTBUfflW ( PAR LE PARLEMENT D» *MH8 Bï tm B*AgSB»BBÉr BT eBBSOé.

• (fastorr, frère unique de* EouisIWï, avait épousé en • FB91 , àVIVmey, HVguerite, sœur du due de lorraine Chartes7 1¥. 'rentes Ie^fernn^ Htés aRflrs requises avaient été observées. Bf npétuft ê$ë que-cFenv*' ren vingt-quatre ans; mais la remets» mère* et le due de-Eorranw avaient autorisé et pressé ce mariage. Le contrat avait été*ooinrau~ nique au'pape Urbain* ¥111, et m conséquence teearcnwa* oVLorranie, évéquede Tout, dans le diocèsedwfueilfamyseftmvait alors, donna les' dispenses de fer publication des bans. Ees époux furent mariés en présence de témoins, et deux ans après, quand Gaston eneving** cinq an», Hs ratifièrent sotermeHément cette cérémonie dansTé^se cathédrale de latines, pour suppléer d'une manière authentique à Urne ce- qui pouvait avoir été- omis. la s'aimaient, fis étaient bien éloignés Feu et l'autre de se plaindre d'une union que le pape et toute KBurepe regardaient comme légitime et indissoluble* Hais ce mariage alarmait le cardinal de Richelieu, qui voyait la reine mère, le frère du roi, héritier présomptif, et le duc de Lorraine, ligué» contre lui.

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