Talon, tome III. (Id
MINISTÈRE DE 1AZARIN. 48fr
chanabrier». B y eut des dispute» peur les raoga. Le conseiller doyen du parlement était dan» l'usage de précéder le» président» qui ne sont pas présidente à>OHNrtier.Il(anira«qu^àirera8oniftinéfare d» marécbat de Guébriant, prononcée à Ifcrtre-Dautev te» président» de» enquêtes prirent par le in» le- viens doyen Sépare* et l'arc»chérent de sa placer. Le premier président appela les garde» du roi qui aseisftsnent à ta cérémonie, poar soutenir le doyen, l'église ca#*édrate vit peur ht seconde fois des magistrats scandaliser le peuplé pour w» intérêt de vanité.
La reine s'entremit; te portement s'en, rouit à ses entre» peur juger tout ee*âffêrends : elle- se garda bis» de proneiMer; la mnxkne dfawe* ponr rigmr était trop» connue de Meaariiu U. crut rendre le patientent! méprisable en Tabandonnant ai ce» contesta»» tien»* mais if portai le mépri» trop* tant enr faisant saisir te présidant des empotes Bàiitten par quatre arohrrs) et Vouvoyant à Ptgnwrok te Bariiton était accetrtunaé à la pntsaat ; il avait déjà été em%rmé sousfcct^beif.On en exila df antres. Lemianesre se croyait assez puissant pour imiter le cardinal de Bienette», qpaeiqu'il n'en eut ni la cruauté, ni Forgueil, ni le génie.
Le parlement await encore aliéné de lui le» princes du sang et les pair» : tes princes du* sang^ parée qu'il avait osé disputer le pas au pèns du grand Cendé dans la* cérémonie d'un Te Bêum^ les pairs, pavée qu'il ne reniait pae souffrir que dans le» lits éa justice le chancelier, attant aux opinions, s'adressât nus pairs du royaume avant de s'adresser au parlement. Tout cela rendait ce corps peu agréable à; la cour. On s'était servi de lui pour donner la régence, comme d'un instrument au'on brisait ensuite quand on cessait d'en avoir besoin.
Lee enquêtess ne .pouvant obtenir la liberté de leurs membres emprisonnés, cessèrent pendant outre mois entiers de rendre la justice. Geint la le premier exemple d'une pareille transgression. Qnetfnes plaideurs en souffrirent, d'autres» y gagnèrent en retenant plus longtemps le bien d'auirui. La cour ne s'en mit pas en peine: eHe erut que le parlement,, indisposant à la mis les princes, les pair» et le peuple, n'aurait jamais aucun crédit : c'est en quoi elle set trompa.- fide ne prévoyait pas qu'à la premier* occasion tout se réunirait contre un ministre étranger qui commençait à déplaire autant qu'avait déplu le maréchaAd'Ainsrev
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La régence d'Anne d'Autriche aurait été tranquille et absobe,* on avait eu un Celbert ou un Sully pour gouverner les finances, comme on avait un Gondé pour commander les armées ; encore même estàl douteux si des génies tels que ces deux hommes si supérieurs auraient suffi pour débrouiller alors le chaos de l'administration, pour surmonter les préjugés de la nation, alors trèsignorante, pour établir des taxes universelles dans lesquelles il n'y eût rien d'arbitraire, pour faire des emprunts remboursables sur des fends certains, pour encourager à la fois le commerce et l'agriculture, pour faire enfin ce qu'on fait en Angleterre.
Il y avait à la fois dans le ministère de l'ignorance, de la déprédation, et un empressement obstiné à se servir de moyeus précipités pour arracher des peuples un peu d'argent dont il revenait encore moins à l'État. La taxe sur les maisons bâties dans les faubourgs n'avait presque rien produit. On voulut forcer les citoyens d'acheter pour quinze cent mille livres de nouvelles rentes. U fallait persuader, et non pas forcer. Le cri pubKc, appuyé des refus du parlement, rendit inutiles ces édits odieux.
Le ministère imagina de nouveaux édits bursaux dont renoncé seul le couvrait de honte et de ridicule. C'était une création de conseillers du roi contrôleurs de bois de chauffage, jurés crieurs de vin, jurés crieurs de foin, agents de change, receveurs des finances quatriennaux, augmentation de gages moyennant finance dans tous les corps de la magistrature, enfin vente de la no-
11 y eut dix-neuf édits de cette espèce. On mena au parlement Louis XIY en robe d'enfant pour faire enregistrer ces opprobres1. On le plaça sur un petit fauteuil qui servait de trône, ayant à sa droite la reine sa mère, le duc d'Orléans son oncle, le père du grand Gondé, huit ducs, et à sa gauche trois cardinaux, celui de Lyon, frère du cardinal de Richelieu, celui de Ligny, et Mazarin. U prononça intelligiblement ces paroles : < Mes affaires m'amènent au parlement; monsieur le chancelier expliquera ma volonté. »
Le chancelier Séguier l'expliqua en lisant les dix-neuf édits. L'avocat général Orner Talon prononça une harangue en portant le genou sur sa banquette selon l'usage ; et comme il était le haran*