août 1 718. (Note de Yollair$) 1 SC août
Après ce discours en lut un éditqui défendait an parlement de se mêler jamais d'aucune affaire de l'État, ni des monnaies, ni da payement des rente», ni d'aucun objet de finance.
M. de Laraoiffiton, avocat du roi, résuma cet édit en faisant une espèce de protestation modeste. Le premier président demanda la permission de délibérer,
M. d'Argenson répondit : « Le roi vent être obéi, et obéi dans le moment. »
Aussitôt on lut un nouvel édit par lequel on rétablit les pairs dans la préséance sur les présidents à mortier, et sur le droit d'opiner avant eux : droit que les pairs narraient pas voulu réclamer an lit de justice qui donna la régence, mais qu'ils revendiquaient dans un temps plus lavorable.
Enfin on termina cette mémorable séance en dégradant le duc du Maine, soupçonné d'être trop uni avec le parlement. On lui ôta la surintendance de l'éducation du roi, qui rat donnée sur-le-champ au due de Bourbon-€ondé, et on le priva des honneurs de prince du sang, que l'on conserva au comte de Toulouse.
Le parlement, ainsi humilié dans cette assemblée solennelle, déclara le lendemain, par un arrêt, qu'il n'avait pu, ni du, ni entendu avoir aucune part à ce qui s'était passé au Ht de justice. Les discours furent vifs dans cette séance. Plusieurs membres étaient soupçounés de préparer la révolution que la faction du'duc du Iftaine, ou plutôt de la duchesse sa femme, méditait secrètement : on n'en avait pas de preuve, et on en cherchait.
La nuit du 23 au 29 août ', des détachements de mousquetaires enlevèrent dans leurs maisons le président Blamont et les conseillers Feideau de Calende et Saint-Martin. Nouvelles remontrances au roi -dès le lendemain.
Le garde des sceaux répondit d'une voix sèche et dure : t Les affaires dont il est question sont affaires d'État, qui demandent le secret et le silence. Le roi est obligé de faire respecter son autorité : la conduite que tiendra son parlement déterminera les sentiments de Sa Majesté à son égard, t
Le parlement cessa alors de rendre la justice. Le régent lui emvoya, le 5 septembre, le marquis d'Effiat pour lui ordonner de re-