‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 232 sur 257 · î décembre im (Bote dt VoUairc · texte numérisé non relu

î décembre im (Bote dt VoUairc

9 Agnes Berthelot de Pléneuf épousa le marquis 4e Prie en 1713» et mourut le 7 octobre 1727 : c'est à elle que Voltaire avait dédié sa comédie de V Indiscret, en 1726.

Il parle encore de cette dame dans le chapitre m du Précis du Siècle é$ Louis XV. (B.)

3. Voyez les chapitres u et m du Précis du Siècle d* Loua XV.

4. Voltaire vécut, en ce temps-la, dans la familiarité de œ» trois pereenaafli.

le renouvellement d'une érection d'offices sur les marchandises qui arrivent à Paris par eau, et quelques autres édita qui déplurent tous à la nation, déjà irritée de se voir entre les mains d'un homme si nouveau, et d'une jeune femme dont la conduite n'était pas approuvée.

Le parlement refusa d'enregistrer : il fallut mener le roi tenir un de ers Hts de justice où Ton enregistre tout par ordre du souverain '. Le chancelier d'Àguesseau était éloigné ; ce fut le garde des sceaux d'Àrmenonvifle* qui exécuta les volontés de la cour. On conservait par cet édit la liberté des remontrances au parlement; mais on ordonnait que les membres de ce corps n'auraient jamais voix délibèrative en fait de remontrances qu'après dix années d'exercice, qui furent réduites à cinq.

Ce nouveau ministère effaroucha également le clergé, la noblesse et le peuple. Presque toute la cour se réunit contre lui ; 1 évèque de Fréjus en profita. Il n'eut pas de peine à faire exiler le duc de Bourbon5, son secrétaire et sa maîtresse, et il devînt le maître du royaume aussi aisément que s'il eut donné une abbaye. Fleury n'eut pas, à la vérité, le titre de premier ministre ; mais, sans aucun titre que celui de conseiller au conseil du roi, il rat plus absolu que les cardinaux d'Amboise, Richelieu et Mazarin ; et avec l'extérieur le plus modeste il exerça le pouvoir le plus iHimité.

Dubois, pour être cardinal, avait fait recevoir la constitution Vnu genitu* et les formulaires, et toutes les simagrées ultramontaines do nt il se moquait. Fleury eut cette dignité dès que le duc de Bourbon fut renvoyé, et il soutint les idées de la cour de Rome par les principes qu'il s'était faits. C'était un génie médiocre, d'ailleurs sans passions, sans véhémence, mais ami de l'ordre. Il croyait que

Page 1