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(ligne io) que le dieu Horus porte les qualifications de fis d’Isis et d’Osïris } vengeur ou défenseur de son père Osiris, o mç I crioç, O criçj.o$ vio$ o iiecLp.mdu;
ru 7tvbT&. olvtov OcripBi. Dans presque toutes les légendes hiéroglyphiques placées à côté des images du dieu Horus , on lit en premier lieu ( ) es H
(entespe) ou bien (£tnp) ex ( ovcxpE ) **c h (kce) Horus, fis d’ Osiris , né d’Isis (i); et souvent aussi une série de signes hiéroglyphiques qui se lisent par le moyen de mon alphabet, à l’exception toutefois du nom propre d 'Osiris, qui est symbolique, cm "T'ïEq cnccspE, c’est-à-dire, soutien de son père Osiris (2); et le groupe qui se lit cm répond bien certainement au mot grec e.Tr&fxvvcu; défenseur, soutien ou vengeur, puisque ce même groupe se montre dans l’inscription de Rosette ( texte hiéroglyphique , ligne 6 ) , immédiatement après le nom isolé de Ptolémée , dans la partie correspondant au texte grec qui porte Ilro- Ae/tAcuov tov EnAMTNANTOS 'ty\4 Aiyv'srrov ( 3 ). Dans la série précitée, le groupe hiéroglyphique 'tye père est affecté du pronom affixe q, ce qui produit nr*Eq son père.
Ce même groupe paraît sur la face septentrionale de l’obélisque Pamphile, élevé en l’honneur de Domitien , dans un membre de phrase qui contient plu-
(1) Planche X, n.° 1.
, (2) Voye^ ma pi. X, n.° 2 , et le grand manuscrit hiéroglyphique du cabinet du Roi, gravé dans la Description de l’Egypte, planch. 73 , col. 78; planch. 75, col. 65, &c.
(3) Texte grec, ligne 4°-
sieurs, exemples de pronoms affixes. Cette série hiéroglyphique est gravée planche X, n.° 3 ; et si nous appliquons aux signes qui la composent les valeurs phonétiques indiquées par notre alphabet fondé sur la lecture des noms propres grecs et latins , nous obtenons les mots suivans , È ujTTEq cnn. h TYEq cnrciTCKHC cnq (ctïï) (i), *rrT c > ce qui, en tenant compte des déplacemens déjà indiqués dans l’ancienne langue égyptienne , et de la suppression habituelle , dans les textes hiéroglyphiques , de quelques prépositions ou particules déterminatives, reviendrait aux mots coptes Èz*qqjTT nco'ïnnt WTEqEtorT CTïecït&cs&noc ÈïWJ-fc. **.TtEqcott TtTOC ; c’est-à-dire , qui a reçu la direction ( la puissance royale ) de son père Vespasien , à la place de son frère Titus : et c’est là, sans aucun doute, le sens de cette série de caractères hiéroglyphiques; car les mêmes signes, à l’exception des noms propres , se montrent dans l’inscription de Rosette (2) , là où le texte grec porte TrctpeAcL^ev tî iv fioLcriteicui tou 'mrrçjc, (3). Nous
les retrouvons également sur la quatrième face de l’obélisque de Philæ , là où le roi Ptolémée Évergète II, comparé à Horus, fils d’Osiris, enfant d’Isis, a pris , y est-il dit, la direction (la puissance royale),
(1) Ce mot répond ici à Y image même d’un roi, ou d’un homme portant le sceptre et coiffé du pschent, qu’on trouve sur l’obélisque. C’est un caractère figuratif ; tout le reste de la légende est phonétique.
(2) Texte hiéroglyphique, ligne 10, démotique28. Voy. planch. X, n.° 5.
(3) Texte grec, ligne 47*
à la place de son père , G'ïG'à *sz» (i).
Cette même formule hiéroglyphique se retrouve enfin dans ies monumens du plus ancien styie.
La partie hiéroglyphique de l’inscription de Rosette ne nous fait connaître que des verbes à trois temps distincts, présent, passé, futur, et seulement à la troisième personne. Mais ces mêmes signes qui caractérisent les temps ne sont encore autre chose, pris phonétiquement, que des préfixes et affixes coptes.
Le présent de la troisième personne du pluriel commun est indiqué, dans tous les textes hiéroglyphiques, par le signe recourbé ou par les deux sceptres, qui sont la consonne S, placée devant le groupe exprimant le verbe; c’est le préfixe copte du présent défini de la troisième personne du pluriel commun , ce.
La troisième personne d’une espèce de passé est indiquée par le q hiéroglyphique (le céraste ) placé en affixe, si le sujet est du genre masculin, et par les deux sceptres c, si le sujet est du genre féminin : il semble rester encore dans le copte des traces évidentes de cette ancienne forme de conjugaison par pronoms affixes , dans l’un des passés du verbe ssm dire, ttes^&s , ITE2£&K , HE^E , TTE^&q , TïE2£&c , en dialecte thébain , TTE25H5 , TTE2£&K , &c., en dialecte memphitique ; et ITERES, ïte^eK, tte^e , TTE^Eq, tte^ec, en dialecte dit baschmourique.
Enfin la troisième personne du futur pluriel , personne et temps auxquels se trouvent tous les verbes
(i) Voyez pi. X, n.° 4-
des neuf dernières lignes du texte hiéroglyphique de Rosette , exprimant les diverses dispositions du décret et répondant à des verbes qui sont tous à l'infinitif dans le texte grec , est marquée par un groupe de trois caractères : le trait recourbé ou les deux sceptres affrontés c, la ligne brisée K, et les trois lignes perpendiculaires, s ou e. Nous avons ici le CNE, qui est bien le dissyllabe baschmourique cene, en dialecte thébain et memphitique cenz*, marque caractéristique de la troisième personne du pluriel du futur défini copte.
Je retrouve également, dans les textes hiéroglyphiques purs , étudiés comme phonétiques en très -grande partie , une foule de formes des verbes coptes ; mais comme je ne puis prouver par un texte correspondant et en langue connue , que ces groupes sont réellement des verbes, je m’abstiens de citer1 ces formes, m’étant fait une loi , dans une question aussi délicate , de n’apporter en témoignage du phonétisme de la plus grande partie des textes hiéroglyphiques égyptiens, que la lecture dés seuls groupes dont le sens réel m’est préalablement indiqué par quelque circonstance particulière, et indépendante de leur lecture.
Toutefois les différentes applications que nous venons de faire de l’alphabet phonétique à des caractères ou groupes hiéroglyphiques exprimant des noms communs des deux genres, des articles, des prépositions, des pronoms ^ des formes de verbes, &c. , nous ont conduits, ce me semble, à des résultats assez probans par eux- mêmes, sinon pour démontrer déjà, du moins pour nous induire à croire que la plus grande partie
de tout texte hiéroglyphique pourrait bien être absolument phonétique. C’est ce qui va être mis hors de doute par ia masse et la généralité des résultats tout-àfait semblables qui nous restent à exposer. Le chapitre suivant offrira l’application de l’alphabet phonétique à ceux des noms égyptiens hiéroglyphiques où l’on devait le moins s’attendre à reconnaître des sons, aux noms propres des anciennes divinités de l’Egypte.