En colonnes perpendiculaires , se succédant de gauche
à droite ; la tête des animaux est tournée vers la gauche ( i ) ;
3.0 En lignes horizontales , les signes allant de droite à gauche; la tête des animaux regarde la droite ;
4.° En lignes horizontales , les signes allant de gauche à droite ; la tête des animaux regarde alors la gauche.
2 5. La première et la seconde de ces dispositions sont les plus habituelles dans les manuscrits hiéroglyphiques; les autres sont usitées dans les bas-reliefs et les peintures , lorsque les légendes se rapportent à des personnages ou à des objets regardant vers la gauche.
26. Ainsi une ligne d’hiéroglyphes, composée de caractères représentatifs, figure une sorte de procession régulière, toutes les images d’êtres animés paraissant suivre la marche du signe initial; et c’est probablement pour indiquer cette direction* que presque toutes les figures d’hommes, de quadrupèdes, de reptiles , d’insectes et d’oiseaux ont été dessinées de profil , ce qui d’ailleurs était bien plus commode et plus expéditif.
Ici se terminent les observations relatives au matériel des inscriptions hiéroglyphiques. Nous devons ajouter que cette disposition régulière des signes distingue déjà, d’une manière tranchée, un livre égyptien, de ce qu’on a voulu appeler un livre mexicain ; l’un est un
(1) II existe au cabinet du Roi un très- beau manuscrit hiéroglyphique, qui fait exception à cette règle : les colonnes de caractères se succèdent de gauche à droite ; mais les signes sont rangés de droite cà gauche ; les têtes des animaux regardent aussi la droite. C’est le seul
exemple que je connaisse d’une disposition semblable.
véritable /m?; l'autre ne sera jamais qu'un tableau ou une série de tableaux .
S. V. Dr /' expression des Signes et de leurs différentes especes »
27. II existe nécessairement parmi les caractères qui forment ces textes pittoresques, et pour ainsi dire animés par des images fidèles des productions principales de la nature et de l'art, différens modes d expression, qui tous, mais par un chemin plus ou moins direct, concourent à un même but, la représentation des idées.
II est facile, en effet, de comprendre que toutes ces images si diverses ne peuvent être prises au propre, surtout celles qui, dans leur composition, violent les règles immuables de la nature (1). D’un autre côté, on conçoit difficilement l’existence d’une écriture formée de signes représentatifs des choses, qui, dédaignant toujours l’expression propre des signes qu’elle emploie, procéderait seulement par des tropes , des symboles et des méthodes énigmatiques , à la représentation des idées et de leurs objets même les plus matériels. O11 ne comprendrait point davantage qu’un peuple arrivé à un assez haut degré de développement moral, eût sanctionné et perpétué l’usage d’une écriture absolument indépendante de sa langue parlée.