‹ Précis du traitement des fractures par le massage et la mobilisationChapitre 143 sur 194 · VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS

des déterminations précises qui vont remplacer les suppositions faites jusque-là fondées sur un certain nombre de constatations directes, sur des expériences et sur des théories physiques peu justifiées.

La radiographie affirme d’abord la fréquence des cas et montre la fracture dans des cas où on ne supposait pas qu’elle existait.

Ce ne sont pas des faits rares que ceux où on a dit : contusion grave de l’épaule, parce qu’il a été impossible de constater les phénomènes caractéristiques d’une fracture, c’est-à-dire crépitation et perte absolue des fonctions du membre ; et cependant la radiographie en montre la réalité.

La radiographie permet de constater, en faisant étudier tous les détails des traits de fractures, combien ces traits de fractures sont variés et comme il est difficile d’en faire une classification en espèces distinctes.

Elle montre enfin, chez les sujets consolidés, que, malgré des lésions osseuses et des déformations considérables, les fonctions du membre peuvent redevenir parfaitement satisfaisantes.

Cet exposé suffit pour indiquer qu’il y a à propos de la fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus des faits fondamentaux qu’il faut mettre en relief au point de vue du choix du traitement.

EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE DE L’HUMÉRUS

Nous conslaterons d’abord ce premier fait que la division des variétés de fractures est fort artificielle.

Quelques cas très rares caractérisent des fractures uniquement intra-capsulaires. Le plus souvent, la fracture intra-capsulaire en un point, est extra-capsulaire en un autre.

On peut grouper les fractures comme l’a fait Kocher, de Berne, en fractures sus-tuberculaires, pertuberculaires et infra-tuberculaires, sans que l’on puisse accuser des caractères différenciant absolument celles qui sont au-dessus, au-dessous ou au travers des tubérosités de l’humérus

Les cas extrêmes seuls sont réellement différenciâmes.

On peut seulement dire que suivant la hauteur à laquelle se fait la fracture, la tendance au déplacement est plus ou moins marquée.

Elle est moins marquée pour les fractures les plus élevées et plus pour les moins élevées.

Pour les plus élevées un fait est très important : la fréquence de la pénétration et de l’engrènement des fragments.

En pratique il faut noter encore avec soin les faits suivants :

En ce qui concerne les variétés de ces fractures :

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