‹ Précis du traitement des fractures par le massage et la mobilisationChapitre 24 sur 194 · RÉPARATION OSSEUSE · texte numérisé non relu

RÉPARATION OSSEUSE

Ce ne fut donc pas parce que j’avais massé par hasard une fracture en la confondant avec une entorse que j’inaugurai la mobilisation et le massage. Ce fut parce que mes observations me permettaient de formuler un principe nouveau : Vutilitè du mouvement et du massage pour la réparation osseuse. Cela fut fait à une époque à laquelle, si on avait massé par hasard une fracture, il eut fallu s'excuser et s’étonner de ne pas avoir causé d’accidents parce que pe^sohne avant moi nava t formulé ce principe.

Fort de mes observations, dès 1881, prenant possession, à Thopital Tenon, d’un grand service où les fractures étaient très nombreuses, j’expérimentai chaque jour la méthode que je voulais créer et chaque année marqua pour moi un progrès dans ma pratique. Je l’enseignai à tout le monde ; je dressai des assistants et des masseurs. Tout cela fut laborieux, mais lorsqu’en 1886 je fis à la Société de Chirurgie deux longues communications, j’avais plus de quarante observations régulièrement prises avec une méthode précise, et, dès cette année, je pus faire connaître les applications de la méthode que j’avais commencé à faire aux fractures du radius, du péroné et bientôt la plupart des autres fractures.

Plus de ving-cinq années de démonstration et d’enseignement dans les services hospitaliers de Tenon,

Page 1