‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 36 sur 89 · III. Fruits multiples · texte numérisé non relu

III. Fruits multiples

Les fruits multiples sont ceux qui résultent de la réunion de plusieurs fruits simples provenant de carpelles naturellement isolés dans une même fleur.

Ainsi , deux akèues réunis forment le fruit des ombellifères; plusieurs camares réunies forment le fruit des renoncules ; des follicules réunis constituent celui des apocynées ; de petites drupes groupées sur un axe commun et chamu forment le fruit de la ronce , de la fraise ou de la framboise.

IT. Fmits agrégés.

On donne ce nom aux fruits qui sont formés par la réunion intime ou apparente de petits fruits provenant de fleurs distinctes , mais placées très-^près les unes des autres, comme lesontles fleurs en têtç , en ombelle, en épi.

La ^ue est une sorte d'involucre charnu dont le sonmiet est à peine ouvert , et qui est tapissé intérieurement de petites drupes ou cariopàes provenant d'autant de fleurs femelles.

La mûre, l'ananas, le fruit de Farbre à pain (fig. i, pi. 16) se composent de plusieurs fruits simples soudés

(8a) en un neul corps par l'intennëilialre de leurs enrucr, , florales, succulentes et entregreffces.Me tnanièi^ à r présenter une baie mamelonnée , que l'on nomme sorose. Le cône est formé par le rapprocbeineut en une seule masse conique de bractées , considérablement acu'ues et épaissies , qui cachent dans leur aisselle des ulricules membraneuses. Il provient d'un assemblable de fleni'! disposées en cliaton. Tel est le £mit du pin , du sapin , du bouleau, etc., et en général des végétaux appelés

De la graine it du déeeloppement de l'oiuh.

lia graine ou semence est cette portion du fruit qui se ti-onve contenue dans la cavité du péricarpe, et qui renferme elle-même l'embrj'on ou le rudiment d'une plante nouvelle. Ou distingue d'abord dans une graine deux

Eirties essentielles : des tégumens propres dont l'ensenile constitue la peau, et une amande ou une sorte de noyau recouvert par ces tégumens. Outre ces organes essentiels, on distingue encore quelquefois des enveloppes extérieures ou accessoires; mois elles appaitieniient plutôt au péricarpe qu'à la graine. Telle est, par exemple , Varilte, qui n est qu'une expansion du funicule ou cordon ombilical à l'état membraneux ou charnu , et qui recouvre certaines graines en tout ou en partie.

Les tégumens propres de la graine sont quelguefois tellement soudés entre eux , qu'ils paraissent ne former qu'une seule membrane qu'on a nommée épispermc; inais souvent il y a deux tégumens distincts : l'un extérieur nommé test (ou lesta), qui est une membrane ordinairement lisse , épaisse et quelquefois dure et solide ; et l'aufM intérieur, beaucoup plus mince , appelé tegmen. Par aiial<^e, <m admet que l'enveloppe de I amande est, comme le péricarpe^ formée de trois membranes priroitives, qui souvent .adhèrent ensemble, savoir ) d'un ^itperma ou spermvderme , d'un mésosperme , et d'an mdosperme ou endoplèi/re. Le lieu où le cordon ombilical s'attache à la graine et perce le test pour aller chexcher l'embryon, se nomme Cicafricu&e;r/erfltf, fUiecniombUic; l'embryon n'élaut pas toujours placé directement devant l'ombilic, les vaisseaux nourricière «julfonnentle conlon

ombilical rampent entre les deux tuniques et vont percer la tunique intérieure dans un autre point plus ou moins distant du premier, et appelé' cicatricuie interne ou chaiaze. La proéminence en forme de cordon, qui est l'indice de la conmiunication vasculaire établie entre l'ombilic et la chalaze , est ce qu'on nomme le raphé.

Le côté de la graine où est l'ombilic est celui que l'on ccmsidère comme la base , et le côté opposé est regardé comme le sommet. La position de la srame relativement au péricarpe se détermine d'après celle de la base. Une grame est dite dressée^ quand son ombilic est placé du côté de la base du fruit ; elle est pendante ou renversée , quand l'ombilic est placé à la partie supérieure du fruit ; horizontale y quand 1 ombilic est placé du côté de l'axe du fruit. La chalaze est tantôt près de l'ombilic , tantôt sur le côté de la graine, et tantôt à son sommet.

Si nous examinons maintenant Yamande ou le noyau d'une graine mûre , nous y distinguerons deux partie^ : lepérisperme (ou l'albumen) et V embryon (ou la plantule). La première partie peut manquer; la seconde seule est constante et par conséquent essentielle. L'embryon est un être organisé , une petite plante en miniature qui , par la germination , doit s'accroître et se développer. Le périsperme au contraire est une masse de tissu cellulaire , quelquefois dure et cornée ( comme dans le café) , quelquefois charnue et molle (comme dans le ricin ) , a'autres fois sèche et farineuse (comme dans le blé), qui n'adhère pas avec l'embryon, et qui, par la germination, se fane et diminue ordinairement de volume au lieu d'en acouérir.

L'embryon est composé de trois parties : la radicule , la plumule et les cotylédons. La radicule est une petite

{protubérance conique qui est dirisée vers l'extérieur de a graine, du côté qui regarde la chalaze, et qui , à la germination, sort la première, et tend à descendre pour H>rmer la racine delà nouvelle plante. Tantôt la radicule est nue et saillante au-dehors , tantôt elle sort après avoir rompu une sorte d'enveloppe qu'on nomme coléorhizc. Les plaintes dont la radicule est nue sont dites exorhizes^ et celles qui ont la radicule recouverte, endorhizes. L'embryon endorhize est très-commun dans les monocotylé-

iloncs , et l'einbiyon exorhize dans les dicotylL-dones. La l>tumaLe est la partie de l'embryon i^uî , dans la graine, eal dirige vers le centre, et qui, à sa sortie, tend à monter, noar former la tige de la nouvelle plante. Elle contient le rudiment des orf^anes qui doivent se dévelopirer à Textérieur. On ^ distingue quelquefois deux parties : ttne tigelle ou petite tiee taisant suite à la raditttle, et utie gemmule ou petit Dourgeon formé par tes rudimens des feuilles qu'on nomme primordiales. Les rnt/léitofij sont les rudimena des premières fenilles de l'embryon, déjà visibles dans la graine ; ils sont inséré» latéralement au jioiut où naît la geimnulc! ili difièrent constamment de forme , de consistance et d'aspect avec les véritables feuilles de la plante '. Tant qu'ib restent renfermés dans les tégumens ou caclie's sous ten'e, ils ^ont étiolée ; mais aussitôt qu'ib éprouvent le contact de l'air et de In lumière, ils grandi^nt, deviennent planes , foliacés , se colorent en vert , et prennent alors le nom de feuilles séminales. On remarque qu'en général les cotylédons BOntépais et charnus dans les graines sans périspenne, et, au contraire, minces et foliacé dus celles qui ont un périsperme.

La situation de l'eninryon est droite , lorsque la radicule est du côté de la base de la graine ; inferse , quand la radicule est du côté du sommet. Lorsqu'il existe un périspenne, l'embryon peut offrir à son égard des positions dilTérentes. Tantôt il est central, c'est-à-dire renfermé dans l'intérieur du périspenne qui l'enveloppe de toutes parts [ iig. 7 ) ; tantôt il est latéral ou placé sur le côté du périsperme ; quelquefois enGn il enveloppe celui-ci d'une manière plus ou moins complète.

L'embryon étant l'organe le plus essentiel d'un végétal, les caractères qu'il fournit au botaniste sont les plus constauset les plus importans; aussi esl-ce sur la structure ou la composition de l'embryon que sont fondées les grandes divisions du règne végétal. Elles reposent

' Vujfz llg. I, pi. I r, aae gr.iïne de haricot. La &f. 1 rrpiésenle l'embryon \ la Iig. 3 , le même dunt ou a enlcTé un ilci cutylédoni , la fig. 4, le Diéine dont Ici denx cotylédons ont ilé détachés. La iig- S repi-ésenlt Is même gtaine, qui a comiurncé k gcnni

prindpalement sar le nombre et la disposition des cotvié' dons. Èjesylanie&iiicotjicitones sont celles dont les graines sont munies de dtta cotrle'dons opposés (ou bien , mais très-4^rement, de plus de deux cotylédons verticillés). Tovez ûs. 6. Les plantes monocotylcdones sont celles qui n*ont qu un seul cottriédon ou qui sont munies , mais très-rarement, dcplusieurscotyle'dons alternes (fig. 7 et8}.

Les plantes acotrlédoncs sont celles dans lesquelles on n*a point encore observe' de cotylédons ni de graines proprement dites , et qui , par conséquent , ne produisent point de fleiirs.

Dans presque tous les végétaux , les cotylédons sont portés hors de terre par la germination , et se transfoi>ment en feuilles séminales (voyez h^h^ fig. 6); cependant il est quelques plantes dans lesquelles ils ne subissent aucune métamorphose. Ils restent toujours cacliés sous terre, où ib se flétrissent. Dans l'un et l'autre cas, les cotylédons meurent toujours peu après la germination.

En observant avec soin les diverses phases du développement de l'ovule, on est parvenu à reconnaître les évolutions successives des diverses parties qui composent la graine. L'ovule n'est dans l'origine qu'une petite excroissance pulpeuse des parois de l'ovaire ; bientôt il se perce à son sommet , et par cette ouverture , on aperçoit comme une sorte de noyau pulpeux faisant saillie au milieu de deux enveloppes membraneuses (fig. 9, pL 1 1)* La membrane extérieure se nomme primine : elle est percée à son sommet d'une ouverture qu'on appelle exos' tome OM micropyle, La membrane interne cstï^sccondine: son ouverture se nomme endostome. Elle n'a d'adhérence avec la première que par sa base , c'est-à-dire par le point opposé à son extrémité perforée. Le noyau central porte le nom de nucleus ou ae nucelle. Il se montre bientôt sous la forme d'un sac bu d'une troisième membrane sans ouverture ( la tcrcine ) , dans l'intérieur de laquelle il se développé de nouvelles parties. Dans Torieine , ces trois membranes extérieures n-adhèrent entre elles qu'à la base de l'ovulé , ou vers le hile. Mais pendant l'accroissement de l'ovule, il arrive souvent des changeinens dans la position relative de ses parties. Ou bien ces parlies restent dans leur position primitive , la clialaze cor-

"«doudant aa bils , et l'exostome étant diamétralement

■ses : c'est le cas des ovules ortkatropes ( Gg. g). Ou

le bile et la chalaze se correspondeot eacoue, mais

.es'etant courbe sur lui-même en forme de rognon,

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