tome s'est rapproché de la base [ovules campuUiro
ig. II). Ou bien eoGn, l'exostome est encore rap-
é du bile, mais la cbalaze lui est diamécralemeiit
aée , par suite du renversement de l'ovule. Dans ce
Bxostome est sépare de la cbalaze par un rapbé qui
le toutuncAtéde l'ovule (ovules rtnaïm^'f.fig. lo).
y^usm^ntenantlespartiesqui se développent dans
-ieur du nucelle ou de la tercine. On aperçoit bien-
■ autre système de membranes ou d'euveluppes
"■î des premières par leur insertion inverse , leur
itacbe étant au sommet du nucelle. D'abord une
e enveloppe (la guartine), s'y montre comme
' ue en fonne de sac ou de vésicule ; puis dans
"-"loppe on en voit une cinquième (la ijui/itine)
a autre sac suspendu au sommet de la quar~
0 a nommé aussi sac embryonnaire ou amnio-
:. ..nn apparaît Vembiy-oa sous forme de globule
suspendu lui-même au sumnicl de la qiiintiue, au moyen
d'unfiiet saspensear.
' Si l'on redierche à quelles parties de l'ovule se rapportent celles que nous avons distinguées précédemment dans la graine, on trouvera que l'épisperme correspond à la primine , le mésosperme à la secondine , et l'endoplèvre à la tercine. L'amande est le résultat de la transformation de la quartine, de la miintine et du globule émbryonaire en un embryon parfait. Le pérùpemte est le résuttat du dépôt d'une substance amylacée oa cornée dans tés ituilIeS des membranes qui entourent l'embryon.
Oes fonctions des OKGANES.
NonS venons d'étudier les principaux organes dont se cbUpOSâpt les Te'gétaux vasculaires : jetons maintenant on coup d'œil Rapide sur les actions que ces orgaaies exer<»]ît tant les uns sur les autres que sur le monde extérieur ; connaissant le but pour lequel chacun d'eux a ^té créé et le r6le qu'il doit remplir, nom nous ferons
ane idée plus juste des modifications dont chacun dV>ux est susceptible , et nous saisirons mieux les rapports cjui règlent les formes des différentes parties d'un même végétal , d'après les circonstances favorables ou défavorables au milieu desquelles il doit vivre. Nous allons donc parcourir successivement les diverses périodes de la vie véffétale, depuis l'épo^e de la germination ou de b naissance de ta plante , jusqu'à celle de la dissémination des graines.
S I*'. De ia germination,
La germination est l'acte par lequel une graine fécondée et mûre 9 mise dans des conditions convenables , se développe et reproduit une plante semblable à celle dont elle ^t provenue. Pour qu une graine puisse germer , il lui faut le contact de l'eau et de l'air et un certain degré de chaleur. La présence de l'eau est indispensable à la
Smiination t elle ramollit les enveloppes de la graine , t gonfler l'embryon et contribue à sa nutrition 9 soit par dle-mème , soit en servant de dissolvant et de véhi« cule aux autres élémens nutritifs. L'air agit ])ar l'oxigène qu'il contient : il enlève une portion de carbone au périsperme, quand il existe , ou aux cotylédons charnus qui remplacent cet organe , quand il manque , et donne naissance à de l'acide carbonique qui est rejeté au-dehors. Par cette soustraction ae cai*bone , la fécule ou matière nutritive qui compose le périsperme qu les cotylédons devient sucrée, laiteuse et soluble, en sorte qu'elle est propre à servir d'aliment à la plantule. Mais 1 eau et l'oxigène seraient inutiles pour la germination» s'ils n'étaient favorisés par un certain degré de température. Si la température est assez froide pour geler 1 eau , ou assez chaude pour l'évaporer entièrement • la germination est impossible. La chaleur parait a^ir comme stimulant , prooableinent en distendant les tissus végétaux. La lumière au contraire n'a aucune action favorable sur la germination, et parait même la retarder : ceLi tient à ce que l'effet de cet agent sur les végétaux est de favoriser la décomposition de l'acide carbonique jpour y fixer le carbone , ce qui est le contraire de ce qui a lieu
super&i tyledot
dans h ffcriinualion , où il y a soustraction de carbone et profiactiou (l'acide carbonique.
C'est presque toujaurs dans la terre que sont placées les graines pour germer : le sol n'est cependant pas nécessaire à la germination , car il est des giaincs qui gerineot dans le fruit même, ou qui se développent dans l'air, sur des éponges imbibées d'eau. Mais la terre laTorise la germination , en fournissant à la jeune plante l'eau, l'air et la dialeur, en la mettant k L'abri de la lumière, et en lui serrant de support et d'appui.
Dès qu'une graine se trouve placée dans les conditions convenables pour la germination , elle absorbe de l'Uumidité et se gonfle ; ses enveloppes se ramollissent et ne tardent point k se rompre i la radicule s'allonge la première et se dirige vers) intérieur de la terre. Laplumulc se redresse , s'allonge aussi , mais pour se porter vers la er&ciedela terre, et se montrer à l'air libre. Les co- ^ . s s'étalent et tantût s'élèvent au-dessus du sol , tantôt restent eadiés bous terre : après avoii- 'fourni des t^imens à la plantule , ils se flétrissent, tombent on se ' détruisent. Alors la genninatîon est acbevée , et la petite plante ne s'accroît plus qu'en puisant su nourriture dans te sol et a,iiis l'air , i l'aide de sa racine et de ses feuilles. Quant au r6le que jouent les différentes parties de la graine pendant l'acte de la germination , nous nons boi^ nerons à dire que les enveloppes servent à protéger les cotyl^ons de ta. trop grande hamidité et de la déconpOlKliaU'i'Ct: à diriger le fluide aqueux vers larodiculi^; qilâ' le 'périspeMte fournit à la plantule sa première BoarHture^etqine les oWjflédons sont destinés à remplir de^foBCtioDS andogues ; aussi est-ce pour cette làison qÀe fionnét tes appelait les mainelies végétale*. ■ ■
S il. Da k Hutritlafi.
Lorstjue la jeune plante est développée par suite de la germmatlon , elle puise alors dans le sol ou dons l'air lés matériaux nécessaires h son développement ultérieur, et se les assimile , c'est— à-dire les transforme en sa prostré substance. Cette grande fonction, qui caractérise une tècomle époque dans la vie du végétal , est connue sous
le nom de nutrition : elle comprend an certain nombre de fonctions secondaires , qui étfiblissent autant de périodes distinctes dàîls celte partie de la vie. i®. Le végétal tire SCS àliniensde hUéim (absorption onsuccion des liquides par lèid racines) ; 2^ ceis alimens sont charriés depuis les racine jusqu'aux feuilles {circulation ou marche de la sévé ascendante)^ 3.* là partie inatile àlauutrition est chassée au-dehors {transpiration) ; 4** Tair extérieur agit sur la sève ; et une partie de cet air se combine avec elle {inspiration et expiration des gaz ou respiration ; élabo— ration'de la sévè ) ; 5" la sève changée en nouveaux sucs redescend des feuilles aux racines , et nourrit toutes les parties de la plante {marche de la sève descendante et ao' croissement du végétal) ; 6^ la petite quantité de ces sucs qui est inutile à la nutrition en est sépai'ée pour des usages particuliers ou pour être rejetée au-dehors ( sécrétions et excrétions).
IVous avons déjà dit que c'est par les extrémités de leurs fibres les plus déliées que les racines absorbent dans l'intérieur de la terre les matériaux qui doivent servir à nourrir le végétal. Aucuue molécule nutritive n'arrive dans la plante , à moins d'être dissoute ou du moins charriée par Teau. Or , tous les tissus végétaux ont la propriété d'attirer l'eau avec focce jusqu'à ce qu'ils soient,
{)Our ainsi dire, en équilibre d'humidité avec les corps qui es environnent. Cette action des végétaux est connue sous le nom de succion. Les feuilles plongées dans une atmosphère humide absorbent l'eau , principalement par leur face inférieure. Toutes les parties vertes des plantes jouissent de la même faculté ; mais c'est surtout dans les racines que cette force de succion est la plus considérable. Aussi est-ce la terre qui fournit le plus abondamment à la nourriture de la plupart des plantes. Cependant il en est qui végètent très-bien dans un sol aride et qui ont de faibles racines ; celles-là se nourrissent presque exclusivement aux dépens de Thumidité atmosphérique, qu'elles absorbent par toutes leurs parties aériennes; c'est ce qu'on remarque surtout dans les plantes grasses ou à feuilles épaisses et chai*nucs. Les substances nutritives que l'eau sert à introduire dans les végétaux sont
19» ) loe t;arboiii<{uc , les L-U^iiiens de l'air , et différentes BOtnbii taisons salines , terreuses et métalliques. Puisque la plus graade partie de la nourriture des ^'riantes est absorbée par les racines et par les feuilles à J ' l'état de dissolution dans l'eau , il doit exister datu l'ia- • térieoi du tissu végétal un liquide particnlier en monve~ I ineot el destiné ;i porter cette nourriture dans toutes les n 'parties de la plante. Ce liquide, qui est Iraasparent et L-Hneolore, porte le nom de le'i-e ou de lymphe. Celle qui ^'^-iMt pompée par les racines , et qui est de beaucoup la "^lus abondante , tend continuellement à monter par le Ojrps ligneux , vers les parties foliact^s ; elle est comme Aspirée en haut parles feuilles , et latéralement par l'en- I "Veloppe herbacée. Cette ascension de la sève a lieu avec ' one force considérable ; mais il est des circonstances et des époques déterminées où la vitesse et U quantité de la sève augmentent d'une manière sensible. En général la chaleur accélère son mouvement, tandis que le firoid le ralentit. Dans les plantes vivaces , c'est à l'entrée du ' '.printemps , et avant la naissance d'aucune feuille , qu'a ' *lîeu la première augmentation de la sève ascendante , on ce qu'on nomme la sève dit printi-mps. A celte époque , les plantes ligneuses tirent du sol une quantité' deau considérable, quise mélange avccle fluide nourricier dont alors toutes leurs parties sont gorgées; celte séve'particuliëre est très^-abondaate dans certains arbres, comme la vigne , où elle a reçu le'nom ampleurs. La seconde époque où la sève augmente d'tme manière irès-sensiËle, dans nos climats , a lien vers le mois d'août : aussi les cultivateurs la nomment-ils la sève d'août. Il est à remarquer que la sève du printemps correspond à Tépoque où les boutons de l'année précédente tendent à se développer , et celle d'août à l époque où les boutons de l'année suivante commencentà poindre; comme si ces boulons, dont te développement n'est dû qu'à l'afflux de la sève, attiraient à eux ce fluide nourricier , et par là activûent son ascension. La sève , en même temps qu'elle est sollicitée à monter par l'intérieur de l'arbre, tend à se répandre de proche en prochedansles couches ei tèrieures, et cela d'autant plus que son mouvement ascensionnel est
plus nlenlL Lorsque la sève est pairenue vers les exlrêmites des branches, elle se répand daas les feuiUes où die ^mNiTe par Taction de l'air et de la lomière des modifications remarquables , se transforme en un nooTesu soc nourricier , qui redescend pendant la nuit des feuiUes Tera les racines i travers l'écorce. C'est ce qu'on nomme la wéve descendante. Biais avant d'étudier la marche et les usages de ce nouveau suc, auquel donne lieu la sève ascendante par son élaboration dans les feuiUes , disons quelques mots des changemens que cette sève y a subis sons l'influence de l'air, de la chaleur et de la lumière.
Le premier effet que la sève éprouve , lorsque parvenue dans tes parties foliacées de la plante , elle se trouve en contact fMresque immédiat avec l'atmosphère , c'est de perdre sons, forme de vapeur la plus grande partie de Tean qui a servi de véhicule aux substances nutritives qu'elle contient. Ce phénomène est connu sous le nom de transpiraJdon. Lorsque la transpiration est modérée, chaque goutelette d eau qui arrive à la superficie de la feuille s'évapore entièrement, et la transpiration est insensible ; mais , s'il arrive une trop grande quantité de liquide à la surface de la feuille, l'evaporation ne peut plus avoir lieu subitement, et l'on voit alors ce liquide suinter sous forme de gouttes extrêmement petites à la sommité de la feuille et surtout à l'extrémité des nervures : ces gouttes , remarquables par leur Umpidité , se réunissent souvent plusieurs ensemble , et deviennent alors d'un volume très-apparent. Une quantité d'eau assez notable s'amasse ainsi à la surface aes feuilles de chou, de pavot. Elle n'est pas produite par la rosée ; car elle se forme encore lorsqu'on intercepte toute communication de la plante avec l'air ambiant , en la recouvrant d'une cloche , et avec la surface.de la terre, eu appliquant sur celle-ci une plaque de plomb percée dans son milieu pour laisser passer la tige.
Le second effet consiste dans le résultat des actions de l'atmosphère sur toutes les parties vertes des plantes , et principalement sur les feuilles. Pendant la nuit, les feuilles absorbent ou inspirent de l'oxigène , lequel se
Sorte sur le carbone qui est entré dans la sève asceu* ante à l'état de matière soluble- végétale ou a
' '^ ie tmnsfonne en acide carbonique soluble , qui est ensuite décompost.' par la lumière solaire. Pendant le joui', les feuilles absorbent de l'acide carbonique, et «xspiffnide l'oxîgène : cet oïigèneprovient delà de'comporation dans le parencbyme des feuilles , et par l'effet ie la lumière solaire , de l'acide carbonique , tant de ^ielni qui est absorbé directement par la plante que de «élut qui s'est formé peudant la nuit aux dépens de l'oxigène (le l'air ; le carbone devenu libre dans le suc descendant est susceptible alors d'être fixe' immédiatement dans le végétal , et la plus grande partie del'oxigène qui |»tovJent]de cette dcconipositioaestrejctéeau-debors.La couleur verte des plantes paraît provenir de la décompta ^lion de l'acide carbonique et de la fixation du carbone, et comme cet effet n'a lieu que par l'intermédiaire de la lumière on voit que celle-ci a une grande influence sur la coloration et sur la imtrition des végétaux. Les plantes qui se développent à l'obscurité s'étiolent, c'est-à-dire deviennent blanches et sont plus grêles, plus aqueuseset plus allongées qu'elles ne le seraient, si elles étaient exposées à la lumière solaire.
Quant aux parties des plantes qui sont colorées autrement qu'en vert , elles ne s'assimilent point l'oxîgène de l'air; mais soit de jour, soit de unit, cet oxigëne s'empare d'une partie de leur carbone qui est surahondante et reforme ainsi de l'acide carbonique.
Les végétaux vicient l'air dans lequel ils vivent , parce que leurs parties vertes inspirent pendant la nuit une certaine quantité d'oxigène , qu'elles ne rendent pas complètement pendant Te jour , et parce que les parties qui ne sont pas vertes forment de l'acide carbonique aux aépens de leur propre substance. D'un autre côté , les végétaux purifient 1 air en décomposant l'acide carbonique formé aux dépens de leur substance , et<:elui qui leur arrive dissous dans l'air ou dans l'eau. L'effet total de la vésétation consistant visiblement dans une augmentation de la masse de carbone fixé dans les plantes , et le carbone n'y arrivant que par la décomposition de l'acide carbonique de l'air, ilest clair que les végétaux vivaces, considérés^ en général, tendent à diminuer la quantilé d'acide carbonique de l'atmosphère et à augmenter celle
de Foxigène. Mais la respiration des animaux et la c. bastion tendant à produire un effet tout contraire , il eu résulte des proportions de ces gaz sensiblement permanentes dans Vair atmosphérique.
La séye ou la 1 jmpne , après avoir été élaborée dans les feuilles par l'action de l'air et de la lumière , est devenue propre à s'assimiler aux diverses parties du végétal , et par conséquent à servir immédiatement à leur nutrition. Elle forme alors ce que l'on a nommé le suc nourricier y la vraie sève ou sève descendante. Son prij^cipal mouvement est en sens inverse de celui de la lym-
She j c'est-à-dire qu'elle tend, à descendre , ou se diriger es feuilles vers les racines. On s'assure de cette direction en faisant au tronc d'un arbre dicotylédon une forte ligature ou une section transversale. On voit alors que les sucs ne peuvent redescendre , et que s'accumulant au-dessus de la ligature , ils y forment un bourrelet circulaire 'qm devient de plus en plus saillant. On remarque de plus que la partie du tronc située au-dessous de la ligature cesse de s'accroître » et qu'aucune couche circiflaire nouvelle ne s'ajoute à celles (|ui existaient déjà ; parce que le suc nourricier ne peut y parvenir. Ce^fait prouve donc que c'est à la sève descendante qu'est dû l'accroissement du végétal. Cette sève circule principalement dans les parties de la tige , où s'opèrent de nou velleAouches, c est-à-dire le long de l'écorce et de l'aubier. Elle recouvre la surface interne de Tune et la surface externe de l'autre, d'tme couche de liquide, qui devient de plus en plus visaueux et prend alors le nom de cambium. Bientôt les hneamcns de l'organisation apparaiflSjent dans ce liquide , et il* se forme de nouvelles fibres qui prennent ae la consistance ; c'est ainsi que croissent en diamètre les tiges de nos arbres.
La sëve descendante n'est pas de la même nature dans tous les végétaux. Il en est aans lesquels elle forme un suc blanc et laiteux , comme dans les euphorbes ; dans d'autres y c'est un suc jaunâtre , comme dans les pavots. Dans les conifères , elle est plus ou moins résineuse.
Le suc descendant ne sert pas seulement à la nutrition : il fournit encore différentes matières qui sont sécrétées ou séparées de sa masse , et élaborées ensuite par des or-
ffmeë par^culiers. La plupart de ces matièreB sont ensuite rejeléesau-deliors et constituent ce que l'on nomme les déjections ou vxcrétioas des plantes. La nature de ces matières est très-varice. Ce sont tantôt des substances galeuses , comme les huiles volatiles qui produisent les odeurs des plantes; tantôt des fluidtrs plus ou moins ^ais, susceptibles quelquefois de se condenser et de se solidifier , telles sont les transsudations de gommes , de résines , de manne , de caouicLouc qu'on tire de certains arbres ; les matièn^s sucrées , les huiles fixes , la cire , tes sucs acides, etc. Ainsi la fiaxinelle émet, à la Eu des beaux jours de l'été, une vapeur qui s'enflamme lorsqu'on en approche une lumière; quelques espèces de frênes laissent suinter un liquide épais et sucré , qui par l'action de l'air se concrète et forme la manne; les pins, les sapins , et en général tous les arlircs de la familfe des conifères , fournissent des quantités considérables de matières résineuses ; beaucoup) de végétaux donnent une grande quantité de cive, etc. '
is l'imériear àa F3 particQliérci,
qoï provienDCDt de l'élRboTation de la sève, et qa'on peut obicoir par Qoc aoaljte chirDiqae ou mécanique, telles qu'elle] existaient pendant la vie. Cn matières, dont qnelqnea-nnes ont, aprii Inn •xmctioa, les propriélii g^iénles du lalulaiicea inorgaûqno, «ont compoaie* de carbone , d'oxigène et d'h^dnigéne , dam dM |iropoTlioiu différente] ; et pliuiean renferment en ontre de l'atote ■ on les i^nde comme lei malérianx oonjEitnana oa lea prindpBi immédiat! des TÉgétsiix. Nons citerons ici tes plus remarquable* et le> plus importantes ponr leurs niagea.
Las huUeafixti sont des substancei combostiblea , insolnbler dans l'ean, et formant des saiom avec les alcalis. On les tmore dans le* frnita et princfpilemenl dam lea graines de pjasieura plantes; on bs ditise en kuîlei gmiiti qui s'épaississent i l'air, et deviennent opaques [comme celles d'olive, d'amande donce , de &ine , de colaa, M*.}, et cn hailts ticcalirci , qui se dcMèchenl sans perdm leur Iran^imce, il la manière des Terni* ( comme celles de lin , de noia, d« pavot ou d'oeiUetie, de cbeneiis, etc.]. iMctrt desTégétanz, analo-
■gne k celle des abeilles, ne difrère d'ane haile lise qn'en ce qa'ella est solide i la températare ordinaire; elle se montre snr les pnuH», le* orange* , les feuilles de cbon, etc., en pooasière glanque, très^à^ (Or le (rnit da drier, et le tronc de certains palmiera , en coma»
ipaÏÊÊ» I file «ert k pi^tena U* v^tnu di l'aciim sBjaiUe i*
% m. De la reproduction.
On nomme reproduction la fonctioa par laquelle un végétal produit des êtres parfaitement semblables à lui*
rbimiidité. Le benrre de cacao est encore une sol>stance dn même génie» i^ sorte d^oile concrète d'an blanc-jannâtre , qae l'on obtient de rtmande da cacaoyer : les hitiies nfoUuiles sont beaucoup pins T^pandoes qoe les hoiles fixes , et se rencontrent dans tontes les parties des plantes. Elles ressemblent aux bniles , mais s'en distinguent par âne odeur forte, une légère solubilité dans l'ean, et par la propriété de se volatiliser sans décomposition ( ex. : huile de térébenthine)* On les emploie dans la peinture on comme parfums. La plupart des matières odorantes on des arômes sont dues à ces huiles volatilisées; on en tronve dans l'écorce de la canelle, dans les fboilles des InUées y idans les enveloppes dn frnit des citrons et des oranges. Le eainphre a beaucoup d'analogie avec les huiles volatiles , c'est une matière solide , incolore , transparente , très-odorante et très-inflammable; on Pobtient par la distillation dn bois de certaines espèces de lanrier.Les résines composent nn genre de substances çpii ont pour caractères communs d'être sèches, cassantes, insolubles dans l'eau, sokdbles dans l'esprit de vin, susceptibles de se ramollir à une fiable chaleur, et très-inÎBammables. Les résines mêlées è des huiles volatiles et à l'acide qu'on tronve dans le benjoin (acide benzoïque) forment les touney, substances odorantes et inflammables.' Le nombre des résines et des baomea est très-considérable ; nous citerons parmi les premières : le gondron et la poix , la colophane, le mastic, le sangdragon, la fandaraqne, la résine copale, la résine élémi; parmi les baumes, le beiqoin , le storax, le baume de la Mecque , celui du Péroo , de Tohi, etc. Les gommes composent un genre de substances qui ont pour caractères commnns d'être solides , sans odeur ni saveur, insolnbles dans l'esprit de vin, et de former avec Tean nne certaine visco«ité , appelée mucilage. On. les observe dans diverses parties des végétaox, telles que les graines, les écorces, les racines; les plus remarquables sont la gomme arabique et la gomme adragante. I^s gommet^résines sont des mélanges de substances gommeusea et de substances résineuses : elles participent des propriétés des unes et des antres , car elles sont en partie solubles dans Tesprit de vin , et en partie dans l'ean; telles sont l'assafétida , la gomme ammoniaque, l'aloës et la gomme-gntte. Le caoutchouc on gomme-élastique , qui décoole en sac laiteux de plusieurs arbres de la zone équatoriale , n*est ni une résine, ni nne gomme; c'est nne matière particulière, qoi est insoluble dans l'ean et dans l'esprit de vin , qui se coagule ii l'air, brunit, prend l'apparence du cuir, et acquiert nne prodi£[iease âattidté. EUe est fodble et très-combustible. Les sucres sont des caV
^Wtnie, qui doivent renouveler et perpétuer son espèce. Il existe daos les végétaux deux modes de reproduc-
lési d'one uvtnr donc?, et solnblea diiu l'eaa et dans Vtf
; on les reinooim dam de» jwrtltrs tréwlifférentea dft
légélaai, ullcs qne les fleuri, les fiTiiU, les raoinï», les tigea, Oo
CD diiltDgDo plnsïeucj «pèees, paimi lesqiiellea sont 3e siutre àa .
' ' ■ ; sncie Je canne est le succe ordinaire,
I de la CBD>Wj 'e> sucrei de betterafi,
sont abaolumenl lea aitmei {)ae celai àt
est bien par, il crUlallise d'npe manière rë-
c sucre candi. La sncre do raisin, c{a'oa~ei'
lellle, de l'abricot, de la ligae,a noe UTem
La monnf eit une tubsiani.'e sucrée, tréie des feoilles du milite, et do irAne i fleuc HamUon ou \ajiciile est une matièce coipposée de gcaDoles organiqnea, que Fonextrail parla Irîlnralion dans l'eaa de» racines, Inlieroiilee et tîgea de difîérentea plantes, et principalement dn graineades cercles. Chaque granule est formé d'nn tégument raembraneaXT nnférnant ialérieureinent ane labaunce d'apparence gommecae. Ia > Jicale se dépote su fond de l'esa «oui la foi-me d'une . poudra Uanche brillanle, aani aaTenr ni udenr; elle furine arec l'ean bcoA- Itnle nn mncilage, et si l'on évapore la dissolnlion, elle se prend
Les piaules cenfcrmeiil des principes acides , et d'autres qai janiuent des propriél^ alcalines. Les acides régélaui les plus remarquable* aont l'acide acétique, on s inaigre par, fourni par la fermentation d» liqDeuTS lineusea et la distillalian du bois ; les acides maltqae et diriqtie y quel'on extrait des froits, et panicDlièrcraent des pommes, de* citrons; Vacïde nxalique, qae l'on trooTC dans les feuilles de l'oieille, ï l'état de combinaison aver la potasse : il conslilue alors la sel d'oseille, dont on se aert pour enlever les taolies d'encre et de rouille de dessus le linge; Vacide uririque, que l'on Iroore à t'élal libre dans la pulpe de certains fruits , el k l'êlai de combinaison aïK U potassa dana le ius de raisin, où il consliige la crtau d« twtn; l'aeidt pnusifue , que Ton peut eiltaire des amaDdes ainke», et da relies de la ftàu , de l'abricot , de la prune , de la cerise , etc. Cest un poison Irès-aclif, il forme avec les sels oiigénés de fer, le blea de pmsje; Vacide gallique, qui produit une conteur noire aiec l'oxîde rouge de fer : on le Iroure dans la noix de galle et la plupart des écorces d'arbre; il communique la propriété astringente i la plnparl du* inbstances végélales qui le contiennent, entre autres an tannin, dont on se sert pour préparer les cuirs. Parmi les inbslancea alcaltttei,QOUi citerons la inor^Aine , qui est contenue dans l'opium , e'slli-din dâaM le anc exti^t du pavot somnifère : les sfji qu'elle torjat
tîon Irès-difFérens : la reprod action sans fécondation et la reprodaction par fécondation. Nous avons vu page 17, que les v^étaux pouvaient se multiplier à l'aide de ser* mes 9 qui prennent naissance dans tous les points de leur surface et se développent d'eux-mêmes ou par l'action des seules forces nutritives , quand ils se trouvent dans des conditions convenables. C'est là le principe de la reproduction des végétaux par bouture. Une bouture est une partie d'un végétal , qui après avoir vécu pour ainsi dire greffée sur la plante-mère , s'en sépare et continue de vi^re , mais d'une manière indépendante. C'est eu quelque sorte une continuation du même être; aussi elle le reproduit avec toutes les particularités qui lui sont propres , et loin de changer la nature de Fospèce , elle conserve de l'individu jusqu'à la moindre variété. Parmi les reproductions par boutures , on peut distinguer celles qui s opèrent naturellement, comme la sépai\ition des bulbilles et des bulbes ou tubercules ; et celles qui n'ont lieu qu'artificiellement, avec rintervention d'une force étianffère. Nous dirons quelques mots ici de ces modes artificiels de reproduction. Nous avons vu que lorsqu'une cause quelconque ralentissait dans un lieu déterminé le mouvenaent de la sève descendante ou en augmentait la quantité , il se développait vers ce point de l'écorce des germes, qui apparaissaient sous la iorme de boutons , et dont les uns produisaient des branches , les autres des racines. Par exemple, à l'aisselle de toutes les feuilles , la sève se trouve un peu retardée dans sa marche , et il s'y développe naturellement un bouton , lequel se change en branche. Cette branchepeut être considérée comme un individu distinct , qui est né sur un autre individu , auquel il emprunte sa nourriture, mais qui peut en être
avec les acides, et principalement avec Tacide acétique, sont de « poisons très*dangerenx ; la quinine, qae Ton extrait du quinquina jaone, et qai est la partie active de ce quinquina , etc. Enfin les plantes contiennent encore diverses matières colorantes, qne Von trouve tantôt dans les racines (le ronge de garance, le janne de curcuma), tantdt dans les tiges (l'hématine on principe colorant du bois de campéche, le ronge du bois de Brésil) , tantôt dans les feuille» {Viudigo du pastel), tantôt enfin dans les fleurs (le rouge du carlhame, le janne de la gande).
2c TAUTIX. ^
fépaié et se nourrir soit aux dépens du sol dans lequel on l'aura mis , soit aux dépens d'un autre indlridu sur lequel on l'aura transplanlé. C'est là le principe des moyens de multiplication des végétaux , appelés greffe, bouture, marcotte, etc.
hsgreffe c st une opération qui consiste à transplanter aur un individu , un boulon ou une branche qiù a pris uaUsance sur un autre. Pour qu'elle réussi.tse il faut faire en sorte que le liber de la greffe coïncide dans la plus grande partie de son étendue avec celui du sujet , c'està-dire ne l'arbre sur lequel on l'implante ; alors la soudure entre les deux écorces s'opère à l'aide du cambiuai. Une autre condition nécessaire au succès de l'opératioa, c'est qu'il y ait de l'analogie entre la sève dea deux individus; aussi remarqne-t-on que les plantes de même l^nre ou de même famille se greffent plus facilement ensemble que celles qui appartiennent à des familles différentes. La greffe est une opération très-utile i l'agricolture -. elle sert à conserver et à multiplier des Tariétés, i^i ne pourraient se reproduire au moyen de graines; elle économise le temps eu procurant promptement un grand nombre d'arbruî , qui se multiplient difficilement par un autre moyen , et en accélérant de plusieurs années la fructification de certains vége'taux. La multiplication par cajreux ou tubercules consiste à enlever et replanter les cayeux ou tubercules , que poussent latéralement les racines ou tiges souterraines des plantes bulbeuses ou tubéreuses. Dans le^ plantes dont les racines supérieures ou les branches inférieures s'étalent à la surface du sol, ces racines ou ces branch.'s poussent, d'espace en espace , des racines et des feuilles : il suffit en* ocre de séparer ces parties de la plante-mère, pour reproduire un nouvel individu ; on donne à ces productions nouvelles le nom de rejetons ou drageons.
On nomme marcotte une branche quelconque tenant a.u tronc , dont on entoure de terre l'extrémité , après y avoir pratiqué une ligature on une section , pour lui faire pousser des racines. On coupe la branche lorsqu'elle est enracinée, et l'on a ainsi un nouvel individu. Si l'on coupe la branche avant de la mettre en terre, on lui donueaioraXeaanx Ait bouture. Les peupliers, les saules.
et en général, tontes les espèces à bois t^idre et à croissance rapide, se multiplient très -facilemeot par bouture ; il n'en est pas de même des chênes , des pins et sa* pins , et généralement de tous les arbres à bois dense et résineux.
La reproduction par fécondation , c'est-à-dire par les graines > est le moyen qu'emploie le plus ordinairement m nature , et auquel elle a destiné un appareil ou un ensemble d'organes particuliers , appelés tes organes de la fructification. Une graine est un germe on embryon, qui s'est formé sur la plante-mère , qui en a tiré la nourriture pendant quelque temps , et qui ensuite est devenu libre, après avoir été fécondé^ c est-à-dire après avoir reçu le principe de la vie ou le pouvoir de se développer dans certaines circonstances , par une opération particulière nommée fécondation, La graine qui se sépare de la plaute-mère est munie d'enveloppes propres , et d'organes de nutrition ; ce n'est plus , comme ta bouture , une continuation du même être ; c'est un être nouveau qui ne ressemble à la plante qui Ta formé que dans les parties essentielles à l'espèce. La reproduction par le moyen des graines comprend cinq périodes, savoir : Xbl floraison ou le développement de la fleur ; \9. fécondation , ou l'acte par lequel te pollen de Tétamine , lancé sur le stigmate , va donner la vie aux ovules ou rudimens de graines contenus dans le pistil ; la maturation , ou le passage de l'ovaire à l'état ae fruit parfait ; la dissémination des graines mûres, et enfin \di germination , ouïe développement de ces graines.
La fleur n'est pas , comme on l'a cru pendant longtemps , un objet de simple parure pour les plantes ; eue est aune utilité réelle relativement à chaque espèce , car elle renferme les organes nécessaires à la production et à la fécondation des graines , savoir : le pistil et l'étamine. Il faut le concours de ces deux organes pour qu'une
{liante donne des graines mûres et fertiles. En effet 'expérience démontre que toutes les fleurs qui n'ont que des étamines ne donnent jamais de graines; que toutes celles qui n'ont que des pistils ne donnent de graines fertiles qu'autant qu'elles ont auprès d'elles des fleurs chargées d'étamines ; que si dans une fleur munie d'étsc-
raines et d'ua pistil , on supprime les etamincs , le pistil ne doune goint de graines fécondes ' ; et que si au contraire on coupe le pistil , la fleur ne porte aucune graine ; enfin , que si l'on répand sur le stigmate d'une fleur privée d'étamincs, le pollen d'une fleur d'une autre espace , mais voisine de la première , on obtient sDavent des ip'aines'qui produisent des individus mixtes , ou en quelque sorte intermédiaires entre ceux des deux espèces.
,,,11 est doue prouvé que l'ovaire d'une fleur est fricondé quand le pollen des étamines de cette fleur , ou de toute autre appartenant à, la même espèce , a été mis en contact avw le stigmate; les ovules se changent alors en graines il'onnaiasentdenouveaux individus parfaitement ana^auesà ceux qui les ontproduites , Les^rains denolten -^ontdepetitesyésiculesremplies d'un liquide, dans lequel
VxisWuné multitude de grains beaucoup plus petits ; c'est e/ii liquide , ou les âiûniues qu'il renferme , que l'on doil Ceg^rder comme la véritable substance fécondante. Ces
'^s, après s'être échappés des antlières, se fixent sur stigmate dont la surface est en général visqueuse ou couïerie de poils ; là ils se gonflent , se déchirent . La liqueur qu'ils coudennent imprègne le stigmate , descend jwr le style jusqu'à l'ovaire, et la fécondation a lieu. C'est au moyen de l'air que les grains de pollen sout portés de l'anihère sur le stigmate ; aussi est-ce dans l'air qme s'opère la fécondation , non seulement de toutes les Itfai^es teiTestres , mais encore des plantes aquatioues , qui presque toutes viennent fleurir à la surface de l eau, et a^ès la, fécondation, redescendent au fon^poury I II ûf'ir. leurs fruits. Comme un exemple remarquable M (.'esdermères,nousciteronsIavalUsnérie, plante dio'jque, qui est attachée au fond de l'eau et entièrement submer- . gée (voy.pl. ia,,fig i et a). Les fleurs femelles (as. j)sonl wrtëes surdeEpéiionculcs longs deplusieurs pieds et rou- ' lés en tire-bôuchon , ce qui leur permet de s allonger ou ' de se resserrer ; les fleurs mâles {Rg. 2), au contraire , sont
' C'est ce qui a lien ponr la vigne dq le lilé , lo»(|a'il pleut abonilaïuilicnL i rrpCH[ue de leur Ooraiiun, La pluie rnti-atuc Ici andièrFi, et an pant^ iiombre d'ovaires aroiienl , fente de fccondaiion. On dit alçra nilgaicrnicnt que U vigne ou !* i/é coule.
portées sur des pédoncules très-K;ourts. Au temps de lafé* condation, les fleurs femelles montent à la surface de Teau pour s'épanouir , les fleurs m Aies se détachent de leurs pédoncules , viennent pareillement s'ouvrir au-<les8Û8 d« l'eau , et se mêler aux fleurs femelles pour les féconder. Bientôt celles-ci sont ramenées au fond de l'eau pai* leurs pédoncules , qui rapprochent leurs circonvolutions , et elles y mûrissent leurs fruits.
Les signes extérieurs de la fécondation dans les plantes sont : l'ouverture des loges des anthères , rémission dupollen ,1e contact de cette poussière avec le stigmate; , et l'écoulement sur cet organe de la liqueur du pollen.
Dans les fleurs hermaphrodites , la proximité des étamines et des pistils , leur position et leur longueur rela*tive, les mouvemens qu'ils doivent exécuter à l'instant de la fécondation , tout a été calculé par la nature pour favoriser cet acte important de la vie végétale. Quand les fleurs sont droites , le stigmate est ordmairement élevé par le style à la hauteur des antlières , ou bien il reste un peu au-dessous ; lorsque les fleurs sont pendantes , le style au contraire est toujours plus long que les filets des étamines. Certaines fleurs s inclinent ou se relèvent lorsque la fécondation va avoir lieu , afin de disposer pour cet instant les stigmates à recevoir le pollen , qui tombe sur eux par son propre poids. Quand les étamines sont aussi longues que le pistil , les fleurs sont indifleremment dressées ou pendantes. Pour favoriser l'émission du pollen , et sa chute sur le stigmate , les organes fécondateurs exécutent des mouvemens très-remarquables. Souvent les anthères s'ouvrent du côté du pistil avec une sorte d'explosion , et lancent ainsi leur poussière sur cet organe ; les étamines s'approchent quelquefois du pistil au moment de l'émission , ou courbent leurs filets pour poser l'anthère sur le stigmate ; quelquefois ce sont les pistils qui se penchent du côté des étamines , etc.
Dans les plantes à fleurs unisexuelles , la fécondation paraît soumise à des circonstances bien moins favorables ; cependant, malgré la séparation, et souvent l'éloignément des deux organes f ructificateurs , la fécondation n'en a pas moins lieu. Dans les plantes monoïques , où les deux sortes de fleurs sont seulement séparées sur leniêfn'e
( ïoa ) . , les âean à elamines sont |e plus ordinairement placées au-dessus des flaurs pourvues de pistils. Dans les plantes diuïques, les ipdividus à fleurs inâles naissent ordinairement pi'ès des indiridus à fleurs remellesi les fleurs mâles sont bien plus nombreuses nue les femelles, etU ténuité de leur pollen penuel d'ailleurs auvent de les transporter , laèineà d'énormes distances ; les iusecM en volant de fleur en (lt.'ur coniribueut aussi à ce transport. Enfin , les fleurs femelles sont presque toujours rassemblées en tànes , en cbalous ou en petits faisceaux i nitmisde bi-actées ou de poils , qui arrêtent et retiennent faûlemeat le pollen. Quelquefois cepeadant, il arrive que certains tiîeds de végétaux diolques , qui croissent uin d u pays d'où leur espèce est oricinaire , et à des distances considérables de tout individu mâle , restent stériles ; mais on peut en opérer artificiellement la fe'condatioo. Gledislcb possédait k Berlin un palmier femelle^ qtii cliaque année fleurissait soits porter de fruit; il fit renir de Dresde , par la poste , du pollen d'un palmier ) Siùle , le répandit sur les stigmates du palmier jeiuelle, et celui-ci porta des fruits pour la première fois *.
Lorsque la fécondation l'si athevée, les sucs nourriciers qui se portaient également sur toutes les parties de la fleur cessent d'alimenter d'abord les étamines, puisla corolle, et souvent aussi les styles et le calice; ils se jettent tops sur l'ovaire. Les étamines se dessèchent et tombent t la corolle se fane et subit le même sort ; il en est de même en général des folioles du calice, du stigmate et du style. L ovaire spul p«j-siste , se développe et prend rfors le nom de/™(f. Celui-ci commence à grossir, c'est l'époque de la maturation , ou de la fructification pn>prement dite , qui comprand tout le tempe écoulé d^poïs la fécondation jusqu'à, u dissémination des graines- Lorsque le fruit est parvenu à son dernier degré de perfeotton , il s'ouvre le plus oi-dinairement , et les graines qu'il renferme rompant les liens qui les retenaient, se disper-
' BJrodote npporte epe 3< son tenips les figjptî»ni stdaient k I» ttcondalion dca dalli<TS frmèlUs en secunaat aa-deains do r*rbn, t l^poqne de réptnoDiisemeitt, du lamcinx chaigÉe de flenrt taiitt. Celtepi9lifiWMt<aitcorceQiiMgedf noijoBn duia (ont l'Orient.
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sent naturellement à la surface de la terre. Ce moment de la dissémination marque le ternie de la vie des plantes annuelles, et la suspension de la végétation dans les plantes vivaceç. La fécondité des plantes, c'est-à-dire le grand nombre de graines qu'elles produisent, étonne rimagination ; on a compte 2,000 graines sur un seul pied de maïs, 49000 sur un pied de soleil, 18,000 sur un pied d'orge, 3, 200 sur un pied de pavot, et jusqu'à 36o,ooo sur un seul pied de tabac. La multitude des semences qui se dispersent de toutes parts après la maturation , est si prodigieuse , que , suivant le calcul qui en a été (ait , le produit complet d'un terrain de quelques lieues dé contour pourrait suffire , au bout de quelques années , pour peupler de végétaux la surface entière du globe.
Mais la nature, sage et prévoyante, a mis des bornes à cette énorme multiplication des végétaux. Une partie seulement de leurs graines parvient à germer, et sert ainsi à assurer la conservation des espèces ; une autre partie sert à nounir les animaux ou à divers usages d'ë* conomie. Enfin, une grande quantité périt faute de cir» constances favorables à leur développement.
Plusieurs causas tendent à favoriser la dissémination naturelle des graines ; parmi ces causes , les unes sont inhérentes à la plante , les autres dépendent uniquement d'agens extérieurs , tels que les vents , les eaux et les ani* maux de toute espèce. Les premières sont l'élasticité des péricarpes , et la légèreté de la plupart des graines. Dans beaucoup de fruits déhiscens , les valves se séparent subitement avec force , et lancent les graines à des distances plus ou moins considérables. Dans un gi'and nombre de plantes , les graines sont fines et légères , et peuvent être jfacilement emportées par les vents ; d'autres sont pourvues d'ailes ou de couronnes , qui les rendent plus légères en augmentant leur surface, ou bien sont surmontées d'aigrettes, dont les filets venant à s'écarter, leur servent de leviers pour sortir du péricarpe , et de parachute pour se soutenir dans l'atmosphère. Les fleuves, les courans des mers transportent au loin les fruits des végétaux qui croissent sur leurs bords ou dans leur sein ; enfin l'homme et les différens animaux sont encore des moyens de dis*
s^mtnation pour lc3 gia'tnes ; les unes n'accrochent £k leurs vêtemens ou à leurs toisons, à l'aide des croclicts dont elles sont pourvues , les autres sont transporte'es dans les lieux qu'ifs habitent, pour leur servir de nourriture, et celles qu'ils ne digèrent pas on qu'ils abandonnent s'y iicveloppent lorsqu'elles se trouvent dans des cireon- -Btances favorables. Les oiseaux, les quadrupèdes sont, Aorameoiilesait, de grands consommateurs de graines; mais elles sont trop nombreuses pour qu'ib paissent les 'dévorer toutes ; et d'ailleurs il en est auxquelles ils ne toaclient jamais à cause des sucs corrosifs dont leur tissu est rempli, et d'autres qui échappent à leur voracité, à cause de la dureté de leurs enveloppes ou des e'pines dont elles sont hérissées.
Une graini" mûre , qui s'est détache'e naturellement de Ja plante-mère, forme un être distinct, animé d'une vie qui lui est propre, mais qui reste dans un état de torpeur jusqu à ce que les cîv constances extérieures auxt celles il sera soumis lui permettent de se dérelopper W^ d'entrer en germination; nous avons dit en quoi consistait ce phe'nomènc qui commence la vie végétale. La surface de la terre est imprégnée de graines qui y sont comme en dépôt , et qui n'attendent pour germer qu'une occasion favorable. Les graines perdent par le temps leur faculté germinative , mais it en est qui la conservent pendant un nombre d'années considérable. Toutes les gaines, mises dans des conditions convenables , ne germent pas avec la même rapidité : quelques-unes lèvent au bout de deux ou trois jours , d'autres en exigent un plus grand nombre, d'autres enfin ne se développent qu'un ou deux ans après avoir été mises en terre.