PARTIS
d'animaiu , et <}ui paraissent ainsi lui être propres. Un poil ac compose d'un bulbe producteur implanté dam ledeniu' on dans la combe musculaire, i^t d'une pariie produite oui est un rdamcut ilc substance coruce. La cavité interieuro du bulhc est remplie d'une pulpe vivante , et les niole'cules de matière coraée sont excrëtpes par celle pulpe , et par la pnrai interne du bulbe. Cei molécules se disposent par coucbes coni(|uc5, qui boijI continuellement vepoussécs au dehors , en sorte que li pod consiste en une série de cônes emboîtes , et produiis successivement par un organe qui cncxhale la mativre el qui eu est le moule. Cet etfet continue tant que dure Li force productive du bulbe, et comme cette force vu d'abord en augmentant, et qu'ensniie die diminue, il en résulte qu'A une certaine époque le poil a la forme d« deus cilnes très-nllongés , et adossés base à base t il an lient plus, pour ainsi dire, à la peau que par un point Le bulbe alors s'est resserré sur lui-même , et a perdu •oh activité pour un temps; le poit tombe, tuais nour rc- B^lre ensuite ■■ c'est lepbénomène de la mue. A 1 époqni de la vieillesse, le bulbe meurt ou s'évanouit entièrement , Cl le poil tonibt' encore , mnis pour toujour.';, I.t poil, à mcsuic qu'il sort de b peau, ciitraiue avec lui une portion d'épidernie qui forme à sa base une sorte gaine. Cette coucbe se détaclie petit à petit sous fomw d'écaillés pellucides et farineuses. Le poil est quelquefois formé de deux substances, l'une Lia ne be et spongictueà l'intérieur, Tautre coiuée, dure et colorée diversement A l'extérieur; le plus souvent il n'est composé que de cette substance dure. L'âge, le sexe, et le climat surtout, ont beaucoup d'influence sur la nature el ■ur la coloration des poils. Ceux-ci prennent , selon leur forme» leur solidité ou leur grosseur , les noms diveri de piquons , de toiej , de erïns , de laine , etc. ,
Un bulbe isolé donne naissance à un seul filament corné', qui est toujours libre : c'est un poil simple , oa
E3il proprement dit. Mais souvent un grand nombre di ulbes se disposent par séries ou rangées , de manière à produire des parties cornées qui se réunissent en s'agglutiiiant, pour former un seul tout d'une forme variabh sclo^t la disposUion \irin)itive des bulbes : c'est
alors an poil composé, susceptible de se réduire par la macération, ou autrement, en un très-grand nombre de poils simples. Telle est l'origine de ces productions cornées , qui arment certaines parties du corps des anî^ maux , tels que les corne/ , les ongles , les sahoù,
2^. Dans les oiseaux. La peau est toujours Composée des mêmes parties que nous avons distinguées dans celle des mammifères. Mais en général le derme y est beau*coup moins épais; Tépideime est très-mince dans les parties recouvertes de plumes , et au contraire très-développé dans les parties nues , où il se dispose par plaques en forme d'écaillés. Le principal caractère de l'enveloppe cutanée consiste encore ici -dans une sorte particulière de tégument , produite par l'appareil glanduleux, c'est-à-^ire dans les plumes ^ .organes analogues aux poils , mais accommodés aux fonctions qu'ils doivent remplir. Une plume se compose, comme le poil , d'une partie productrice (capsule oubulbe) et d'une partie produite ue nature cornée (plume proprement dite), formée d^tm tube , que surmonte une tige , sur le côté de laoaelle sont des barbes garnies elles-mêmes de barbules. Le bulbe d'une plume est en général beaucoup plus gros , plus actif, et d'une sti^ucture plus compliquée que celui d un poil. Lorsqu'une plume commence à croitre , elle «st d'abord recouverte d'une gaine épidermique , qui sort comme un petit tube &oir , et qui est fermée de toutes parts , exceptée à son extrémité implantée dans la peau. Cette gaine renferme un cylindre d'une matière pulpeuse et vivante , terminé par un sommet conique plus dure que le reste. Si l'on ouvre cette gaine longitudinalement, on trouve, entre sa face interne et la pulpe, les rudimens des premières barbesdans un grand état de mollesse : ces barbes ou filamens enveloppent le cylindi*e , r^loyés obliquement et de bas en haut autour de lui. Èientôt la gaine épidermique se fend , le cylindre pulpeux se décoiffe en perdant son sommet conique , et Von voit sortir l'extrémité de la plume , dont les barbes se développent et durcissent à l'air , ainsi que le rudiment de tige qui les porte et qui se compose d'une matière cornée à l'extérieur, produite par ki paroi interne de la gaine, et d'une matière bianche ^ tpon-
^, . B à l'intérieur, déposée par le bulbe. Le cylintlK
l^ilJpeux croit ea longueur par sa base . et conliiiue de
Wttv, de développer de iiouvi;lLes barbes , et de doiL-
r de l'accroissenient i^ la lige par sa partie iuCénean.
mesure qa'îl croît lui-niènic par l'une du ses extrenji-
^, il se détruit par l'auii'e, ainsi que la gaine, cpitsc
I 4?P^I>^ f^' totnbe par écailles. Lomiue la Itune delà
I ^wne est formée , l'activité du bulbe auiiinue ; la gaine
* tpulfiflù conserve la sienne plus long-temps que \t
k pnlpc I ce qui fait que la racine n'olTre plus qu'un tiibc
rw tneiière cornée ; et comme La pulpe continue daa»
[• ft tube se dessèche et se retire graduKliuinent sur ell&-
léinc, elle Laisse dans l'iulécicui- ces cloisoDs membra-
nu?ii qui eonstiluent ce qu'où a^ipelle vulgniremeol
' V4iHe de la plume. Bientôt enfin l'extrémité inférieure
^ tube se ferme , et le moment de la cliute do la pliune
Mt arrive.
Les barbes sont elles-mêmes , en quelque sorie , de ,ietites pluDies, c'est-à-dire qu'elles ont une tige, de duqae c6té de laquelle il j a des barbules qui se subdivisent encore. Ces barbules s'accrochcot entre elles, de manière k réunir les bai lies , <.'t à former ainsi un (oui plus ou moins résistant , et impeiniéoble à l'nir.
Uo second caracière que présentent les oiseaux con- ■igte dans une nouvelle production cornée qui revêt leurs mâchoires , et tient beu des dents : c'est ce que l'on npmme le bec , dont la forme varie non seul^nent dans ciiaque genre , mais encore dans cliacune des espèces <{uile composent.
3'. Dans les reptiles. La classe des reptiles se partage en deux sections, relativement aux modificalionsdereunloppe extérieure ; parmi ces animaux , en effet , lei vpt ont la peau garni d'écaiUes dure^ , tes autres ont la peau molle et lout-à fait nue. Examinons d'abord h première section, celle des reptiles écnilleux. Dans cet animaux , le derme est toujours fort adhérent à la coudre musculeuse ou même osseuse sous jaccnte ; il est ordinairement irès-dense ; et dans ceriaiuus parties ou il jEorme des saillies ou des rephs, il est solidlKé par un épidémie coraé , très-développé, ([ui oflVe alors la dii- ^KifftioR) de.pUq^ues. ou d'écùlles , entre lesquelles »'ar
fonte et se moule un épiderme beaucoup pjus mince. Ces-écaitles épidermiques différent j parla n^anière dont elles se développent, des écailles que Ton observe sur quelques mammifères y et qui ne soLit que des espèces d'ongles plnts, et^de celles qui caractérisent la peau des poissons. Elles varient beaucoup dans leur nombre, dans leur forme et dans leur disposition, suivant les genres. Ce sont tantôt des plaques formant des compai^ timens réguliers ou disposées par bandes; tantôt deè tubercules distans , tantôt de véritables écailles qui se recouvrent comme des tuiles , à la manière de celles des poissons. La peau des reptiles écailleux offre une partît cularité remarquable : c'est que sa partie épidermique se renouvelle souvent toute entière de manière que l'animal peut se dépouiller de son ancien épiderme, et il en sort comme d'une sorte de gaine qui représcnt;^ exactement la forme de sou corps (ex. : les serpens ). Dans les reptiles de la seconde section , la peau est nue , c'està-dire dépourvue de tout tégument corné , et même de véritable épiderme ; les cryptes y sont très-développé^ et entretiennent une mucosité à la surface ; en un mot la peau prend la plupart des caractères des membranes muqueuses , ce qui tient à ce que ces animaux vivent pour la plupart dans l'eau ou dans des lieux humideji (les grenouilles , les salamandres) .
4®. Dans les poissons. Le derme est en général adhérent aux tissus sous-jacens , et par conséquent il n'y â point de véritable peaussier. Le corps muqueux est remarquable par ses couleurs métalloïdes ou nacrées. L'épiderme proprement dit est très-mince ou peut-être mil ; il est représenté toutefois par une simpl&mucosité , qiii lubréfie le corps du poisson , et s'oppose à la macération qu'il éprouverait par son séjour danâ l'eau. Mais le principal caractère de la peau des poissons consiste dans les écailles d'une nature particulière qui se développent à la superficie du derme et dans le tissu muqueux. G« sont de petites lames de substance cornée qui se recour vrent comme des tuiles , et qui sont comme renfermées dans une sotte de poche ti-ès-aplatie , formée par le réseau vasculaire et le pigmentum , et qu'il faut déchirer pour les en faire sortir. Du tôté externe elles sont recou-
▼ertei d'an enduit cle malière eoloranle qui offre l'as- {icct d'une laine dori^e ou nr^^uline ; du cdté interne, elles adliëreot plus ou moins fortement au nîseau Tnsculaire , qui semble ks produire par transsudaiMn. Le cas d'une peau régulièrement squammense , comme nous Tenons de le dire , est le plus généi-al ; mais il oSn: un grand nouibre d'c^iceptions. La peau est quetijuefois nue, du moins en apparence, et visqueuse (comme dans tel lamproies , les anguilles] ; quelquefois elle est reconvertc d'un cpiderrae lisse (comme dans les niaquei-enuit); dans d'autres cas, les écailles sont remplacées par dis plaques osseuses , des espèces d'écussons ou de comparlimens repliera qui se réunissent par leurs bords , en fiirmattt comme des mosniques; la peau est quelquefois armée de tubenules épineux ou d'aiguillons ( les diodous); dansla raie bouclée, ce sont des pointes reconrhéps qui ont une base ronde, blanche et opaque , et en parue creuse. Dans d'autres genres (les squales , par ex.) Ia peau est recouverte de petites tubercules exlrêmemeni durs, très-rapproche'sles uns des autres et rudes au toucher, c'est ce qu'on appelle vulgairement peau de chien
Il est encore mi caractère que nous offre l'envelopr'' extérieure des poissons. Ou sait que dans ces animaux les principaux organes du mouvement sont des nagepircs. Parmi ces nageoii'es , il eu est qui sont disposées pav paires sur les cùiés du corps, au nombre de quatre na plus , et qui repi'ésenletit les membres des animaux de^ classes supérieures ; ce sont les nageoires proprement dites. Mais indépendamment de ces nageoires, il eu e^t d'autres qu'on nomme nageoires impaires , parce qu'elles sont uniques poitr chaque partie du corps et situées verticalement dans la ligne moyenne ; ce ne sont que d's expansions de la peau , qui queli|uefois restent molles el le plus souvent sont soutenues par des rayons de naluie osseuse.
De la peau dam lei animaux lans vertèbres.
\*. Dans les animaux articulés. Le principal caractère que présente la peau, c'est de s'être plus ou moinssuli-
dlfiëc pour fournir un point d'appui aux muscles, d'éirc alternativement dure et flexible , c'est-à-dire de présenter des parties solides entrecoupées de parties plus molles , en sorte que le tronc et les appendices seniMent avoir été fracturés en différentes pièces circulaires qui peuvent jouer les unes sur les autres. Ces- pièces solides se nomiuent des anneaux ou articles ; et de là le nom à^arumaux articulés que Ton a donné aux animaux dont la peau offre ce caractère, et celui d*insectes que l'on donne plus particulièrement à un grand nombre d'entre eux. Cette solidification partielle de la peau a lieu quelquefois dans l'épiderme , mais le plus souvent c'est dans le derme lui-mêtne et seulement dans sa couche superficielle. Elle est due tantôt à une substance cornée qui s'y dépose et se durcit en se desséchant , tantôt à de la matière calcaire. Les couches profondes du derme sont restées membraneuses , et tant que l'animal n'a pas atteint toute sa croissance , comme la couche encroûtée qui le recouvre ne pourrait s'étendre pour se prêter à son accroissement , il arrive qu'à mesure que cet animal augmente de volume , et à des époques difl'érentes pour chaque espèce, il quitte son test solide, dont il sort comme d'un fourreau. Ce test est renouvelé par nriv. nouvelle couche de derme , qui s'est encroûtée comme la précédente, et qui , se détachant des couches sousjacentes, tombe à son tour, et ainsi de suite. La partie qui tombe entraîne avec elle tout ce qui était au-dessus, savoir la matière colorante et l'épiderme qui existent et se prolongent tant sur les parties de la peau qui se solidifient que sur celles qui ne s'encroûtent pas. Dans les insectes à l'élat de larve ou de chenille , le derme fest ii)4nceetàpeine distinct; l'épiderme est au contraire fort épais , surtout dans les endroits de la peau qui forment les anneaux , et à certaines époques il est composé de deux couches dont l'externe est plus dure : c'est cette couche épidermique qui est rejetée par l'animal , à mesure qu'il s'accroît. Quant aux différences que présente la peau dans le groupe des animaux articulés , on peut dire en général que moins un animal est élevé dans la série et plus son enveloppe est molle. Son degré de dureté dépend aussi beaucoup de l'âge de l'animal , ou de
( aoo, ) .îEpIiti ou molasavancé de dcveloppcinent, si c'est aas espèce à iiiciamoi'plioscs. La pi'au preseuie cucoie cela lie pailiculici' dans ce gi-oupc , c'est an'elle dostic quelqut^lois nnUsancc k des prodiitztions pilifonnea nui couvrent [oui rtipidenne (ex. ; les clinalllcs) , ou à uns eipansIoDS pailiculières , k des apptii<lices se i- vaut au vol , cL qu'on nomii»: ailes (ex. : les papillons]. Ces ailei sont lecouvertes dn pelîles e*-'ailles farini^uses, ornées (Je» couleurs les plus vives et les plus variée»,
2". Van* les animaux mollusques. Toutes les parties eoseutieUcs de Li peau sont g^uiéialeiiieul coufomluca entre elles. et avec la Tibre musculaire, au point qu'il est impossible df les distinguer. Ce n'est guère que dans les luollusipies les plus élevés (les seicLes, par en.) que l'on parvient à rccounaitre un vcritaLlc derme. Daus tous les animaiix de cette division la peau est remarquable par sa mollt^sc , sa mucosili.', sa grande sensibilité', et une CDDtractitité telle qu'elle est mobile dans tous seepoiolt et en tous sens. Cette peau est souvent plus développée qu'il ae surail rigouri:uReineiit ue'cessaïre pour entourée le corps de l'oniinaf; elle forme de» replis qui setnbbûit
ou ti; uoDi à culte «xpoiuiou exiraordiiiaire de la peau des iiioIlusqui:s. Un autre caractère non mollis singulier quenousoltre h peau d'uu grand noud^i'edecesanimam:, c'est qu'il se dépose parfois dans son intérieur , etprobableiaent dans 1 épaisseur du derme , le plus souvent daaf la partie la plus extérieure, iutinédiateiuent au-dessoiu du pignuentuin et de la couche ûpideiinique , une malièie muqueuse , enlraîiianl avec elle une quantité plus ou muifis grande de sulistançc caliaiie, dont l'accuiiiulation et le deasècbement produisent un corps pi'otec leur ou une coquille d'une ou de plusieurs pièces. Toutes les parties de la peau sont susceptibles d exhaler de U loalière muqueuse , mais dans quelques-unes seulenieal traussude en même temps de la luatière calcaire qui se dépose en formant des coucbes appliquées successivement le:! unes eu dedans des autres , la plus ancienue et U plus petite se trouvant à l'extérieur, et la plus noitvelle et la plu» grande à l'inti'rieur. Ces couclies , en se juiUajiosant , se débordent ou s'imbrïquent les unes les
autres ; aussi yoit-on souvent à la stirface de la coijtlilU des traces de leurs bords ^ que Ton nomme les stries tt accroissement. La coquille est un dépôt dé matière inerte , analogue à 4a partie morte d'un poil , excrétée dans une partie de la peau , qui est ordinairement extérieure au derme, et probablement entre lui et les autrè^ couches de la peaii , puisqu'elle est souvent recouverte d'un pigmentum colorant , et d'une lame épidérmiqœ quelquefois velue {drap marin) , qui représentent évidemment les parties semblables de la peau , dains laquelle la coquille s'est déposée. Une coquille est donc an corps complètement mort , qui ne tient au tissu vivant de l'animal que par sa face interne bu par la dernière couche formée. L'épiderme de la surface des coquilles se continue avec la pellicule de même nature qui revêt tout l'animal. Les coquilles sont susceptibles d'un grand nombre de modifications dans leur forme , li?ur structure , le nombre de pièces qui les composent , leur disposition à la surface de l'anitflal , etc.
3®. Dans les animaux rayonnes. Ici la peau -ne nous offre plus rien de bien distinct , ni aucune disposition qui sok générale pour les différens groupes de ces animaux. Dans les échinodermes (oursins , astéries ou étoiles de mer , etc.) , la peau est coriace , solidifiée le plùi souvent par un dépôt calcaire garni de tubercules , sûr lesquels s'articulent des épines de la même nature, Ihobiles au gré de l'animal , et dont tout son corps est comme hérissé. Ce test^ dont la substance est déposée dans l'épaisseur du derme , n'est point formé de couches concentriques comme les coquilles ; il se compose d'un grand nombre de pièces qui se joignent parleurs bords, en foi*luant des cotes^que l'on ^ut comparer à celles d^un me-^ Ion. Ces pièces sont percées de trous , disposées avec régularité sur deux rangs , et formant ainsi ce qu'ôii appelle des ambulacres (allées de jardin), ipais ce qui caractérise surtout la peau de cette classe d'aAihia'ux , c'est qu'il en sort une multitude de petits cylindrèâ creux , membraneux et extensibles , terminés en suçoii^ , et servant à la locomotion. Ces petits pieds tubuleux et ré^ tracliles traversent l'enveloppe solide par les trohs ddiit nousr avons parlé. Dans ks ôitieë dé w^ei* (les uiéd'ufees) ,
[ «oa ) l est molle , transparente et difficile k Atettogacr du tissu gélatineux qui constitue )e corps de l'auimjl : elle cstrcmarquabli^ par la propriéléqu'elleadc pi-oduire •or la peau de l'hointiie uu effet semblable à celui qu'; dëteruiiuent les oclies. Daiis les polypes eaBa , l'caveiappe cKte'rieure ne se distingue plus du tout du reMc du corps qui est cumplùteiiicnt gélatineux : il ; a en quelque sorte confusion de tous les élénieos orgauiques , et chaque point en particulier jouit de toutes les |:rapriétcsque noua avons vues distinctes et isolées daus les animaux supérieurs. Ce que la peuu de ces onimaiis ofFrc de remarquable, c'est quedaus uu grand uouibri; d'espaces, elle cxbale de toute sa superficie uuc graailc quantité de uialière cornée ou calcaire , qui se dépose et s'agglutine en prcnantla funiie de l'aniuial, et lui foui' nit une sorte de loge oade cellule dans laquelle il se reoferiiie. Uu ctand uojiihie de loges pareilles peuvent se réunir, et d en n'sulte ce qu'on uunime ua pofypier , qui se ramifie souvent à la manière des arbres.
Nous. teiniinous ici l'cxameu des modificsiiiuu de la peau considérée connue organe de loucbor passif. Il nous reste maintenante étudier telles quV-Ile oprouv. |)uur dt'veiiir, dans qui'lqui;s-mics de ses parties seult'inerit, un iiislrumeiildctouclii'r actif et volontaii'e, c'est' à-dire uu organe de lacl, propre à saisir les corps el i se mouler sur eux pour eu faire connaître la forniL'. Sans Il's mammifères, ce n'est qu'aux exlrémités des membres et du corps , dans les mains, les pieds, le nez, les lèvres et la queue, que se trouve le sié^e de cette e^ pèce d'organe, qui consiste dans une modlficatioD de h peau, propre à en augmenter la sensibilité, et dans une certaine disposition des pai'lies recouvertes par cette peau, qui les rend capables de saisir les objets et de les palper, en touchant à la fais le plus de points possible. Mais ces conditions elles-mêmes ne feraient encore de CCS parties que des organes propres à la préhension, el A une sorte de toucher plus fin que celui des autres parties du corps : pour les transformer en véritables organes de tact , il faut ajouter un organe d'intelligence ou un eerfeau suffisamment développe, pour pouvoir diriger l'action de ces organes et en juger les résultats.
C*ef(t(lans la luain de l'homme que nous trouvons Vor^ gane de tact le plus parfait. Sa division en doigts nombreux 5 distincts , mobiles scparément et partagés eux-* mêmes en plusieurs phalanges qui peuvent être fléchies indépendamment les unes des autres ; la forme et la structure de ces doigts, qui sont minces, arrondis, couverts d'un>derme fin et serré, sur lequel les papilles nerveuses en grand nombre sont disposées en lignes régulières; la pulpe celluleuse que présente la dernière phalange, et que maintient en-dessus la résistance d'un ongle plat et court; le pouce exactement proportionné aux autres doigts, de manière à pouvoir leur être aisément opposé : telles sont les circonstances qui contribuent à perfectionner cet organe. L'homme est .donc^ parmi les mammifères, celui qui possède le sens du tact au plus haut degré. Mais chez lui ce sens n'existe que dans les membres antérieurs, les postérieurs ayant été modifiés d'une manière particulière pour la station et pour la nçiarche. Chez les singes, au contraire, les quatre membres ont été organisés à peu près comme la main de l'hoiiime , les doigts étant longs et mobiles , et le police séparé çt opposable ; de là le nom de quadrumanes que l'on donne à ces animaux. Mais si leurs organes de tact l'emportent en nombre sur ceux de l'homme , ils leur cèdent du côté de la perfection; les singes en effet ne peuvent, comme nous, mouvoir leurs doigts séparément, et leur pouce étant beaucoup plus court ne peut être opposé aussi aisément aux autres doigts ; de plus , en servant à la progression , la peau de leurs mains devient calleuse et perd de sa sensibilité. Quelques-uns d'entre eux ont, dans leur queue volubile et prenante, un cinquième organe de tact : cette queue leur sert à embrasser les coips et à les saisir comme avec>une maiu. Ce nouveau moyen de palper se retrouve dans plusieurs espèces appartenant à la classe des mammifères et à celle des reptiles. Dans les serpens, on peut dire que le corps tout entier remplit un pareil office, en s'entortillant autour des objets qu'ils veulent palper.
A mesure que l'on s'éloigne de l'homme et des singes, O!) voit te sens du toucher actif s'affaiblir de plus en plus |Kir l'imperfection des org-xues qui s'y rapportent^ et il
t to4 )
lit pÂr dliparaitre oiufflètemeoC; cela est fraupaui •tirioui potii' les inniiiiiiifËri;», lorsqu'on eXamint: ia variation <lu nombre des doigts , de leur louguciu* et de Lenr nitibililé d^us kt série, la diadimtîon de la partie Ubredu leai' extrémité, prodiiitep
Ki^le , (lui bieatàt énvabit tout le contour de la derniire ptialnaf^e. Bans les carnivores, par eseuiple, loul« cette ptialangi' est enfermée dans un oncle trjncliaat ei recourbé (griffe); les qua<li-upÈdes ruminaiis ont dew doigte enveloppds de sabots de forme triangulaire , mr lesquels il» loarchent. Les solipcdes ou les cbe- I vaax nVn ont qu'un seul enfoncé de même dans ud tofcol demi-L'irculaire. Les chauve-souris, dont les mains ont éi^ inoditiées pour le vol, ont lea doigts renfermés cntrcduux membranes; les phoques, ks castors et aulre! ailiiuiinx nageur;, Mit les pieds palmes, c'est- Jt-dire que leura doigts eont aussi réunis par une mendirnne. Mail daUB nu grand nombre de inattimifèies , chez leoquclà left Membres ont èt^ moditîds aussi, pour servir uniwË' ment à )a loeomolion , oh retrouve le sens dn tOHUter actif dans (les jùrties diverses, nni souiasaea mobiles cl ;(SSL'7. FL'niiilili'^ ()our p\eri-:;i- b IliciiHl' de palper. Telles sont los lèvre,, pour k eheval et j^s ruminans; le nez prolpncé en forme de groin, de trompe, dans les cochons, Ics' éléphans, les tapirs. Dans quelques mammif&res et dans les animaux de^ classses inférieures, ob trouve souvent sur hs côtés de la tète , de longs appendices que l'on a reg<'iTdés comme des organes de tact, mais qui ne sont plutôt (|ue des organes de toucber passif ; extrêmement délicat» i tels sont les poils raides qui forment les moustacbes des chats, et quj con)inimi(|Henl aux lèvres les ébraiilemcns qu'ils reçoivent; teU sont «ncore les pralongeniens cutacés , eu ferme de çdnes tvès-a)6ngés ou de fiinmens, qui se trouvent autour da museau ou de la tète de dilTércns animaux : on oomiut harhiUans ceux qui sont placés aux. environs de la bt)Uch« OH sur les lèvres ( dans certains {wissotis ) , et tentacides , ceux ipii sonl attachés au-dessus et sur les c&és de la tète ( dans un grand nombre de ui<rflusques el d'aiiimaux articulés). Les antennes, les palpesdes insectes, pa'JV4;Ùtim auisi Fcg-yrdtfs coiniiie d.-a organes de tou-
cher. très-sest$îLles , quoiqu'iU soient destinés aussi à d*aatres usages.