‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 65 sur 89 · B. DU GOUT · texte numérisé non relu

B. DU GOUT

Parmi les quatre sens spëciaut que nous avons main-^ tenant à étudier, il en est deuic, le coût et Fodorat, dont les organes ne consistent essentieUenient que dans de simples modifications de la peau. Ordinairement silu^ à l'entrée du canal intestinal, ces organes sont formés d'une membrane muqueuse, plus ou moins étendue, sur laquelle des glandes entretiennent une humeur abondante y qui arrête et dissout les particules sapides ou odorantes : la sensation qu'ils procurent est le résultat d'une sorte d^action chimique, et la portion de système nerveux qui se rend à ces organes n'est pas aussi distincte ni aussi spécialisée que celle des deux autres sens; Les organes de la vue et de l'ouïe ont au contraire des nerfs tout-à-fait spéciaux ; ils sont formés , non par une étendue de peau modifiée, mais par un bulbe d'une Structure particulière, rempli d'une humeur liquide , et au fond duquel le nerf se déploie sous forme de membrane. Ils sont toujours symétriques ou pairs, placés dans l'enveloppe extérieure de Tanimal, sur les parties supérieures et latérales de la tcte ; enfin, la sensation est ici le résultat d'une action mécanique, d'im mouvement de vibration , imprimé par les corps aux fluides dans lesquels ils sont plongés, et transmis par ceux-ci de proche en proche jusqu'au nerf de Torgane. Gouiuiençons par étudier les deux sens de la première espèce , qui tiennent de plus près au sens général du toucher ; et exami* nous leurs organes , non seulement dans leurs parties essentielles, mais encore dans celles qui ne sont qu'accessoires, et qui servent à kûr perfectionnement.

Le seats du goû-t est celui qui s'éloigne le moins du toircher. Il a pour objet de faire apercevoir à l'animal les coi*ps extérieurs au moyen d'une de leurs propriétés iliîiHÎqucs, qu'on noinme la sapeur. Tous les corps r.c sont |ias. sapides, et une condition indispensable pour ciu\i|s aiintde lii saveur, c'est qu'ils soient solubles, Le siège' du goût est toujours sur la peau, à l'entrée du ca-

bal întestînal , et dam les anlraanx Bnpf^cim qnï sont pOarTiis d'une langue, il tesidc sur cet nr^ne. Celle parlie est recouver le d'une peaufine, sponpcuse, abonoante eu paptUcs nerveuses, et liHmccle'e sans cesse par un fluide qu'y versent de noinbrijuscs glandes. Le xai» du goàl est (1 autant plus parrait, que le.i iierfa qui voiil À la langue sont plu^ considéra bli^s , qnc lu membrane guftative a plus d'étendue ; que Ics papilles dont elle est revêtue sont plus nombreuses et moins chargées de

Sirties insensibles; enTm que la langueelle-mème est plus exibleetpeut entourer par plus defaces le corps qwelle vent goûter. C'est dans les animaux ninmmileres, et surtout dans rhoinme, que ce sens atteint son plus haul degré de perfeclion. Ll-uv langue est uu renSement de tissu cellutcux et Htu:iculaire , que recouvre une peso semblable 1 celle qui tapisse l'iute'rieur de la bonclic, mais dont l'épiderme est mince et le tissa vasculaïru abondant. Cet organe charnu est attacLc' par sa partie ~ isterieure au corps de l'os hytnde ' , Et se joint pur w portion de sa base k la mârhnire inférieure : il diffère d'im animal ;'i l'autre par la longueur et l'eitenstbililé de sa partie libre ou dosa pointe. 1-es muscles qui forment le corps de la langue sont composés de fibres , entrecroisi^es on toute sorte de directions, ce qui fail ou'elle est mobile en toussons. La membrane moqueuse aefa langue est remarquable par le développement des papilles dont elle est recouverte ; mais les petites saillies auxquelles on a donné ce nom ne sont pas toutes nerveuses; et elles ne paraissent pas moins différer pst leur nature que par leur forme*. Il en est quelquefois qui sont revêtus d'étuis cornés , pointus , recourbés en

Cet os rarme dm, le cod camiofl une demi-ce

nn covpa (pièce méiliani? tHuéo en aisni),et cité, dirigéei en uiiiére. Cette cliaiae ei

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arrière , et assez semblables à de petits ongles. Ce sont ces étuis qai rendent la langue des chats tiès-rudc, et fout quelle ëcorche lorsqu'ils lèchent. Quant aux fluides qui humectent la membrane gustative , ils proviennent non seulement de follicules épars à la surface de cette membrane , mais encore de ceux qui sont rëu-> iiis en glandes , sur les parties latérales et inférieures de la cavité' buccale, et qui constitue ce qu'on nomme les glandes scdwaires,

• La plupart des mammifères ressemblent beaucoup à rhomme pour la structure de la langue : les principales différences tiennent aux ))arties cornées qui revêtent les

{>a[HUes. Dans les oiseaux , la partie antérieure de la angue est soutenue par un os qui en traverse l'axe, en s'articulant à l'os hyoïde , en sorte qu'elle n'est plus libre : il n'y a de flexible que la pointe, parce que Tos y devient un peu cartilagineux. En ge'néral , dans les oiseaux comme dans les mammifères, les espèces qui goûtent leur nourriture et qui la mâchent jusqu'à un certain point, ont la langue plus charnue, moins sèche et plus garnie de papilles , que celles qui Tavalent gloutonnement et tout d'une pièce. Les reptiles varient beaucoup à l'égard de Li langue : les tortues en ont une fort épaisse et couverte de nombreuses papilles. Les crocodiles au contraire n*en ont qu'un rudiment a peine sensible, et fixé complètement à la mâchoire inférieure. Dans les lézards et les serpens , la langue est ordinairement libre , très-extensible et bifurquée vei*s sa pointe. Ce tteftngue fourchue est ce qu'on nomme vulgairement le dard; elle est tout-à-fait innocente dans les serpens les plus dangereux. Le caméléon a une langue cylindrique , très-extensible , fqu'il allonge subitement pour attrapper les mouches dont il se nourrit. Les crapauds et les grenouilles ont la langue en partie fixée à la mâchoire, et sa portion libre, dans l'état de repos, est repliée en arrière dans la bouche : ces animaux la dardent sur la proie qu'ils veulent saisir. Dans les poissons, l'organe du goût est à son minimum : la langue semble maaquer entièrement dans un grand nombre d'espèces; coez d'autres, elle ne consiste plus que dans une simple

(508) {iretutN^i-ance osseuse revéluc d'une peau pins a épaisse, peu propre A la f;uslati»n, mais plutôt acincc d« ileotj crocliueii pour riilcnir la proie.

Le sens du goût exîsle cncort!, maïs peu dévi^loppc, lians les mollusques cepiialés [sèches, liniaçoos, etc), cttlans uiigi'iuidnonibreil''insccles, qui mettent duclioiii dans leurs alinieas. Mais l'oraaue de ce sens s'y réiluil en général h uQC sorte de saillie ou de renflement de la peau à Id partie inférieure de la cavité buceide ; il n'y a plus debifigue proprement dlle, quoique l'on donnesouveiit ce nom à des portions de lèvres ou de mâcbolces , modifiées pour d'autres buis , mais pouvaut aussi servir k la gustation; telles sont les trompes ou les suçoirs des papillons , des abeilles , des uioucbes , etc. Dans les anicnaux rayonnes, il n'y a point d'organe distioct pour le goût , et il est probable que ce sens spécial n'eiisLc pins.

La serisaiion de l'odnrat est due k des particules îolalîles tenues en suspension ûudi^soutesdans l'atoinsphèrt.' et portées dansnosiiariDi'savLxrairnù flUssdnt répandues. L'organede ce sens consiste, cbez tousles aniniaux, dans une partie de la peau convenablement modîfie'e, qUe l'on nomme membrane olfactive ou pituitaire ; cette membrane est très-fine , pourvue d'une grande abon* dance de vaisseaux et de filets nerveux, et enduite."

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humeur muqueuse que viennent fi-apper l'air oti l'eau impi-egnès de particules odorantes. Dans les animaux vertébrés , cet oi'gane est loujours situé à la partie antérieure du corps et dans une cavift-; mais dans les pois- *ohs, celte cavité a la forme d'un cul-de-sac, ut n'est tmVeHe([u'àl'ext('rieur; pbcéeau bout du museaU', elle est Irappée par l'eau, quand l'animal nage en avant; dttns tous les anintaux à respiration aérienne, elle a deut orilices, l'un extérieur, l'autre intérieur, qui la fait coiU' muniquer avec li^ gosier, et la membrane se trouve ainsi sur le passage de l'air qui se rend dans tes poumon^, de maniâre à être frappée par le fluide à chaque inspiration. C'est seulement dau» tes iusecles et dans les motius-

c|ues cëphatés que l'on commence à reconnaître la faculté de percevoir les odeurs ; et encdre est-on dans le doiite 6ur la partie que l'on doit regarder contme le siège de cette fonction importante. L'organe de l'odorat est toujours au contraire parfaitement distinct dans les animaux vertébrés; presque toujours il est pair, et con* siste dans une poche forme'e par la membrane olfactive^ laquelle se loge dans un enfoncement des os de la face, et communique au-dehors par des ouvertures que l'on iiopime narines) ces naiînes se modifient diversement selon les différentes familles d'animaux. C'est dans la classe des mammifères aue l'organe del'odoval acquiert son plus haut degré' de aéveloppement. Etudions-le d'abord dans ces animaux, et plus particulièrement dans l'homme. La cavité' osseuse dans laquelle se loge la membrane olfactive est partage'e par nne cloison longitudinale en deux fosses presque égales , qui sont les fosses nasales *. Les narines sont mobiles et occupent l extrémité d'un prolongement saillant, qui porte le nom de nez, et qui est formé par des lames cartilagineuses et par les muscles destinés à les mouvoir. Dans plusieurs animaux, la peau qui entoure l'orifice des narines se renfle, devient comme mamelonnée et percée d'un grand nombre de pores muqueux : c'est ce au'on nomme un mufle, La partie essentielle de l'appareil olfactif consiste dans la membrane pituitaire , qui est une continuation de la peau de l'arrière-bouclie : elle est fine , très-vascataire, et abondante en follicules muqueux. Les parties accessoires ou de perfectionnement de l'appareil, sont : 1 ° dies replis plus ou moins nombreux de la membrane ,

' Les os qui composent la cavité des narines sont , en avant les os dn nez et le vomer , en bas et sur les côtés les maxillaires et les palatins, en arrière et en hant le sphénoïde et Fethmoïde (voyez pins bas l'article qui concerne le squelette). Ce dernier , qui par sa lame criblée forme le plafond des fosses nasales, concourt â former la cloison médiane par sa lame perpendiculaire, qui se continue en avant avec le vomer au moyen d^un cartilage. C^est par les trous nom* breox de la lame cribièe de Tethmoïde que pénètrent dans la cavité les jiKth qui se distribuent à la membrane pituitaire. Ces nerfs sont tcux de la première paire {neifs olfuctifs), et un rameau de la cinfiuième paire.

fï^ûcli sont (létennlnds par des lames osseuses sail- ^BnLcsdaiis l'iultiieui' des foa&ea nasiles, très-minces « f ^courbùcs sur clies-incmes, afin de inuitiplier les ssf ' laces : on notiinie ces laines des cornets ' ; %* des caviUs êrcusecs dans le tissu des os et dans lesquelles SB prolnn^c encore la membrane pi tui ta ire : on les iioimne des nnuA L'appareil de l'olfaclion est peu développe daas l'homme ; il l'est beaucoup plus dans les mammifèrei tuirbassiers , et suiloul dans ceux qui sont oiimivorej, comme les chiens et les ours. Dans f[uelqiies-uas de t« Rliimaux , qui ont un museau saillant et niohile , lescartilagea du uez forment un tuyau complut , articulé sut l'ouverture osseuse des narines [eï. ; la taupe). Le cochon est de tous les animauK mammifères celui qui oITrc l'apparcild'olfaction le plus compliqué. Son nez est converti en un boutoir ou orgnne propre à fouiller la terre. Dans li2 tapir , et surtout dans I clqiliant , le nez acquiert un développemenl excessif et une mobilité très-gi-aade : . il s''allongc en Uiie trolnpe , et devient un orgiine de prc- L iiânsiûn. Clici certains itiamtiûl'èrcs , le larynx ou U partie Supérieure du tube pulmonaire remonte j'usqui: dans k's fosSL's iias:ilcs, di; iii:iiiLi;rii à foiiiier avt-c ces organes un canal continu , propre à l'introduction tic Tair dans les poumons , et entièrement indépendant de la lioucbe. C'est à Taide de cette disposition que les cétacés ou mannniféres essenLiellcuient aquatiques, tel< que les dauphins et les baleines , peuvent rester longicmps la bouche béante dans l'eau. Ils respirent seulement par leurs narines , qui viennent s'ouvrir , non au bout du museau , mais sur le sommet de l.i tète. Dans tes anim.-iiut , la membi'ane qui tapisse les fosses nasale* parait peupropre à exercer le sens de l'odorat. L'appareil de l'oliaction a été modifié pour servir , non seulement à la respiration , mais aussi à l'expulsion de l'eau

' Lïi cornets opcnpfnl la paroi eUernc des fo

ises nasales. On m

«Hiiple troi. : nn inlïrieor, formé pac un 0,1 part

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■ Il y en a Je trois sort» : d» sino> supérien

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fronUl , des >Iatii posiénears ctentét dans le spli

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qui pénètre dans le gosier des cétacés , chaque fois quMs veulent avaler leur proie. £n fermant leur pharynx | c'est-à-dire Tentrée du canal qui mène à leur estomac , ils poussent cette eau dans les fosses nasales ; elle se rend de là dans deux poches membraneuses situées au-dessus de ces cavités d'où elle est chasse'e par Faction de certains muscles en jets plus ou moins élevés , qui font re-^ connaître de loin ces animaux à la mer , et qui les ont fait souvent désigner sous le nom de sou/leurs. C'est aussi pour cela que l'on nomme é^^ens les narines des cétacés.

Les oiseaux ont l'odorat assez fin^ surtout les espèces cartfissières. Leurs narines sont percées plus ou moins prèTde la base du bec , et sont distantes l'une de l'autre i elles ne sont pas susceptibles de se resserrer , ni de se dilater , mais souvent elles sont en partie recouvertes par une petite écaille cartilagineuse , immobile , qui les rétrécit beaucoup. Dans les reptiles , l'appareil ae Tolfaction offre ime dégradation très- sensible^ ce n'est presque plus qu'un canal respiratoire. Il est cependant encore assez développé dans le crocodile ; mais il est très-simple dans les lézards et dans les serpens. Chez les grenouilles, la poche olfactive est très-petite; ses deux orifices, externe et interne , sont très-rapprochés ; elle sort plus ou moins de l'enfoncement des os , dans lequel elle était logée jusqu'à présent, et finit par devenir entièrement sous-cutanée. l)ai>s les poissons enfin , ce n'est plus qu'un sac sans conmiunication avec l'arrièro-bouche , placé au bout du museau, et ouvert à l'extérieur par un double orifice. La membrane qui entoure ces narines est susceptible de se redresser en un tube court ; dans beaucoup de poissons (notamment dans les carpes) , ce tube s'atfaisse lorsque le poisson est hors de l'eau.

Dans les animaux sans vertèbres , on ne trouve plus d'organe qui paraisse clairement destiné à l'exercice du sens de l'odorat ; et cependant ce sens existe à n'en pas douter dans un grand nombre d'entre eux , et les dirige dans le choix de leur nourriture. L'odeur des matières animales attire , comme l'on sait, les mouches et une foule d'autres insectes , qui viennent pour y déposer leurs qeufs. Les zoologistes ne sont pas d'accord sur la

fwrtia ^ne l'on (wat reg» dtt comme le n^ge de la fono lioa. l.(?s mis supposi'iii que la im'iiibnine olfactive U- |iMt l'enii-ée et viiitéiium' th ves caiinux aéi-iODd (ju'tiB Doiiiiiic iravhfei , et i)i>i sont lin or^nea do respiration dm insectes: d'aiilves admettent que cette Riembrant rflvét )V"xlr(^nitfî d'un appendice saillant , tel que l'antenne d'wi inscrite , ou le Icoiacule d'un motlturai! ; etifin II est une uoixicnic ofiinion , selon Inquelle il n'y kurail pin* d'oii^^nc spét-ial destiné k la fmictîon, Uijili^ljc d'L'teudrait g>>««aUiiifni à loutù la surface du

Nous avoiiB maiiiton.-iiit à l'iiiilier les organes d« seus dclssL'coiidi: t.'spècc, savoir ccax qui sont toujours pairs i qui ont un système nerveux toul-à-fait spt'i'iul , i:t <(ni soDt fonnea, uon plus piir une Mniplu inodîilt'iilioa de la peau dans ses parties essentielles , inaîs par Un bulbe d'une ïti-uctuitt particulière et parfaitetneiit ealcoler pour mctiic ks rnrps du ^st d'ctii! neniis par tel on id nmdi' il'.iciinii cvcri'i' pareiix :i distance. Ci-s orgauesilc» sens sont nu nomlirc de dcus , celui de la vue et celui de l'oule. Us ontceU dt: coniuiun quel impression qu'iU reçoivent est le résultat d'une action mécanique operet |iar les corps , par l'inlerniidwîrc d'un fluide très-subtil qu'ils inelieiit un umuveuieiit. CoriJUiuiiciiiis par étudier le sens <le h vue.

Ln seusalion de la vue est produite en nous par le» inyons de lumière plus ou moins intenses et diversement coi')res, qui partent de différens points d'uo objet extérieur , et qui viennent frapper notre œil. Elle est distincte, toutes les fuis que ces rayons vont former une image nette de l'objet sur la membrane nerveuse appelée rétine, et qui lapissu le fond de l'œil , c'csl-à-dire lorsfpie tous les rayons qui viennent d'un des points du corps se rassemblent eu un point de la rétine , et qi^ tous ces points de réunion sont disposés sur cette espèce de toile de manière à y dessiner eKaclement la forme du corps. La lumière se comporte dans l'intérieur de l'œil comme dans l'insUmucnt d'optique nonuité chamirt

ohscure. Tout le monde connaît Texpcrience que l'o^ feit dans une cliauibre bien. noire, au volet de laquelle on a pratiqué seulement un petit trou pour l'entrée de )a lumière • Ou. adapte à ce petit trou un verre U'uticulaire » c'est-àrdire un verre de lunette ayant U forme d'une leqr tiUe. On remarque que, s'il se trouve en dehors un objet suffisamment éclairé , le faisceau conique des rayons lur mineùx qui d'un point quelconque de cet objet se rendent à l'ouverture , forme, après avoir traversé le verrç-, un autre cône , dont le soiiimetr va aboutir sur une toile As^ fond ou sur un carton blanc place à une distance coQve^ nable, et y peint une image du point avec sa couleur naturelle. La réunion des images de tous les points du même corps produit une image fort nette de ce corpy lui-même ; mats , paixe que les faisceaux des rayons se croisent en traversant l'ouverture , que celui qui vient d'en haut va frapper en bas , que celui de gauche va i droite , et ainsi des autres , l'image totale qu ils forment sur le carton est nécessairement renversée.

L'œil remplit tout-à-fait l'office d'une chambre noire. C'est en effet un globe formé par des. membranes épais^ ses et opaques , percé en avant d'un trou nommé pupille j^ derrière lequel est un "corps transparent de forme lenti-r , culaire nommé cristallin y et dont le fond est tapissé par une membrane nerveuse (la rétine), sur laquelle le9 rayons qui ont traversé la pupille et le cristallin vont peindre des images renversées des objets extérieurs >

* Les objets extérieurs opt leurs images renversées an fond à'e \*œil. Comment se fait-il qne nous les voyons droits? parce que chaque point d'un corps faisant séparément son impression sur Ik rétine, et étant senti et jugé dans la direction du faisceau Inminen^ qui envient, nous devons voir en haut celui qui se peint dans noir» œil par nn faiscean descendant , et en bas celui dont Tiina^c est forr mée par nn faisceau ascendant. D'ailleurs il est à remarquer qn*il n'y a pas seulement dans notre œil renversement de Vobjet quenoos fixons, mais encore de tous les autres objets qui Teuvironnent, y comprises les parties mêmes de notre propre corps. Ces objets étant tous à la fois renversés dans notre oeil, ne changent point de rapport entre, eux; et par conséquent , il n'y a aucune raison pour que noiM ^n voyions nn dans une situation inverse, soit par rapport anx anr trcf , soit relativement à notre propre corps, dont la.po«itU>n.blfXi

Le Imlbe oculaire est forme de trois membraneé t extë^ rieurement d'une membrane fibreuse» percée de deux ouvertures , l'une postérieure pour l'entrée des yaisseaia et des nerfs , et l'autre antérieure pour la communication avec le dehors; id'une membrane vascnlaire , tapis» sant la face interne de la première j et recouverte cTim remis noirâtre de matière colorante ; d'une membraie nerveuse , appliquée intérieurenient sur la précédente, et provenant de l'épanouissement du nerf optique, qai a traversé les deux premières envelcnypes. Cette espèce de bulbe est entièrement rempli par des humeurs transparentes , de différens degrés de densité et de cons»tance , contenues et circonscrites dans des cellules d'une ^rme déterminée. Au nombre de ces humeurs, et dam l'une de ces cellules , est Thumeur cristalline (ou lecr»iaili^)y sorte de^ dépôt plus on moins solide, forme' de siÀiiches superposées , d'autant plus petites et ptusdorei ^^elles sont plus intérieures. Ce bulbe est pourvu de muscles desUnés à le mouvoir , et il est placé immÀliatement sous la peau , qui s'amincit considérablement an devant de lui et devient transparente.

On ne trouve aucune trace du sens de la vue dansb animaux rayonnes ni dans les mollusques acéphales; ce n'est que dans les insectes et les moUusques céphalésqoe l'on commence à remarquer des organes propres à la vision , et ils y sont en général d'une grande siinplické: Us acquière/it plus de développement dans les aniinaoi vertébrés. Etudions-les d'abord dans l'iioranie oùilsatteignent le plus li^ut point de perfection.

On peut considérer dans l'appareil de la vision denii sortes de parties : les parties essentielles , et celles qui ne sont qu'accessoires. Les parties essentielles cousisteoi dans les enveloppes de l'œii , et dans les humeurs transparentes qui occupent son intérieur , et qui coufoureiit à en faire un instrument d'optique des plus parfaits. Lo parties accessoires sont : V orbite, ou la cavité osseo^ dans laquelle il est abrité ; la conjonclwe, ou peau aroincieqi^ile recouvre en avant ; les muscles à l'aide desquelj

ronnne B0<i9S«vlde terme de comparaîsQn pour déterminer celle i* aaircs objcti.

ous pouvons le mouvoir et le diriger à notre gre' ; enfin ;s paupières et l'appareil lacrymal qni servent à le proîger ou à nettoyer sa surface. Voyons d'abord les par les essentielles , c'est-à-dire les enveloppes et les huleurs de l'œil. Nous avons déjà dit que le globe de l'œil lait formé de trois membranes. L'extérieure, qui est ibreusè et opaque , se nomme sclérotique : elle est molle t flexible dans l'homme, mais dans certains animaux lie acquiert de la solidité dans son tissu. C'est elle qui lonne insertion aux muscles qui meuvent le bulbe ocuaire. A sa partie antérieure se trouve une ouverture drculaire dans laquelle est enchâssée la cornée transpch^ ^ente (fîg. 4 9 pl* ^4)* C'est une membrane particulière l*une translucidité parfaite , ou peut-être une simple modification de la sclérotique. La seconde membrane de Tœil ou la vasculalre porte le nom de choroïde. Elle est collée sur la face interne de la sclérotique , et s'unit plo» intimement à cette membrane, à l'endroit où celle-ci se joint à la cornée transparente , par un cercle de tissu cellulaire qu'on appelle le ligament ciliaire; puis elle se continue vers la partie antérieure de l'œil , sans adhérer à la cornée , et forme une sorte de diaphragme ou de voile annulaire i, i (fig. 4 ) 9 placé entre cette cornée et le cristallin c , et percé dans son milieu d'un trou qui porte le nom de pupille. Ce diaphragme est ce qu'on nomme Viris : on sait qu'il offre dans l'homme des stries disposées en rayons , et qu'il est orné de couleurs variées. Sa face postérieure , qu'on nomme uuée, est d'une teinte plus foncée , et , comme toute la choroïde, elle est re-^ jcouverte d'un enduit noirâtre de pigmcntum , qui sert «ans doute à empêcher que des rayons réfléchis par les parois internes de l'œil ne troublent la vision qui se fait par les rayons directs '. L'iris est contractile, et la pupille peut s'agrandir ou se resserrer , suivant que la Itimière doit être admise en quantité plus ou moins grande dans rintéricur de l'œil. A sa face interne , et derrière le ligament ciliaire, la choroïde forme un grand nombre de replis saillans nommés procès ciliaires : ces replis d, tf

* (Tcit^Ia raison poor laqqeUe Us opticiens m^ircÎMeiit Vintér^ur 4e» Inncttéf.

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fS^. 4) wfll «1 gtint'isl de tonne (liangHiàira; plaça tti | uns i tM lies autres , et en rayonnant vers l'aie d( l'ffiil , ils représcnl(;nl eu quelque sotte le disque d'une ' ■ijieur radt^e. Les exlrémitésile ces lanie« saillantes later- Ccptcnt un esp.ice l'ii'culaire dans lequel est logé le crisisMiu : et s'ottacliant k la capsule membrane use du cris- , talUn tout autour de son bord aigu, iU contribuent à b "uier. L'ei^ace compris entre la cornée transparente et iris porte le nom de chambre antérieure de 1 oeil ; celui qui est circonscrit par l'iris , les procès ciliaires et le cristallin, conslilUe la cliambre postérieure. I,a troisiëine membrane est la rérine ; c'est une espansion form^pv le nerf optique, après son passage à travers la sclérotique et la choio'iJe', Elle est demi- transparente et IfUncIiâlre; sa texture est molle et rélicuU'e. Elle Cil MfUée cxactcmenl sur Ufarc iuttrrne de la choroïde, el diininue d'épaisseur d'arriôre en avant jusqu'à la racinti des procËs ciliaires.

I.ea dille rentes hujneurs qui servent à pçrfecUosnfr ■ lemécanlsine de l'œil considéré comme instrument d'op' liqne sont : l'InuiK-iir vitrre, l'iiunuur cristalline (ou le crislalliji). K l-I.um.ur .nqneuse. L'Iiumeur ïitrt-e esl une masse gélatineuse et iraiisparente qui occupe louif la partie postérieure du globe de l'œil jusqu'au cristallin et aux priicês ciliaires, el qui parnit contenue dans In cellules d'une membrane particulière, extrêmeinciil mince et diaphane, qu'on nomme hj-tdoïdc. Les proccs ciliaires, lorsqu'on les sépare du corps vitre , y laïsseol une empreinLo remarquable du vernis noirâtre qui l-s recouvre. Le cristallin est situé à la partie anlérieufe di; l'humeur vitrée, il est coiitcim dans une capsule membraneuse el transparente, une surte de poche sans ouverture qui adhère forteinent dans un creux de la face antérieure du ctii-ps vilié. Sa forme est circulaire el plus ou moins convexe en avant et en arrière, ce qtw le fait ressembler à une lentille de lunette : il s'aplalil de plus en plus avec l'âge. Nousavonsdéjù dit qu'il étaii formé de couches plus Hures au centre que vers la cir-

X la ïtcendc paire di ceux mu lÀr-

conftîrence. L'humeur aqueuse est un liquide limpide qui occupe les deux chambres de l'œil , c'est-à-dire l'espace compris entre la convexité du cristallin et la concavité de la corne'e transparente ^.

' lia natnre a réglé les formes , la disposition et les densités res* p<îctives des différentes parties qui occupent Tintérienr de l'œil , de manière à faire de cet organe an instrument d'optique des plaspar». faits; «lie s'est attachée à rendre nettes et régulières les images, en remédiant aux différentes imperfections que l'on remarque dans les Innettes ordinaires, et que les opticiens cherchent aussi à corriger, en essayant d*imiter la nature. Nous avons vu plus haut à quoi ser-. ▼ait le ciistallin : les rayons qui partent d'un point dlant nécessairement en divergeant , ils ne peuvent se réunir sur un autre point qn'après avoir été brisés et rendus convergens par une lentille transparente; ainsi le cristsdlin remplit dans l'oeil l'office du verre lenticulaire qui , dans toutes les lunettes , est tourné vers l'objet que Ton vise. Nous avons vu pareillement pourquoi la nature avait noirci les parois internes de l'œil , comme les opticiens font de l'intérieur des lonettes. Mais dans ces instrumens il est encore denx défauts Arappaus qui empêchent les images d'être nettes et bien terminées. Le premier, qu'on nomme aberration de sphéricité, provient de la figure spbérique d^ verres, qui ne permet qu^aux rayons très-voisins de I*axe de concourir sensiblement en un point commun. Pour parer & cet iaconvénient , on place au-devant de la lentille nn diaphragme qui en rétrécit l'ouverture , et ne laisse passer que les rayons peu éloignés du centre. Ce moyen , la natnre l'a employé dans la construction de rœil ; car il est évident que l'iris, placé au-dedans du crislallîo, remplit la fonction d'un véritable diaphragme. Le second défaut provient de la différente réfrangibilité des rayons diversement colorés qui composent la lumière blanche (voyez les notions préliminaires, tome premier). En effet, les rayons simples de couleur diverse, se brisant sous des angles différens , la même lentille ne pent les concentrer au même point; de là ces franges irisées qui dans les Innettes ordinaires défigurent les Images. Les opticiens sont parvenus à corriger ce défaut , qui est connu sons le nom d'aberration de réfrangibilité, en composant leurs lentilles avec des verres d'espèces et de courbures différentes, et ils ont obtenus ainsi des lunettes achro" nuuiçues, La disposition des trois humeurs, de densité, de forme et ds courbure diverses, produit dans l'œil un effet tout semblable*

Avec une lunette à plusieurs verres, on ne voit distinctement que les objets placés à une certaine distance : à mesure que les objets sont plus on moins éloignés , on est obligé de raccourcir ou d*allouger la lunette, pour conserver à la vision le même degré de netteté, c'està-dire que l'on fait mouvoir un tuyau qui rapproche on écarte l«*s

3* PASITIX. lO.

idions inaintenaot les parties accessoires àe Vml, Cet organe est abrité dans une cavîld de la face, qu'on nomme orbite^ , et sous la peau qui s'amincit considérablement au-devant de lut, et prend alors te nom de amjonciwe. Cette cavité' n'est pas exactement remplie par le globe de l'œil : il peut s'y mouvoir plus ou moins, mi s'appiiyant par derrière sur une sorte de coussinet de graisse. Les muscles par lesquels s'opèrent ces mouveinens prennent leur origine aux os qui composent l'orbite, et viennent pi-csoue tous du fond de cette cavilé pour s'insérer sur la sdeiotiquc à la partie antérieare d« l'oeil '.La conjonctive est une continuation de la peau qui avoisinerorgaoc. Dans quelques animaux, c.ettepeau se borne à s'e'tendre et à s'amincir au-devant de 1 ceil; maiit dans un grand nombre d'autres et dans l'homme, elle forme, avant d'arriver A l'organe, un repli supérieur et un repli inférieur, composés par conséquent cbacuu

Aeta Tecna cilrêmci. Un œil dont loulo le) paclics ■enùml dctermmttt et îuTirûblea, ne devrait «uaï voir dïiliiiclemeiit qu'i cuu certBÏDe dîslancc. Cependant on mit qne rbomme et certains ini' inaiiit pi'Ovcnl disringner à iltJ dijtancfs Pitrt'momént différentes, i! (sut donc ifua l'ctiUroQTe dans sa constrnciion les moyens de se modifier M de s'aceomnioder ani diverses dîslances des objets, eoit en a'allopigcant on je raccourcissant saivanl son aie , soit en ehangeaal

■Dgmentaul le diamètre de la papille , aRn d'arrêter aa de laisser entrer lea mjons les plus étoignéi de Vax. 11 parait asseï constniil qui l'ietl ne s'allonge pas , et que le crîitallin n'est soaceplilile ni de diplaceneiit ni de eau traction; nuis aa sait qae la pnpille cîtange ài diamètre avec la distance, qu'elle se rétrécit quand on regarde m objet de plus près , e1 se dilate , au contraire , quand on regarde d> plna loin. U est donc probable qne c'est à ta mobilité de l'irii d'imt part , et dd l'autre ila composition dn cristallin, dont les différentts coaches sont inégales en ronrborc et en épaisseur, que lient MtU propriété remarcpiaLle de l'œil, de ponvoir s'ajosler pour distingn»

< Ccst One sorte d'enfoncemenl pratiqué entre les pièees ossmMi de la tète : il est formé sur les liords du i^ooial □ (Hg. a, pi. 34^, da çiaxillaire c, et du jogal d; les parois iiilernes sont formées de ns trois 01 , et en outre ilu [aciymal, de l'cthmoïde, du palatin et da

' fJes muscles sont au nomW de siï, savoir.; quatre droits, dont lei fibrei sont dirigées d'arrièn en avant, un siip^rlenr on i^léTattnr

de deux peaux > l'une externe semblable à la peau ordinaire, l'autre interne , qui touche la conjonctive, et qui ressemble à une membrane muqueuse. Ces espèces de voiles mobiles, destinés à protéger l'œil et à le nettoyer, sont des paupières. Leur épaisseur est rimplie par qq muscle orbiculaire, qui les serre fortement et les ferme en se fronçant; la paupière supérieure est en outre pour^ vue d'un muscle destiné à la relever. Le bord de chacune est soutenu par un cartilage nommé tarse, qui va d'un augle de la commissure à l'autre , et qui est taillé obliquement de manière qu'il forme avec son opposé, lorsque les paupières viennent à se toucher, un petit canal étendu sur la conjonctive , par lequel les larmes s'écoulent du côté du nez. Un fluide aqueux est en effet continuellement versé au-devant de 1 œil, pour l'humecter et le laver, par une glande lacrymale située au côté externe dans le haut de l'orbite. Ce fluide est chassé par les paupières chaque fois qu'elles se ferment, dans le petit canal jformé

S ar leurs bords, et dirige vei-s l'angle interne ou nasal, 'où il s'écoule dans le nez par les pores lacrymaux V On voit dans l'angle interne de l'œil une autre glande appelée caroncule lacrymale, formant une petite masse arrondie et rougeâtre : mais on ne connaît pas bien la nature et l'usage du fluide qu'elle sécrète. Dans ce même angle est encore un petit repli en forme de croissant, c'est le rudiment d'une troisième paupière qui est développée dans d'autres animaux. Les bords des paupières sont garnis de poils , connus sous le nom de cils , et enduits d'une

d« Toeil , an inférieur on abaissear, nn interne on addactenr, et on externe on abdactear; et deaz mascles obliques, qai agissent pour taÀTt toamer l'œil dansane direction perpendiculaire à celle des muscles droits; nn supérieur qui vient aussi du fond de Torbite, mais qui «a réfléchit presque à angle droit dans une poulie cartilagineuse, placée à b partie interne et antérieure de cette cavité, et se porte de dedans en dehors vers la scléi'otique ; et un muscle inférieur , qui ▼ient de la paroi interne de Torbite, et passe sous l'œil pour s'insérer k son c6té externe.

' Ces pores sont les orifices d'un canal membraneux, appelé ai- Tud lacrymal, et logé dans un canal osseux que forme ordinairement 1*08 de même nom. Les deux canaux lacrymaux aboutissent au sac heryrmaif qui se vide dans les narines, aonlessous da cornet inférieur.

:rG grasse ijac sëcrètcni des gbutles situées dans leur rpaisscur. Cette sabstancc onctueuse arrête sur les bordi des paupières et rolre les cils , les pelils rorps étraiigen qni paurmieni blesser ou irriter l'ceil. EiiGii , pour arrêter aussi la sueur qui d<-cou1e du front , l'orbite est ^srni dans le haut d un arc de poilj raidua, apuelia tourcilt, dout la résistance à èlre mouillés est sans cesx: eutrclenue par la matière graisseuse ijui se sécrèie de leur raciuc.

Tel est l'organe de la vue dans l'Iiommc. Disons mainicuant quelques mots des modifications principales qu'il éprouve dius les différentes classes d'animaux. A mesura qu'où s'éloigne de l'homme et qu'on descend dans U Mine des vertébrés, on voit en général les deux v^ui •'écarlcr l'un de l'auti-e, et devenir de plus en plus Jatéluux, en sorte que beaucoup d'auimaux ne peuvent tdÎi k- même objet que d'un sem œil à la lois. C'est surlnuf dans la classe des poissons qu'il y a la plus grande vaciatioDi relativement àla position relative et à la (lirettiou des yeux. La forme de l'œil ne varie pas moin) *ek)n les diSiéreutea classes , et surtout selon les divui milieux qu'Iiabitcot le? animaus. Dans l'iionime cl (îam les quadrupèdes qui vivent à la siirfnci; de la terre, l'ttil est presque sphérique ! L:liez les oiseaux qui se tienuenl habituelle ment dans les hautes régions de l'atmosphËrc. l'œil s'ccarte de la forme sphéiique en acquérant plnj de couvcxilé dans sa partie antérieure: chez les poissoni « les cétacés qui vivent dans l'eau, l'œil est au contraire plus aplati en avant. La convexité du cristallin esl gfiiéralement en raison inverse de celle de la cornée. Dau les poissons ce corps est presque splie'rique ; dans I0 nisefiux il est en forme «le lentille aplatie. Dans le» luamtnifèreg, la lentille est pins convejte que dans lesoiicaux , mais en même temps moins spLérique que dani les poissons. La figure de la tiupdle varie aussi dans les différentes espèces. Lorsqu'elle est dilatée , elle est généralement ronde ; mais chez les animaux qui voient dans l'obscurité ou pendant le crépuscule , comme \ti chats, les hiboux , etc. , la pupille se rétrécit à une lumièreplus vive, en prenant laforiped' iiiiefentelongituditnle. Dans certains tnammifères, le foud de la choroïde

n'est enduit que d'une couche légère de piginentum , et sa couleur propre est visible au travers de cette couche, de la rétine et des humeurs transparentes de l'œil : cette partie colorée est ce qu'on nomme le tapis. Sa teinte varie singulièi^ment selon les espèces. Il est d'un blanc mat dans le chien, et d'un jaune dore dans le lion et U chat domestique.

L*œil des oiseaux est plus grand proportionnellement que celui des mammifères : il occupe une portion beaucoup plus considérable du volume de la tète. La sclérotique est soutenue antérieurement par un cercle de pièces Osseuses , formant souvent une sorte de tube court qui saille au devant de l'œil, età l'extrémité duquel est entée la cornée transparente. L'intérieur de l'œil présente une partie nouvelle dans l'organe de la vision , que Ton a fetroutvée aussi dans l'œil de certains reptiles et poissons: t*€8t une membrane plissée , probablement vasculaire , et qui n'est peut-être qu'un appendice de la choroïde : elle traverse riiumeiïr vitrée et s'étend obliquement du point où le nerf optique traverse la choroïde à la lace postérieute du cristallin. Il est difficile d'assigner le véritable usage de cette membrane, que l'on nomme la bourse ou le peigne de tœil des oiseaux. C'est aussi dans cette classe que la paupière verticale ou la troisième paupière parvient à son plus haut degré de développement. Dans l'état de repos elle se plisse verticalement dans Fangle interne de l'œil; mats elle peut à la volonté de l'animal s'étendre comme un rideau au-devant de Tœil, et le couvrir en totalité ou en partie. ElUe est spértalcnient destinée à nettoyer la surface de l'œil , et à amortir dans ceVtains cas l'action trop vive des rayons lumineux. Elle a une certaine transparence ; et c'est elle cpiî permet ù l'aigle de fixer le soleil. Parmi les reptiles, k'8 tortues et les crocodiles ont aussi trois paupièi^es ; les serpens au contraire n'en ont point du tout. Il en est de même en gtfnéral des poissons : la peau passe audevant de l'œil sans former aucun repli. Le globe oculaire y est encore contenu dans une cavité, mais cette cavité n'est pas entièrement formée par des os.

Dans les mollusques , l'œil est le plus souvent rudinientaire. On uc le connaît bien que dans les sèches et

Si

It-H [ioiil|]es , où il offre la même ilispositioa que daii!^ los claftscs supérieures. Les limaces , les escargots oui aussi lies ;yeiix tiès-pelils; mais ila sont situés à l'eilrômit^ d'un tube cliariiu , uouiiné corne ou tentacule , qui jMut rentrer en entier dans la têLe, ou qui 1>çut en sortir en 81! (Itioulant comme uu doiet de gant. Tous les mollusques ace'pliales sont prives aveux.

Dans les animaux articulés, les yeux ne sont jamais tnnliiles : ils sont places à la superficie de la peauesdurcie, et offi'eut avec une organisation très-simple une tout antre disposition que dans les aniniaux des cbasïs précédentes. On eu distingue de deux ^lortes : des/«uJ timplex, appelés aussi }'euz' Usseï oa stemaïaUs , et des yeux composée ou chagrinés et comme taillés à facéties. Les jeut simples sont isolés et placés en nombre variable au soimnet de la tète. Chacun d'eux est forme d'une petite cornée transparente parfaitement lisse, dont la face interne est enduite d'un pigmentum de couleur variable derriÈrc lequel est la choroïde. Des filets nerveux trs- ^ VOTsent cette membrane vasculaîre pour venir s'^>anouiT sur la cornée. 11 n'.yapas decristalfin ,ou plutôt la cornée elloinéme eu tiL'ut lieu, Lcsyeu\ composés se tcouvent sur les paities latéiales delà tctc. Leur surface pre- Benle une multitude innombrable de facettes hexagones, légèrement coiivciies et séparées les unes des autres par de petits sillons. On peutlea considérer comme formés par la réunion d'un grand nombre de petits yeux simples. Au-dessous de la cornée on trouve eucore un cuduit opaouc et une membrane vasculaire ou choroïde, traversés l'un et l'aulre par de nombreux filets nerveux, (jui sans doute vont former une rétine particulière dei^ «ère chacune des petites facettes de la cornée. Dans les araignées , il n'existe que des yeux lisses. Les insectes parfaits et les cruslacés ont des yeux composés et souvent en-même temps des yeux lisses. Les yeux composés des crustacés sont en général portés sur un pédoncule mobile, et insérés au fond d'une fossette particulière. Dansk's niollusques acéphales et les animaux rayonnes, il n'y a plus aucune trace d'organe de la vision.

l aa3 )

£. DB l.*OUiB.

Uoreille est Torgane de Youïe, C'est un appareil plus ou moins compliqué, par lequel un animal perçoit les corps extérieurs lorsqu'ib sont mis en vibration, et que ce mouvement vibratoire se communiquée l'air ou à tout autre coi^ps aboutissant à l'organe. L effet de ces vibrations sur l'oreille se nomme son, et plus généralement bruà. Le siège de la sensation réside dans une pulpe gélatineuse que contient un bulbe membraneux, nommé Vestibule, ou plutôt dans les filets nerveux qui y flottent et qui sont des subdivisions du nerf acoustique \ Cette pulpe tremblante reçoit les vibrations des corps sonores et les communique aux filamens nerveux.

On distingue dans l'appareil de l'ouïe une partie essentielle^ qui existe constamment dans tous les animaux pourvus de ce sens : c'est le vestibule; et diverses par^ lies accessoires, propres à renforcer ou à modifier la sensation , parties qui ne se trouvent point dans toutes les oreilles, mais qui s'ajoutent successivement à mesure que l'organe se perfectionne. Ces parties accessoires sont : 1*^ le limaçon et les canaux semi-circulaires, que l'on peut regarder comme une extension de la partie e&> sentielle ou du vestibule, et qui composent avec celui-ci un tout qu'on nomme labyrinthe ou oreille interne; 2** la caisse du tympan ou V oreille moyenne, cavité située entre roreîlle interne et l'air extérieur, et qui contient une chaîne de petits osselets ; Z^Y oreille externe, composée du pat'il' Ion, sorte de conque destinée à recueillir les vibrations de l'air, et du canal ou méat auditif externe, qui les mène au tympan. Reprenons successivement ces diverses parties et étudions-les dans l'oreille humaine, où elles sont parvenues à un haut deçré de développement.

La membrane qui renferme la pulpe auditive est une sorte de bourse, formée en dehoi^s d une enveloppe fibreuse, et en dedans d'une enveloppe vasculaire. £ll« est percée du côté interne pour l'entrée des nerfs (^/néof

* Ce nerf appartient à la aeptième paire de eeax qui aortcni dK crâne.

mi4itif inUrne), et du côui externe pour la commanv' calioii avec l'air exlt-iieur; mais de ce côld les ouvertures ne sont point béantes, elles sont garnies par la pean qui tapisse la caisse du tympan , et portent le nom de fenitrei. Le labyriolbe forme par cette membrane se compose des trois partii-s sus— mentionnées : saroir, da restibule , des canaux semi-cii'culaires et du limaçon. Le vestibule est la partie moyenne , c'est une sorte de sac auquel aboutissent les deux autres parties, le limaçon en avant et un peu en dessous , et les canaux en arrière et en dessus [voyez pi. 24, fig. 6). Le vestibule cominuniciue immédiatement arec la caisse du tympan par tin (il-itice appelé /fnftre oca/e (o; lig. 6): nous allons voir «ju'il a une seconde communication avec cette cavité par le moyen du limaçon. Les canaux semi-circulairrs ■ont au nomlire de trois, un horizontal et deux verticaux ; ils renferment le même fluide igne le vestibule '. Le limaçon est un prolongement du vestibule en forme - de cône, qui est coulourne en spirale eoniiue une co- \ '^ille de limaçon ; il est divisé en deux lof^s eu rampes, ou pliitût en un double canal par une cloison niédiaee qui ii(; coinmctjcc qu'à une petite distance du sommet, en sorte que les deux rampes communiquent directement entre elles. L'une de ces ranipes s'ouvre dans le vestibule ( c'est la rampe vesdbulaire ou supérieure); l'atitre, qui n'est que la continuation de la pi-eiiiièrc reployée sur elle-même, donne dans la caisse du tympan, par un orifice ( i i, fi. 6 ) appelé fenûre ronde, ganii cotnme la fenêtre ovale de la membrane qui tapisse l'intérieur de la caisse. Le canal spiral est rempli d'une gelée limpide ainsi que le reste du labyrinllte. Les trois parties qui composent l'oreille interne sont cncroùtéus d'un dépôt de nialièi'e calcaire , qui forme ce que l'on appelle le rocker, os dur, de forme pyramidale , qui , soude' à l'os du tympan et à l'os squammcux , compose un tout que l'on nomme os temporal C e, fig- a, pT, 24)-

I d'entre eni se réunissent par une Je 1 it n'ja que cinq oiUicc* pour ta cuoima estibole, an lien d« lix qu'il 7 acrail m

( 2îi5 )

Toutes 1<'S cavités du labynnthe semblent avoir été creusées dans ce rocher postérieurement à sa formation, en sorte qu'il existe un labyrinthe osseux, exactement moulé sur le labyrinthe membraneux. Le vestibule osneux est percé de sept trous, cinq pour les orifices des canaux, un pour la rampe du limaçon, qui communique avec lui, et un autre qui est la fenêtre ovale. Le limaçon osseux se contourne autour d'un axe conique (columeUc), que Ton a comparé à la fusée d'ime montre : cet axe est creusé d'un canal par lequel pénètre une. branche du i>crf auditif. La cloison qui le divise en deux rampes est une lame décroissante , en partie osseuse , et en partie IVbreuse et membraneuse. On a pensé que les fibres qui composent cette lame, diminuant de longueur de labas<; à la pointe de cet organe , se trouvaient propres à être ébranlées chacune par un ton particulier.

La cavité nommée caisse du tympan, ou ofeille moyenne, et qui communique avec l'arrière-bouche par un canal nommé trompe a Eustache , n'est réellement qu'une sorte de sac ou de prolongement formé par la membrane muqueuse de la cavité buccale, et qui est venu se placer entre l'oreille interne et l'oreille externe; cette caisse membraneuse comnmnique avec roreilleext<^rnepar une uiembrane appelée tympan, qui est mince, I ransparente , et parait distincte de celle qui tapisse l'intérieur de la cavité. Cette membrane reçoit immédiatement les vibrations de l'air, et en transmet l'effet à celle qui recouvre la fenêtre du vestibule. Les deux orifices ou fenêtres du labyrinthe ne sont donc point en contact immédiat avec l'air atmosphérique, si ce n'est avec celui que renferme la caisse, et qui arrive par le conduit guttural ; cet air, qui est maintenu à la même température, s'oppose à ce que l'état élastique des membranes , qui bouchent les deux fenêtres, soit influencé par les variationsAtmosphcriques. La membrane de la caisse est soutenue par deux os, dont l'un fait la plus grande partie de la cavité, et s'applique sur le rocher par son côté interne, c'est Vos de la caisse; et l'autre forme en avant une sorte de cercle osseux , auquel est attachée la membrane du tympan , c'est le cadre du tympan, (Ces deux os sont au nombre de ceux qui dans Cage adulte se soudent €t se

ilimâCTiti ponr cDlinimer l'cw tciiiporal. ) Dans l'mtf- .zieur de la caisse est uiir cliatue (l'osStilcts articulés l'ua iur l'autre, qui ^inbli^scul une cofiimunicaUon entre le nmipan et la fenclic ovale. Ces osselets sontau nombri: oc qiintre t le premier, nnmnié marteau, a'appuie nu lo tymiiaii mêiiie par une sorte de niitnelic ; le second •'eppdti! erwlume, et lesaenible à une dent molaire à icnx racines; le troisième, nommé lenticulaire, est trèspciit, el se confond le plus souvent avec la ta te du qua- Irièine , qu'on nomme élrier, parce qu'il ressemble eu dTet a un otrier de cheval. Ce dernier appuie la plaquu ovale qui le tcrmtuc sur la fenêtre ovale. Les angles, qus ces quatre osselets font enaemble, peuvent s'ouvrir «se fermer par le moyen de cci'iaios muscles, et par là mU' âîficr le degré de teniiion des membranes vibrantes, e^ diminuer l'amplitude de leurs oscillulions, aûn de \iréterver L'orcilte des impressions trop fortes. Cette chaîne d'oitselels sert en même temps à communiquer sans all«- Ltion les vibrations de ta membrane du tympan à l'th lille interne, et remplit par conséquent la même font tîon (w^ celle de la petite colonne de bois noimnée âmique l'on i.lacu entre l.;s d^jux tabU-s d'un violon . pour transmettre les vibrations de l'une à Vautre. Quant à 1" trompe, elli; sert à maintenir l'équilibre entre l'air iiitéricur et l'air L'xtéricur : on peut la comparer au trou dont est percce la caisse d'un tambour.

L'oreiile externe ou lapariie de l'appareil audilif,qiii est située on dehors de la caisse du tympan, se compose ducondnit on <«f'of cj;/erne, m àxx pai'illon cartilafçineui qni eu est la suite. Le méat auditif est osseux dans 1^ partie ta plus voisine du tympan, où il est formé par le prolongement du cadre du tympan. Il se continue ep- Euite par une lame cartilagineuse , enroulée sur ellemême, qui s'élarcitet s'évase en avant, pour consijluei la conque , dont la face externe ])résenle plusieurs saillies et cnfùncemons. Le cartilage de l'oreille externe «t recouvert p.ir le derme qui se prolonge dans le conduit auditif, et pnsscau'devantde la membrane du tyiiipan;un assez grand nombre de faisceaux musculaires sont Ëxéi ih ce cartilage, et servent à le mouvoir en tolalitéoucii partie. Des follicules sébacés, situes dans la partie lubu-

leuse, sécrètent une buineur d'une nature paniculièi'ev <;|ue l'on nomme cérumen.

Nous venons de voir ce qu'est l'organe de l'ouïe dans l'espèce bumaine. Disons quelques mots des modifications et dégradations qu'il éprouve , à mesure que l'on descend dans la série des animaux, où l'on voit l'appa-* reil se simplifier de plus en plus , et perdre successivement ses diverses parties accessoires , pour se réduire à la seule partie qui lui soit essentielle > le vestibule. Les mammifères ont en général l'oreille composée des mêmes parties que celle de l'bomme : le pavillon seul manque dans les cétacés et quelques autres espèces ; dans l'élépbantetdans les espèces de quadrupèdes qui sont faibles et timides , il acquiert au contraire des dimensions trèsgrandes, et devient un véritable cornet acoustique, susceptible d'être dirige dans tous les sens. Dans les oi-*> seaux, il n'y a jamais de conque auditive. Le limaçon iest moins développé : ce n'est qu'un appendice conique, et légèrement arqué. La chaîne des osselets est plus sim-

{»le, et présente une autre disposition. Dans les reptiles, 'organe de l'ouïe a beaucoup de rapports avec ce qu'il est dans les oiseaux ; mais il n'y a plus à proprement parler de caisse du tympan , les os et les osselets qui forment cette cavité ou qui sont contenus dans les animaux supérieurs, ne faisant plus partie de l'organe dont il s'agit, et étant passés à d'autres fonctions : il y a encore souvent une membrane du tympan , mais presque toujours à fleur de tête et sans aucune trace d'oreille externe. Enfin chez les poissons, le rocher lui-même n'appartient plus à l'organe, cpii se réduit à un labyrinthe ou même à un simple vestibule membraneux, contenu tout entier dans la cavité du crâne. îl n'y a plus de communication médiate ni immédiate avec l'extérieur, et par conséquent plus de tympan. Le sac membraneux l'enferme aans son intérieur de petites concrétions pierreuses, qui sont suspendues au milieu d'une pulpe tremblante, et qui pouvant être ébranlées pai* les moindres vibrations ex térieures,les communiquent immédiatement aux filets du nerf acoustique.

Dans les crustacés et dans, les mollusques céphalopodes ( poulpe , sèche , etc. ) , ou trouve (encore un Qi^gam}

WfénA â'audition , mais il y est rédnit a sa plas grande •implicite, c'est-à-dire à lin sac vcstibulaire , dans lequel pionne un nerf. La plupart des insectes parfaits joaiMcnt aussi de ta faculté d'entendre certains sons; tnain on a peu de données pmilives sur les parties destinées à cet Dsnge. Dans les disses itiféncures, on ne trouve plus d'oigane spécial d'audition, et le sens de l'oule a sans doute complet cm eut disparu.

DES ORGANKS DU MOUVEniFNT OU DES MUSCLES ET DU SQUELETTE.

Nous venons de considc'rer l'enTcloppe exte'rieurc des BDimaiis comnte donnaat à ces êtres la faculté d'apercevoir ou de sentir les corps tjui les eutaiircnt î étudions mainlenantle sjslJ;me musculaire, qui leur donne la fnculté de changer leurs rapports avec les objets environnans, c'est-â-dire de se déplacer ou de se moutoiri ^^ leur volonté. Cette facultd de locomotion réside essen- ^^^ JIÎBlleinent dans les fibres contrucliles, qui se disposeol ^^^ ^ar faisceaux appelés mutcîes, placés généralement aude!;'ous da IVnvcloppc cxleinp, où ils forment une coiidic plus on moins épaisse qui double en quelque soric cette enveloppe. Les extrémités de ces muscles sont attachées à des parties mobiles du corps de l'animal ; lorsnue les fibres qui tes composent se raccourcissent, les Jeux points auxquels ils s'insèrent se rapprochent, et c'est par ee moyen que sont produits tous les inouvemens des membres et du corps. Les animaux «jui ne peuvent que ramper n'ont leurs muscles attachés qu'à divers points de leur penu, à laquelle ils impriment des dilatations et contractions alternatives; mais tous ccoi qui peuvent exécuter des niouvcmens avec force et promptitude, ont leurs muscles attachés à des parties dures qui servent comme de leviers, et qui prennent les nnes sur les autresdes points d'appui, que l'on nomme arriculatioju. Ces parties dures se développent tantôt à l'extérieur, dans là couche cutanée, de manière à recouvrir les muscles (écailles, test, coquille), tantôt à l'intérieur, dans le tissu musculaire lui-même, de manière ;i être recouvertes par les muscles ( os proprement dits et

eartUages). Dans ce dernier cas, l'cnseinble des parties dures, ou le système osseux tout eutier, porte le nom de squelette. Nous nous bornerons à considérer ici les animaux pourvus d'un squelette , c'est-à-dire les ani-^ raaux vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles et poissons ).

L'appareil dç la locomotion comprend , ainsi au*on vient de le voir, deux parties subordonnées l'une à l'autre : une partie active (les muscles ou le système musculaire), et une partie passive (le squelette ou le système osseux. La première est la plus importante , car elle pourraitexister seule, comme cela a lieu dans lesanimaux des classes inférieures. Nous commencerons néanmoins par prendre connaissance de la seconde , parce que les articulations des os étant pourvues d'autant de muscles qu'il en faut pour produire tous les mouvemens dont ib sont susceptibles , il suffit de connaître ces articulations pour îuger comment doivent être attachés et dirigés les muscles, chacun d'eux entraînant l'os auquel il s'attache dans sa propre direction.

L nu sTsràxB osseux.

ïiC squelette est l'assemblage des parties dures qui soutiennent le corps, en forment la charpente, protègent les viscères et toutes les parties molles de l'intérieur, et donnent attache aux muscles , principalement à ceux oui font exécuter au corps tout entier ou à quelqu'une ae ses parties des mouvemens étendus , et fournissent ainsi à 1 animal les moyens d'agir sur les corps extérieurs. Les diverses pièces ou parties séparées dont se compose le squelette portent le nom d'o^. Les os sont composés d'une partie organique et vivante, espèce de parenchyme formé par de la gélatine, et d'une partie morte, terreuse, déposée dans les interstices de la première, et qui est du phosphatede chaux. La quantité de phosphate augmente avec l'âge , et par conséquent la proportion de gélatine est d'autant plus abondante que l'on se rapprociie davantage de l'époque de la naissance. Tous les os coronicncent par être â l'état cartilagineux, c'est-à-dire mous, flexibles, presque entièrement formés de gclaiioc

endurcie: c'eslilans celle base gélatineuse que se de|)osf par degrés U phosj'liate île rhaux, qui doit (lonner au.i tta leur opnciti; et leur consistance. Ceux qui dans un Age araucfi se montrent encore voisins de l'état doiil nous venous de parler, prennent le nom particulier de rariiiagcs. Le développement des os se fait jjar pluaîetirs centres que l'on nomme points ifossiflcaiion', d'où naisseut des fîlires qui s'étendont en tous sens , et forinenl autant de pièces osseuses, qui , d'ahonl séparées , ^ viennent à se louclier et à se réunir entre elles. Dans lis os longs, comme ceux qui font partie des membres des quadrupèdes, les extrémités s'ossifienl les dernières i ce n'est même qu'assez tard qu'elles se joignent entièrement au corps de ces os ; tant qu'elles en sont distinctes, elles portent le nom A!épiphy.ies. Le progrès de l'ossification ne se fait pas avec la même rapidité dans tous les os du même animal, encore moins dans les animaui d'espèces diiTéren tes, mais dont les squelettes gontscinblabtes. Souvent des os qui paraissent distincts dans le jeune âge , et qui ne sont alors séparés que par des sutures , se soudent plus tard et forment en apparence un os simple, les sutures s'étant efface'es peu à ucu. 11 suji de là que plus un être est avancé en âge , et plus le nombre de ses os diminue ;tnaiscette diminution n'est qa'apparente, etprovicntseulementdelasouduredecertainso} avec ceux qui les avoisinent. Les os se divisent, d'après leurs formes, eu os loui^s, en os courts, et en os plats ou larges ; les os longs présentent ordinairement dans leur intérieur une cavité cylindrique, remplie d'une graisse fine appelée moelle aesos. Ceux des oiseaux sont pareillement creux intérieurement, mais leui's cavités ne rondeniient que de l'air et point de moelle. Les os plats sont formés d'un tissu spongieux et imbibe de moelle, renfermé entre deux tables minces de tissu compacte. Cette partie spongieuse se aommc diploè. Relativement B leur position , les os sont pairs et symétriques ou impairs et médians; leur surface estsouventsurmontéepar des éminences, auxquelles on donne le nom général d'iipopkyses : celles qui sont situe'es sur les parties latérales des os sont destinées à l'insertion d'organes fibveui , tels que les tendons des muscles nu les ligatneiis, dont

eités multiplient les points d'attache : telles sont les ta*^ bérosités, les crêtes, les apophyses épineuses, etc. Celles qui sont situées à rextrêmité aes os servent aux diverses sortes d'articulation, et prennent suivant leur forme les noms de tête , de condyle • , de dentelure , etc. Les cavités, les échancrures, et les trous de diverses sortes, que les os offent aussi à leur surface , servent ou à des arti-< culations ou à des insertions de muscles et de ligamens^ DU au passage des nerfs et des vaisseaux. Les os sont i*evêtus d'une membrane fibreuse et vasculaire , nommée périoste, qui se continue d'un os à l'autre en passant par-dessus les jointures, et en formant par là des espèces de capsules dans lesquelles sont renfermées les faces articulaires. Il y a déplus , dans toutes les articulations libres ou mobiles, des ligamens formés d'un tissu blanc fibreux , qui contribuent encore mieux que les capsules à borner les mouvemens des os. Les facettes articulaires sont revêtues de membranes qui sécrètent tfne humeur appelée s/no^ie, propre à en diminuer le frottement.

Les diverses manières dont se font les jonctions ou les articulations des os sont importantes à connaître , parce que ce sont elles qui déterminent les mouvemens <lont ces os sont susceptibles. 11 y a des articulations fixes , qui ne permettent aucun mouvement : telles sont les suturés des os du crâne , qui sont plats et se touchent par leurs bords : tantôt ces bords sont amincis et se recouvrent l'un l'autre, tantôt ils sont garnis de dentelures qui s'engrènent réciproquement. Il y a des articulations demi-mobiles, qui ne permettent qu'un mouvement obscur et borné: telles sont celles des vertèbres, qui se font par des cartilages intermédiaires. Enfin il est (les articulations libres ou mobiles, dans lesquelles les faces des os qui se regardent sont distinctes , et peuvent jouer librement l'une sur l'autre^ soit dans un seul^ soit dans plusieurs sens : telles sont celles des os qui composent les membres ou appendices qui servent à la locomotion. L'étendue et la direction des mouvemens de ces os dépendent des ligamens qui entourent leurs

' Sort« d« tét« ovalaire > on plna large dans an sens qaé daAk U» autres.

Sf^cnlaliona , et surtout de la forme des creux et Aei ^iDÎnences de leurs faces articulaires. Sî l'un des os est termine par une tète gpliérique qui joue dans une seule cavité, l'articulation permet la flexion dans tous iei sens, c'usC une arthrodie ; si le premier os est termine par un condyle, c'est-.'i-dire par une face ovalaireoueo portion de cylindre, et mieux encore si les deux os sonl tenninc-s tous diUK par des proéiiiii)ences et des cavités, en aorte que l'artirulation soit en charnière et ne permette la flexion que dans ud seul sens , c'e&t alors un

Apres ces notions sur les os consuli/res en gênerai, nous allons étudier la composition du squelette dans rhomme en particulier; puis nous iiidiquei'ons quelques-unes des modiricHtioits les plus iinpoi'tantes qu'il subit daus la série des animaux vertébrés, en restaut toujoursnécinnioiDsplusoumoLits semblable à lui>iiiènie.

Du iqaishite dam fhnmmf.

Le squelette des animaux vertébrés est composé en général de trois portions principales, savoir: une portion médiane, supérieure au canal intestinal, et formée d'un Ronihreplas ou moins grand de vertèbres, placées en série etordinairement mobiles les unessur les autres, auxquelles il faut joindre le crâne, situé à la partie antérieure (voyez fig. 1 et 3, pi, 24): c'est ce qu'on nomniela colonne vertébrale; une autie portion médiane, mais inférieure au canal intestinal , et formé d'une série de pièces soudées entre elles : c'est le sternum ; et une troisième portion , comprenant les appendices du crâne et des vertèbres, on les os latéraux toujours doubles et symétriques (os de la face, membres et côtes).

Une t'ertéère, considérée d'une manière générale , on dans son état de développement complet, est forméed'un corps ou partie moyenne , de forme ordinairement circulaire,'plus de deux arcs osseux placés sur ce corps et qui varient beaucoup dans leur ilévcloppemcnt, l'un en baut («'est le plus const^inl), où il forme une cavité destinée à contenir et à protéger tine partie du système

nerveux, l'autre en bas, où il forme une seconde cavité ponrprotéger iine partie du système vasculaire. C'est en efiet dans l'espèce de canal ou de gouttière , qui résulte de la succession des trous formés par ces parties annulaires des vertèbres que se logent les principaux troncs des systèmes nerveux et sanguin, savoir : la moelle épinière dans le canal supérieur, et le Ironcaor tique dans le canal inférieur. Ces parties annulaires sont toujours en rapport, quant à leur développement, avec les parties correspondantes des systèmes qu'elles protègent, et avec le besoin plus ou moins grand de protection qu'a l'un ou l'autre de ces systèmes. Ainsi il est beaucoup plus rare que les vertèbres forment en dessous un canal semblable à celui qu'elles fonnent généralement en-^ dessus , et qui sert d*étui à la moelle ëpinière ; cela ne se voit que chez les poissons; le canal supérieur dtsparaie lui-même dans les dernières vertèbres de la queue , chez tous les quadrupèdes , lorsque sa présence est inu* tile par le manque d'une partie nerveuse qui lui corresponde. Les éléinens qui entrent dans la composition des arcs osseux deviennent alors rudimentaires , ou s'évanouissent complètement.

Il y a une grande variation dans les formes des vertèbres, non seulement d'un animal h un antre, mais encore dans le même animal , suivant les diverses régions auxquelles elles appartiennent. Les corps desver* tèbres présentent deux surfaces articulaires, par lesquelles ib se joignent les uns aux autres, et forme une seule colonne: le plu5 ordinairement ces surfaces sont encroûtées de fibro-<artibges, qui leur permettent detciorner léç^irement les unes sur les autres ; mais dans certaines régions, on le mouvement n'est pas néces^tre, les vertèbres se sondent et d^rtiennent toutâ-fait iminr>bileS' Les diverses sortes de verlifbres s^mt d'ailleors jointes les unes aux autres, par deê ligamens qui ne leur laissent qu'un mouvement p^'O c^^nsirlérable. Les parties annulaires des vertèbres mobibrs présentent des émioences quo» nrimme apophjrses, et qui servent de poiols d'attaclie aox puissances moscolaires ; elles %tmt en géiMénl d'aotaoC nias développées^ qo^ii ik^it y avoir pins de moinrefiiefa d^ios

la YCrlèbre, et toujours la direction de leurs crétea ou de leurs pointes est eu sens inverse de celle des muscles . (]ui viennent s'y inscrec.

Dans riioiniiie , cliaque vertèbre est composée d'uB corps place en avant, et d'une seule partie anniilaired'où nsisseiitseptapoplijses, savoir : une apophyse épineuse e, (fig. 3 , pi. a5), située en arrière sur la ligne médiane et terminée le plus souvent en pointe , deux apopliyscs transveries , m, m, dirigées de chaque côté en deWs, et nuiirc apophyses articulaires (deux supérieures, n, n, et aeuiL inférieures ), qui servent à unir les vertèbres Icj unes avec les auucj. Les irons des vertèbres, situés entre les corps et les apophyses, forment un canal continu dans lequel est la moelle épiuiëre. Sur les parties latérales des anneaux, sont en haut et en bas des écliancru Tes , qui par leur réunion deux à deux forment les trous de conjugaison pour la sortie des nerfs. On compte doua l'homme trente-deux vertèbres, dont sept cervictUed , douze dorfulei, cinq Umiaires, cinq lacrées et trois tôt- ^giennej. La première des cervicales , Sg. i, privée, du moins en apparence, de corps et d'apophyse épineuse, a la fmme d'un simple anneau , et sy nomme allas j elle

Crte te crâne qui s'articule avec elle par deux condyîes. seconde vertèbre du cou, fig. 2, nommée axis, a un corps très-votuniineux, d'où naît une apophyse pointue et verticale , appelée apophjse odontouîe ,0, sur laquelle roule l'atlas. Lorsque la tèl^ se fléchit d'nrrière en avant ou d'avant en arrière , elle se meut sur la première vertèbre ; lorqu'elle tourne , c'est la première vertèbre oui la fait tourner en roulant siir la seconde; lorsqu'elle penche sur les côtés , ce n'est que par l'inflexion de toute la partie cervicale de l'épine. Les douze verlèbres dorsales portent chacune deux côtes : sur les côtés de chaque articulation de leur corps , on voit un petit enfoncement commun aux deux vertèbi'es voisines , dans lequel est reçu la tête de la côte. Les vertèbres lombaire» d, (fig. 3), sont remarquables par leur corps qui est très-volumineux, et pluslargeqne haut. Lescinqvertèbres qui les suivent sont soudées entre elles, et ne forment qu'un seul os e, de forme triangulaire, qu'on nomme so fram, et qui sert à l'articulation des membres posté-

eors : il est percé de quatre paires de trous pour la

irtie des nerfs. La région de la queue, kr partie caudale

' a coccygienne de l'épine, qui est si développée chez on

land nombre de quadrupèdes ( voyez/", fig. i et 3 ), a

rèfl-pea d'étendue dans riiomme : elle est composée de

' ' rois petits os, articulés les uns avec les autres et avec le

"^^acrom ; elle forme cette protubérance qu'on nomme le

^'roapion ou le coccyx,

La tète a (fig. 3), qui est portée sur la colonne vertébrale, ** e compose de deux parties principales : le crâne y boîte 'jneuse, contenant le cerveau, et layoce, aggrégation de alusieurs os formant des cavités , dans lesquelles sont renfermés les organes des sens spéciaux. Le crâne fait mite àTépine, et peut être considéré comme n'élantque Ia partie antérieure de la colonne qui s'est dilatée proporUonnellement au développement de la partie correspondante de la moelle épinière : celle-ci forme en effet dans le crâne un prolongement appelé moelle allongée^ lequel s'est renflé du côté supérieur pour produire le cerveau. La plupart des anatomistes regardent donc le crâne comme étant la réunion de plusieurs vertèbres^ soudées et parfaitement immobiles, mais ils ne son t d'accord,ni sur le nombre de ces vertèbres , ni sur les pièces qui doivent entrer dans la composition de chacune d'elles.

Cinq os principaux, concourent à former la boîte crânienne y savoir : en haut et en avant le frontal a (fig. a) ; les deux parié taux fy f, sur les parties latérales et supérieures ; V occipital f ^ â la partie inférieure et postérieure; et le sphénoïde, placé comme un coin au mi-» lieu des prccédens, à la base du crâne. Trois autres os contribuent aussi en partie à former les parois de cette boîte osseuse dans l'homme; mais ils appartiennent plutôt a la face : ce sont les deux temporaux e, e, situés aux parties latérales et inférieures , et Vethmcilde, placé au-devant de la base du crâne'.

' Lcsphémûde oa le cnnéi forme , est an os d^ane figure trèt-bUam, dans lequel oo distiagne on corps oa partie moyenne, deox petites siles oo ailrs orbitaircs, denx grandes ailes oa ailes temporales, et deux opopAjvej ptéry-goides oa post-nazies, dont cfaacnne présente onc donble crête, Viine interne . Tantre externe. Dans le

La face placée au-devant <ic la partie inférieure d

crâne est une aggrcgaiion île plusieurs os, formant dt

fixto* eliez riiauimt , et dam l'igc adnlle cbei beaacoap de numtni- /ôru, le corps do splitaoide eit partagé en deux piécea, donLl'ime antcrirnre porlc les petilei ailca (sphénoïde américiir), et Tantrepo)térieori porte Ici grandes ail» (spkcnoîife poncriair), Dca différea! pniiiti du coDiDur rln spbouaïde partent les sataret qui ijparcnl

Lt/ronral eut BOdicni aiisiidivuéen diux par une «attire médiinr, Acalci enraii* et datu la ptupnii des aniaiaax. Lorsiga'il ett rcnnl ■a iphjnoide, il présenie enire les deux orbîlea nne cchancrnrB qui en rt'DJplie par la Urne criblée da l'elhaioide. — 'L'occipira/ te diliae souvent culte qnatre pièces : la baie est percée d'an grand traa pour le passage de la moelle épinïèra (Lrou occipital) ; de chaqne colé de ce troa sont les deoi eondjlea qni serrent À l'anicnlatian da cr4»fl avec l'atlas oa la première vertèbre do la colonne. Sur 11 face eaterne et poitêiiente [l'occiiint) se Toit la crèlc occipitale, où sn fixe le ligament cervical, ijai ches les quadrupèdes aert i icteoii UUic

La temporal en ■unironné de plnaienra partie) , q^ clan* U loetna sont dîaimcres et séparées : on y remarqne ea debora Dnc portion

miiix); en dedans, nne partie dure, épaisse et pyramidale, faisant

partie de lu base do crâne {\e rocker)-yil oFfre en outre plusieurs t'roos,

tt apophyses : sur sa face eïteine, Vjpopfyse irgoii

qm se porte en avant pour s'anir

i l'os

ugal

an de la pommelle , ei

former avec lui une sorte d'arcad

iàcô

éde

etle apophyse, la «^

aie le

ondyle de la micLoire infé-

rieote; derrière la cavité, rorific.

duco

idai

coadail Vapophjie masCaïde. Uu

itéin

et à la face inférienrs

Aa rocher, en dehors du crâne,

apopbyse mince et irèsal-

longée, qu'on nomme apophyse stj-Mde

VelJ.moldc ou l'os eribleui, es

eitr4

mcmenl léger, compo-

aé de plusieurs lames très minces

elaja

e forme il peu près CQ-

Liqne i on; distingue lalame cnbl

e,perc

red'u

ngrand nombre de pe-

fin ttnus , et qni bouche féchanc

are du

fron

pendiculaires , dont une impaire e

moye

nnee

deai autres latérales.

qui forment avec la preuiiète deui

goutti

longitadinales. Dans ces rainures

les la

mes btÉraIca se voient

les cornets sopériturs et moyens.

dontn

.ons porlé en trailiml

de l'appareil de 1 oaie, et qui fon

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