‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 66 sur 89 · VOM · texte numérisé non relu

VOM

i^vineoT» Eoi-mée pu

cavités dans lesquelles sont reafeririés les organes Aç$ sens spéciaux , ou constituant des appendices plus ,q\^ iTioins mobiles qui servent à la nutrition; dans riipmnie, elle comprend la cavité' nasale et la fosse ou voûte palatine, les cavités oculaires et auditives , et les deiXL mâchoires.

La cavité osseuse de l'odorat , divisée en deux fosses par une cloison médiane et verticale , se compose des deux os du nez , placés au milieu et au haut de la face à l'entrée de la cavité ; du vomer^ lame impaire articulée nvéc le sphénoïde, et située entre les fosses nasales dans la partie postérieure de la cloison ; de Vethmoïde, dont une dès lames , la médiane, se continue avec levom^^ret avec le cartilage moyen du nez pour compléter cette cloison, et dont une autre lame, la criblée, forme le plafond des deux fosses ; des cornets inférieurs , situés au Las; enfin de deux séries d'os pairs et symétriques, composant le plancher et les parois latérales de ces cavités , e.t formant en même temps la voûte palatine , et la mâ-r choire supérieure : ce sont les apophyses ptérygoides , et les os palatins en arrière, les maxillaires ç au milieu et les intermaxillaircs en avant. C'est dans les os maxillaires et intermaxillaires qiie s'implantent les dents su-r périeures.

Let cavités oculaires ou les orbites , ont leurs bord« composés de trois os : le frontal a, le maxillaire c et ^'!b jfigal d; celui-ci en s'articulant avec l'apophyse zygo- ' [ae du temporal, forme l'arcade zygomatique qui comme un pont sur un enfoncement appelé /ôjj« u Le dedans de ces cavités est formé de l'unlacrymal , situé au côté interne de l'orbite , »ide , du palatin et du sphénoïde.

iê auditives se composent du rodier, de Toy ly des osselets et du cadre du tympan ; dans oa ae confondent avec l'os squammeux, e^

Uox frontaax. Le vomer et les os du nez , qnt

' ceintore antérieare , et semblent prolonger la

nuit, k travers récbancrure da frontal, ont

représentant nne quatrième vertèbre

•t let contrit inférieurs seraient des dé-

( i38 ) fopi aiDsi partie iViin os va appnreDcc liniple, le temporal. Avec le temporal s'articule l'uiie <!cs branches de la mâchoire iiife'ricureA:cette mâchoire nepavaît former qu'un seul os, mais ou doit y distinguer deux branches ,

3ui se sont réunies l'une k l'aaire dans la ligne méiane , où l'oa aneiçoit un indice de cette division primitive de l'os (la symphyse du menlon ). Derrière la symphyse, esl l'apophyse géni, à laquelle s'insèrent des muscles qui servent à la déglutition. Chaque branchede la mAchoire inférieiii'e se compose d'une portion horizontale et courbée, dans laquelle sont implanttea les dents, et d'une portion montante, dont le bord supérieur, fortement échoncre, présente deux apophyses, l'une antérieure nommée coroooide, et donnant attacha aux muscles qui servent à la mastication, et l'autre postérieure , plus ou moins épaisse , formant le eondyle articulairi^ de la mâchoire.

On regarde aussi comme un appendice du crâne l'ai hroï^e, qui appartient à la double fonction de la déglutitiou et de la respiration. C'est une espèce de chaîne ou de demi-ceinture, composée de plusieurs os soudé? entre eux , cl qui est suspendu par ses dcus bouts et à l'aide de ligamcns à la partie postérieure et inférieure du crâne. Elle est placée sur le devaut du cou, entre labase de la langue et le larynx ( le haut du tube pulmonaire ) , tournant sa concavité en arrière. On distingue dans cet appareil une pièce médiane appelée corps, et deux cornes de chaque côté, une grande et une petite. Celle-ci , placée sur le point de jonction de la grande avec le corps, s'articule par l'intermède d'un ligament, avec l'apophyse st y loïde qui est soudée à l'os du rocher. On voit que dans l'Iiomme, et aussi chez la plupart de» animaux vertébrés, l'oshyoïdo est isolé et séparé des autres os auquel il ne tient que par des parties molles; mais chez les poissons il fait véritablement partie du squelette.

Les appendices de la colonne vertébrale se divisent en appendices simples oacoies g(iig.^), et en appendices complexes ou membres. Les côtes, au nombre de douze

£ aires dans l'homme, sont des arcs osseux qui entourent cavité de la poitrine , et par leurs mouvcmens l'élar-

fissent ou la rétrécissent pour la respiration. Chacun de ces arcs , articulé par une tête avec les vertèbres dorsales , se compose d'une partie osseuse supérieure ou dorsale, et d'une partie cartilagineuse inférieure. Les deux côtes d'une même paire viennent souvent se réunira une pièce médiane, située devant la poitrine et nommée pièce, sternale La série des pièces stemales articulées bouta bout, presque comme les corps des vertèbres , et soudées entre elles , porte le nom de sternum. Parmi le? douze paires de côtes, les sept premières seulement vont au sternum , et se nomment cotes sternales pu vraies çétes; les cinq suivantes se nommeni fausses cotes.

Les appendices complexes ou les membres sont au nombre de quatre: deux antérieurs (membres pectoraux ou thoraciques), et deux postérieurs (membres pelviens ou abdominaux). Ils sont composés de quatre parties : l'épaule , le bras , Tavant-bras et la main , pour l'antérieur ; la hanche, la cuisse, la jambe et le pied, pour le postérieur (6g. i et 3).

1j épaule ou la racine du membre antérieur, se compose de deux os, qui se réunissent en angle et sont mo- Dilesau point de leur jonction. L'un de ces os, le supé*» rieur , placé derrière les côtes , est toujours libre et suspendu dans les chairs: c'est V omoplate; le second os (la clauicule)^ placé au-devant de la première côte, s'articule avec la première pièce du sternum et souvent avec son analogue du côté opposé , de manière que les deux épaules forment une sorte de ceinture osseuse, à laquelle les deux membres sont attachés. L'omoplate est un os plat, fort large et triangulaire : sa face postérieure a une crête saillante au bout de laquelle est une apophyse nom* mée acromion, avec laquelle s'articule la clavicule u. Celle-ci est uii os grêle, long, et deux fois arqué, qui s'attache par son autre extrémité au haut du stemnm. Le bras i, est formé d'un seul os nommé humérus ^^ qui s'articule en haut par une tête plus ou moins sphérique avec l'omoplate, en sorte qu'il peut se mouvoir sur cet os en tout sens. Il est long et cylindrique; il offre sur ses côtés des tubérosités , servant à l'insertion des muscles rotateurs du bras, et à son extrémité inférieure des éminences et des creux propres à former ^n çin^

( Mo )

glyiM on une Articula lia D en rhariiière. h'm'aKl-hrtu l, eM consuiiRment forint île dcu\ os, places l'un à calé de l'autre ; \ii raditit , (|ui porle la main et peut la faire tourner, et Je eu&i/H-t ou l'os du coude, qui se lléeliitet s'étend sur l'Iiuinei-us, et dont l'extrémité supëricme forweaudelà de son articulation une apophyse uomniée o/^r^ne, quicmpèclierosdesc porter trop en arrière. Lo radius appuie par ses extrémités sur celles du cubitus, et tourne autour du lui , entraînant la main dans sa rotatiou'. hamain m, comprend le caqie, le métacarpe, et les doigts. Le carpe ou le poignit joiulla main àl'avaDtbrasi il egt composé de liuit petits os, fonuautdeiu: tangées, et n'ayaut les ims sur les autres qu'un mouvemeut obscur ^. Le corps de la main ou métacarpe est composé de cinq os longs, qui portent chacun un doigt. et qui sont reti:nus entre eus au mojcn de liganLens,eX' cepté l'interne dans les mammifères qui ont lui pouce opposable aux autres doigts. Ceux-ci se partagent en phalanges ou osselets , dont les articulations se lout par cbomière , à l'exiceptiou de la première , qui est hëuiispîiéroïdale. Le pouce n'a que deux phalanges ; les autres doigts en ont chacun trois.

Les deux hanches n, n, ne forment qu'un seul corps, une seconde espèce de ceinture osseuse qui entoure complètement le bas du tronc, et que l'ou nomme bassin. Chaque hanche est composée île trois os, qui se soudent entre eux à un certain âge: l'ileuin ou los des Ues n , correspondant k l'omoplate, te pidiis, correspoudartt à Ib clavicule etVischium. Le premier est un os plat et large, qui s'articule d'un côté avec le sacrum, et de l'autre avec les deux autres pièces; sa face externe, ainsi que l'interne , forme une vaste fosse , nommée/ôf« iliaque. Le fécond, le pubis .(, est placé en haut et eu devaut, per-

enl de mpinatioa , loniqiMka it-br'ai, et qae la paume di I* main eit loornce en avant: et moimeiiunt i/e proii/ilion ,\oia>\at)â ndina davUnt le bord interuo de l'avinl'bras , cl qae lapaamt dtia

' Ceux <le la première rangé* aont en Hltant de dehors en dednu, U tcaphoide, U ■rmî-laniite, le cunéifiinDC et le pisiforme; ceux de Jnieconilc tODl lelrapêie, le Irapéioide, le grand oi et l'oacUoraC'

pendicalalri-ment à l'axe du corps ; il se joint dans la ligne médiane à celui du côté opposé , et va s'articuler par son autre extrémité à l'os des îles et à l'ischiuni. Celui-ci t,qm est situé en-dessous et de côté, est un os en Y, qui par l'une de ses branches s'unit en ayant au pubis , et par l'autre à l'iléum. La jonction des deux branches forme cette tubérosité sur laquelle on s'assied, et cpi'on nomme ischiatîque. Les trois os de la hanche contribuent à former la cavité cotjrloîde, dans laquelle est articulée la tête du fémur. Le fémur o^ ou Vos de la cuisse, correspond à l'humérus ; c'est le plus long de tous ceux du corps humain. Il a à son extrémité supérieure une tête spbérique , portée sur un col oblique , au-desscus duquel sont deux tubérosités , Tune interne, l'autre externe, pour l'insertion des muscles venant des deux faces de l'os des îles. Son extrémité inférieure offre une ar titillation en ginglyme, comme celle de l'humérus. La jambep est> ainsi que l'avant-bras , formée de deux os placés , l'un à côté de l'autre : le iihia en dedans, le péroné en dehors. Le tibia est le plus fort et le plus essentiel ; c'est lui qui transmet le poids du corps à l'extrémité du membre. Il est l'analogue du radius, et son extrémité inférieure est disposée de manière à former avec le pied un gingl^^me très-serré. Le péroné est un os beaucoup plus grêle , qui est simplement collé au côté externe du tibia. Ces deux o8 ne tournent point l'un sur l'autre, et ne peuvent que se fléchir sur le fémur. La rotule r, ou l'os du genou, (|ue l'on regarde comme l'analogue de l'apophyse olécrane, est placéesur cette articulation, pour empêcher la jambe de se fléchir trop en avant. Dans beaucoup de mammifères, le péroné ne va pas jusqu'au fémur, et quelauefois aussi ne descend pas jusqu'au pied. Mais dans l'homme, et chez les animaux où il atteint cette portion du membre, il contribue à former le gingly^ne dont nous avons parlé , au moyen d'une partie saillante , nommée la malléole externe. Le tibia se termine par une face articulaire, et sur le côté interne par une production descendante qui forme la malléole interne. Entre les deux malléoles est contenu un os en forme de demi«-poulie : c'est l'astragale ou le premier os du tarse, hepieag, est, comme la main, divisée en trois portions^ le tai*se a* Partie. xv

ÎltuestTaïuiIogue du aape, U inélaLtri»?, qui esl l'auaogue du métacarpe , et enfin les doigs divisés en phalanges. Le tarse est composé de sept 03 sur deux rangée» ; Yatlragale, sur lequel porte la jambe, le cateanéum, dont la lubéro»ité forme le ulon, et cinq plus petits '. Le métatarse, ou corps du pied est fonm '

cinq os longs, retenus entre eux par des lif;aineiu comme celui du métacarpe. Celui du pouce ne se ment pas iudépcntlninment des autres , comme dans la main, liCpouce est plus ffros et plus lon^^que les autres doisU, il n'a que deu^ phtilau^ijs; les auUTs en ont cli.tciiii

Modificttiom d„ iqueUlic dans lei diffère,

La partie principale et la plus constante du squelette est ta partie centrale ou l'aie vertL-bral. Le crâne et le sacrum ne sont pas les seules portions de cet axe qui r joifliit composées de pièces iioadées entre elles : les vertèbres de toutes les autres régions peuvent devenir également immobiles , SL'Ion les diiférentes classes. I^es cervicales sont soudées chez les cétacés et chez un grand nombre de poissons ; les dorsales et les lombaires le sont dans les tortues, et les premières se soudent même avec les côtes pour former la carapace. Dans les oiseaux, les dorsales prennent aussi de la fixité pour offrir un appui aux ailes ; les lombaires s'unissent avec le sacrum ei les os des hauches, et ne forment avec eux qu'une seule pièce. Dons les poissons, qui semblent au premier abord dépourvus de lliorax ( tout leur tronc étant occupé par les viseèresabdominauxjjdont la plupart n'ont point de cou, et chez lesquelsil n'y a presque jamais de membre posiérieuradhérent;'i l'épine, les vertèbres ne se divisent généraleuient qu'en deux classes : i" [es caudales, qui ont une apopliyse épineuse très-longue en dessus et une autre ^ n dessous ( dans la basi.' de la supérieure est

* L'astra^le c>t l'analogne ia jcapfaoïde Ae la maio, tt ie calca*

creuse le canal de la moelle épinière, et dans celle de riufélieuresontloge's des vaisseaux sanguins); 2° les dorsales, qui ont en dessus seulement des apophyses épineuses, et sur les côtes des apophyses transverses , ordinairement soudées avec des os en forme de côtes, mais allongés et grêles j que l'on nomme arêtes. Une vertèbre de poisson se reconnaît aisément aux cavite's coniques dont sont creusées les faces de son corps , et qui sont remplies d'une substance fibro-cartilagineuse.

Le nombre total des vertèbres est très-variable dans la série animale ; il y a des serpens qui en ont plus de trois cents , tandis que la grenouille n'en a que dix , et le pipa huit seulement. Le nombre des vertèbres cervicales est de sept dans les mammifères ; il est plus considérable chez les oiseaux, qui ont le cou long et mobile.. Le sacrum manque chez les poissons, où il n'y a point de bassin. Quelques mammifères et les grenouilles n'ont pas de coccyx.

La tête ne manque jamais dans les animaux vertébrés ; mais les deux parties dont elle se compose , le crâne et la face, varient dans leur développement en raison inverse l'une de l'autre. Le crâne contient le cerveau , qui est le siège desfacullés intellectuelles ; la face est le réceptacle des organes des sens, et sa plus grande partie est occupée par ceux de l'odorat et du goût , c'està-dire par les sens des appétits brutaux. Hus les organes de ces deux sens sont développés, plus 1^ proportion de la face augmente à l'égard du crâne ; au contraire, plus le cerveau grandit , plus le crâne qui le contient devient considérable en comparaison de la face. Or, un grand crâne indique en général un grand cerveau , et par suite un haut degré d'intelligence ^ ; une grande face annonce des organes du goût et de l'odorat très-parfails , et par suite une grande énergie dans les

* Le volume du cervcaa est généralement en rapport avec le développement de Tintelligence : cependant qnelqaes physiologistes pensent qae ce n*est pas dar.s ce volnme senl qu^est la véritable mesnre de cette faculté, mais plutôt dans le nombre et la profondeur des replis on circonvolutions de la masse cérébrale, et dans rétendue des surfaces que pressente le cerveau déplisse.

besoins xu%qnels ces sensations se rapporlent, et beaneonp de brutalité dans les actitms que ces besoius déterminent. La pi'Oportion relative des deux parties qui composent la tête est donc un indice des facultés des animaux, de leur instinct et de leur naturel.

L'homme est celui de tous tesauimaux qui a le crâue le plus grand et la face la plus petite; et les animaoi ■'éloignent d'autant plus de ces proportions qu'ils deviennent plus stupides et plus féroces. Une face courte •t un front très-saillant sont le signe d'une certaine sopérioritéd'intelli^ence, tandis qu'un museau très-allongt et un front rejeté en arrière forment le type de la stupidité. Dans les reptiles et chez beaucoup de poissons, c'ebt la bouche seule avec ses énormes mâchoires qni •emble constituer la tête, et ce sont les plus voraces et lea plus féroces des animaux : ils semblent ne vivre que pour se nourrir.

11 exbte plitsieurs moyens d'apprécier commodément k les proportions des deux parties de la tÉte, pour se faira ^ 1II1G mesure approximative des facultés jntdIectaelW Le degré de l'intelligence étant supposé proportionnel au TCiluinedu CCI vL'ayjetcelui-ciréianlà la capacitédu crâne, qaiaugmente d'autant plus que lefrontestplussaîllanlen avant, l'une des mesures les plus simples consiste à déterminer le degré de proéminence du front, que l'on exprime par l'angle facial ^ c'est ainsi que l'on nomme l'angle que fait avec ta base du crâne la ligne faciale qui

Csse par le point le plus saillant du front et par l« rd nés dents incisives supérieures. Cet angle est en gcnéral d'autant plus grand que le crdne augmente luimême en capacité. 11 y a cependant quelques exceptions à cette loi ; aiusî l'éléphant n'a pas un cerveau très-volumineux , et cependant son crûne est très-étendu , à cause de la grande épaisseur du diploë de ses os du front. L'homme est de tous les animaux celui qui s l'angle facial le plus ouvert; cet angle devient toujours plusaigudanslesmammifèresquis'éloignentderhomme, dans les oiseaux, les reptiles et les poissons. Lesanciens avaient parfaitement saisi cette relation qui existe entre la proéminence du front et le développement des hautes /acuités de l'intelligence: ils représentaient toujours avec

Vangle facial ti ès-ouvert ceux à qui ils voulaient imprimer le caractère d'une majesté et d'une nature plus qu'humaine.

Un autre moyen plus exact d'apprécier le degré de supériorité d'un animal , est de considérer le crâne et la l'ace dans une coupe verticale et longitudinale de la tête , et de chercher le rapport des aires occupées danf chacune de ces coupes par Tune et l'autre partie. On peut aussi avoir égard à la position plus ou moins recidée dugrand trou occipital, etpar conséquent del'articulation de la tête. Dans l'homme , ce trou est situé à la base du crâne, et son plan est perpendiculaire à celui des yeux; dans les singes et dans les autres mammifères le trou occipital se porte en arrière, et remonte de plus en plus vers la face postérieure du crâne , de manière que son plan forme avec celui des orbites un angle d'autant plus petit que ces animaux s'éloignent davantage d« l'homme ^

Quant à sa structure anatomique, la tête est généralement composée du même nombre d'os élémentaires ou primitifs dans tous les animaux vertébrés , quoiqu'elljK offre en apparence d'assez grandes variations, surtout lorsqu'on F étudie dans les sujets adultes ; mais ces différences disparaissent, en général , si l'on remonte pour tous ces animaux le plus près possible de la formation de l'être. Seulement on voit , à mesure que Ton suit la dégradation de la série animale , des parties analogues s'éloigner des appareils auxquels ils avaient appartenu d'abord, pour entrer dans de nouvelles combinaisons et servir à d'autres usages. C'est ainsi qde des os qui contribuaient à former les parois du crâne ou de l'oreille dans les mammifères cessent de faire partie de la boîte célébrale ou de la cavité auditive dans les oiseaux, les reptiles et les poissons , deviennent libres au dehors, et

^ De là la différence de direction de la tête dans 1^ quadiupèdet. Dans ces animaux , la tête n*est point soatenae sur Tépine par son propre ptiids, comme dans l'homme, mais seulement par des muscles et des ligamens, et surtout par le ligament nommé cerçical^ qui vient des apophyses épineuses des vertèbres do cou et do dos, pour s'attacher à la crête de l'occiput. I<«s quadrupèdes Font d'autant pkut fort , qn*iU ont la tête pins pesante oo le cou plos long.

rMraenI des leviers plus ou moins mobiles, qui s'ajoutent à la mâchoire itiférieure, oa bien à l'appareil des bi-ancliies. Telles sont, par exemple, les pièces qui entrent ilans la composition du temporal chez les mammi' fère.i. Déjà dans les oiseaux , cet os se divise enniusiears

Sièces distinctes , et le roclicv se sépare complëtenienl e la partie à laquelle s'attache la mâchoire inférieure ; celle-ci , connue la supérieure, s'articule sur un os rnnbile , appelé os carré, et que l'on re^rJe comme l'aimi{^c de la caisse des mammifères. Bans les reptiles , la caisse, le temporal et le mastoïdien n'appartiennent pas plus A la cavité du crinc t|u'à celle de l'ouîe ; et dans \es

Foissons , le rocher lui-tnème ne sert plus à l'appareil cle audition. Dans cette dernière classe, comme chez les oiseaux , il y a de chaque côté du crâne un grand os mobile , qui porte en avant la mâchoire inférieure , omis ] i soutient de (ilus en arrière l'opercule des branchies'- , as hyoïde , qui dans les manimifères et les oiseaux ae tient aux aubes os aue par des parties molles, fait tc- | j^lablement partie du squelette ches les poissons. Haaa let trois dernières classes des vertébrés , chacune du branrlii?s lie la injclioire supérieure se divise en nnièrc en di.MX arendes distinctes, l'une interne (arcadepalatine), l'aulie externe (arcade zygomatique). Dans tous les animaux vertébrés , la mâchoire inférieure est mobile ; la supérieure est fixe dans les mammifères , et elle ' est plus ou moins mobile dans les oiseaux et les poissons, et dans certains gem'us de reptiles. Dans les serpens proprement dits , les branches de la mâchoire inférieure ne sont pas soudées , mais elles sont unies l'une à l'autre,

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el attachées sur le crâne par des muscles et des ligamens ; celles de la mâchoire supérieure ne s'unissent pareillement a l'os intermaxillaire que par des ligamens, en sorte que ces animaux ont la faculté d'écarter ces branches et de dilater leur gueule. Dans les deux dernières classes , la partie antérieure du crâne n'est souvent pas fermée , et il y a un grand espace vide, au travers duquel passent les nerfs olfactifs , sans se subdiviser en des trous particuliers. Le crâne des poissons ne forme qu'une petite portion de la tète ; ses os ne se touchent point dans tout leur pourtour ; ils laissent entre eux des vides que ferment des membranes et des cartilages. Les modifications des côtes sont presque toujours en rapport avec celles du sternum ; cependant les côtes manquent chez les grenouilles, qui ont un sternum , et existent chez les sei*pens qui n'en ont pas. Elles manquent encore chez beaucoup ae poissons , tels que les raies , les requins, etc. Parmi les espèces oii elles existent, leur nombre est très-variable; jes oiseaux en ont généralement de sept à douze , et les mammifères de douze à~ vingt-trois, les serpens, principalement les boas et quelques genres voisins , en ont un très-grand nombre. La portion sternale des vraies côtes , qui dans l'homme esta Tétat de cartilage , devient quelquefois osseuse. Les fausses côtes sont toujours postérieures dans les quadrupèdes ; mais dans les oiseaux , une paitie de ces côtes est en avant , et une partie en arrière. Chez le crocodile , il est des côtes qui tiennent au sternum , sans aller jus-

3u'aux vertèbres ; chez le caméléon , les côtes viennent es vertèbres , et s'unissent deux à deux entre elles , sans sternum intermédiaire.

Le sternum, toujours formé d'une série de pièces placées à la file , se présente dans les oiseaux comme une sorte de large bouclier, dont la face antérieure

Ï>orte en son milieu une crètc saillante , qui représente a carène d'un vaisseau , et qu'on nomme le bréchet. Elle a pour objet de fournir aux muscles de l'aile des attaches plus étendues. La solidité et la grandeur du sternum sont toujours en rapport avec la puissance du vol ; et chez les oiseaux qui volent peu , lé sternum offre des échancrures et des espaces simplement membraneux qui

reiUpUcent la substance osseuse. Parmi les reptiles, les crocoililes ont un sternum remarcguable , en ce qu''il est aussi en partie cartila|;ineux, et qu'il se prolonge sur tiiuiti la longueur du tronc jusqu'au pubis i cliez les tortues , le sloriiuin eiListe dans le boucUi:!- inférieur , uonitite plailron ; il manque en m plè le ment dans les serpeus, elaon cxisteuce a été mise en doute chez les pois- La plupart des vertébrés ont dt!u\ pai'resdemeuibres; mais un assuz bon nombre n'eu ont qu'une seule ; les uiaiiiinifËres ciilacés , quelques lezaïus et les poissons apodes , sont privés des membres abdominaux ; Ui mmiibres pectoraux ne manquent seuls qu'à une espèce de L'iard. D'autres animaux n'ont pas du tout de membres : tels sont les serpens et quelques poissons. Aucune espèce n'eu a plus de deux paires. Parmi les poissons, tes iiagL'ioircs pectorales sont les analogues des membrci antérieurs, les ventrales ou pelviennes (ealapes) les analogues des membres postérieurs. Quant aux nngeoires impaires, auxquelles on a donné le nom de dorsale, d'anale et de caudale, elles sont eonsiilcrées comme des dépendances de l'axe verlcbral et de la peau , et ne sauraient être confondues avecles membres, auxquels elles ueiesscmLlentqucpar leurs fonctions.

I^ subdivision des membres en quatre parties a lieu dans toutes les classes, excepté celle de poissons, dont les membres ne consistent qu en osselets rayonnes , c'està-dire (iispcsés en éventail, et articulés avec la partie qui semble correspondre à l'épaule ou à la banche.

Les membres antérieurs ont toujours une épaule généralement coniposée d'une omoplate coucbée contre le dos , et d'une clavicule qui tend à s'appuyer en avant sur le sternum. Toutefois la clavicule n'existe et ne se prolonge jusqu'à retle pièce médiane que dans les animaux qui se servent souvent de leurs bras , soit pour saisir les objets (toinir.eles singes, les rongeurs) , soit pour voler (comme les cliauve-souris, les oiseaux; : c'est une sorte d'arc-boutant , qui cmpèclic le bras de se porter trop en avant. La clavicule manque dans les animaux qui ne se servent de leurs membres antérieucs que pour inarcber ( comme tes animaux à sabots , les cétacés }■

( Mg )

Enfin il y en a des rudimens dans ceux qui tiennent te milieu entre les deux classes dont nous venons de parler (comme les carnivores . Dans les animaux non clavicu*lés , )es membres antérieurs ne sont attacbés au tronc que par des muscles x ils sont^donc isolés et séparés du reste du squelette. Dans les animaux clavicules , ils tiennent au sternum par la clavicule , lorsqu'elle est complètement développée. Dans les oiseaux , les tortues , les grenouilles, la clavicule est double^ c'est-à-dire que l'omoplate s'appuie encore sur le sternum par un second aix-boutant $ appelé os coracoîde^. Quant à la clavicule proprement dite , celle d'un côté s'unit à celle du cété opposé , de manière à former une sorte d'os en V , ap- ^e\é fourchelle. Chez les poissons , les membres pectoraux sont liés à l'épine par une ceinture osseuse , qui n'existe pas pour les membres abdominaux , lesquels sont flottans dans les chairs. Dans tous les animaux vertébrés , le bras n'est jamais formé que d'un seul os , l'avant-bras est presque toujours composé de deux os , conmie dans l'homme; et lorsqu'il semble n'en offrir qu'un , on voit à la surface de celui-ci un sillon qui indique la séparation primitive de cet os en deux pièces , qui ont fini par se souder.

Les formes de Tarticulation du bras avec Tavant-bras sont très-vanables et s'accordent parfaitement avec le degré de perfection de l'organisation animale; on sent en effet qu'elles doivent influer sur le plus ou moins d'adresse des animaux , en déterminant plus ou moins de facilité dans la rotation de l'avant-bras. La conformation variable des extrémités est aussi toujours en rapport avec le régime de vie et les habitudes de l'animal.

Dans les mammifères , le bassin est fermé en devant par la réunion des pubis sur la ligne médiane ; dans les oiseaux , au contraire , le bassin est ouvert au devant , et ne forme point une ceinture complète ; en outre , dans cette classe , il est très-etendu en longueur , pour fournir i\e larges attaches aux muscles qui supportent le tronc

^ Cet os est l'analogue de l'apophyse coracoïde. dans TomoplaU de rbomme. Cette apophyse est ime saillie recoarbét , sUoée ao-dcssas de rarticolation de rhomérns.

C îSo ]

nr la cuisses. Le tarse et le métatarse sont reprràenlés dknsles oiseaux par un seul oa appelé lane , et itmiiné par le bas par plusieurs pnubis.

Le nombre des doif^is et celui des phalanges qui -finirent dans la composition de cliaque doigt, sont sujets à un grand nombre de variations ; mais le plus ordiiiaireiuent les doigls sout an nombre de quatre ou de cinq ;

t et ils sont presque toujours composes de deux à ciuqplta< Auiges.

Mous venons d'examiner les modiGcalions Us plus im- Dortatitesque subitle squelettedaDsleBdiSereutes classes. (Siaque ordre d'animaux , ebaque genre et chaque espèce ont en outre des caractères qui leur sont propres , nou senlement dansia forme générale de leur squelette , mais eocxire dans la figure particulière des os qui le coinposeiil, LeiqueletteestcnclFetun ensemble doul toutes les partie» se lient et se correspondent; aucune decËS parties ne peut cbsnger,sans que les autres ne changent aussi. Les loii aut règlent ces rapports de formes étant données par 1 observalir»! , il n est souvent besoin que d'avoir un seul os provenant d'un squelette , pour pouvoir en conclure, parunesuitede déductions rigoureuses, le squelette tou[ entier. C'est d'après ce principe delà corrélation des formel , queM. Cuvier est parveiiu nombre de fois à refaire avec un seul ossement fossile tout le squelette d'uu animal perdu; et il a eu souvent le bonheurde voir ses résultats confirmés par des découvertes ultérieures , qui lui ont procuré des squelettes fossiles presque entiers , et tout-à-fait semblables à ceux qu'il avait artificiellement reconstruits. C'est ainsi qu'il a déterminé et classé les restes de plus de cent cinquante mammifères ou quadntpfedes ovipares.

L'organe général du mouvement est la fibre charnue ou musculaire , dont la propriété caractéristique est de se contracter ou de se raccourcir avec effort , quand elle éprouve par l'intermède du nerf l'aclion de la volonté , celle de certains agens extérieurs qu'on appelle des

r. Cette faculté delà fibre niusculaireest ce qu'on nomme son irnlabiliié. 11 n'est point de fibre charnue

qui ne reçoive un filet nerveux , et robéissance de la fibre cesse lorsque la communication île ce filet avec le reste du système nerveux est interrompue. Toutes les parties intérieures du corps , qui doivent exercer quelque compression sur les substances qu'elles contiennent , telles que le cœur , les vaisseaux , 1 estomac , les intestins , ont leurs parois garnies de fibres charnues , et reçoivent des filets nerveux : ces fibres ne sont pas soumises à Tempire de la volonté. Celles qui sont destinées à être les organes du mouvement volontaire se réunissent pour former des faisceaux minces ou plutôt des filamens plus gros , qui , réunis eux-mêmes par des lames de tissu cellulaire, constituent ces faisceaux charnus appelés muscles , dont les contractions produisent tous les mouvemens des membres et du corps ^ . C'est par eux que s'opèrent la station , la marche , la flexion et l'extension des membres , la déglutition des alimens, la respiration, etc. Quand un muscle se contracte, il se raccourcit en oscillant, et les deux points auxquels il s'insère se rapprochent. Dans cet état, ses fibres se rident et se froncent en petits zigszags. Aussitôt qne la contraction cesse , les fibres se relâchent et redeviennent droites. La chair, qui compose le corps des muscles , paraît rouge et molle dans les animaux vertébrés, à cause du sang dont elle est abreuvée. Mais lorsqu'elle a été débarrassée , par VébuUition et la macération , de ce sang et de toutes les autres substances étranffères qu'elle peut contenir , elle n'offre plus qu'un tissu i)laiichâtre , composé d'une substance fibreuse, appelée yî^r//ic *.

' L*irritabilité de la 6bre muscDlaire n'est pas continaelle. U efet desinascles dont les contractions, toajouvssniviesd^an relâchement, se répètent sans cesse : tels sont les muscles involontaires (le cçe^i; , les fibres de l'estoniac et des intestins) ; tels sont aassi les mnscles lie la respiration, qne la volonté nMnflaence qa*accidentellement. QtiatiH aux muscles volontaires et aux nerfs qui agissent sar enx , ils se AiH- ^uent par le travail; et, poar réparer lenrs forces, ils ont besQÎti lie temps en temps de repos. C*est dans ce repos que ooitsiBtt le sommeil.

* Cette substance est insoluble, même dans l'eau bouillante; elle ressemble tout-à fait à celle qui reste dans le caillot du sang, après qu'un en a enlevé la partie colorante par le lavage.

C aSa 1

Ondistinguetlansiinmu»clelcrorptnuUiparticvëriU' bleineiil dianiue r.fi;-. 4, |)t.g5,sniivi;ntrcnfli5edaBBMD milieu en une eftpËcc île vcutre,et tes t;xlr^initéa f qui sont d'uu liHiilit)reuxbtaiit:, plus serré el plus ferme, «tde nature gi-Ialiiieuse. Ck.i lerniioaisous ocs uiucles , lorsqu'elles s'élciKleiit jiluï en longueur qu'en largeur, de l niauiëre à reprisse nier une sorte de cordou, scnoinnieDt des tenilniii : relies i|iii sont larges, minces et étendues, pour aiuïi (lire, sur unpbii, poiteni le aota à.' aponivro- *M. C'est gt'nc'ralifnient par le movcn des tendona ou aponévroses que les muscu* ^'attâcnent aux os ; cependant il eu est rjui sont dépourvus de fibreg tendineuses. L«| os préscnlent, ainsi tjue nous l'avons dcj dit, îles prééminences gu des ciÈles qui servent à l'insertion des muscles, et l'artion (le ceux-ci produit sur leurs faccsdes impressions trè8-inar(|iiée9,

L.1 force des muscles dépeud du nombre et de la dirccijon de Iiturs fibres ; l'étctidnc de K-urs mouvemens dépend au oS^^ÊgÊ^^^^^^^* de ces inétneflfibres. La force ''wNHBHJI^^I^ itomrae deï fbtces de

Son illi.t réel dépend de son mode 'l'insertion , c'est-àdire de la manière dont il est dispose par rapport ii l'os qu'il doit mouvoir. En cdnrral , les muscles agisKntsur les leviers ou pièces moliili.s du squclutie d'uue manière très'dcsavanla^euse , parce qu'ils s'insèrent presque toujours Irès-obliqucmcnt et fort près du point d'appui de ces leviers. Aussi se contra c leu t - ils avec une force véritablement prodigieuse.

On distingue différentes sortes de muscles d'après leur composition, leur foi'mc, leur direction, leurs u-sages. On peut d'sbord los diviser en .amples et en composés. Les nm.sclcs' simples stini ceux dont loules les fibres ont abe disposition scmblahle, ou s^nsiblemcut parallèle (mjustles plats , muscles ventrus)„j)u rayoïinée (muscles rajrounés, dont les fibres coof^eul vers un même tendon) jQUpenniforme (muscles penniformes, à fibres disposées en deux rangées , comme les hnrbes d'une plume , sur une ligne moyenne dont le tendon est la continuation). Les muscles composés sont leas qui résultent de l'assemblage de plusieurs muscles simples s'unissant en

un tendon conimuu. Il y a des muscles qui ont deux ventres séparés par un tendon intermédiaire (muscles dlgastriques) , d'autres qui n*ont qu'un seul ventre , et des tendons divisés, ou plusieui^s parties charnues réu** nies d'un côlé en un seul faisceau {muscles, biceps ^ triceps)^ d'autres , enfin , qui s*épanouissent et se divisent en un grand nombre de digitations {muscles dentelés). Les diverses parties de ces muscles complexes ^ sont susceptibles de se contracter , et d'agir indépendamment des autres. Quanta la forme de chaque partie charnue, on distingue des muscles ccwrés, trapèzes, rhomboïdes ,etc« ; des muscles gros et larges , et des muscles grêles ; des longs et des couits. Quant à la direction des fibres , on distingue des muscles plats , à fibres parallèles terminées par des aponévroses ; des muscles ventrus, formant des laisceaux de fibres renflés dans leur milieu , et terminés par des tendons amincis ; des muscles droits , trans^erses ou obliques , suivant que la direction des fibres est parallèle , perpendiculaire ou oblique à Taxe du corps ; des, muscles orbiculaires , dont les fibres se disposent en anneaux autour d'une ouverture molle qu'ils sont destinés à ouvrir ou à fermer (on donne en général le nom de ^/^Amc/er^ à ces muscles circulaires). Relativement à leurs divers usages, on distingue parmi les muscles : Xesfié^ chisseurs , ou ceux qui produisent la flexion d'un os sur un autre ; les extenseurs , qui produisent le mouvement contraire et ramènent le premier os dans la direction du second ; les rotateurs , qui opèrent un mouvement de ro tation ; les pronateurs et supinateurs , qui produisent Jes niouvemens de prcnation et de supination ; les abducteurs et les adducteurs, qrui produisent ceux d'abduction et d'adduction ; c'est-à-dire d'écartement et de rapprochement. Un grand nombre de muscles tirent leurs dénominations particulières de leurs attaches ou des paities auxquelles ils s'insèrent.

Quant une partie est mobile en plusieurs sens , il y a des muscles pour chaque sens de mouvement , et des muscles particuliers pour les mouvemens contraires. On nonnne muscles concurrens ceux qui, s*attachant à la même partie , tendent à la mouvoir dans le même sens; et muscles antagonistes, ceux qui produisent des mouve-

née ; celle d'un inusilir de la secouue espèce est toujours accouipagnéc du rclàclieineut de sou aniagoniste,

CUaijue muscle peut sgîrpur ses deux bouts, lorsqu'il « une double insertion mobile. Il tend à r.iupioclicr les ideas points d'attache, si rien ne s'oppose àleurdeplace- ■RKUt ; et si l'un de ces points devient ûxe au gré de l'aniuial , le muscle asit alors pour rapprocher seulenieat rt-aatre extrémité ; il appartient ainsi à deux ordies i\e iJUouveiuens opposés. Les muscles complexes ou divisés ^Agissent aussi diversement dans les cootractions partielles w leur» faisceaux élémentaires.

Les muscles destiués à fléchir des os courts , commi: it» phalanges des doigts , sïnt ordinairement attachés à des os éloignés. Du câté de l'insertion mobile, ils se prolongent seulement en un long tendon, contenu dans

Que sorte de gaine apn névrotique , et qui est maintenu nulatres de l'avant-bras et de la main, qui embrassent et

contre tous les os , sur lesquirls il pnsse , par un ligament transverse et annulaifei,Dg. 4:telsB0ntlesligaiDensra-

fixent ninsi un graiiil nombre de tendons qui se rendunl aus doigts. Lf.s muscles destim's i fléchir les di.'UA. plialanges extrêmes d'un même doigt sont placés l'un sur l'autre , de manière que le plus profond est celui qui tu le plus loin ou qui s'insère à la dernière phalange. Alors son tendon passe à Iravers une fente ou perforation du tendon qui le recouvre , et qui se termine plus près k la phalange préceileute.Voyezi,i,rig. 4- De là la disliucdoD d'un muscle per/ôrorti, et d'un muscleper/èrc. Lcsvertibres qui doivent exercer de grands mou vemens , comme celtes du cou des oiseaux , et celles de la queue des quadrupèdes, ont aussi des muscles très-cloisnés; mais leurs longs et minces tendons sont renfermes dans des gaines, dont ils ne sortent que vis-à-vis du point où chacun d'eux doit s'insérer.

Le nombre total des muscles qui composent l'appareil locomoteur des animaux est considérable : dans l'espècp huniaîn6>, que nous prendrons plus particulièremeni pour exemple , ce nombre est de plus de deux cents de chaque côté du corps. Nous ne cheixherons point à donner une deacviçltow towïçVt^.*; de tous ces muscles,

mais nous essaierons d'en indiquer la topographie d'une manière générale , en nous contentant de nommer dans chaque région ceux qui son tlts plus remarquables parles fonctions qu'ils ont à remplir.

A. Muscles de la face (dans l'homme). On distingue parmi ces muscles , dont la plupart sont cutanés : I* ceux de l'expression faciale, savoir : les muscles qui tendent ou froncent la peau du front , les muscles des paupières (l'orbiculaire , le releveur de la paupière supérieure) , les muscles du nez (le releveur et l'abaisseur de l'aile du nez) , les muscles des lèvres (les releveurs et les abaisseurs des lèvres, l'orbiculaire, le buccinateur ou transversal de la face) ; 2^ ceux des organes des sens ; savoir : les muscles de l'œil , au nombre de six , dont

Siatre droits et deux obliques {voyez page 218) , les muses de l'oreille , moteurs de la conque ; 3^ ceux de la mastication, entre autres : le masséter, ou muscle élévateur de la mâchoire inférieure, qui va de l'os jugal à la face externe de la partie carrée et verticale du sousmaxillaire , et le temporal ou crotaphile , qui s'attache à la fosse temporale , passe sous l'arcade zygomatique , et va s'insérer par un tendon à l'apophyse coronoïde de la branche montante ; 4° c^ux de la déglutition , qui produisent les mouvemens de la langue , du voile du palais , du pharynx , et de l'os hyoïde.

H. Muscles de t épine (dans l'homme et les mammifères). Ils sont tous supérieurs au canal intestinal. En les rapportant au système nerveux, qu'ils contiennent, et que l'on peut prendre pour axe , ils se divisent en muscles supérieurs au canal vertébral (ou extenseurs de la colonne ) , muscles inférieurs à ce canal (ou fléchisseurs de la colonne) , et muscles latéraux (flécnisseurs latéraux). Les supérieurs composent deux couches de muscles , étendues de la tête à la queue , l'une profonde , l'autre superficielle '. Les inférieurs n'existent qu'au cou et aux

, ' Les profonds sont , en allant de la tète à \ graiid droit postérieur de la léte, les irtterépim apophyse épinease à ane autre «p*^** oblique de la tête, et les/rMM'* pophyae tranavene à ime if

(aâf. ) . Les muscles ialetaus s'étendent, comme le preiiiKTS , de la tètt ii la iiueue '.

C. Miucles ilei cotes cl au sternum. Cts muscles , qui Krveol auï muuveini.-ns de l'iaspirAlîou el de l'cKpiinlioii,ai;is5entsur les côles pour les élever ou les ahaisser, Ils se divisent doue eu mtucles relevews des cÔles , et en muscles lUnùiseum- Le siernuin a uu muscle (le triangw laire) qui agit aussi daiis l'abaisscuieut des côtes ^.

D. Muscles de t abdomen. Ils fonueni Us parois mobile) du bas-ventre, et aident aus mouvemeus d'expiralioD' Ce sont : le grand droit de T abdomen , qui s'étend quel* quefoLS de rextréiuité antérieure du Bterauiii jusqu'au

Pubis , le pyramidal , les deux obliques et le transferse de abdoiuec.

E. MuseUs des membres, i". Membres antérieurs. Lm muscles «[ui meuvent les dilTùi-entcs parties des membrea antérieurs se partagent naturellement en muscles de l'épaule , muscles du bras , muscles de l'avant-bras , el jpuacles de la main. Les muscles de l'épaule agissent e& xâteral pour relever ou abaisser cette partie du membre j qnelques-uns agis-ient par des contractions partielles , pour porter l'épaule eu avant ou eu arriére ^. Los muscles du bras ou île l'iiumcruj peuvent se diviser en qua< tre groupes distincts , suivant qu'ils agissent pour mou-

lea préccdens, comprennent le) spUaius et compilais de la l*t(, le iigasttliiue du coq, le laig donal, le sacro-lombaire el les taciecoccjgicas supérieur s.

' Ce* lunscles ioot : \epclil et le grand dioil aalerieur de la lèle, !■ long du coa , te peUl-pieas de> lomlies et les sous-cnadi'ens.

■ Ce» moiclei sont ; \e pclil droil lalèrol de la lèle , le» iolerlraaS' reriehes, qui vont il'nne apophyse Iransveite à on aati-e apopbjK bansvetse , le carré des lombes el le.i roccygiens latéraux.

* Le» relevenr» des côles sont : les scnlinis, les sarcoslaux , le» îatercoilaux el le petit dcaleli supérieur; les abaisseui's sont: tes sous-casiaax et le pclit dealtlé inférieur. Le slerno-inasloîdies, placé Sot le» parlies talérales du con, et qni s'étend de l'apophyse

inspira lioDS.

* Le) masclei releveiir» de l'omoplate sont : \elritpèce,\'angulairt et le rhomholdù; les aliatiaeurs sout : le grand dentelé f:\ \k petit pectoral. La clavicule a un mutcle (le lous-clufier) , qni sert i la fixet lai U poîtiitie dam l«s moaTEmeni rioleni de l'épaule.

voir le bras en avant , en arrière , en haut et en bas * . L'avanl-bras est mû sur le bras par deux sortes de muscles seulement , des fléchisseurs et des extenseurs. Les deux os de l'avant-bras peuvent se mouvoir Tun sur l'autre par des muscles pronateurs ou supinateurs*'.

Les muscles de la main se divisent en muscles du carpe et du métacarpe , et en muscles des doigts. Ceux qui agissent sur le carpe sont des fléchisseurs et des extenseurs ; les doigts étant susceptibles de se fléchir , de s'étendre, de s'écarter et de se rapprocher, ont quatre sortes de muscles , des fléchisseurs , des extenseurs , des abducteurs et des adducteurs. Ces muscles sont communs à tous les doigts ou propres à certains d'entre eux ; ils sont longs ou courts , c'est-à-dire situés le long de l'avanl-bras , ou provenant seulement du carpe et du niétaoïrpe ^.

' Les muscles qui a^^ issent pour porter le bras en avant et le relt- ▼er sont : le deltoïde el le surépincux\ ceux qui le tirent en arrière , sont : le grand dorsal^ le grand rond et le grand pecioraL Le braa est porté en haut par le sous-èptneux et le petit rond ; il est tirt en bas par le sous-scaputaire.

' Les fléchisseurs de Pavant-bras sont : le biceps brachial ^ qui est mince en bas et se divise supérieurement en deux portions , et le brûckial antérieur. Les extensenis forment le triceps brachial , à faisceau unique inférieurement et triple supérieurement , occupant tonte la partie postérieure du bras. Les muscles qui produisent I« mouvement de pronation, c*est-à-dire qui tournent la main de manière que la paume regarde le sol , sont les rond et carré pronateurs f ceux qui produisent le mouvement de supination sont les long fsC court supinaleurs.

' Les fléchisseurs de la main en totalité sont : le radial et le ctt^ bital antérieurs (ou internes) ; les extenseurs sont : les deux radiaux externes et le cubital postérieur. Les fléchisseurs des doigts , tons sitnés à la face interne , se divisent en longs et courts. Les fléchisseurs longs, qui ont leur origine à rhumérns on à l'avant-btas, sont: le palmaire grêle , qui s'étend de Thumérus à Taponévrose palmaire ; le sublime on fléchisseur superficiel^ qui donne des tendons perforés aux secondes phalanges des doigts qui suivent le pouce, et \e fié' chisseur prof ond om perforant ^ qui envoie aux troisièmes phalanges des tendons qui traversent ceux dusuperflciel. Les fléchisseurs courts sont celui du petit doigt et celui du pouce. Les extenseurs des doigts, tous longs , et situés à la face externe , sont ï extenseur commun, qui ▼ient de Thumérus, V extenseur propre de Pindex, celui du petit doigt, et celai da pouce. Les muscles abducteurs et adducteurs lont : U

( xùA )

a' Membres iiostéiieui-s. La ctinture osseuse à laquelle sont miaclics les tnembi-es postérieurs n'élani point mobile , il n'y a point de muscle du bassin nui Huii'nt lesonulogui'sdcsniiucles delVpaule. Les muscles de la cuisse sont nombreux ; la plupart ouL leurs analogues {tarnii les muscles du bras ; mais plusieurs son! aouvcnux. Ces muscles aeisseut, «oit pour porter la cuisse eu anitic et l'étendre sur le bassin, soit pour la fl^cliir eil avant , soit pour la faire tourner en dehors', Lesmnsdes qui meuvent ta jambe en totLilile se divisetit en extenseurs et en flécbisseurs. Les premiers sont nu iiombru de deux ; iU se terminent par un tendon comniun, i]ui s'ailAclie à la rotule et se continue jusqu'iiu tibia; les seconds plus subdivisés qu'au bras, se partagent en Rdcbisaeurs internes et âècbisseurs externes. I.esdeuxosde la jambe u'Stantsu.sceptiblesquedepeudi: mouvement, on ne trouve entre eus qu'un seul muscle*. Les muscles du pied peuveut être rapportés aisément J ceux de la main. Ils se divisent en flMiisseurs du coudepied, qui sont ici les aii.ilo;^urs des extenseurs de ta main , en extenseurs du pied , et en muscles des doigts. Ceux-ci se partagent, comme à la m:iin, en fléchisseurs, extenseurs, abducteurs et adducteurs ^.

long et le eouri ûiilaclcur ia pouce, «l \es iaUroueux , qui occoptni

loguedu ddtoidi-; V iUeçae ialcnte el \e grand pioai réanis, (lécbissïurs delà cuLtse. et anatogais du «oui- se» pal aire; le moyen fessier, le pâlil /etiier et \e pyramidal , abd'icteurs et rotateurs de la cdùKi représentant les iDTépineox, lous-épîncai et petit rond ; les addacleurs (fia le triceps addncleDr),an)>logaes da grand pectoral ; \tca"i de la cnisse , analogue dn grand rond ; et enfin les obtaratcars eilerne et întei-ne et les jameaux de la caisse, qnî sont des miucles noQTranx, tous rotatenrs ainsi que le cane.

* \x.% extenseurs de la jambe sont i le drail antérieur e\ le trleepi eraral. Les flécliîsseurs inleraes sont ! le ceatarier, le grêle inlerse. le dcini-membroafaz cl le Jemi-lendineax : ils reprèseiilent le bicep' brachial ; le flëchissear interne est le èiceps de la cuisse , il est l'iui' logDe da brachial antérieur. Le seul rousctc qaî /asse mouroir le.> os Je la jambe l'un sur l'autre est \epoplilé , analogue du Pond pro-

' Les Qéchissenrs dn coude-pied sont: le liiial oa /amôieranlirieiir, HOsJogne des rndiaoi «Hetnei,et le moyen péraitier aiiair-gae ilu eu-

Tel est l'aperçu dos difFe'rens organes et des puissances à l'aide desquels les animaux exécutent les mouvemens généraux et partiels dont ils sont susceptibles. Nous ne suivrons pas ici les modifications que subit le système musculaire dans les différentes classes des veitébrés ; nous nous bornerons à ajouter quelques mots sur la manière dont se produisent chez l'homme la station et la marche. La station est cet état dans lequel un animal se tient sur ses jambes dressées et fermes. Celle qui est propre à riiomnie est la station sur deux pieds seulement, et à corps vertical. Toute son organisation est évidemment disposée pour qu'il se tienne et marche debout. La largeur de ses pieds lui fournit une base étendue ; celle de son bassin facilite l'équilibre du tronc , et la position du trou occipital sous le milieu de la tête, fait que celle-ci se lient presque d'elle-même droite sur le cou. Mais comment les extrémités inférieures fournissent elles des colonnes assez solides pour supporter le tronc? C'est uniquement au moyen des muscles qui reliennenf la cuisse, le genou et le talon dans Tétat d'extension. Le poids du corps tend principalement à faire fléchir le bassin en avant sur la cuisse, celle-ci en arrière sur la jambe, et cette dernière en avant sur le pied: aussi les extenseurs de la cuisse et

bital postérieur. Les extenseurs du pied sont : le tibial onjamàîer postérieur, analogue dn radial antérieur, les àcan jumeaux de la jambe et le soléaire , analogue du cubital antérieur; ces trois derniers agissent sur le talon par Je moyen du tendon d'Âcliille , qui s'insère à la tète du calcanéum. Ces muscles sont très-considérables dans lliomme , qui a les gras des jambes plus forts qu'aucun quadrupède, et a seul de véritables mollets. Le long pèronîer est un muscle nouveau , latéral , qui sert aussi à étendre le pied et en relève le bord externe. Les fléchisseurs des doigts sont comme à la main, \t plantaire grêle , le court fléchisseur superficiel o^ perforé, \<à fléchisseur profond ou perforant zs^fi ses accessoires, les lombricaux et le carré du pied; \e fléchisseur propre du pouce et celui du petit orteil. Les extenseurs sont : le long exieascur commun et le long extenseur pro^ pre du pouce , dont les tendons passent sous le ligament annulaire de la jambe, }l extenseur propre de t index et celui du petit doigt , nommé le court péronier; enfin le court extenseur commun ou le pé» dieux , qui n'a point d'analogue dans la main. Les adducteurs et les adducteurs sont les muscles interosseux.

ceox da talon sont-ils très-considérables chez l'hoiniDe,H «'est U ce qui produit la saillie des fesses et des tnoUels. On foil donc que la station est un clat d'efTort , au'eUe est due uniquement à l'action sou le nue des uiuscleseilenseura de toutes les articula tioos des jambes , el que les flcchisseuis n'y sunt pour lien. Aussi une siaiion cousutnle est-elle plus pénible que la marche, à laquelle contribuent les muscles fléchisseurs, et où l'ac lion des uns et des autres est inlennîttenle. En eiTet, la progrçi- •ion a lieu par la flexion et le déploiement alterualifs des articulations des jambes, et, par conséquent , pu | le concours des muscles fléchisseurset extenseurs den» articulaiions, l'aclion des uns succédant à celle de) ' autres. Le pied prenant son point d'tippui sur le sol pendant i'exlensioii du talon , celui-ci et le reste de U jambe s'élèvent et portent le bassin et le tronc en Laui et en avant. Dans la marche ordinaire, le corps esl ainsi mû aUernativeinent par une jambe, et soutenu par l'antre ; et chaque jambe, après avoir étendu son laloD, se fliicbit et s'ëlève pour détacher le pied du sol et k lïorter en avant. L'action musculaire varie , selon que

Lorsque l'on marche sur un plan descendant, le corps est porti! sur la jambe avancée, qui est plus basse que l'autre , avec une impulsion qui pourrait être dangereuse, si l'on ne le retenait nu moyen des extenseurs de la hanche; c'est ce qui fait que la ilescenle fatigue beaucoup les reins. Lorsqu'au cnulraîre on marche sur un plan ascendant, on est obligé de soulever le corps codU« son propre poids , au moyen des extenseurs du genoQ, de la jambe avancée , et de ceux du talon de la jambe restée en arrière : telle esl la r;iisoii pour laquelle opS' fatigue les genoux et les mollets en montant.

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