‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 67 sur 89 · DES ORGANES DE LA NUTHITION · texte numérisé non relu

DES ORGANES DE LA NUTHITION

La nutriiion , celte grande fonction des corps organisés etvivans, qui, dans les anîniaux les plus simples, est rcFduiteà l'apsorpt ion immédiate et à l'incorporation des molécules abmentaîres , se compose dans les animaux supérieurs d'une multitude de fonctions particth

lières, que l'on peut rapporter à trois chefs principaux t la digestion, la respinuion, et la circulation, rions allons examiner successivement les organes relatifs à ces trois ordres de fonctions, en les considérant plus spéciafeKient dans riiomme et les animaux supérieurs, ^è

DX L*APPABBIL DIGESTIF.

La digestion comprend toutes les fonctions préparatoires de l'absorption ; c'est elle qui décompose les alimens en deux portions , l'une propre à être absorbée (le chjrle ou suc nourricier ), l'autre destinée à être rejeté^ comme inutile ( les excrémens ). La digestion s'opère, ainsi que l'absorption qui en est la suite , dans le canal intestinal, qui n'est autre chose qu'une continuation d« la peau rentrée à Tintérieur , et qui , dans la plupart des animaux , est pourvue de deux orifices , la oouche et l'anus. Les parois de ce canal sont donc composées en général des mêmes parties que la peau extérieure ; seulement elles sont modifiées pour offrir une surface éminemment absorbante, c'est-à-dire qu'elles ont les qualités qui distinguent les membranes muqueuses. Des hbres musculaires, les unes droites, les autres transversales, les entourent du côté intérieur; elles sont les analogues de celles qui composent la couche interne de la peau. Dans les animaux mammifères, ce canal forme oeaucoup de replis , en sorte qu'il dépasse toujours en longueur celle du tronc. Dans l'homme, il est égal à six ou sept fois cette longueur. Dans les animaux herbivores , son étendue relative est beaucoup plus considérable.

La digestion comprend un assez grand nombre d« fonctions particulières, qui se succèdent dans Tordre suivant : les aiiincns sont saisis, soit avec la main pour être ensuite portés à la bouche, soit immédiatement avec les lèvres (préhension digitale ou bucccUc); ils sont humectés par la stsWxQ (insalii^alion), divisés par les mâchoires et par les dents ( mastication J ; avalés par les inouvemens de la langue , de l'arrière-bouche et du fTpsier C déglutition J ; ils séjournent dans l'estomac, où ils sopt pénétrés par un suc j'articulier, qui les réduit

( îGa )

en une «ortc de ]>âte appeU'C chyme ( ehrm^taion } ; \\t passent ensnili- dans le duodénum, ou s'opère, par le moyen de la XtWn l't du suc pancréatique, la dëcoiD' position de cette pâle en chylt et enfieces (chylificationi; eiiBo , ils sont promenés successivement dans toute la longueur des intestins proprement dUs, où le clijlcesl absorbe peu à peu , et le résidu rejeté comme excrément (ahtorplion du chrle et défécation).

L'orifice antérieur du canal digestif est la èouche; les bords appelés lèvres, sont composés d'uae double peao ut de muscles cutanés intermédiaires, A la suite de cet i>rî(ice est une dilatation plus ou ninins coiiside'rable dn canal, nommée cafilé buccale. Ses parois sont formées

Esranemembrane muqueuse et par un muscle latéral(le acctuatenr). Ou y trouve trois appareils distincts : celm de Vinjalivalion , lonsistaiit dans des cryptes et des elandes placées tout autour de la bouche, et qui Terseol difTérens fluides, entre autres la saUve 'j celui de la t/Nuticaiion, compose des dents et des mâchoires, et ^- celui de la déglutition, composé de la lartf^ue et do p*lais. La mastication est opérée eswDiielleiiient par l'action de la mâchoire inférieure sur la supérieure, au moyen des muscles élévateurs et abaisseurs. Ces mâchoires sont revêtues par la peauintenie, qui se modifie sur leur Lord pour former les gencives. Dans ces gencives se développent le plus souvent des corps durs, d'apparence osseuse , de tonne et en nombre variables ; ce sont les dents, qui sécrétées par des capsules ou des bulbes , â la manière des poils et des cornes , appartiennent à la peau, et non aux mâchoires, quoique leurs racines finissent par s'y trouver en quelque sorte implantées '.

' On dislingae parmi le» e'»"'''» salivaires, le» parofîdes pbcwi près des omlles, lu maxillaues ailnées entre les brancbes de U mî- .hoite inférieure, et le» sailinguaUs. Ces glandes ëtsnl com primé» |W le moavemTl des niSiboires, versrni ta «nlive au-dedaiu de 1>

* La dent est nnp eieioùtin (ifodoite p.ir un bulbe ou une *ûilc ds capsule niembranc-uiir, dpp:-iidatilc de ta peau, et contenant dsni son intérieur un noyan pulpeiis d'une forme déterminée , qni représeate en qoclqne sorle te'.li,- de la dent , el en est le véritable monte. 1

Uue dent se divise, quanl à sa forme, en deux parlies : la couronne qui est hors de la gencive , et la racine 3ui est plus ou moins cache'e au-dessous ou enfoncée ans une cavité arrondie des os maxillaires, appelée alvéole. Le point interme'diaire se nomme le collet, c'est sur lui que s'applique le bord libre des gencives. Quant à sa structure, la dent est ordinairement composée.de deux substances diiTe'rentes , quelquefois de trois. Lorsqu'il n'y a que deux substances composantes, comme aans les dents de l'homme , l'une de ces substances est de nature osseuse, c'est Ywoire, matière dure, formée de gélatine et de phosphate de chaux , et disposée par couches concentriques ; l'autre est de nature vitreuse y c'est V émail ^ substance plus dure encore que la première et formée de fluate de cliaux. Selon la disposition relative de ces deux substances , la dent est simple , composée, ou demi^omposée. Les dents simples sont celles dont la substance osseuse est enveloppée de toutes parts par la substance vitreuse, sans en être péQétrée;telles sont les dents de rhoinnie , dans lesquelles l'ivoire forme la partie in-

Ce bulbe reçoit dei nerfs et des vaisseaux qai se rendent da canal maxillaire à sa base. L'ivoire exhalé à la snrface du noyau pulpeux se dépose par couches de dehors en dedans; l'émail est produit an contraire de dedans en dehors parla face interne de la capsule dentaire. Chez les mammifères, le bord des os maxillaires est creusé dans le fœtua d'une rainure profonde, dans laquelle s^introduit la peau qui tapisse l'intérieur de la bouche; il n'y a pas encore à cette époque de cloisons transverses qui marquent la séparation des alvéoles; ce n'est que peu à peu que ces cloisons se forment , et circonscrivent chaque cent dans une cavité propre. La capsule dentaire est attachée par son sommet à la partie de la gencive, qui revêt les mâchoires. La dent commence à se former du côté de la couronne , la racine ne s'ossifie que lorsque la couronne est prête à sortir de l'alvéole , et à percer la gencive qni la recouvre; celle-ci s'entr'oitvre parla compression qui résulte de l'accroissement de la dent. Il y a des dents dont la couronne s'use par l'effet de la mastication : tant que L« racine se «léveloppe, elle pousse toujours îa couronne ni dehors; lorsqu'elle vst entièrement développée, c'est alors l'os maxillaire qui, se développant à son tour, chasse la dent en dehors pour suppléer à la partie qui »'uî:c, et tend à remplir l'alvi-ole. (!cloi-ci finit par se fermer entièrement, à moins qu'une dent nouvelle ne vienne remplacer celle ^qni tombe.

(•64) terne de la couronne et toute la raciue , et l'émail n Muienient la surface (le la couronne. Les dénis composées ■ont celles dont les substances forment des replis intérieurement, eu sorte qu'une section transversale coupe plusteors fois clincuue d'elles. Il arrive souvent qu'une pareille section offre des cercles d'email qui renfermeni de l'ivoire , et le tube d'émail indique' par chaque cerds

3iréseDte à lui seul une dcnl du genre des précédente); les sont celles del'élépliant. Les dénia deud-coiopotées saut celles dont les replis ne pénètrent que jusqu'à une certaine profondeur, et dont b base est simplet telles sont les dents molaires des animaux ruminaDS. , Dons les dents composées, il y a une troisième substance qui est extérieure aux deux autres, et qui enveloppe leurs replis ; c'est la subsLauce corticale ou lect-

Les dents considérées dans leur partie visible , on les eouroones , peuvent être rapportées à trois foi'ines principales: elles sont ou coniques, ou tranchantes, ou tuberculeuses. Les dernières offrent beaucoup de variations dans le nombre et la iii;uie ib' leurs tubercules ; b partie radiculaire est souvent double, triple ou quadruple; l'extrémité dccbaquebrancbed'unemèmeracine est percée d'un trou par où pénètrent les vaisseaux et les nerfs. Dans l'hommeet les mammifères, ou toutes les dents sont implantées dans les bords des mâchoires, il n'y en a qu aux intermaxillaires et aux maxillaires. On donueU nom d'i'nci JiW j à celles qui sont implantées dans l'os inlennaxillaire de la mâchoire supérieure ; et à celles qui lear re'pondent dans lamùclioire inférieure ) elles ont en général une forme tranchante, c'est-à-dire que leur sommet est taillé en biseau. On nomme canines on la- Miairei, celles qui viennent imméd.alemcnt après, sans laisser de vide entre elles et les incisives , et qui sontaa nombre de quatre, une de chaque côté à chaque niâcLoire; Elles ont en général une forme conique ou pointue", qni les rend pi-oprts â décliiier, sont ordinâircmeiil plus longues que les autres , et correspondent aux crochets du chien. On nomme molaires toutes les dénis da fond de la bouclie, qui le plus souvent ne serrent qn'i brover : on les distingue Q|V\el<\wc Cois en petites ou fausset

molaires , et eu grosses molaires ou mâchelières. Lors<* que les dents se prolongent Lors de la bouche, elles prennent le nom de défenses. Dans l'homme, il y a seize dents à chaque mâchoire, savoir : quatre incisives * tranchantes au milieu, deux canines pointues aux coins, et dix molaires à couronne tuberculeuse , cinq de chaque côté, en arrière des canines.

L'appareil de la déglutition, le dernier de ceux qui se trouvent dans la cavité buccale , se compose essentiellement de la langue et du palais. La déglutition consiste dans le transport de la pâte alimentaire dans l'estomac. La langue , qui est un organe musculeux , pousse en se soulevant cette pâte dans l'arrière-bouche , où le voile du palais se relève pour fermer les arrières-narines , et empêcher l'aliment d'entrer dans le nez; en même temps une autre pièce mobile , que nous connaîtrons bientôt sous le nom à'épiglotie y s'abaisse pour l'empêcher d'entrer dans le larynx , c'est-à-dire de pénétrer dans les voies respiratoires. Le palais , contre lequel agit la base de la langue dans la déglutition, est une partie delà peau interne, qui a éprouvé les mêmes modifications que les gencives : elle est appliquée contre les os de la voûte» palatine, mais s'étend au-delà du bord postérieur de cette voûte en un lambeau mou, flexible, musculo-membraneux , nommé voile du palais. Ce voile se prolonge dans son milieu en une languette qu'on appelle la luette, qui , descendant vers la langue, divise en quelque sorte l'entrée du gosier en deux arcades, appuyées de chaque côté sur deux replis qu'on nomme les piliers, et qui sont formés par les bords latéraux du voile. C'est entre les deux Siliers que se trouvent les amygdales, qui sont des glanes ou des amas de cryptes muqueux.

A la suite de la cavité buccale ', vient le canal intestinal proprement dit, qui commence par le pharynx^ soite de cavité en forme de sac , qui n'est qu'une dilatation membrano-musculeuse de la partie antérieure du canal; Ses parois formées par la continuation de la membrape de l'arrière-bouche, et entourées de muscles nombreux, sont suspendues en arrière à la base du crâne ; elles sont largement échancrées en avant , pour recevoir la communication des fosses nasales, et de la cavité buccale.

9« PÀITIB* \*k

En b«t , vers ta réçioa moyenne du cou , il offre deiu ouvertures, dont lune établit sa continuation ayec le reste du canal digestif, et dont l'autre située antérieurement, eo aiTière de la cavité' buccale et à la base de la langue , est Ventrée du larynx , et appartient à l'organe respiratoire. La nienibrane muqueuse qui tapisse toute la cavité du pUarynx se continue en haut avec celle des fowes nasales, sur les câléa avec celles des trompes d'Eustacbe , e» avant avec la membrane de l'arrièreboncbe , et tout-à-fail en ba.i avec celle du larynx et ctUe du canal digestif. Les muscles qui embrassent les parois latérales et postérieures de ce sac membraneux le rvent presque tons à le rétrécir ou à le relever (muscles eoiutricleurt et releveurfj.

L'fcjo/f^a^tf, continuation du pbarjnx, est un canal Riiisculo-mcnibrancux(c, e, fig. S, pi. 25], à peu près cylindrique, qui traverse la poitrine, appliqué contre le CDi'ps de la colonne vertébrale , et après avoir pénétré dans l'abdomen , entre les piliers du diaphragme*, k âïtate pluâ ou moins pour former Yestomacf. C'est pu les contractions successives des muscles du pbaryns, ei des fibres de l' œsophage, que les alimcns sont coiidiiiis de la boucbe dans l'estomac. Ce viscère est une sorte de sac placé en travers au-dessous du diaphragme el vers la gauche. Il oiFre d'un côté une grande convexité, et à l' opposite une petite concavité; son orifice d'entrée ou celui de l'œsopuage se nomme cardia ; l'orifice àt sortie, ducàté des intestins, estlep/^ore. On remarque quelques rides dans son intérieur, et vers le pylore uoe valvule qui sert à rétrécir cet orifice et à retenir les alimens. C est dans cet organe que s'exécute la première digestion, qui consiste dans la conversion en chyme de substances alimentaires ; on nomme ainsi une sorte de bouillie homogène et grisâtre, dans laquelle elles se réduisent, après avoir été pénétrées par des sucs propres à les dissoudre (sucs gastriques).

.> On noniiue ainEÎ ano sorte de cloison transversale h , ponnoc it £bcei masenlaires , qni sépare la raviié àa ibovax de celle de l'abdomen, et qui s'artBche ait corps des pn-iniùres vertèbres Tombairet p>r de* appendices ({u'on uuiumc des piliers.

La seconde digestion ou la conversion en diyle (stirte de liqueur laiteuse), se fait dans une autre partie ^> du canal intestinal, appelé duodénum y au moyen de deux fluides d'une nature particulière , la bile et le suc pancréatique, sécrétés par deux glandes considérables, appelées ie^'<ff et \e pancréas. Le duodénum est la première partie des intestins proprement dits : on lui aonne ce nom, parce que sa longueur est estimée à douze travers de doigts ; elle présente trois courbures dans ce court espace , et forme une espèce de demi-cercle circonscrivant le pancréas, et fixé contre le dos derrière Festomac. hejoiep, qui prodiût la bile, est une glande très-volumineuse , ae couleur bixmc , formant une masse divisée en lobes, qui occupe le haut de l'abdomen vers la droite, et s'appuie contre l'estomac. C'est le plus ^ros des viscères de la cavité abdominale; il est essentiellement composé de deux parties , l'une droite et l'autre gauche , séparées par un sillon longitudinal. Le canal excréteur qui en sort, après s*étre dilaté en une vésicule de dépôt r, appelée vésicule du fiel, va se terminer près du pylore dans le duodénum, sous le nom de canal cholédoque. Le pancréas est une autre glande , blanchâtre , oblongue, placée transversalementdans un repU du duodédum, audevant de la colonne vertébrale , et se terminant par un conduit unique , dans le canal cholédoque ou dans le duodédum. C'est dans la cavité duodénalequc s'opère le départ des fceces, et que commence l'absorption du chyle.

À la suite du ducKiénum viennent les intestins proprement dits s, s, qui remplissent presque tout le reste de la cavité abdominale, en y formant des replis ou circonvolutions considérables. Cette portion du canal et les viscères qui l'avoisinent seraient presque entièrement flottans en liberté dans la cavité abdominalie , sans une membrane séreuse qiti , après avoir tapissé cette cavité , se porte en dedans aux différens viscères et aux intestins j pour les recouvrir en partie ou les embrasser dans ses replis : c'est ce qu'on nonune le péritoine '. Le canal

* Le tissa qni compose les membranes séreases est fibreux, lisse , mince et transparent , et d'ane conleor blanchâtre. Ces membranes se forment âreztrémité des os et â la sorCace de tons Tes organes in-

intestinal préaeute ci et là des étronglemms, et à l'intêrieur Jes rîiîes et des valvules , qui retardent la marche des substances alimentiircs. La porlion du canal qnî fait RUilcau duodénum, qui est beaucoup plus longue et duo calibre plus petit, est le siège principal de l'absorption du cbjle; on y distingue deux parties : \e jéjunum etl'ilion, (]ui, jointes au duodc'nuni, se nonunent en commtui YitUeiiin grflc; le reste du canal porte le nom de gros ùileitins. L'inteslin grcle, qui est la partie la plus loncuc des voies digeslives, forme par ses contours raulliplivs une masse considérable, circonscrite de tout côté par les sros intestins. Il est attaché au bord d'un repli vertical du périloine, nommée mésenlère. La partie la plus considérable des gros intestins est le colon, très-gi'os boyau, k parois boursoufflées etplissces, qui décrit un arc ou une espèce de cercle irrégulier, en montant le long da cAtc de droit, et traversant pour aller redescendre an côté gauche, d'où il se dirige vers le bas de l'cpîne. Colonie l'extrémité de l'intestin grêle ne déboucbe pas exacte*

ejjjilcnt (in Uni Je ilrapide , gi.i serl à Inbrtiicr le; ïqi f.ices et i &cililerles monvtmens. Lepénloine est nu sac fbrnié par one mcmbiane de celle espèce , qai , après ai-oir Upiwé l'abdomeo , se réfléchil ta dedaas de Inl-iiiciiie, pour y former des replis, dans lesquels sou I passées les diverses poriions dn canal intestinal , oa de fiïmples piocemens à parois pins ou moins libres et flottantes, dans lesqoeli la graisse s'accomalc. Ces amas de graisse sont snrioat abondans dans les animanx (joi hibernent ! ils servent à les nonrrir pendanl toDT le temps qa*ils restent en torpenr. Telle est la disposition des viscères abdominaax à l'ëgard dn péritoine, qu'ils sont tons en dehors de ce sac tans ouverture, et eoreloppéa dans UDe partie des replis qa'il fait à l'intéricnr , comme la Icte l'est dans nn. bonnel di nuit. C'est entre les fenillets rapprochés de chaque repli qne s'inlrodnjsenl les nerfs et les vaisseaux qui se rendent * l'organe enveloppé. On donne en général le nom de mésenlèrti ani replis da péritoine, qui assojétissent les intestins, et on le.i distingue dans l'homme, d'axés la partie da canal intestinal qu'ils recouvrent, en méienfè/w/iniprement dit, en mèsocoloa et en laesorediim , selon qu'ils appartiennent à l'inteslin gtêle, au colon on an rectunj. Qaant ani cols-desacs chargés de graisse, on les nomme des épiploom: ce ne sont qri' des prolongemens da uiéseDlère, qui s'étend aa-delà de la ligne où l'tateslin passe.

ment dans l'origine du colon, mais seulement à quelques pouces au-delà, une partie du colon se trouve ainsi séparée du reste , et forme une sorte de cul-de-sac appelé caecum, qui a un appendice grêle nommé appendice ^ver» rmforme. Ce cœcum est situe dans le bas du côté droit ; c'est encore un lieu de repos, où les alimens séjournent plus long-temps que dans le reste du canal. L'endroit où l'iléon se continue avec le colon est marqué par une valvule , dont l'usage est d'empêcher le retour des ma»tières fécales des gros intestins dans l'intestin grêle. Le colon aboutit au rectum, dernière partie du canal intestinal , qui se termine à Vanus. Cet orifice postérieur est accompagné dans beaucoup d'animaux d amas de cryptes d'une nature particulière ; il est percé dans une sorte de sphincter ou de muscle cutané orbiculaire.

C'est dans les intestins proprement dits qn'a lieu l'absorption de la partie nutritive des alimens ou du chyle , par le moyen des vaisseaux chylifères, qui prennent leur origine de tous les points du canal intestinal , mais surtout des intestins grêles ; en même temps s'exécute le départ et l'éjection du résidu ou des matières fécales. La pâte alimentaire est promenée successivement dans toute la longueur du canal, par la contraction successive des fibres , qui produit un mouvement lent , semblable à celui d'un ver qui rampe , et qu'on nomme mouf^ement pérîstaltique ; il s'y mêle une humeur qui suinte abondamment des parois du canal. Cette action des intestins a lieu tant que ceux-ci contiennent quelque chose; elle est considérablement aidée par l'action médiate des parois de l'abdomen.

Les fonctions de la muqueuse intestinale, comme celles de la peau externe, consistent non seulement dans le« sécrétions particulières dues aux follicules que contient son tissu , mais encore dans \' absorption et dans la trans^ ^«ra/ww, produites par les extrémités des vaisseaux qui composent son réseau vasculaire. Ces fonctions de la peau et du canal intestinal alternent et se suppléent l'une à l'autre jusqu'à un certain point.

Le chyle , ou la liqueur produite par la digestion , ne se rend pas immédiatement aux parties pour les nourrir, après son absorption ; il a besoin d'une nouvelle élabo-

C 270 ) laUciD <(UE l'on nomme la respiration. Celte fonction est ex^cutdupar un appaml, qui consiste encore dans une certaine uiùdiiicalion de l'enveloppe extérii:ure , placée «n un lieu déterminé , et nui aéccssile un nouveau syatinic d'orgues propres à la àrculation des Qoides. Mais ftvant de décrire les organes relatifs à ces deux nouvelles fonctions , disons quelques mots des ntodiii cations les

S lus reaiarquables que subit l'appareil delà digestion, uns la série atiiinale.

Ùei modificaiioni de t appareil digtsiif dam la liria animale.

La loneueui' du canal intestinal est en général plus cousidéTEiDle cLez les mammitères que dans les autres classes , et clic va en diminuant des oiseaux aux reptiles et de ceux-ciaux poissons. Bans quelques espèces de cette dernière classe , et cbcz une grande partie des aaimaui sans vertèbres, le tube digestu finit par n'être plus qu'un canal droitqui s'étend, de la bouche il'aaus. Ce dernier ori&c«, qui cbesE les animaux supérieurs occiq>eciuistamment la partie postérieure du corps, se trouve quel-

Sucfûis placé dans les iiifi'rii;iirs tri-'s-pvùs Je la Louche. e cette disposition on passe à une aniie fort remartuable, où l'appareil digestif n'est plus cju'un sac , perce 'une seule ouverture, qui fait à la fois l'oiEce et de bouche et d'anus ( ia plupart des zoophytes ). Dans les derniers des animaux, il n'y a plus de vaisseaux dans les diverses parties du corps, et la nutrition ne s'opère plus que par imbibition. Quant à sa structure, te canal intestinal est très-diiférent , selon le régime ou l'espèce de nourriture des animaux, et par conséquent selonleurs appétits , leurs instincts et leurs mœurs : il offre au contraire de grands rapports chei tous ceux qui se nourrissent de substances analogues, quelque soit la classe à laquelle ils appartiennent, Chezlcs carnivores , où l'ap- Délit carnassier domine , et (jui se distinguent par les formes grêles de leur corps et l'énergie dcleurs mouvemens, le canal intestinal est court, le coecum petit ou nul , l'estomac peu charnu. Chez les herbivores au contraire, qui se distinguent par des formes massives etdes inouveraens plus lents, le canal intestinal a généralement

plus d'ampleur, et une longueur beaucoup plus considérable ; le cœcum est vaste , et l'estomac souvent multiple. On conçoit en effet que l'animal herbivore a besoin de plus de force digestive que le Carnivore , puisqu'il a plus de changemens à opérer dans la matière de sesalimens , pour se l'assimiler ou la ramener à la sienne propre. Les omnivores sont en quelque sorte intermédiaires entre les deux classes dont nous venons de parler.

Les replis, les dilatations du canal intestinal, et surtout la complication de l'estomac , sont aussi dans un rapport évident avec la nature des alimens. Par la raison donnée précédemment, l'estomac est d'autant plus compliqué que les espèces sont plus essentiellement herbivores. Les mammifères pachydermes (tapirs, hippopotames , etc. ), ont l'estomac divisé en plus ou moins de poches par des étranglemens ; mais la plus grande complication de ce viscère se remarque chez les ruminans, qui ont quatre estomacs bien distincts , savoir : la panse ou V herbier, qui est le plus grand ; le bonnet, qui est le plus petit, et dont les parois sont garnies de lames disposées en forme de réseau ; le feuillet, dont les par rois ont de larges lames saillantes qui ont quelque rapport aux feuillets d'un livre ; la caillette, le dernier de tous , et qui est le véritable estomac. Celui-ci est le seul qui soit oien développé tant que l'animal tette , et il a pris son nom de ce que le lait qui s'y rend alors se caille avant d'être digéré. Les trois premiers estomacs sont tellement disposés que les alimens peuvent entrer à volonté dans l'un des trois , parce que l'cesophage aboutit à leur point de communication. La rumination consiste en ce quelesherbes ayant été grossièrement mâchées, avalées et ramollies dans la panse, l'animal, lorsqu'il est en repos, les ramène dans la bouche pour les remâcher de nouveau. Pour cela il fait passer une portion de ces alimens de la panse dans le bonnet, qui les imbibe, les convprime en petites pelotes , qui remontent ensuite successivement à la bouche ; à la seconde déglutition les alimens vont droit au feuillet , et de là à la caillette. L'estomac des mammifères cétacés offre une complication aussi grande que celui des ruminans : ainsi, le dauphin et

k marsouin ont quatre estomacs placés h la suite l'an de l'autre. Ce viscère est membraneux daus les mammifères i il devient tout-à-fait musculeux chez Les oi- - teaus , ou il prend le nom de géfier. Mais avant de parvenir dans cet estomac, les aliniens passent successivement par deux poches diliereutes, qui ne sont que de simples dilatations de l'a'âopliaçe ; la première de ces po- ' cbes qu'on nommeyo^j et qui a beaucoup de capacitif

I=/^ez les granivores (les pigeons, par ex.), est situé vers la atéeion inférieure du cou; la seconde, aoiumée vemritâàesueccnluriéou.j'aèolglanduleitT,eiits\l\iéefvèid£Ves- .tomau proprement dit) ou du gésier; celui-ci est paurva ,is muscles très-épais au moj'en desquels il exerce snr JlU aliinensuue forte action niécdnique. Les oiseaux ont ^(DÎu d'avaler de petites pierres pour augmenter encore ^tlc force de trituration. Bans beaucoup de reptiles et l|e poissons, l'estomac ne se distingue pas de l'œsophage Max- son diamètre ) et chez plusieurs poissons même, il f^ se distiugue pas non plus du reste du canal ; l'iulcslio jflt souvent à peu près le même dans toute son étendue, ea sorte qu'on ne peut plus le diviser en gros et petit

Les organes de la digestion présentent d'autres niodiiicalions non moins importantes dans toutes les espèces qui sont pourvues d'un appareil masticateur, c'est-àdire de parties dures ( inâdwires et dents), propres à broyer les substances solides. Le mode d'articulation de la mâchoire inférieure dans les animaux vertébrés ( les seuls que nous considérerons kl), et la forme particulière des dents , ont , comme toutes les autres parties du canal intestinal , des rapports évidens avec la nature des matièresdontranimalpeusenourrir, en sorte que lorscm'on connaît la modification propre à l'une de ces parties de l'appareil digestif, on peut aisément deviner la rlupart des autres , et en conclure le genre de vie de animal.

La forme du condyle et celle de la cavité articulaire de la mâchoire inférieure varient selon que les niouveinens de l'une des mâchoires sur l'autre doivent se faire d'avant en arrière, ou de droite à gauche , ou de

haut en bas '*. Dans les mammifère» nw^ewr^, lecondyla a son grand diamètre dans le sens de la longueur de la tête , et il se meut dans une rainure longitudinale ; le mouvement de la mâchoire est donc un glissement en avant ; les dents inférieures avancent et reculent alternativement sur celles d'en haut, pour limer et user les corps solides ( voyez fig. i , pi. 3o ). Dans les rujmînans, et généralement dans les herbivores , les frugivores et les granivores , le principal mouvement devant être un mouvement de broiement, la mâchoire inférieure se meut de droite à gauche, et en même temps d'avant en arrière. La cavité articulaire est plus Ou moins plane, et le grand diamètre du condyle dirigé en travers (fig. i , pi. 3i). Dans les plus carnivores des carnassiers^ "i^'y a plus de mouvement de ïatérahté ni de production en avant de la mâchoire inférieure. Les condyles sont allongés transversalement, mais, de plus, serrés fortement dans leur articulation , de manière que le mouvement de la mâchoire inférieure ne peut s'exécuter que de haut en bas , comme celui des branches d'une paire de ciseaux (fig. 5, pi. 28).

Les caractères que fournissent le nombre et la figure d€8 dents sont liés à ceux que donne la forme de l'articulation maxillaire. Les dents constituent la partie la plus essentielle de l'appareil masticateur , et en mênie temps la partie la plus extérieure , et par conséquent la plus facile à observer sur l'animal vivant : c'est pour cette raison , et à cause de la diversité des modifications dont elles sont susceptibles , qu'on les emploie en zoologie comme l'un des signes les plus ' commodes et les plus certains de la nature des espèces. En effet , les animaux nous offrent des combinaisons variées de dents, selon leur genre de vie , et les divers usages pour lesquels ils ont été pourvus de ces organes ; et non seulement les dents varient dans leur forme générale d'une famille d'animaux à une autre , mais elles éprouvent encore dans chaque espèce des modifications particulières

* La sitaatlon relative da condyle articnlaire et de l'apophyse 00- Tonoïde , qni est le ppncîpal point d'attache des muscles de la in^choire inférieure , foaroirait aussi des rapports importans.

dii forme , iui«^ tm'fiae bchW dent d'uu aalmal solËl louvent pour itcoiinaîtru l'e^pèceâ lat£uelle il i^ipartient. Les dcnls,propiemeiit AiXes, ue se Li-ouTcnt que ilana Itois classes a*auiinaux verlébrés , savoir : les mammifèrea, les reptiles et les poissons. On a vu plus haut que celles d'un animal, lorsqu'elles sont toutes iuiplautees dans le bord des màchoivcs , se distinguent , d'après lent ÎDBsrtion, en incisives, eu canines et en molaires. Les piammifËies n'ont que des dents maxillaires, mais les reptiles et lea pcrûsons ont souvent des dents palatines, linguales, etc., c'est-à-dire des dents au palais, h la lan- , et sur toutes les parties de l'intérieur de la boucbe. organes servent 'a plusieurs usages : tantôt ce sont des armes défensives ou offt:nsivesi tantôt, et c'est k cas le plus ordinaire , leur eraploi est relatif à la mastication ; alors elles usent comme la lime , divisent comme des tenailles , coupent comme des ciseaux , ou bien moudent et broycut comme des meules de moulin et des pir jgnsi tantùt.enfin elles ne servent qu'à saisir et retenir la jnoie , et atm à la diviser. Ce dernier cas est celnj dtt 3enCs des cétacés , de presque tous les reptiles , et de beaucoup de poissons. Parmi les espèces qui n'onnjiie des di-'nls maxillaires, il s'en faui bien que l'on trouve toujours les trois sortes de dents réunies. Elles existent dans l'homme, les singes , tous les cai'uassiers et ruminans sans cornes , et la plupart des pachydermes. Tous les ruminans manquent d'incisives à la màcboitc supérieure ( iig. i ,pl- 3[); ceux àcorues sont en outre privés de canines. Les rongeurs n'ont que deux sortes de dents , savoir des incisives ' et des molaires séparées par un espace vide , les incisives étant au nombre de deux seulement à cliaque mâchoire (Ûg. i , pi. 3o). L'élépbanta des molaires et deux dc'fenses implantées dans l'os intermaxillaire, mais il manque d'incisives inférieures et de canines. Le narval n'a pour foutes dents Ïiie deux défenses , et dont l'une tombe le plus souvent. es molaires étant les plus essentielles des dents , se trouvent le plus constamment , ou manquent générale-

roDgeuri

lut M. Geoffroy-Sain l-Hilair*, l«s prétendue» incisive) ii

ment les dernières : ainsi, lorsqu^il n'y a qu'âne seule sorte de dent , comme dans les tatous , ce sont presque toujours des molaires. Cette espèce de dent varie beaucoup dans sa forme par le nombre et la disposition de ses éminences , qui sont des pointes , des tubercules ou des ti-ancbans. On peut rapporter ses modifications à quatre types principaux : les unes sont larges , aplaties, ou surmonte'es seulement de tubercules mousses ; telles sont celles des herbivores , elles sont propres à broyer , et s'usent par la mastication (fig. i ,pl. 3i). D'autres sont hérissées de pointes coniques , et propres à briser les parties dures des insectes ; elles appartiennent aux insectivores (fig. 4 9 pl* 3i). D'autres sont tranchantes et propres à déchirer la chair, elles appartiennent aux carnivores (fig. 5, pi. 28). Enfin d'autres sont toutes coniques, allongées, simples, etnese correspondent plus entre elles ; elles ne sont propres qu'à retenir une proie , et appartiennent aux cétacés qui n'ont pas de mastication. Les mammifères qui sont absolument privés de dents sont les fourmiliers , les pangolins , les échidnés , et les baleines ; mais les fanons de ces derniè]res , c'est-àdire les lames cornées qui garnissent les deux côtés d€ leurs mâchoires , en tiennent véritablement lieu. Les oiseaux et les tortues manquent aussi de véritables dents ; ces organes y sont remplacés par une enveloppe cornée qui revêt les mâchoires. Quelques poissons enfin sont encore privés de dents ; mais en général les animaux de cette classe ont des dents nombreuses et variées , tant par leurs formes que par leurs positions.

On a vu par ce qui précède qu'il existe un enchainement remarquable entre les diverses parties de l'appareil digestif, au point que l'on peut souvent juger des unes par les autres. Cette corrélation n'a pas seulement lieu entre les parties d'un même appareil; le système des organes digestifs a encore des rapports immédiats avec ceux des organes du mouvement et de la sensibilité ; et de l'étude approfondie des premiers peut se déduire la connaissance des seconds , et par suite celle des instincts et des facultés des animaux. Ainsi , un animal Carnivore doit avoir une vue perçante , un odorat fin , de la vigueur dans les mouvemens , de l'adresse et de la

e Aan% les pied* , dans 1«b mAclimm. L'a i»ed en-

rvelopi>^d<.-comc n«nurail<loa<: exuierdaiu an jw'f'ujI " arec Jn midiclii-re» usaclianlcs, et l'on peut être sûr que tûut BBÎtnal h Mbot t»l herbÎTorc. Tioaa rerroos bientôt aae YappMàl Ai: l» digestion n'est pas non j^us exempt Oc «cmbUUcs rapports avec celai a«U respiration.

est la foDclioa par laquelle le fluide

loimal est mis, dans une portion plm

s grande de l'enveloppe esterieare , en conlacl

e immédiat atec l'air, qui le revivifie par -sod ac-

s de ia respiration , les animaux aÎMOi'

C l'oxigéne par ta surface respiratoire , et esLaleol

L'^]3cl*a(jde carboniqaccldelavapeurd'eau. Lesauimaiu L'ies plus simples respirent par toutes les parties de leur 1 enveloppe; quelques-uns ont en outre ieor sar&ce gar- 'jiAUfoirsoa d'oavei'Lures qoi fontpénétrerlelluide Il duisVîntërîear , pour tpi'ila'j comlÔDe avecle nourricier. Les insectes respirent ainsi par loua les poirils de l'iulerieur Je li.-ur C0171S, où l'air pt ni; Ire

Sar une iuliuitii de canaux appelés irac/tics , dont tes oriecs ouverts sur les cûlcs ou à l'anus, se oomineal sligmatcs. Dans tous les animaux cjui ont des vaisseaux pour la cjieul'itinii 1I13 IciiL' AuLde nourricier, la respiration r>; 'm ■ , ■■ ■ i I ' [ r' ■■!- une partie liimiée de l'enre- !■ . . . .vf'cuie prioeipalenient; c'est

lUiii; uiimû.uu'MUikil i|iii; le fluide circulant, oulcjon^, vitm loci^ïoir 1 Liilluuiici; vivifiante de l'air qu'il porte ensuite dans les parties les plus éloignées. Cet organe, quelles que soient les modifications qu'il présente, est toujouis disposé de manière à offrir sous un petit volume une surface irès-élcndue , sur laquelle viennent se ramifier, en se tlivisant et s'amincissant, les vaisseaux sanguins , en sorte ([uc toutes lus molécules du fluide nourricier ne soiitsejwréesde l'élément ambiant que par mie pellicule très-mince.

Mais suivantqnc t'animai vit dansl'air oudansVeau, l'organe respiratoire présente des différences inyiortantes qui lui ont valu des dénominations diverees. Dans les

animaux aériens , qui respirent Tair en nature ou à Tétât de gaz 9 c'est ua organe creux composé de cellules ou de cavités profondes y dans lesquelles l'air ambiant s'introduit pour aller chercher le sang et en renouveler la composition ; dans les animaux aquatiques , qui ne res~

furent qUe l'air dissous dans l'eau , c'est un organe sailant qui en général a la. forme de lames ou de filets ramifiés , et qui vient en quelque sente chercher au dehors le liquide envh'onnant pour agir sur lui par sa surface extérieure , et en séparer les paities de l'air nécessaires à la respiration. La première modification de l'organe respiratoire se nomme poumon, et la seconde hranchie. Celle-ci est tanlôt visible à l'extérieur de l'animal, tantôt logée dans une cavité spéciale où l'eau s'introduit. Les poumons n'existent que dans les trois premières classes df^s animaux vertébrés , et chez quelques mollusques ; les poissons , la plupart des mollusques , les crusfaicés , etc. , sont au contraire pouiTUS de branchies. Dans les animaux qui respirent par des poumons, l'air entre et sort par un tube unique et allongé qui sert encore à un autre usage , à la formation de la voix.

Examinons maintenant la structure de l'organe respiratoire dans l'homme. Cet organe sera le type d'après lequel nous traiterons de ceux des autres animaux. Il se compose essentiellement d'un canal cutané /, (fig i , pi. 'J.& ) , béant , oui se divise successivement ou se ramifie et s'amincit à l'infini , et dont les dernières ramifications viennent se réunir dans deux grandes masses cellulaires P >Py qui remplissent presque toute la poitrine , et qu'on nomme poumons. Ces masses parenchjmateuses sont formées d'un grand nombre de cellules , ou de petites vésicules membraneuses , dont chacune communique à l'une des dernières ramifications du canal pulmonaire. Sur les parois de ces cellules viennent ramper les ramifications de deux autres systèmes de vaisseaux , savoir : les vaisseaux qui apportent le sang du cœur dans le poumon , et ceux qui le reportent du poumon au cœur après qu'il a subi l'action de l'air ^ . Le canal pulmonaire

* Chaqae système de yaisseanx sanguins , qni abontit an ponmon , se compose d'an tronc qoi se divise en branches , lesquelles se par-

Ca78) et ses Inwtcbes sont souictius pai* des aoneaux cartilagineux et élasliqiii-'s , en sorte que lorsque la poitrine se dilate, l'air extérieur se précipite par son poids dans tontes lescelIuk'S du poumon ; et il en sort lorsque cette cavité se contracte. Le saiie en passant par les poumons change de nature et decoulear; de noirâtre et de toard iju'il était, il devient par l'action de l'air rouge et écuuieux. Le principal effet de la respiration est donc de rehausser la couleur du sang, etparlàdelcreiidre propri' à nouirii- les organes , et à accroître l'irritabilité des Sbres musculaires ; en même temps elle échauffe le sang . et le poumon peut être considéré comme le principal foyer de la chaleur animale. C'est là que le saog puise celle qu'il porte dans le reste du corps.

Le canal , dont la fonction est de conduire l'air dans les poumons , s'ouvre dans le gosier à la racine de la langue. Le commencement de ce canal, modifié pour former la voix , est ce qu'on noiinnc le larjrnj:. Il est composé de dilfércns cartilages mobiles les uns sur les sutrea, et dont l'assemblage peut aussi se niouToirpar rapport aux parlies environnantes. Ces cartilages forment une ouverture oblongue , nommée glolle , qui peut se rétrécir ou s'élargir; et lorsque l'air est poussé su dehors avec vitesse , par la contraction de la poitrine, elle produit des sons qui sont plus ou moins aigus, selon que le larynx est plus ou moins tiré en avant. Une pièce cartilagineuse, nommée épig(oUe , se couche sur la gloue pour la couvrir dans la déglutition des aliniens '.

t*geiil ta ramoscnUa , qui se rons-divisent «ncore, en sorte qne l'eB- «emble de ce) vaisseanx préstnle l'image d'an tronc d'arbre i ramilicmlioni U'ès-nombreosei. he tronc qui porte le sang da corar dans le ponmon se nomme anère pulmonaire ; ceux qoi le ramèneol ta c<ni[ ponent te nom de veines palmonaires. Les derniers petils nmeani de l'artère déboochent dans les radicales des veines pulmoiuiTei.

' Le larynx est Foniic dansThomme de clni[ pièces cartiUginenwi: l'dn cartilage cricoïde oa annolaire, composant la partie inférieoie da larynx; c'est one sorte d'anneao qni est plus large par derrière qne par devant; t- dn cartilage tkfroTdi ou sculiforme, sitaé 1 la partie aniérieure et latérale aa-dessus du cricoïde i il est formé de deux lames on ailes, qni font une lailtie en devant, et entre lesqnell» ■'•lève la partie large da crîcoide ; les angles de ces deux ailus <oDl

A la suite du larynx , le canal pulmonaire prend le nom de Irocfiée-artère j il est soutenu par une série d'anneaux cartilagineux incomplets places à distance les uns des autres , qui lui permettent des mouvemens variés , sans que son diamètre en soit change'. Il descend le long du cou y au-devant de Tœsophage , pénètre dans la poitrine, et se divise en deux branches, Tune à droite, l'autre à gauche, qui portent le nom de bronches, et se rendent aux poumons. Celles-ci , continuant de plus en

fdus à se diviser et à s'anastomoser , perdent peu à peu es cartilages qui soutenaient Leurs parois , s'amincissent de plus en plus , et finissent par former des espèces de mailles ou d'aréoles , et des cellules dans les parois desquelles viennent ramper en très-grand nombre des vaisseaux sanguins réduits à une extrême ténuité. C'est à rassenil)lage de ces canaux aériens et de ces vaisseaux sanguins que l'on donne le nom de poumon. Il y en a constamment deux dans les mammifères ; ils ne dinerent que par leur étendue proportionnelle et par leur subdivision en lobes plus ou moins distincts. Chez l'homme, le poumon droit présente trois lobes ; et le gauche deux. Chacun d'eux est enveloppé pai* une membrane séreuse appelée plèi^re, qui , ayant la forme d'un sac sans ouvert ture , tapisse également la surface externe de ces viscères et la face interne du thorax. Ils sont toujours comr plètement libres au milieu de la cavité thoracique ,

saspendns anx cornes do l'os hyoïde ; 3« des deux cartilages arythé' noïde (en bec d*aigaière) , qni s'articulent sar la partie postérieara da cricoîde, et qui pouvant s'écarter et se rapprocher l'un de l'antre, donnent à la glotte la mobilité qui en £»it le siège de la voix ; c*est à leur base que s'attachent les ligamens de la glotte , on ce que l'on appelle les cordes 'vocales; 4° enfin de Vépiglotte , cartilage im- |>air , de forme à pen près ovale , situé à la base de la langae ; attaché snr le bord antérieur de la fece interne du thyroïde , il se porte en arrière et peut couvrir tont-à-fait l'entrée du larynx on de la glotte, qni forme nne espèce de fente triangulaire ; mais il reste d'ordinaire k demi-relevé. Une cellulosité générale unit tons ces cartilages, qni sont en outre pourvus de muscles et de ligamens. En dedans ib sont revêtus d'une membrane muqueuse , continue avec celle de la bouche ou des poumons.

(a8o ) ! laquelle réside le mécanisme de la respiiaLion. Cette cavilc est cclourée latéralcmcul par les côtes et fermeté en arrière par une doisou membrano- musculaire , convexe du côté de la poitiine , et qu'on appelle le dinpiiragme (A, fie 5, jjI. a5). Attaché d'une part aux corps d^s premières Tcrtèbres lombaires par des appendices qu'on nomme piliers , il va se terniiner, en t iiTadiaut , à toute la circonférence du bord poslériem de la poitrine. Ce muscle , en se contractant , aplatit sa «mvexitc, et, par Ift, augmente la capacité de la jioitri ne aux dépens du bas-ventre.

Le mécanisme de la respiration dans les mainmifèret se compose de l'inspiration et de l'expiration , c'est-àdire de la dilatation et de la contraction alteraativc des Soumons , pendant lesquelles ont lieu l'entrée et la sortie e l'air. L'inspiration dépend uniquement des mouve- Uens de dilatation imprimés aux parois du thorax ; la aoi'face extérieure des poamosB, étant appliquée exacte* diGol contre ces parois mobiles , est forcée de les auine ^.^mqu'elles se dilatent ; la pression de Yaàt qaî , p» soi propre poids , s'introduit dans les poumons , ne permettant pas qu'il y ail de vidp enlii: dit et ces viscères. Ainsi le poumon augiucnle de volume par cela seul que la poitrine se dilate. L'agent qui contribue le plus à aibter la poitrine est sans contredit le diaphragme. Il agit presque seul dans les inspirations ordinaires ; dans les fortes inspirations il est aidé par les muscles l'elcvcurs des côtes et par d'auti'es muscles de l'ëpaule et du cou. Le mccanisme de l'expiration réside en partie dans le poumon lui-meute , et en partie au-dehoiS. Les poumons sont doués d'une force élastique par laquelle ils tendcol i revenir sur eux-mêmes dès que les muscles inspirateurs ont cessé d'agir. D'un autre côté, il existe des muscles qui tendent à diminuer la cavité thoracique , et dont t action alterne avec celle du diaphragme dont ils sont les antagonistes : ce sont les muscles du bas-ventre qui i-epousscnt vers la poitrine les viscères abdominaux avec le diapliragrac , après que ce muscle les a refoulés en bas pendant rinspiration. Il suit, de ce qtii précède, que les poumons des mammifères sont purement passifs

dans l'inspiration , tandis qu'ils participent par leur propre force au mouvement de l'expiration *.

3Iodifications de t appareil respiratoire dans la série animale .

Les organes respiratoires des oiseaux et des reptiles présentent, à l'égard de ceux des mammifères, des différences qui sont en rapport avec l'importance relative de leurs fonctions dans ces deux classes d'animaux. La respiration est simple chez les mammifères , c'est-à-dire qu'elle n'a lieu que dans les poumons proprement dits ; mais elle est complète , en ce que tout le sang qui circule dans le corps est obligé de passer par les poumons pour y subir l'action de l'air. Dans les oiseaux , la respiration est beaucoup plus étendue ; elle est double en quelque sorte , en ce que non seulement tout le sang respire dans les poumons , mais se trouve une seconde fois en contact avec l'air dans toutes les pailies du corps , où ce fluide pénètre et remplit de grandes cellules qui communiquent les unes avec les autres et avec les ra-> meaux des bronches. Ces sacs aériens contituent une espèce de poumons accessoires ; ils existent non seulement dans tout le tronc , mais ils s'étendent aux membres et s'enfoncent jusque dans les muscles et les os. Chez les oiseaux, il n'existe plus de distinction entre la cavité thoracique, et la cavité abdominale : tous les animaux ovipares sont privés de cette cloison musculaire que nous avons appelée diaphragme dans les mammifères , ou du moins ifs n'en ont qu'un simple rudiment. Les organes respiratoires des oiseaux présentent une foule de différences, parmi lesquelles nous citerons les plus remarauables : les poumons ne sont jamais divisés en lobes distincts; la plèvre ne forme plus un sac sans ouverture; les rameaux des bronches ne se terminent pas tous en

' n est certains rnooTemeDS particaliers de la poitrine qui se rapportent à cenx de la respiration, mais qui n'ont Hea qae rarement , sons l'influence de certaines causes accidentelles , soit physiques , soit morales. Telles sont t le soupir et le bâillement , qui sont relatifs à l'inspiration; la toux et Véternuementy qui se rapportent à l'expiration ; le rire , le sanglot et le hoquet , qui sont relatifs à l'une et k Tautrey et dans lesquels le diaphragme joue le principfil rôle.

F^vésicules |iulinonaireg ; plusieurs aboutissent à ta snrfaci:

' des polluions ut Londuisent L'air dans toutes les parllfj

1 du coqw; enfiu on trouve àU partie inférieure de la ira-

I cbee-artère , au point de sa bifurcation, un appareil

[ ferme de pièces cartilagineuses, et de muscles , auquel

L joa adonné le nom de larrni: inférieur, parce qu'iJ est

^T^it^lement l'organe de la voix chez un grand nombre

^^d'oiseauK , et qu'il remplit ainsi à leur égard les mêmes

toDCtions que le véritable larynx chez les mammil^rei.

Dims les reptiles , la structure des poumons est tics-

, .simple i ce sont des sacs allongés , renfermant un petit

nombre de cellules beaucoup plus amples que celles Aa

mammifères et des oiseaux j ces viscères flottent dans la

e cavité qud^ous les intestins, et s'étendent le long

, do dos, seprotongeantquelquefoisjusqu'au bassin. Cltei

les serpens, la trochée ne se divise pas en bronches, ta

«orte qu'il n'y a qu'un seul poumon. Oo sait que dai»

,les deux premières classes d'animaux vertébrés les

{•.Btouvemens d'inspiration et d'expiration se succèdeol

oHiBtammentet à de courts intervalles : dans les reptifs,

ces mouvemens sont bien moins fréqueiis , et n'ont lieu

que (le luiu en loin. Les animaux de celte classe u'oni

pas un besoin derespircr aussi continuel; ils peuvent sus-

Îiendreàvolontéleur respiration pendant un temps assci □ng, sans que pour cela le cours du sang soit arrête, ce qui tient à ce que ce fluide peut retouitier aux différentes parties du corps , sans être forcé de traverser lej poumons; ceux-ci ne reçoivent en effet qu'une portion du sang qui circule dans les gros vaisseaux du corp; Les reptiles, qui n'ont qucdesc6tes immobiles, comme les tortues , ceux qui n'eu ont pas du tout ou qui n'en ont que de très-courtes, commeles batraciens , respirent par un mécanisme tout particulier : c'est par une réritahle déglutition de l'air qu'ils introduisent ce fluide dans leur poumon. Pour cela ils ferment la bouche, eoflent leur gorge et y produisent un vide qui force l'air d'entrer par les narines. Ces narines ont une soupape qui ne permet plus à l'air de ressortir lorsqu'il est comprimé , de sorte que l'animal n'a plus qu'à contracter sa gorge en fermant son pharynx , pour olïliger l'air à passer par la glotte. Les trois premiers ordres de reptiles

( les chéloniens , les sauriens et les ophidiens ) n'ont pas d'autres organes j'espiratoires que aes poumons ; mais parmi les reptiles du dernier ordre (celui des batraciens), il en est qui subissent des métamorphoses, et, dans leur

Sremier état (l'état de te'tard) , ils ont avec des poumons es branchies qu'ils perdent , lorsqu'ils passent à l'état parfait (les grenouilles). Quelques autres (ex. : les sirènes, lesjprotées) conservent ces branchies toute leur vie.

Étudions maintenant le mode de respiration par les branchies , en prenant pour exemple l'appareil branchial des poissons. Les branchies de ces animaux sont des feuillets ou des organes en forme de peignes, qui sont disposés aux deux côtés du cou , et sur lesquels se ramifient les vaisseaux sanguins. L'eau que le poisson avale vient glisser et en quelque sorte se tamiser entre les filamens qui les composent , et sort par une ouverture extérieure nommée ouie, 11 y a ordinairement de chaque côté quatre branchies , entre lesquelles est un passage libre pour l'eau. Voici quelle est la disposition de ces branchies ou la composition de l'appareil branchial. Entre la cavité buccale et l'œsophage est placée une sorte de cage qui communique de chaque côté avec le dehors , par une ouverture correspondante à la trompe d'Eustaclie des mammifères. Chaque ouverture est partagée en cinq fentes verticales par quatre arceaux (i^ i, ôg. 5 , pi. 26) , suspendus ou articulés en haut à la base du crâne ou aux premières vertèbres , et fixés inférieurement sur une quille osseuse formée par l'hyoïde. Ces arceaux sont constamment formés chacun de deux osselets réunis par une articulation en charnière , ce qui leur permet de s'ouvrir ou de se fermer plus ou moins. Les filamens ou les lames qui composent les feuillets des branchies sont attachés du côté de la bouche à ces arceaux , et disposés par paires, de manière à former deux rangées de franges : leur bord opposé est fixé , dans certains pois^ sons , à la face interne de la peau , qui présente alors pour la sortie de l'eau autant de trous particuliers qu'il y a d'intervalle entre les feuillets ; mais dans le plus grand nombre , il est libre de toute adhérence , et l'eau sort par une ouverture commune , tantôt simple , tantôt recouverte d'un opercule osseux qui peut s'ouvrir ou se

( 384 ) feniiei' par le moyen d'une membrane , située à la partie inriirieure oii cllf! est soutenue par quelques rayoDS os- Hux , et qui se plisse cumme le cuir d'un soufflet : r'»l 1« membrane tranchmslêge ou des ouîej. Une branche de l'srltsrc branchiale (A) se glisse par l'extréuiité iuférieare de cbaque nrcetiu dans une rainure pratiquée dans sa couvcxité, et va fournir un rameau h eliaque pali-e de hmos- De ces lames partent d'autres rameaux qui sont let racines de la veine braucbiale ; Us se rendent à nue brandie commune, qui suit, comme celle de l'artère brancliiale, la convexité de l'arceau, pour s'en dégager A l'extircmite supérieure, où clic contribue à former U grande artère du corps ( d) ou l'artère dorsale des poîs- Bons.

Le niccanisme de la respiration brancliïale dans cette classe d'animaux consiste à faire passer entre les brandiics l'eau que le poisson avale par la bouche , et à h iikire i-essortir par les oulcs ; il est mis en jeu par dilfê na» muscles qui tendent à dilater ou i resserrer la cavité •un branchies , et dont les uns ouvrent les arceaux el k» écartent, ou bien lus forment et les rapprochent ; le autres soulcvciit l'opciculeou dJvcloppeuL lesrovonsdt la membrane bi'auchioslJ.'ge.

Les organes respiratoires des animaux sans verlèhres sont très-d i versifiés , selon l'organisation de chacune des classes de ces animaux , ou selon leur genre de vie qui leur est propre. Dans les mollusques , on trouve encore des poumons chez ceux qui sont terrestres , et chez queV qucs-uus de ceux qui sont aquatiques , mais qui viennent respirer à la surface de l'eau ; dans tous les mollusques céphalopodes et acéphales, on ne trouve que des branchies, qui, tanlût, sont reu fermées dans une caviti! comme celle des poissons , et tantâl sont extérieures et saillantes, et par conséquent plongent i m média te mcnl | dans l'eau. Elles varient beaucoup par leur forme et pu { leur position : elles représentent lantût des lames ou dei < feuillets imbriqués, le plus souvent des panaches, des ' franges , des houppes, etc. Dans les mollusques à coquille univalvOjcesonl^cnéi-aleiiientdesfeuiUels rangés comme les dents d'un peigne ; dans les mollusques à coquille Hralre, ce sont de grandes lames enveloppées par le man-

( ii85)

teau comme les feuille Is d'un livre par sa couverture < Parmi les animaux articules , les crustacées et la plupart des annelides respirent par l'intermède de l'eau et ont des branchies ; les insectes respirent l'air en nature par des trachées répandues dans toutes les parties de leur corps. Beaucoup de zoophytes ont pareillement un système de canaux que pénètre le milieu liquide dans lequel ils vivent , et que l'on peut considérer comme un appareil respiratoire : ce sont les trachées aquifères de Lamarck. La fonction de la respiration , envisagée dans toute la série animale , a des rapports évidens avec la plupart des autres fonctions , et surtout avec les facultés qu elle alimente. Nous avons vu que ses principaux effets, dans les animaux vertébrés , consistaient à rougir le sang, à l'échauffer ainsi que tout le corps, à entretenir ou ranimer l'irritabilité de la fibre musculaire. Il en résulte une correspondance remarquable entre la quantité de la respiration , le degré de chaleur et de coloration du sang y l'énergie delà force motrice , et la nature des orl^es de mouvement. C'est ainsi que, dans les vertébrés, retendue et le mode de respiration déterminent l'espèce ou la force des mouvemcns généraux auxquels telle ou telle classe est plus particulièrement destinée, et par conséquent fout connaître cette classe. La quantité de respiration d'un animal dépend de deux autres quantités auxquelles elle est à la fois proportionnelle, savoir : de la quantité relative de sang qui se rend dans l'organe respiratoire, et de la quantité relative d'air qui entre dans l'élément ambiant. Il peut se faire que le mode de respiration étant le même dans diâerens animaux, la circulation pulmonaire y soit complète ou incomplète, c'està-dire que la quantité de sang qui circule dans le poumon soit égale à la totaUté du sang qui circule dans le corps , ou n'en soit qu'une fraction- II peut se faire pareillement que la circulation pulmonaire étant la même, la respiration soit complète ou aérienne, ou qu'elle soit incomplète ou aquatique, c'est-ik— dire que Téléraent en contact avec l'organe soit de l'air pur ou bien de l'eau ne renfermant quHine très- petite portion d'air, et n'ayant ainsi qu'un faible degré d'action sur le sang. Enfin, dans le cas de respiration aérienne, il peut encore se fsiire que la respiration soit simple, c'est^-dire n'ait lieu que dan&

c ase )

troacctut se àii'ae en branches, IcsqucUes se subdivisent en ramtaux, et aiosî de suite jusqu à ce que les dernières ramifications cclia)ipci;t à l'œil par leur petitesse : ccasyslcmes commuiiiquent entre eux, soit par leun troncs, soit par leurs ramifications extrêincs. On dis^oeue des aystémca de Taisseaux de trois soytes , savoir ; des vaùieaux arlérich ou dt:s artères, des vaisteaia vcineiix ou des veines, et des vaitteaux Ij-mphatiyaes.

Les artères sont des vaïïseuux qui conduisent le sang du cœur jusque dans tous les points du corps : leurs

EiioissoDt plus épaisses que celles des veines ; elles sont lanchltres extérieurement et renferment dans leur GoniposilitiOQ intérieure un tissu jaune élastique, qui, distendu par le sang, réagit sur lui, et continue porU l'impulsion donnée par le cceur. Le sang qui se meut dans les artères du corps, après être revenu du poumon, estdU'('i''^n»u^e,oUifafi^ arfme/.* ce sang passe du tronc commun par lequel comuiencele système dans les branches et les i-ameauz , de manière qu'il parcourt des vaî»sekui qui vont continueUement eu décroissant. Lea bi^ tËres se terminent par de petits rameaux capillaires on miimc iiivi^ibk's, el cliaqui; aitéiiolc aboutit à une veinule, c'cst-ù-diro à une des extrémités des veines. On distingue deux systèmes artériels ; le système artériel pulmonaire , et le système artériel général ou syslème de l'aorte.

Les veines rapportent au cœur le sang qu'elles ont reçu des extrémités artérielles : leurs parois sont minces, demi-transparentes , extensibles, et s'affaissent lorsqu'on les coupe transvc salement. Elles se distinguent surtout des artères , en ce qu'elles ont dans leur cavile intérieure des replis ou des valfules, placées de distance en distance et toutes dirige'es dans le sens que doit avoir le fluide qu'elles cbarient , c'est-à-dire du côté du cœur. La situation des veines , surtout dans les membres , est généralement moins profonde que celle des artères. Lt sang qui revient au cœur par les veines , après avoir servi à la nutrition des parties, est du sang noir ou sang "Veineux, Ce sang monte des veinules extrêmes dans la rameaux et dans les branches , et passe de celles-ci dant les troncs, en sorte qu'il se meut dans des vaisseaux qiù

Yont toujoars en augmentant de diamètre. Le sang passe des artères dans les veines et continue à s*y mouvoir par l'impulsion qu'il a reçue du cœur et des artères ; il y est soutenu paries valvules qui renipêchent de refluer. On peut diviser l'ensemble des veines en trois systèmes : le système veineux pulmonaire , le système veineux kcpati^ que ou système de la veine porte et le système veineux général, comprenant les veines du tronc et des membres.

C't st lora de son passage des extrémités artérielles aux extrémités veineuses que le sang opère la nutrition ; et c'est à cause de cela qu'il change ators de nature et de couleur. Les particules qui ont transsudé des extrémités des artères ne sont pas toutes employées à la nutritioi) ; le résidu retourne dans la masse du sang avec les particules qui se détachent des organes solides, par des vaisseaux très-déliés , appelés vaisseaux lymphatiques, d'ui*e structure analogue à celle des veines.

Les vaisseaux lymphatiques prennent leur origine de tous les points du canal iutestinol, de la peau et au tissu interne des organes, et vont aboutir la plupart à un tronc commun, appelé canal thoracique, qui se rend dans une grosse veine de la poitrine. Ceux qui viennent des parois de l'intestin sont remplis d'une liqueur laiteuse, qui est le chyle : ce sont les vaisseaux lactés ou chylifères. Des vaisseaux semblables viennent, les uns de la peau où ils absorbent les difTérentes substances que contient l'atmosphère , les autres de toutes les parties du corps où ils repompent le superflu des humeurs : ce sont les vaisseaux lymphaiiqnes proprement dits, qui ne charrient qu'un liquide limpide et séreux appelé lym^ phe. Les vaisseaux lymphatiqnes se pelotonnent quelquefois, pour former ce qu'on appelle des glandes conglomérées ou des ganglions lymphatiques.

Un cœur est un muscle creux , situé à l'endroit où les troncs des systèmes veineux et artériels communiquent ensemble ( voyez c, fig. 5 , pi. a5 ) ; il a ordinairement deux cavités , dont l'une , nommée oreillette, reçoit le sang des veines et le verse dans l'autre appelée ventricule, qui, par sa contraction, le chasse à son tour dans les ^ tères. Le ventricule a des parois musculeuses trè^ bustes, et des espèces de colonnes chamuei à Tinter

2* PAITII. V^

l'oreillette a des parois plus tntnces. Les fibres masculaires sont entrecroisées , en sorte que la contraction > lieu daus tous les sens. Cet organe est consiaintnent enveloppé par une membrane séreuse appelée péricarde, qui forme un sac replié sur lui-même, à la inauière da péritoine et de la plèvre. Le sang arrive par le tronc des veinesdanslonûllette; celle-ci se contracte, etalors lésa Qg qui est pressé tend h s'ccLapDer par l'ouverture la moiot résistante, il pénètre dans le ventricule, qui est alors vide etdilaté. Ce ventricule se contracte ensuite et lance le sang dans le tronc des arières. Celui-ci , dont le tissn eat ébstique, étant gonflé par le iluide chassé par te cœur, réagit sur lui et contnbue par conséquent à conl'tnuer l'impulsion. Il y a aux deux orifices de conimnuicalion du ventricule avec l'oreillelle et avec le Iront Oitériel, des espèces des oupapes onde valvules dispotées de manière à empêcher II- retouidusang pendant u contraction du ventricule ou la réaction de l'artère. Ainsi M ventricule ne peut se contracter sans se vider dao «a artères, qu'il gonfle en poussant en avant le gang qu'elles contiennent, et c'est ce gonflement des artères qui suit tliaque puls^ili"ii ilu tœur qu'on appelle pouls. Les c oui raclions du ventricule sont nécessairement alternatives avec celles de l'oreillette et avec les pulsations des artères; et chaque contraction ou systole du ventricule alterne avec une dilatation ou diastole.

Nous avons vu que la circulation du sang consistait ■ en général en ce que tout le sang qui vient des extrémités par les vaisseaux appelés veines, jusqu'au centre où est situé le poumon, retourne ensuite à ces mêmes parties par d'autres vaisseaux appelés artères. L'apparôl circulatoire des mamnnfères peut se partagei' en dem grandes moitiés, dont l'une est le système général à sang uoir, etl'autre le système général à sang rouge. Ces deux systèmes se réunissent par leurs extrémités devenues CE^piilaires, de manière à former un circuit complet. Chacun de ces systèmes se partage à son tour en deux autrès syslàmes , qui sont des troncs ramifiés , conimuniquautl'un avec l'autre par l'intermédiaire d'un cœur on agent d'impulsion. Le système à sang noir commence daas t<f\)p Içs OT^'tkeaiÇa): dQs vaisseaux capillaires, se

continue par des veines qui, progressivement, diminuent de nombre en augmentant ae volume , et bientôt se réunissent par deux troncs appelés peines^cas^s p, p, fig. 2 , pi 26, dans un cœur dit à sang noir ou pulmonaire, parce qu'il est destine' à pousser le sang noir jusqu'au poumon ; le système à sang noir se continue par Tartère pulmonaire z, et va se terminer dans le poumon par les ramifications capillaires de ce tronc artériel. Le système à sang rouge commence dans le poumon par des rameaux capillaires , se continue par les veines pulmonaires qui aboutissent à un second^cœur (fig. 3.), dit à sang rouge ou aortique, puis par l'aorte et ses subdivisions jusqu'aux vaisseaux capillaires de tous les organes. Dans les mammifères et dans les oiseaux , les deux cœurs sont adosses l'on à l'autre de manière à constituer un seul organe ,

auoiqu'on puisse les considérer comme indépendans l'un e l'autre : c'est cet organe, en apparence unique, mais réellement double , que l'on nomme vulgairement le cœur) dans l'homme , il est situé obliquement dans la cavité thoracique, entre les poumons , la pointe tournée en arrière vers la gauche (fig. i , pi. 26)*. Il résulte de cette disposition que la circulation est en quelque sorte double dans les mammifères et les oiseaux : en effet , tout le sang qui part du cœur pour aller aux parties par les artères, revient d'abord au cœur par les veines (i ^"^ circuit) ; puis il repart du cœur pour aller au poumon par l'artère pulmonaire , et revient du poumon au cœur par les veines pulmonaires (2* circuit). La circulation qui se fiût dans le corps se nomme la grande circulation y celle qui a lieu daps le poumon est la petite circulation ou cireuladon pulmonaire.

Disons quelques mots de la distribution des organes circulatoires dans l'homme et les mammifères. Le système veineux ou à sang noir prend naissance dans toutes les parties du corps par des rameaux, qui , se réunissant

* Dans rétat de fœtus , les deux canrs commiiaiqaeBt directement Ton avec l'antre par nn orifice appelé le trou de botai; la cloison qoi pins tard doit séparer les denx oreillettes est alors incomplète. Hn h, fig. 3, se voit la cicatrice de ce tron. Les fig. a et 3 représentent les deux ecrars séparés et onverts, poor laisser voir lenrs

MVÎtéfl.

fr^qoemmcnt entre eux, flnUscm bientât par se rédaira k un pctil nombre de iroucs ou <ic brandies pnncipalei que nous nous bornerons à corisidi'ier ici. Toutes lei Tciiics des ineinbi'es postérieurs viennent se lertniner daus un gros tronc nommé ceine crurale, qui pénètre dans le bassin vers U région de l'aine, et forme, eu H réunissant à la feine iliruiue interne, un seul troue encwc plus considérable {iliaque primitif e J, qui, réuni soi» un angle plus ou moins aigu à celui du côté opposé, constitue l'origine de la veine-cave inférieure. Dans son trajet le long de la colonne veilôbrale, elle reçoit snccei- HTcment les rameaux veineux provenantdes parties da tronc et dos viscères qui lui correspondent; parvcnuean {(Me , çUe reçoit ordinairement par un seul tronc touUi les veines hépatiques, c'est-à-dire toutes celles qui fa^^ uisitcnt In bile au foie et qui composent le système Je la ireine^porle. Ce syslème prend son origine dans les intestins et dans l'estomac par des rameaux qui se rénnir sâut en un tronc commun nommé i/einer'porie, qui,u lieu de se porter directement au cœur par la reine^ave, se subdivise de nouveau dans le foie. C'est dans ce syse que se trouve compris une sorte de gangUo

Liialoi

désigné sous le uoi vers le côlé gauchi x,fig.5,pl. 25).

X ganglions lymphatiques , et qui est n de raie : c'est un corps Inun situé : , entre l'estomac et les côtes (voyei

,-cines bépatiques dans la vcioe

xlle-ei traverse le diaphragme, parvient

, pénètie presque aussitôt dans le péti-

ii la partie inférieure de l'oreil-

isi, mrtis antcrieo*

int'cave supérieur!

ts ) , toutes les vei-

ic antérieure de la

supérieurs.

dans la poi

carde, et va se tennin

lelte droite; k laquelle aboutissent a

reinent, par un suul tronc nommé fei

(quelquefois par deux troncs dlslincl

nés qui rapportent le sang de la part

poitrine, du cou, de la tète et des meinbr

C'est dans l'une de ces gros.<;es veines ( la j<

Iay«g-u/at>e^ que se termine le système lymphatique, pen

avant la communicaiion dans l'oreilIcUe.

Arrivé à ce point, le sang noir, mêlé de lymphe et de rliyle, est conduit dans l'organe pulmonaire au moyen d'un agent d'iinçu\s\iin (,U cceur droit, composé d'un*

oreillette et d'un ventricule) et d'un premier système de vaisseaux décroissans (l'artère pulmonaire et ses raniififations). Le contact de l'air avec le sang noir ou veineux produit sa conversion en sang rouge ou artériel , et ce sang régénéré est ensuite transporté dans toutes les parties du corps par un nouveau système de vaisseaux , le système à sang rouge.

Ce second système général commence par de véritables veines (\e^ "veines pulmonaires). Nées dans l'intérieur des poumons des extrémités des artères pulmonaires, elles se réunissent successivement en brandies plus considérables*, et sortent de ces organes au nombre de deux ou quatre troncs qui vont verser le sang rouge qu'ils contiennent dans un second organe d'impulsion ( le cœur gauche, composé d'une oreillette et d'un ventricule, et formant, par sa réunion au cœur droit , un organe unique à quatre cavités ). C'est de la bise du ventricule gaucbe que naît le second système de vaisseaux toujours décroissans appelés artères. Dans tous les mammifères, il ne sort du cœur qu'un seul gros tronc artériéW, d, fig. i, pi. 26, nommé aorle, qui se recourbe aussitôt en arrière pour former l'aorte abdominale ou descendante. De la crosse ou courbure de l'aorte naissent les artères de la partie antérieure du tronc (la tête comprise) et celles des membres antérieurs , au nombre de quatre, deux de chaque côté , savoir : la carotide primitive et la sous'claf^ière. L'aorte recourbée descend dans la poitrine, appliquée à la partie antérieure et gauche du coi*ps des vertèbres; elle en sort entre les piliers du diaphragme , et suit de même les vertèbres lombaires jusqu'à la cinquième , oii elle se divise en trois grosses bran* ckes. Dans son trajet jusqu'à ce point, elle fournit suc^ cessivement des rameaux aux différcns viscères du tronc. Des trois grosses branches dans lesquelles se di« vise l'aorte, l'une , qui en est la véritable continuation, suit le prolongement de la colonne vertébrale , sous le nom de sacrée moyenne ; les deux autres sont latérales , et se nomment iliaques primitii^es. Celles-ci , après avoir fourni des rameaux à tous les viscères du bassin, sortent de la cavité abdominale, sous la dénomination d'artères crurales, et vont setlistribuer aux foembres posté-

xieats , cliaquc rauicau prenant soa aom de la partie i laquelle il se rend.

L« sang iviuge que portent les artèit;g à toutes les parties du corps paraît avoir besoin , dans lea animaux ver* Mbrés, d'une sorte de dépuration c[ui le prive de certain! principes. Un appareil particulier tist charge d'en séparer utiu nioticrc constamment à l'étal fluide, qu'on dcsignciouslenoind'urine. Geiappareil sécréteurse compose l'd'un organe pair (les reinj'^, glanduleux, situé horsde U cavité p^ritoneale, de cbaque côté clés pi-emières ïCTtèbres lombaires; 2° d'un canal excréteur, nommé urilire, qui se dilate en une poche membraneuse ( vetsU), d'où sort enfin la continuation de ce même canal , sous la dénomination d'uréire.

Les principales modifications c[ue subît l'appareil circulatuire tiennent aux variations dans le nombre et Is

F[)sition des organes d'impulsion ou des cœurs, et dans état complet ouincomplet de la circulation pulmonaire, itaus les main mile ces et les oiseaux, il y atoujoarsdcnl eoeui-s adossés l'un à l'autre et placés au centre d'une double circnlnlion ; la tircuialion pulmonaire est complète , c'est-.'i <liru qu'aucune partie du sang veineux ne reiiti-e dans la grande circulation qu'après avoir passé par le p<>umon, le ironc commun des veines donnant tout entier dans l'artère pulmonaire. Ces animaux oal en mcine temps une respiration complète, et par suite le sang diaud. Bans les reptiles, la circulation pulmonaire est incomplète, le tronc commun des veines n'envoyant r{u'uue branche au poumon, et le reste passant directement dans le tronc aoctique. Cette disposition est représentée par la fig. 4) P'- ^6 *. La respiration de ces animaux est complète ; mais comme son effet se combine avec celui d'une circulation incomplète, l'effet déiiniiirest moindre que dans lesdeuxpremières classes, et le sang est froid. Les poissons au contraire ont une circulation branchiale complète et une respiration incomplète ; ces deux efl'ets combinés donnant à peu près le même résultat définiiif, ils ont aussi le sang froid

c le> poomoii* ; d 1<

comme les reptiles. Les mammifères et les oiseaux onl lin cœur double à deux oreillettes et à deux ventricules. Les reptiles et les poissons ont un cœur simple , à un seul Tentricule et à une seule oreillette ( quelquefois deux dans les reptiles). Dans les reptiles, ce cœur unique est pulmonaire et aortique tout à la fois, étant placé comme à l'origine de l'un et de l'autre tronc artériel ; dans les poissons, le cœur est simplement pulmonaire, étant placé à Torigine de l'artère branchiale : mais il exercé son influence jusque sur le sang qui est contenu dans la grande artère du corps. Les mollusques ont un ou plusieurs cœurs qui ne sont jamais adossés , et lorsqu'il est unique , leur cœur est aortique. Il en est de même de celui deé Crustacés décapodes ( crabes , homards , écretisses , etc. ). Les vers à sang rouge ont encore utae sorU^ de circulation , mais point de cœur. Les insectes enfin paraissent totalement privés d'orguncs circulatoires, et à plus forte raison les zoophytes , qui ne se nourrrissent que par imbibition.

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