‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 74 sur 89 · Ruminans LES RUMINANS · texte numérisé non relu

Ruminans LES RUMINANS

\ Obbie yiii.

V3. Bipèdes à nageoires LES CÉTACÉS.

PREMIER OKDREy leS BIMAUSS.

Auimaux onguiculés, pourvu^ des trois sortes de dents , ayant des mains aux extrémités antérieures seu* lement.

Genre unique. Homme. Le seul parmi les mammifères, qui soit bimane et bipède , qui se tienne et marche debout ; qui ait les incisives inférieures droites et le menton saillant. Voyez fig. 2 , pi. 24).

L'homme est destiné à marcher debout; toute son organisation l'exige. Quand il le voudrait , il ne pourrait commodément marcher àquatre. 11 ne peut grimper aussi facilement que les singes , parce qu'il n'a pas comme eux le pouce des pieds de derrière séparé des doigts. Mais en revanche , il possède une main beaucoup plus parfaite, qui lui permet de saisir les objets, les plus délicats ; et c'est à cette faculté qu'il doit son adresse , et son admirable industrie. A sa naissance, il est plus faible qu'aucun animal. Sans aucune arme défensive ou offensive,

et presque dépourvu d'instinct , il a plus long-temps besoin du secours de ses parens. De lA son penchant à b sociabilité, el U perpi^ttûté naturelle de l'union coDJu-

file. L'homme a d'ailleurs Hir 1m animaux deux granes prerogativo qui mettent entre eux et lui une immense intervalle ; Iclaiigipe, et la raison.

On rapporte h (|nalre races priur ipales les divers individus du genre humain cfui sont répandus sur la surface du globe, et qui différent par la conrormation de leui tète et la couleur de leur peau : la race blanche , ou eauca-tique ; la jaune , OU mongolique ; la nègre , ou cihîopique, et la race cuivrée ou américaine. La race caucasiquc a le teiut blanc , le visage ovale , le nex saillant et tnal d'une venue avec le front , les cheveux lisses , longs ol flexibles , de couleur brune , variant du blond au iioii fonce. Les peuples qui appariienuent à cette race sont les Eui'opi'eus, le^ Tarlares proprement dits , le* Iiuious, les Per»ans , les Arabes , les Abyssins, les Maures , etc.. La race mongolique a pour caractère un froni pUt, on nez petit , des joues saillantes , de grosses Ifevrei, (les yeux étroits et obliques, des cheveux durs, rares cl

Erend les Mongols , les Mantchoux , les Caluioucks , U.< hinois , les Japonais. Les Malais, qui sont répandus dans les îles de l'Archipel indien et de la mer du Sud . paraissent être un rameau détaché de la gi-ande familli' indoue-caucasique et mélangé au sang mongol. On regarde aussi comme provenant de la race raongolique Icî: bamoyèdes , les Lapons, les Esquimaux, etc., doul quelques naturalistes font une race à part sous le nom d'hypeihoréenne, La race nègre ou étbiopiqiie a le teint noir, les cheveux laineux , les inàciioires saillante.t, les lèvres grosses et le nez épaté. Cette race comprcnil les nègres des côtes de l'Afrique , au midi de l'Atlas ; les ti'afres, Je» Uotteniots, les Oafi-o-Madécasses, les AUburous des Moluaues , les Papous ou Négro-Malais de h Nouvelle Guinée, etc. La race américaine a le visage large et triangulaire , les cheveux longs et grossiers , peu denarbe, et une peau de couleur brune ou cuivrée. Ces caractères se remarquent principidement chez les anciens Meùcùns « Péviwicns. Les Américains d«

^ôtes de l'Océan pacifiqae paraissent différer beaucoup de ceux dont nous parlons.

DEUXZÀMB ORDRE, leS QUADRUMAURf.

Animaux onguicule's^ pourvus des trois sortes de dents , ayant des mains aux quatre extrémités. Ce sont les mammifères qui ressemblent le plus à l'homme : cette ressemblance dans les organes fait qu ils imitent nos gestes et notre adresse. Ils se nourrissent de fruits , de racines ou d'insectes. Ils vivent dans les forets, et la plupart séjournent habituellement sur les arbres , où ils grimpent avec beaucoup d'agilité : aussi présentent-ils souvent des callosités aux fesses ) la peau étant nue et fort épaisse à ces parties dont les quadrumanes font beaucoup d'usage dans le repos. Leur allure principale est par sauts et par bonds. Plusieurs sont remarquables par des abajoues , sortes de poches placées sous les joues et qui s'ouvrent dans la bouche : ils y renferment les vivres dont ils font provision. Les ans n'ont point de queue ^ d'autres en ont une plus ou moins longue 5 et quelque-» Ibis prenante, c est-à*dire susceptible d'entourer les corps pour les saisir comme une main. Les uns ont les narines ouvertes par-dessous, comme dans l'homme : d'autres les ont ouvertes sur les côtés ; les ouvertures

Peuvent être très-rapprochées ou trèsdistatites l'une de autre. C'est par ces différens caractères que se distin-* guent les genres de quadrumanes. On peut les diviser d'abord en deux familles : les singes , les makis.

PMEmiRE FAMILLE, les sînges. Quatre dents incisives droites à chaque mâchoire, non séparées; canines dépassant les autres dents (fig. i , pi. a8) ; molaires h couronne large et à tubercules mousses. Des ongles plats à tous les doigts. On peut les sous-diviser en deux tribus : les singes proprement dits, ou de l'ancien continent , et les sapajous ou singes de l'Amérique.

Les singes proprement dits sont étrangers à l'Europe , excepté le magot ^ qui s'est naturalisé à Gibraltar : ils n'habitent que les régions chaudes , et sont originaires des pays situés entre les tropiques. Ils ont des narines ouvertes en dessous , et trës^rapprochées (la cloison

Animaux onguiculés , ikuitus de trois sortes de dcnu (fig. a , pi- aBj , n'ayant point de pouce libre et oppasiblè an incoibre antérieur , vivant tous plus ou moiiu exclu*! veinent de inalièrcsaiiiinaies. D'après leur r^ime et leurs habitudes , on les divise en (joatre familles : les théimptèret , les insecltvores , les carnivorei et les mariapiaux.

Phemiékb PAWiLLE. Les Miroplères, ou carnassien dont les mains sont chan^'es en ailes, oDt un repli île ta peau elendu entre leurs quatre pieda et leurs doigts, ce qui leur permet de se soutenir dans l'air et inème de voler , fiuand les doigts sont Tort allongés. Ils marchent OU plutôt rampent avec beaucoup de difficulté. Ils ool des mamelles pectorales , comme les inQiniiiirèi'es des ordres précédens ; et quatre fjraniles canines (fig- 3, pi. 28). Les genres de celte famille se partagent en dem tribus.

Pi'eniièiT triliu. Les gah'vpïihèqucs , vulgaireiiienf cliaU-volaiu ; dont tous les doigts des mains sont garnis d'angles crochus et tranchans , et ne sont pas pla^ allong<^s que ceux des pieds. Leur membrane, qui esl velue , ne peut soutenir le vol , et leur sert seulement de

Earachùle, pour voltiger sur les arbres de branche en ranche. En haut so:it deux incisives dentelées, et en bas six fendues en lanières comme des peignes. Ces animaux vÏTent sur les arbres dans l'Archipci des ïniles, où ils poursuivent les insectes , et peut-être les oiseaiis. Deuxième tribu. Les cham/e-souris , dont les pieds de devant ont les doigts très-allonge's et e'tendus sous une membrane nue el d'une grande finesse , à l'exception du

Îtouce, qui est libre , court, et qui seul est onguiculé; eurmeinbrane qui s'étend latéralement et entre lesJMiibes , constitue de véritables ailes. Les chauvesouris ontdes yeux excessivement petits, mais leurs oreilles sont trèsgrandes , et forment avec les ailes et les feuillets qui souvent surmontent les narines , une vaste surface membraneuse , sensible aux plus faibles impressions de l'air. Ce sont des aniiuavw wotViiviics : ils se nourrissent gêné-

ralement d'insectes , qu'ils saisissent at|. vol comme les hirondelles. Le jour , ils se retirent dans des lieux ob« scurs , où ils demeurent suspendus par leurs pieds de derrière , la tête en bas , le corps enveloppé dans leurs ailes comme dans un manteau. Dans les climats froids , ib hibernent, c'est-à-dire passent Thiver sans prendre de nourriture , dans un état complet d'engourdissement ou de léthargie. On distingue des chauve-souris frugivores , et des chauve-souris insectivores. Aux premières se rapportent les roussettes ou chiens volons ( fig. 3 , pi. 28 ) , qui ont une tête conique allongée , des incisives tran-r chantes , des molaires à larges couronnes , un petit ongle à l'index , et dont la membrane est peu développée entre les cuisses ; ce son tles^ plus grandes chauve-souris , elles habitent l'Inde et l'Egypte. Ne se nourrissant que de fruits , elles sont tout-à-fait inoffensives. Aux insectivores appartiennent toutes les chauve-souris dont les molaires sont hérissées de pointes coniques , et dont l'index n'a jamais d'ongle. Les unes ont des feuilles membraneuses sur le nez , les autres en sont dépourvues. Parmi les chauve-souris à feuilles nasales , nous citerons les phrllostomes, et les vampires de l'Amérique méridionale ; les uns ont une queue courte ou nulle , les autres en ont une engagée dans la membrane interfémoralè ,' ou libre au-dessus de la membrane. Leurs feuilles nasales sont en forme d'entonnoir ou de fer de lance. Les mégadermes et les rhinolophes , dont le nez est surmonté de crêtes, ayant la figure d'un fer à cheval. Elles sont de grandeur médiocre , et ont l'habitude de sucer le sang des aniinaux et de Thomme lui-inéme , lorsqu'elles les trouvent endormis. Parmi celles dont le nez est dépourvu des feuillets , nous citerons les vespertiiwns ou cham^e^souris communes de notre pays, qui ont une queue longue comprise dans la membrane , et dont les oreilles sont grandes comme la tête ; et les oreillards qui les ont au contraire de la grandeur du corps.

Les chéiroptères sont les seuls carnassiers qui aient les mamelles sur la poitrine , comme les singes ; dans tous les autres , elles sont sous le ventre.

Deuxième famille. Les insectivores (proprement dits) n'ont point de membranes latérales ; leurs doigts sont

Uires nrx <iuatrc pieds ; leurs Aonls mdlairPB sont héris- •ëesâcpointe3coniqnes(fig. j , pi- 28). Comme les anttnaus des ordres pr^cédcns, ilsont encore dcsclavicuin; f ominc eux aussi , ils !;oDt plantigrades , c'est-à-dire qu'ili iDardiL-nt sur la plaine entière des pieds. Leur allure esl lenle et rampante. Ils mènent une v\e nocturue ou soolerrainc -, et dans nos pays beaucoup d'entre eux passent l'hiver dans l'eDgouraissement. Le plus souvent ib halii tcDt des terrieraqu'ilsconstruiseot avec beaucoupd'art Le* principaux genres de celte famille sont i

LcsAf^rttjoiLt.dont le corps est couvert de ))iquan3,el qui Bc roulent en boule , lorsqu'on les attaque. Ils se noarrissent en partie de fruits , et en partie depctîts animani, Lutia. ^, ni. 38 représente une tcle de hérîssan. On » voit aeux longues incisives en avant, suivies d'autres incisives et de canines plus courtes. Ce caractèic se retrouve dans les deux genres suivans. — Les maiareig-nes oasonni des sables , qui sont beaucoup plus petites que les hénïaons , ont le corps couvert de poils , le museau très-effilé, et les canines plus courtes que les incisives; elles ont quelque ressemblance avec les souris par ks poil.s et par les paite.s , et vivent dans les sables et les tcnos f.irilus à remuer.On dislingue la musareigne ordinaire ou mujrt't, qui n'a guère que quatre centimètres de long , c'est le plus petit niainniiférc connu ; et lamusartigne d'eau, oui se trouve au bord des sources, — lien desm ans , ou

musqués de Russie , qui sont grands comme des rais el de couleur cendrée ; leur nei est allongé en une petite trompe flexible, qu'ils agitent sans cesse. Ils se trouvent en Russie le long des rivières et des lacs , et rcpandeni une forte odeur de mnsc. Ils diffèrent des niusareigo» par deux très-petites dents placées entre les deux longue) incisives d'eu bas. — Les tenrecs otule corps couvert d'épines comme les hérissons , mais ne se rotdent point en boule. Ils n'ont point de queue , et leur museau est Irèapointu. Ce sont des animaux nocturnes et bibernaos, originaires de Madagascar. Ce genre ainsi qno le suivant se distingue de ceux qui précèdent par de grandes canines écartées , entre lesquelles sont de petites incisives. — Les laupes, doai le museau s'allonge en un boutoir, et flvnt les pattes antérieures sont courtes et èlargk't en

^ forme de pelle pour fouir la terre et la rejeter en arrière ; elles ont un corps trapu , des yeux excessivement petits , ^ et point d'oreilles externes. Leurs pattes de derrière sont ^ très-faibles : aussi marchent-elles pe'niblement à terre , ^ tandis qu'elles se meuvent avec vitesse dans leurs terriers. ^ Les taupes se nourrissent d'insectes , de vers et de racines ^ tendres , elles font un grand tort à nos cultures , en souj levant et bouleversant sans cesse la terre. (Principales espèces : la taupe commune d'Europe ; la taupe à museau étoile du Canada).

■ Troisième famille. Les carnwores ont des incisives , 7 ordinairement six à chaque mâchoire , des canines très-

: fortes, et des molaires tranchantes (carnassières) au moins sur une partie de leur étendue , le reste étant à

■ . tubercules mousses, mais non à pointes coniques (ûe. 2 ^. et 5, pi. 28). Ces animaux ont l'appe'tit sanguinaire d au- ' tant plus prononcé , que leurs dents sont plus complétera ment tranchantes. Ils ne possèdent plus que des rudimens ^ de clavicules ; la plupart ont les sens de la vue et de l'oj dorât très-délicats. On les divise en trois tribus : les plarn ^ tigrades y les digitigrades et les amphibies,

, La tribu des plantigrades comprend ceux des carni-

vores qui partagent encore avec les animaux des familles précédentes la propriété de marcher sur la plante des

Sieds : aussi cette partie est-elle toujours chez eux privée e poils (fig. I , pi. 2g). Ils ont tous cinq doigts à tous les pieds. Ce sont des animaux hibernans. Parmi les genres qui forment cette tribu , nous citerons comme exemples r les ours, qui sont des animaux omnivores, aussi leurs molaires sont-elles presque toutes tuberculeuses ; ils ne mangent de la chair que par nécessité. Us aiment les racines et les fruits , et ont une préférence marquée pour le miel. Quelques espèces se rendent à la côte pour y pêcher le poisson. Les ours sont de grands animaux à corps trapu, à membres épais et à queue très- courte. On n'en trouve guère que dans les montagnes et les pays peu habités. Ils se cachent dans des trous pour y passer rhiver en dormant. (Principales espèces : l'ours brun d'Europe , qui habite dans les hautes montagnes et les grandes forets^; l'ours noir d'Amérique ; l'ours blanc des Hords de la mer Glaciale , qui poursuit les phoques et

autres animaux marins). — Les -^/oireaujr d'Europe , qui ont à peu près les mêmes habitudes que les oura, quoique beaucoup plus petits ; ce sont des animaux à marche ram* pante et à vie nocturne , dont le corps , très-gros en arrière , est bas sur jambe , et qui ont sous la queue une poche d'où suinte une humeur grasse et f e'tide ; ils oot le ventre noir , le dos blanc ou grisâtre et une bande noirâtre de chaque côté de la tête. Les ongles de devant sont très-allongés et les rendent habiles à fouir la terre. Ce sont des animaux défians , qui vivent dans des terriers, d'où ils ne sortent que pour aller à la recherdie de leur nourriture qui consiste en insectes , en lapins et en mulots. On connaît l'usage que l'on fait de leurpoO. — Les gloutons du nord , célèbres par leur voracité qu'on a beaucoup exagérée. Ils sont grands coinnie nos iJaireaux , et ont une belle fourrure d'un fauve brun avec une grande tache noirâtre sur le dos. Us habitent les pajs glaces du nord , chassent la nuit , et se rendent maîtres des plus grands animaux , en sautant sur eux de dessus un arbre. — Les coatis d'Amérique , qui ont la queue trèslongue , le nez mobile en tous sens est prolonge bien audelà de la bouche ; et les ratons , qui ne diffèrent dti coatis que parce qu'ils ont le nez et le museau court. Ce sont encore des animaux à vie nocturne et à marche traînante, qui se nourrissent d'œufs, de volaille, etc. Lerato: ne mange rien sans l'avoir trempé dans l'eau.

La tribu des digitigrades comprend les carnivores qu. ne marchent que sur le bput des doigts. Ils vivent priucipalement de substances animales , sont gcnéraleniecî vifs et agiles , et se distinguent ou par leur force et leu: courage, ou par leur ruse et leur adresse. Les uns oi.: des ongles rétractilesy c'est-à-dire susceptibles de se relever en arrière et de se cacher entre les doigts lorsque l'animal n'en fait pas usage (fig. 2, pi. 29); d'autieî n'ont pas les ongles refractiles ou ne les ont qu'à demi On peut subdiviser cette tribu en cinq genres principaiu

1**. Les martes : ce sont des animaux à corps extrènir ment allongé et bas sur jambes , qui peuvent s'insinut dans les plus petites ouvertures , ce qui les a fait appel.animaux vcrmif ormes. Les martes vivent d'œufs , et oi sang du iiienw ^\\V\^vs elles répandent toutes une oïlri:;

trè^fëtide. Plusieurs espèces sont recherchées pour les fourrures qu'elles fournissent. On les partage en plusieurs sous^genres , parmi lesquels nous citerons : les loutres , à tête plate, à queue aplatie horisontalement et à pieds palmés, c'est-à-dire dont les doigts sont re'unis par une membrane , ce qui indique que ce sont des animaux nageurs; et les martes proprement dites, dont les doigts sont libres, les ongles courts, et le dos voûté en marchant, (principales espèces : la belette, la fouine , le furet, le putois, la marte, l'hermine et la zibeline). Les loutres commune et d'Amérique habitent les bords des rivières. L'espèce connue sous le nom de loutre de mer, qui a beaucoup de ressemblance avec le phoque , habite te nord de la mer Pacifique. Son pelage noir , d'un vif éclat de velours , est la plus précieuse des fourrures. Tout le monde connaît aussi celles que l'on désigne sous le nom de marte , de zibeline et d'nermine , et qui sont fort eslimées. Les furets nous sont utiles dans la chasse que nous faisons aux lapins. La fouine , la marte commune, le putois, nous sont au contraire très-nuisibles par le dégât qu'elles font dans les garennes etles poulaillers, où elles s'insinuent en rampant , et où elles égorgent une grande quantité de volailles et de menu gibier, pour en sucer le sang.

7^. Les chiens ; n'ont point de griffes ou ongles ré tractiles ; leurs incisives latérales sont échancrées ( fig. 2 , pi. 28) ; ils ont la langue douce , cinq doigts aux pieds de devant, et quatre aux pieds de derrière. Ils se distinguent par la finesse de leur odorat La plupart' des espèces préfèrent les charognes à la chair fraîche. Les principales sont : le chien domestique , si utile à l'homme par le dévouement et la fidélité qu'il lui témoigne ; on connaît un grand nombre de races ou de variétés de cette espèce , qui pour la plupart sont un produit de la domesticité. Telles sont : le chien de berger et le chien loup, qui ont les oreilles droites, les chiens de chasse , tels que le chien -courant, et le braque , dont l'odorat est le plus fin; le basset aux pieds courts et souvent torlus et aux oreilles pendantes ; le lévrier qui n*a presque point d*odorat , mais qui a de longues jambes et une taille élancée ; le barbet ou caniche dont le poil est long et frisé ; l'épagneul , etc. ; les chiens de maison , tels que le

3e PARTIE, l^

f 336 ) faAlin , le tlogiae , le danoia ; les pciilê chitfhs â'ftp|iane> mena, teisquelc ilogiûn, le biclion, le roquet, lediienlion, elc. — Le loup, doal ks^teiUuii sont droites ainsi

Sue la queue , et qui est le plus souveut d'un gris faa«i ressemble beaucoup ;iii cliieu de berger , mais il e» pins fort. C'est un auîiiial vorace , Uiais lâdie. Il est trèsrépandu en Europe et doas l'Amérique. — Le chacal, qui a k peu près la forme du renard , mais dont la couleat est un fauve clair. C'est un animal vorace qui chasse i la manière du chien ; il h.ibite en troupes une grande partie de l'Asie et de l'Afrique. — Le renard, qui se dislingue par sa queue plus louQuc , sou museau plus pointa, et SCS pupilles noctiuncs, c'cst-à-dirc éli-oites et alIoDgi!» comme celli^s du cbat domestique. Il est communéinenl TOUS , avec le bout de la queue blanc ou noir. Il rdpand une oileur fétide , se creuse des terrii'rs , et n'attaque que des animaux faibles, tels que des lapins et des oiseaat. On connaît les ruses qu'il emploie pour se rendre maiire de notre volaille.

3*. Les eiveliet : elles ont la lête longue comme 1» chiens, et la lancuc rude comme les diats; leur forme est à peu près celle îles maries ; kurs ongles sont à dfmi reiractiies, c'est-à-dire ne sf rfcourbanl que sur le doi des doigts et non entre eux ; elles ont près de l'anus une

ÇicLe qui renferme une matière ondueuso et odoranle. DUtcs les civettes babitent des pays chiitids, ont laquent longue et le poil varié de brnu. (Principales espèces; la civette d'Afiiquo ; la fçenette commuDe d'Europe ; la mau gonsie d'Egypte ou Vichneumon , qui détruit les œufs ilu crocodile et at'aque les serpens).

4°- LesA/è/iej.-n'ontquequatre doigts à tous lespieds, leurs jambes antérieures sont plus élevées que les postérieures; et le poil de leur dos est relevé en espèce de crinière.Elles habitent principalement l'Afrique, senourrissent surtout d'os et de charognes , et vont même déterrer les mortsdans les cimetières. Ct« animaux ont une grande force , mais sont timides. On a benucoup exagéré leur féi'ocité ; ils s'apprivoisent trè^fapileinent. On eu connaîldeuxcspèees: l'hyène rayée ,, et J'ftyènetaclietée.

5°. Les chaïf : ce genre renferme les plçis cruels, les plus caruasaiers , et, les \>lus fortement armes de tous \et

animaux qui vivent de chair. Ils ont les mâchoires moins allongées que les chiens, la tête arrondie , de très-grandes canines ( fig. 5 , pi. 28) , des ongles crochus et rétractiles ; leur langue est rude , et ils écorchcnt en léchant ; leurs

tieds de devant ont cinq doigts et ceux de derrière quatre. ,eurs yeux , diurnes ou nocturnes , ont la pupille ronde ou vertijcale ; leur odorat est faible et leur ouie fine et délicate. Malgré leur force , ces animaux paraissent défians ; ils n'attaquent jamais leur proie que par surprise. Ils ne se nourrissent de viande morte que quand il ne peuvent point se procurer de proie vivante. Parmi les espèces les plus remarquables , nous citerons : le lion d'Afrique , distingué par sa couleur fauve uniforme et la touffe de poik noirs qui termine sa queue : une crinière épaisse garnit le cou du mâle; il habite principalement l'Atlas, mais on le trouve aussi en Arabie , et entre l'Inde et la Perse. C'est le plus fort et le plus courageux des animaux de

!>roie. Il n'attaque l'homme que lorsqu'il est pressé par e besoin. On peut le rendre docile dans la captivité. — Le tigre royal, ou tigre d'Asie, à poil ras jaunâtre , marqué de bandes transversales noires ; il est aussi grand et aussi fort que le lion, etbeaucoup plus cruel ; on le trouve surtout au Bengale. — Le léopard ei la panthère d'Afrique , à robe mouchetée de taches en forme de roses pour le premier , et en forme d'yeux ou d'anneaux pour la seconde. — Le guépard, que les Indiens dressent pour la chasse. — lue jaguar ou tigre d'Amérique. — Le couguar ou prétendu lion du même pays ; toutes ces espèces sont pareillement mouchetées. — Le caracal ou lynx des anciens , le lynx d'Eui;ope ou loup-cervier des fourreurs , et le chai-cerisier des États-Unis ; ces espèces ont les oreilles garnies d'un pinceau de poils à leur extrémité. — Enfin , notre cA/xf domestique , dont il existe plusieurs variétés (chat d'Angora en Syrie , chat des chartreux , chat d'Espagne , etc. )

La tribu des amphibies renferme les carnassiers à quatre pieds palmés ou en nageoires, qui passent la plus grande partie de leur vie dans la mer , et viennent ramper sur le rivage pour y allaiter leurs petits. On en distingue deux genres, les phoques et les iwor/w. Les phoques, dont le corps se termine en pointe comme celai

. w9 poUiout , OHl les trou sortes de dcnls ; lean pied* [ lie tlerricre sunl étendus dans la direction de l'abdomeii, Jt rcprctcateiit un;; esi^èce de oageoiie hoiizontale teu- F'duc . «u milieu du laquelle est U queue ; leur télé ici- [ Annbte à celle d'ua diicn , fig. 3 , pi. 29 , luais ils oui 1^ I naseau garni de moustache couiiiie les cliats. Cesuù- Iteaux se nourrissent principaleuient de pois&ooE : iltnni rtloux , intelligens , et s'atlaclicnt à l'homme. Les diS I itittL'S espèces de pliotjues ont été noinmés TulgaireiBeol ■ VCflu nuriujlion nuuiQ, ours maria et «éléphant tmiiu i.es nioi-ses, communément appelés vacties uiaiba, dievaus marins , ou bêtes à la grande dent , ont le pon exttii'ieur des pboques, mais leur mâchoire supéiicuie c>( renflée , et il en sort detu énormes dt^feuscs , qui k dirigent eu 1)3S ; la mâchoire inférieure manque d iiich KÎvcB et de camucs ; leurs pieds de deriiëre , moins distincts que ceuit des phoques, se confondent arK li queue et aiie large nageoire qui terininc leurs Kiajli couuitC celle ilês cétacés. lU huilent les tncrs do Kan k QÛ ils Bv Boarrissent de plantes marines et de cooiùfr fios. Oi. les vL-diei-aïc i-oui- leur huile et ]iour Tivoiie à leurs dufciL=es.

QuATRitMi: l'iMiLLE. Lcs moriupiaux ou animaux <^ bourse , sont remarquables en ee que leurs petits naisscui à l'état de fcelus, avant qu'ils puissent l'aire usagt! d' leurs membres, et même avant qu'on distingue ancunf de leurs parties. C^.-s petits s'attaclient au<( mamelles de leur mère , et y restent fixés jusqu'à ce qu'ils aient ptii un accroissement pareil Si celui f\\x.c les autres animai» t cçaivent dans la n^atrice. Ces mamelles sont oïditiairemeut placées dans ime poche ou bourse , que forme soiu le ventre un repli de la peaq , et qui est soutenu par i^ IIS particulier, l'ojmawupia/. Les petits y sont renfernif! comme dans une seconde malrirc , ce qui a fait donm' le nom de didelphes aux animaux à poche abdominale (fig. 4t pl- ^) '■ Lorsqu'ils s'en détachent, et qu'ils l'omiaeuceut a .marcher, on les voit encore pcndaDi

• M. de BUinrilIc MI hw •oiu.clAtiM i part ik toiu les didtlpbo. anxtjueli il rrunii tesmouolrèmci, ilout U Kn bit nuation ptu 1»>

auelque temps s'y réfugier à la moindre apparence de anger. Dans les espèces dont la poche est peu developjpée ou qui en sont tout-à-fait dépourvues , les petits , «tprès s'être détachés des mamelles y montent sur le dos ^e leur mère , et s'y tiennent pendant qu'elle court , en 'aroulant leur queue autour de la sienne. Les animaux à l>ourse sont presque tous de la Nouvelle-Hollande , ou ^e rAuiérique méridionale. Comme ils diffèrent beau- 4CDup par les dents et par les pieds, on les a subdivisés «n trois tribus.

La première tribu comprend les marsupiaux , qui ont de petites incisives , de longues canines , et des molaires liénssées de pointes; ils sont insectivores, et ont le pouce des pieds de derrière sépare et opposable , ce qui les a fait nommer pédimanes. Ils se servent de ces pieds comme de mains pour saisir les objets et surtout pour grimper aux arbres. Principaux genres : les sariptes d'Amérique (fig. 4» pi» 29)1 à queue nue, écailleuso et prenante. Leur bouche très-fondue et leurs grandes oreilles nues leur donnent une physionomie particulière. Ce sont des animaux fétides et nocturnes, à démarche lente. Ils nichent sur les ai*bres où ils poursuivent les oiseaux et les insectes. Ils ont une poche abdominale ; quelques espèces seulement ont de chaque côté du ventre un repli de la peau qui en est le vestice. — Les Z>asYureSfk queue velue, de la Nouvelle-Hollande; ils ont deux incisives, et quatre molaires de moins à chaque mâchoire que les sarigues ; ils vivent d'insectes , de cadavres , et pénètrent dans les maisons où leur voracité est très-incommode. — Les péramèles, à museau allongé , du même pays. Ils ont comme les dasyures le pouce de derrière court , et en outre les deux premiers doigts réunis par la peau jusqu'aux ongles. Leur queue est velue et prenanter

La seconde tribu renferme les marsupiaux qui n'ont pas de canines inférieures, et dont le régime est en grande partie frugivore t leurs pieds de derrière ont , comme ceux des péramèles, les deux doigts qui suivent le pouce réunis par une membrane* Principaux genres : les phalanpers, à queue longue , prenante et couverte de poils \ lU vivent dans les Moluques sur les arbres , où

iU cllf wheiit âes insectes cl des fruits. Quand ils apci ooivi'nt un liommc. ils se suspendent par la queue, r l'on parvient en les fixant â les faire tomber de lassitudi — Le» pétauriile.t ou phnlangcn folans , aÎDsi noiunià

Swceiju'ils ont la peau des flancs dtendueentre les pisdi e devant et ceux de derrière , ce (^i leur permet défi louiciiïr CD fair quelques instans.

La troÏMèinG trihucomprcod les marsupiaux qui n'en pas ilu tout de canines , ce qui les rapproche des tonceurs : leur régime estljerbivore. Tels sont les iangarom de la Nonvellc-Hollande, qui ont les membres antérieur très-pt-'tils , et les postérieurs très'zrands ; ils se tietincal presque toujours sur les pieds de denière en s'appiijaifl SW leur queue comme sur un troisième pied , et inspcbent par honAi sans se servir des pieds de devant Ct ^tat dus animaux trës-doiix , et qui vivent d'berbes.

«ir«Zn|ijM OHIIBB, lu BOXCBUBS.

Animaux onguiculés, sans dents canines, ay chaque m.îeltoii'R deiis longues încisires , ti-ancliantcs, qui repoussent li niesnre qu'elles s'usent, et qui sont séparées des molairts par un grand espace vide (fig. t , pl. 3o). ils m; peuvent que limer ou ronger les substances dont ils se nourrissent, et qui sont principalemenl des substances végélales, souvent Irès-dui-cs , comme le bois et les écorces. Leurs pieds de derrière sont génêr.v leiuent plus hauts que ceux de devant, en sorte qu'ils sautent pîos qu'ils ne marcbent. Leurs intestins soni fort longs, leur estomac est simple, et leur cœur extrêmement volamineui:, plus tncine que l'estomac. Ce sonl des animaux remarquables par leurs rtiœars et leurs habitudes , et par leur extrêjne fécondité. La plupart se creusent des terriers ou se bAiisscnl des buttes , où quelques-uns passent l'hiver en léthargie ; peux tjui n'Iiibernent pas divisent ces huiles en compaftimens liaus lesquels ds logertt leur famille , ou renferment les provisions qu'ils ont amassées pour l'hiver. On peut diviser les rongeurs en deuï sections : ceux qui ont d'asseï fortes clayiculcs pour pouvoir se servir avec une certaini!

tMit Itirer don» un lonj et profond sontnieil. 3' Les rail proprement dits, ,^ trois molaires, légère menl tuberculeuses, h incisives inférieures pointues, à queue longue et écaïlleusu. Ces espèces sont fort nuisibles par leur fécondité et la voracité avec laquelle elles rongent etdévorent des substances de toule nature. On distingue pnrmi elles : le rat ordinaire , lesarmulot, la souris, qui habitent ks maisons, et le mulot des champs q ni ne surpasse guère la souris , et dont le pelage est roui. — Les hamsters , qui ont une queue courte et velue , « des abajoues aux deux côtés de la bouche : ils ressemblent d'ailleurs .iu\ rats par les dents et tout le squelcltc. Ils sont très-nu isibk s par la quantité de blé qu'ils enfouissent dans leurs souterrains , qui ont quel- (juefois plus de sept pieds de profondeur ; ils sont fort rAinmuns dans le nord de l'Allemagne, dans la Pologne et la Russie. On rapporte à ce genre le diinchilla , dont la foiiirure est si précieuse. — Les gerboises, qui ontaai? I (|aeiic longue et touffue , les poiiTinettes saillantes, el ^ les piols de derrière d'une longueur démesurée en comparaison de ceux de devant, ce qui les a fait nomiii« rais à deux picrli. Elles habitent dans des terriers et (onibent en une Itthargie profonde pendant l'hiver. On \ei Irouve en Afrique el dans laTartaiic. — Les rats-laupei, qui ressemblent encore aux rats par les dénis molaires , mais leurs incisives sont trop grandes pour être recouvertes par les lèvres , et elles se terminent en forme de coin. Ils ont des ongles plats, une queue courte ou nulle; leurs yeux et leurs oreilles sont à peine sensibles. Ils vivent sous terre absolument comme les taupes. — Les marmùttes des Alpes , à cinq molaires en haut , quatre eu bas , hérissées de pointes. Elles ont la queue courte , le corps ramassé ,ct la tète plate. Elles vivent en société, ae nourrissent d'heibcs et se retirent l'hiver dans des trous profonds qu'elles remplissent de foiu , quoiqu'elles y passent cette saison dans une léthargie complète. — Les éeureui/i, [animaux grimpeurs qui ont la tête large, les yeux saîllans , les incisives inférieures très- comprimées , et une queue longue , garnie de poils sur les côtés: ils se nourrissent de friuts et de graines ; certaines esjiflces de l'Amérique du nord oevienuent d'un gris

bleuâtre en liiver , et donnent alors la fourrure appelée pdit'gris, — Les polatouckes ou écureuils volans , dMJi(\\xe\% la peau des flancs , élargie en membrane , s'étendant entre les pattes de devant et celles de derrière , donne la faculté de voltiger d'un arbre à l'autre. Ils liabitent le nord de l'Europe et de rAmériquc.

La seconde section des rongeurs comprend les genres suiyans, à clavicules incomplètes : les porcs-é pics , si remarquables par les longs piquans annelés de noir et de blanc , dont leur corps est couvert ; leur voix grognante , et leur museau court et tronque, les ont fait comparer au porc. Ces animaux , qui habitent le midi de l'Europe, vivent dans des terriers. Lorsqu'ils sont irrites , ils redressent leurs piquans à la manière des hérissons ; mais il est faux qu'ils puissent, comme on le croj ait autrefois, lancer des épines contre leurs ennemis. — Les lict^res, animaux coureurs, qui ont les incisives supérieures placées sur deux rangs , de longues oreilles , la queue courte, et les pieds de derrière plus longs ; on en distingue deux espèces principales : le lièvre commun , qui couclic à terre dans les plaines , et le lapin , qui habite les bois, où il se creuse des terriers. — Les cahiais, animaux mar^ chcurs , qui ont une queue nulle ou très-courte , le corps ramassé , le poil court et luisant , les oreilles presque nues et arrondies : à ce genre appartiennent les cochonsd'Inde, qui n'ont point de queue, et les agoutis, qui en ont une très-courte. Tous ces animaux sont originaires d^Amérique.

CIBTQUliblE CDDHE, leS ip«ll1^S^

Animaux onguiculés , sans dents incisives. Quelquesuns sont en même temps sans canines, d'antres n'ont point de dents du tout (fig. 2, pi. 3o). 11» sont remarquables par leurs habitudes, et en général par un défaut d'agilité et une certaine lenteur. La plupart se creusent des terriers où ils restent pendant le jour , et ils ne sortent que la nuit pour aller à la recherche de leur nour-r riture. On les a divisés en trois tribus. — Les lardigradc^f les édcntés ordinaires et les monotrèmcs.

Lr première Iriba , celle des tardigrades', coinpreBd I les espèo-s à face courie , dont les doigts sont joiuts jusqu'aux onsles, et dont les meuibres antëriettrs soDtplus longs que lei poslcrieui's : ellcj ne tonnent qu'un seul genre, celui des pares-ieux n:ct animaux , derÂin<-n()Dt iiieridiouale , ont un air sliipide , leur poil est grossirr et cassant 1 ilit marchent avec une extrême difRcull^, ru se traînant sur les coudes; ils ne peuvent faire, dil-oii qu'une cinquantaine de pas dans un jour ; ils vivent eut les arbres qu'ils dépouillent de leurs ft-uilles; ei l'on jissurc que lorsqu'ils vtiulentaller d'uu arbre à nu autit, se laissent tomber i terre pour s'dpnrgnei- la peine lii icendre. Lorsqu'ils donnent, ils se lieiinent assis, n lisent leurs pattes de devant autour de leur lètc , <[ui «t courbée sur la poitrine.

La seconde tribu , les éiUnldi ordinairea, comprend i« espèces à museau pointu , qui soutsnns canines. Lésons ont encore des molaires i ce sont les tatous; les autres fli'ont point de molaires, et par conséquent aucune son: ITdedenta (les fourmiliers , elles pangolins). — Les taMW d'Anie'rique ont le corps recouvert d'ccussons dursi'i

saïqnesurlc front, sur les épaules et sur In croupe, ou ils forment des espèces de boucliers. Sur le milieu dn dos , les ecuESons sont rangés par bandes transversales, mobiles l'une sur l'autre , et permettent à l'anintal de se rouler en boule à la manière des hérissons. — Les /ourmilièrs sont entièrement dépoui-vus de dents (fig. a, pl. 3o ) : ce soni des animaux velus , à nmseau très-long, terminé par une petite bouchi' , d'où sort une Innjrue filiforme. Ils se nourrissent des fourmis qui se collent sur cette tangue gluante, lorsqu'ils l'allont^ent comme un cordon et rinli-oduiseut dans une fourmilièi-e. Le tamanoir est une espèce de ce genre. — h-is pangolins oujourmilieri écailleitr, diffèrent des précédens en te que leur corps est couvert d'écaillés imbriquées ; ils sont originaires de l'Inde. Conune les tatous, ils se roulent cnboule lorsqu'on les attaque, et présentent de toutes parts les

!■ k càié des p-

( Hi )

tranckans de leurs écailles , la queue étant rcptide $r)u& le ventre, dont la peau estiiuc.

La troisième tribu couiprend les monolrèmes*, c'est-àdire les espèces qui ont un cloaque ou orifice comiûun pour la semence , l'urine et les excreinens. On en connaît deux genres, qui sont des plus singuliers, eu ce qu^ils unissent certains caractères propres aux ovipares à ceux qui les font regarder comme mammifères. Ce sont les échidnés, sorte de fourmiliers épineux dont le corps est couvert de piquans semblables à ceux des hérissons ; et les ornithorinqucs , dont les pieds sont palmes et dont le iDUseau large et aplati ressemble au bec des canards ; comme ces derniers animaux, ils habitent les rivières et les marais , dont ils tamisent la vase, pour en séparer les insectes. Les monotrèmes n'ont encore été trouvés qu'à la Nouvelle -Hollande.

SIXIÈME ORDBE, leS FAGIITDBBHES»

Animaux ongulés ( ou a sabot ) , et non ruminans , à ottir épais et peu garni de poil , n'ayant point de clavicules , et se servant de leurs pieds uniquement comme de soutiens. Ils sont réduits à yiaitre les végétaux, et leurs molaires sont à couronne plate ( fig. 3 , pi. 3o ). Excepté le cheval, ils ont tous le port lourd; ils sont sales , et aiment k se vautrer dans la fange , ou à se plonger dans Teau. Cet ordre renferme les mammifères terrestnesi le;s plus volumineux. On Ta subdivisé en trois familles les ; proboscidieas , {gî^ pachydermes ordinaires et les solipèdiis. !

La Emilie des proboscidiens comprend les pachydermes à trompe et à dëfen.u's, qui ont cinq doigts à tous les pieds. On ne connaît dans la nature vivante qu'un seul geure qui appartienne à cette famille , c'est celui des iU- < »

* M. de Blain ville place les monotrèmes dans sa sons-classe des didelpbes. M. Geoffroy-Samt-Hilaire k>s considère comme ovipares, et en fait ane claase à part , intermédiaire entre ncliea des mammiiëres et des Miseï^:^. Selon loi, les monotrèmea n'on^ point de véritables ifianielles, mais simpleraeut des glandes abdorainale s , sécrétant do macos, qoi pçnt servir è la première uonrritare des pelils.

phant , flomt il exîsle deus espèces , l'une d'Asie , raiitrc (l'Afiiquc. Ces animaux n'ont point <lc canines, iUi '

point d'incisives inférieuics , cl les supérieures sont

placées par deux énoimcs défenses, qui se recoutbcnl \en le liaut , et dont la subslance , uonmiée ii-oire, csi connue de tout le monde : pendant une grande partie de leur vie , ils n'ont (iii'unc ou dcus molaires de elia(jiic câlif, k ctinquc màclioire, mais ce sont des dents coinposiies d'un certain noinlire de lames transTCi-scs et verticales, soudées ensemble. Leurs nariues se prolongent en une trompe clianme , mobile en tout sens , et douée d'une grande sensibilité : c'est ii la fois un organe dn tact et de l'odorat; ils s'en servent egaletnent pour se defendre et pour saisir les objets. Ces animaux se nourrissent d'iierbes el de feuilles, lis vivent en troupes sous la conduite des vieux mâles. On les apprivoise aisément, cl loul le monde soit combien ils nionlrenl de docilil^i de douceur el d'intellifjencc. Ou a trouvé ù l'état fossile les os d'une grande espèce delénbaat perdue , à laquelle les Russes ont donné to noin.de mammouth. Ce même nom a l'tc' dounf par les Américains à un autre p^cnte ,ie probo.sei,liens , cg.ileiiicnt pcidu , um- Ciivicr a tiecril sous le nom de maxlodonlr. , il avait les pieds , les défenses et la trompe des éléplians , (ju'il égalai t pour la taille, mais avec des proportions encore plus lourdes.

La deuxième fauiille, celle des pachydermes ordinnires , comprend les genres qui ont quatie . ou trois , ou deux doigts !>. leurs pieds. Louk où les doigts sont en nombre pair ont le pied en quelque sorte fourchu , et se rapprochent des ruiiiinans : ce sont les kippopoiamei et les cochons. Les liippopotames ont le corps très-massif, les jambes courtes, le ventre traînant presque à terre, un museau renfle; quatre incisives à chaque mâchoire ; celles d'en bas pointues el couchées en avant , celles d'en liaut recourbées en dessous; de très-fortes canines, dont les inférieures sont plus longues et recourbées; leurs pieds ont quatre doigts presque égaux, termines chacun par un (lelit sabot ; leurqueue est courte; quelques jKtils très-rares et très-durs s'observent sur leur coips , et principalement sur les côtés du museau et au bout de Ji^cjaeue. Les sens soutpeudévcloppcschei ces aniataux;

leur naturel est grossier et farouche ; ils ne se noiirris->* âent que de végétaux aquatiques , et vivent dans les grands fleuves d Afrique. Les cochons ont quatre doigts à chaque pied, dont les deux intermédiaires seulement touchent à terre ; un museau en forme de boutoir qui leur sert à fouiller ; des poils raides , qu'on appelle soies ^ des dents canines, sortant de la bouche et se recourbant en haut pour servir de défenses (6ç. 3 et 3 a, pi. 3o). Ce sont des animaux de moyenne taule , à corps allongé» et à jambes courtes. L'odorat est le sens le plus développé chez eux. Les narines sont percées au milieu d'un grouin , à l'aide duquel l'animal fouille et soulève la terre. Les principales espèces de ce genre sont : le jo/iglier^ qui est la souche de nos cochons domestiques ; et le pécari^ dont les défenses ne sortent point de la bouche, et qui manque de queue. Les sangliers sont grossiers et sauvages , et vivent en troupes dans les forêts y où ils se nourrissent de racines et de fruits. Tout le monde sait combien les cochons sont utiles par la facilité avec laquelle on les nourrit , et par leur fécondité. La truie porte deux fois par an , et quelquefois jusqu'à quatorze petits à la fois. Les pécaris sont de petits sangliers dont les canines supérieures ne se recoui'bent point en haut, qui n'ont que trois doigts aux pieds de derrière , et sont dépourvus de queue. On en connaît de deux espèces qui sont de l'Amérique méridionale. A côté de ce genre , on peut en placer un qui n'a encx)re été trouvé qu'à l'état îossile ; c'est le genre anoplolherium , découvert par Cuvier dans les carrières à plâtre des environs de Paris. Il en a reconnu plusieurs après, dont une de la taille d'un petit âne , avec la forme basse et la longue queue de la loutre ; une autre de la taille et du port de la cazelle , une troisième de la taille et des proportions du lièvre, etc. Les genres de pachydermes ordinaires, qui n'ont pas le pied fourchu sont les suivans : les rhinocé* roi, amsi nommés parce qu'ils portent sur le nez une ou deux grosses cornes qui ne tiennent qu'à la peau, et qui paraissent formées de poils agglutinés. Ce sont dei animaux stupides et féroces , à cuir extrêmement épais» qui vivent dans les lieux humides , et se nourrissent de végétaux. On en distingue deux espèces ; le rhinocéros

<l'àrie à u»e corne, et le rhinocéros d'Afrit^ae h AkbS comoj^lafécs l'une (leiTièrcraulre.-—Lesrfafl»anj,peU« aDÏninux qui oui été tong-iemps pvis pour des rongeurs, et qi>i sont, à ta corne priis, di.'s ibiiiocci'os en ininiatatc Ils sont cuuvcrts depoila, et ne poi-Lent qu.*uD Inlierctilt/auliRudequcue.Uii en connailune espèce grande comme un tapîn , qui vit snr les rochers , eu Afrique.— hes palaùlbcrium , qu'on ne Irouvcqu'à l'ôtat fossile, cl dont k-s ossemens se renronirent pcle-mèle avec teiii df! ranoptolhéi'iuui, dans les carrières à itldtre des environs de Paris , et dans plusit^urs autres lieux. Ces animatu avaient , comme- les lapu-a , une courte trompe charnue : ÎU paraissent avoir vécu sur les borda ilcslaci Kt des marais. On en connaît une douzaine dVspèccs, parmi lesquelles il en est de la taille du cheval , du iliinowîros, du tapir, du moutnn, etc. — Lfa /apiVj, animaux de l'Améiiqne meiidionale et de l'Iude, qui ont le port des cochons , et dont le grouîn se prolonge en une petite trompe charnue, mobile comme celle de l'éléphant, mais qui se peut servir à la pcébension. Le Ufiir d'Amérique est grand comme un âne, àpenn brune,

lieux. Iiumides, elle long des rivières des coutrées chaudes de l'Amérique; on inan^c sa chair.

La troisième famille renterme les quadrupèdes qui n'ont qu'un seul doigt apparent et un seul sabot à cha<|u{ pied , ou les solipèdes (dg. 4 a , pi. 3oj. Ce sont des animaux vigoureux, légers à la course, et csîieniielienieal herbivores ; ils vivent en troupes , et chaque troupe a un mâle en lèie. On n'en conaiitqu'un seul genre , qui esl celui des ckcvaiix. Lsurs caiiines sont très-petites et séparées par un espace vide des molaires dont la coui onne eat plaie et carrée (fig. 4)- c'est dans cet espace vide, qui répond à l'angle des lèvres, que se place le mors, au moyen duquel lliomine est parvenu à dompicr les quadnipèdes. Leurs mamelles sont placées entre leurs cuisses. Les espèces de ce genre sont s le cheval ordinaire, l'âne, et le zèbre d'Afrique , qui a la i'ornie de l'âne, ci dont le pelage est rayé transversalement de blanc cl de noir. Ces trois espèces peuvent produire ensemble; ic produit de l'àue et de la jameut se nomme mulet. Tou-

tes ces espèces paraissent être originaires du centre de l'Asie et des parties méridionales et centrales de rAfri*

Sue. Le cheval est le plus important de tous les animaux omestiques. La jument porte onze mois ; le poulain tête six à sept mois ; et ce n'est qu'à quatre ans qu'on le monte. La dure'e de la vie du cheval ne passe -guère trente ans. L'âne, qui se ti'ouvc encore à l'état sauvage dans l'intérieur de l'Asie , où il voyage en troupes innombrables , est remarquable par sa patience et sa sobriété : on le reconnaît à ses longues oreilles , à la houpe qui termine sa queue, et à la croix noire qu'il a sur les épaules. Le zèbre , presque de la forme de l'àne , s'en distingue en ce qu il est rayé partout transversalement de J^lanc et de noir avec beaucou]) de réguWité.

SEPTIÈMB ORDBB, LKS BUSfÎKARS.

Animaux ongulés, rumùuuu ^ c'est-à-dire ayant la

Ï propriété de faire revenir les allmensù la bouche, après es avoir avalés une première fois , pour les mâcher de nouveau , propriété qui tient à la structure de leurs estomacs, qui sont toujours au nombre de quatre. Ils sont tous à pieds fourchus ou terminés par deux sabots , qui se regardent par une face aplatie (fig. 2. pi. 3i). De là le nom de bisulques qu'on leur a donne. Ils n'ont jamais d'incisives qu'à la mâchoire inférieure (fig. 1); ces dents sont ordinairement au nombre de huit^.et jBont séparées par un espace vide des molaires , dont la couronne plate est formée de deux doubles croissans. Tous les ruminans sont herbivores : ce n'est que parmi eux que l'on trouve des mammifères à front cornu : les espèces qui n'ont point de cornes ont seules des dents canines, le plus ordinairement en haut. Les mamelles des ruminans sont placées cntie lein-s cuisses. C'est à cet ordre qu'appartiennent nos animaux domestiques les plus impor-* tans. C'est d'eux principalement que nous tirons la chair dont nous nous nourrissons ; plusieurs nous servent de bêtes de somme; d'autres nous sont utiles pour leur lait, leur graisse , leur cuir , leur laine , leiu*s cornes et autres productions. La graisse des ruminans durcit beaucoup par le refroidissement et devient même cassante : on la

( îSa)

„„ „jH(/'.Onpeut diviser cetoidre en quatre scc(ioti«

d'après l'absi'nce et la présence «les cornes , et la différenee de naliire de tes productions.

La première coniprcod les genres qui n'ont point de cornes ; ils son t aunombre de trois : i ". les chameaux, r\\ù ont le pied large termine par deux pelîls sabots wllirtuM seuleniciii aux dernières phalanges , les jambes Imates , le cou long , et la lèvre supérieure fendue comme celle des lièvres (fig. 3, pi, 3i.); ils ont six incisives en bas et deux pointues en baut, et chaque mâchoire a deuK ou trois canines. Les chameaux présentent quelques exceptions aux caractères communs des rumituiu, et se rapprochent un peu plus que h's autres de l'ordit des pachydermes. Ces animaux sont très-sobres, et peuvent se passer de boive peudanl plusieura jours , parte que leur panse est garnie de cellules qui produiscul m tiennent eu réserve de l'eau , qu'ils peuvent faire remonter dans la bouche pour se désaltérer. Ils ont en outre tur]e des ou sur la poitrine des bosses, qui sont des W pes ou amas de gïaisse. On en connaît deux espèc«; le chameau à deux bossM , originaire du centre de l'Aaie , et lu chameau i une seule bosse , ou le tlromadairf qui est comiiiuii en Ai-abic et dans tout le nord de l'Afriquc. Le premier est d'un brun-noiràtrc , le second (l'on gris rom. On sait combien ces animaux sont nécrssaiiw à l'homme pour traverser les déserts : ils portent d( lourds fardeaux, font en uu jour quinze h vingt lieues, presque sans manger, et se passent de boire pcnilam très-Ion g-tenip s. — 2". Les /omai, qui soni pourl'Aiiitrique ce que les chameaux sont pour l'ancien monde. mais ils sont beaucoup plus petits, et n'ont point de bor •es sur le dos. Ils ressemblent aux chameaux par le pon et par la lonf^ueur du cou. Principales espèces : le laini la vigogne, l'alpaca; ces deux dernières tlonncnt ni laine très-fiue, avec laquelle on fait des élofTes Irès-r cherchées. — 3*. Les checroiaùis, qui ont à peu près' forme du cJievreuil, mais sont prives de cornes , cti distinjfuent par les longues canines qui sortent de leur uidchoire supérieure. C'est à ce f;eure qu'appartient ' mute, animal célèbre par le parfum qui porte son doi et que Von icXire A'ttuc f^oclie située sous le ventre ii

mâle. Cette espèce est grande comme un chevreuil , et presque sans queue ; elle est couverte d'un poil très^os et cassant ; elle habite au Thibet et dans la grande Tartarie. ^

Toutes les autres espèces de ruminans ont , au moins dans le sexe mâle , deux cornes , c'est-à-dire deux proémiilences plus ou moins longues des os frontaux , qui tantôt sont purement osseuses , recouvertes d'une peau velue y et ne tombent jamais ; tantôt sont pareillement osseuses , mais finissent par se dépouiller de la peau qui les recouvrait d'abord, et tombent ou se séparent du crâne pour renaître ensuite plus considérables; tantôt enfin sont enveloppées d'une corne creuse , de la nature des ongles , et qui croît comme eux par la base ( c'est la matière de cet étui qui est connue particulièrement sous le nom de corne) ; la proéminence que recouvre la corne creuse s'accroît avec elle pendant toute la vie, et ne tombe jamais.

La deuxième section des ruminans comprend les espèces à cornes pleines, osseuses, qui tombent et repoussent périodiquement , et sont désignées communément par le nom de bois. Elles composent un grand genre , connu sous le nom de cerf. Les cerfs sont donc tous les rumi-* nans dont la tête est armée de cornes pleines ou de bois, qui tombent tous les ans. Les femelles toutefois en sont presque toujours dépourvues. La forme du bois varie selon l'âge ^ dans chaque espèce, par le nombre de ramifications qu'elle présente. Les cerfs ont tous le poil ras, la queue courte , les jambes grêles et élevées , la course légère , et au-devant de chaque œil une fossette appelée larmier. On distingue parmi les espèces à bois aplati : Vélan^le plus grand des cerfs, qui vit en troupes dans les forêts marécageuses du nord des deux continens. Sa taille égale celle du cheval ; son pelage est gris ; ses bois forment deux grandes lames aplaties, ovales et dentelées aa bord externe. — Le renne , animal domestique des Lapons , célèbre par sa légèreté et par les services in[\-r portans qu'il rend à ces peuples du nord ; il est graqc) comme un cerf, d'un brun grisâtre , a les poils de la gorge plus longs , et des bois divisés en hrancnes oui sq terminent en palmes élargies et dentelées. — Le çaim i

( 354) I- ÂlîeM ab peu inoindrc que notre cerf, dont le peUge Mtbmn, tacbet^de blanc, et qui a de grands bois à enbpanmurcsdentelpeit; celleespéce est commune dan&luu Us pays d'Eui'opti. Parmi les espèces à bois rondï.Dn distingue ; le cerf commun, T[tû est d'une coulenf brune ou buve en été , avec une ligne noirâtre , et deux ru- Et-es de petites taches le long de l'épine; en liiv« îIck d'un gris brun uniforme. La femelle n'a pas de bol) et se noiniuE: ùiehe ; le petit est laclielé de bUiiic, ctsap- ^Wofaon. — VaxU, ou cerf de l'Inde, dont le peUge est agre'alilement nioacbclédc blanc. LecAci'/'eui'/, à petits bois fourchus , d'un gris fauve , el à fesses 1)1 au cites; celle espèce vil par couple dans les forôts do l'Europe; la femelle se nomme rkeiTeiie.

La troisième sectiou compri-'nd les ruininans à cornes pleiues, toujours recouvertes par une peau velue, et qui ne tombent jamais. On n'eu connaît (ju'ttn seulgenre: les girafes , animaux de l'intërieur de 1 Afrique, dootln cou est long et les jambes tràs-liautea , ceilea de derani surtout; c'est le plus élevé de tous les animaux;c3ra tèteatleint à dix-huit pieds de hauteur. Il est d'un naturel trùs-doux , ei se nourrit de feuilles d'nibres.

La dernière section comprend tous les runiitiaus à cornes creuses, que l'on subdivise en quatre genres, d'ajjtt' ta forme des cornes : i " les antilopes : ont pour caraclctee des cornes dont le contour est rond , et qui se portent d'abord en haut; elles prennent ensuite des inflcjion^ ditfëreules selon b^s espèces ; lenr noyau osseux, est solide, sans pores ni cellules k l'intérieur. Ces awinaui ressemblent aux cerfs par leurs larmiers , leur poil nii. leur taille svelte et élégante , et leur course légère, Ptio cipales espèces : Vorj-^ ou le pa-mn, le cliaiuois du ao des Hollandais , à cornes anuclees et droites ; le bubat ou la vaclie de Barbarie , à coines annelées et reconrhées en arrièrei le gnou, le chamois^ eomea lisses etif courbées en arrière; le n//g'au, à cornes tisses et recour- Irfes en avant; In gazelle, à cornes cour be'es deitxîoiBeo manière de brandies de lyre : espèce célèbre par l'élégance de ses formes et la douceur de son regard ; Vanli-l tepc des Inries, le condoma du Cap , à cornes cotu-bffl trois fois et cotttoQXtt«B%«ii spirales. 3°. Les ekèi^res : od'J

dés cornes dirigées en haut et en arrière, et dont le noyau osseux renferme des cellules qui communiquent avec les sinus frontaux ; ce dernier caractère se retrouvera dans les deux genres suivans. Ces animaux ont en outre le chanfrein concave , et le menton garni d'une longue barbe. Principales espèces : le houe et la chèvre domestique ; le bouquetin; la encore de Cachemire, 3*. Les moutons : ont les cornes dirigées en arrière et revenant plus ou moins en avant en spirale ; leur chanfrein est convexe , et ils manquent de barbe. Principales espèces: le bélier ou le mouton , et la brebis ordinaire, dont les petits se nomment agneaux; le mouton d'Espagne , ou brebis mdrinos à laine fine ; le mou/Ion de Corse et de Sardaigne , à cornes rccourbe'es en cercle. 4**« Les bœufs : ont les cornes dirigées de côlé et revenant vers le haut ou en avant en forme de croissant ; et un repli de la peau

3ui pend sous le cou, et qu'on nomme fanon. Ce sont e grands animaux h mufle large, à taille trapue, et à jambes robustes. Principales espèces : le bœuf ordinaire , ou le taureau et la vache ^ le veau et la génisse; le bujffle d'Italie ; le zébu ou bœuf bossu de Tlnde ; V aurochs ou bison des anciens, qui habite les grandes forêts du nord de l'Europe; le bison d'Amc'rique, qui a une bosse sur les épaules, une longue barbe , et sa tête couverte d'une laine épaisse.

UniTÙ.MB ORDAF., Ic8 CSTACES.

Mammifères sans pie<ls de derrière, ayant les membres antérieurs translormc's en nageoires.' Ces animaux, que le vulgaire classe à tort panni les poissons, avec lesauels ils n'ont qu'une certaine ressemblance de forme extérieure, .s'assimilent aux autres mammifères par toute leur organisation interne : comme eux ils ont le sang chaud , des oreilles ouvertes à l'extérieur, des poumons, uu cœur à deux ventricules, des mamelles, au moyen desquelles ils allaitent leurs petits , qui naissent vivans. Quoi(|ue ayant la forme générale des poissons , ik diffèrent même extérieurement des animaux de cette classe: en ce que leur corps est terminé par une uftgeoire hori*

lonlale , landU qiie les poissons ont toujours la nagcoirf lie la queue verticale, lis sont en outre dislingnés pir des éveni ou ilts narines ouvertes au sommet de la léle, et qui leur servent au rcjel de l'eau avalée. Comme l«

I)oiison3 , les mammifères cétacés se tiennent habiiatlenicut dans l'eau; mais ils sont forcés de venir freqaeinm^'Dt à la surface pour respirer. Ils ont de petits jeu, une grosse tèle, attachée sans cou à un tronc irès-allûti^ et conique , lequel se continue avec une queue épais» que termine la nageoire horizontale (lîg. 4i pi- 3i). icir l>eau est généralement lisse ou sans noila apparens. On a subdivisé l'ordre des cétacés en aeux familles i In eèiacis herbivores, qui ont des dents à couronne pluie, cl les cétacés ordinaire.!, qui n'onl point de dents pn^près à la niasûcation.

La première famille se compose d'espèces que l'on ) •ourcnt placées j côlé des morses. Elles ont des molaire à couronne plate , se nourrissent d'herbe.s , et sorleni sonrent de l'eau pour venir ramper et paître sur la rivC. Leurs narines ne leur seiTent point à rejeter Va^a rpri entre dans leur bouche , et sont percées dans la peau an bout du niusL'.in, dont les côtes sont garnis de foi 1b moustaches. Ces moustaches, c\. les deux mamelle' placées sur la poitrine, leur donnent de loin quelque ressemblance avec des hommes ou des femmes, âuand ils font sortir verticalement hors de l'eau la partie anti^ rieure du corps , et c'est \i probablement ce qui a donw lieu aux fables des tritons et ries sirènes. Leur Iiabila' lion est littorale ; leurs évens ne diffèrent presque poiiil par la grandem- des narines des phoques. Principaui genres : les lamanlins , qui ont le corps oblong termine par une nageoire ovale allonge'e , de» moustaches trèsfortes , et des vestiges d'ongles sur la bord des nageoirïs pectorales (on lésa nommés vqche marine, yêmnie marinr, sirène , etc.) jils vivent à l'embouchure des fleuves, sur les pâtes d'Afrique et sur celles de l'Amérique méndionalp. — Les dugongs, qui ont le museau très-large, le corps allongé et terminé par une queue en forme de croissant.

La deuxième famille comprend les cétacés ordinaire?, CPRtius vulgaiïcmenl sous le nom de touffleurit , nui oui

des é^ens, ou des narines qui regardent en haut, et <|ùi

servent non seulement à la respiration , mais encore à

rejeter Teau qui pénètre dans la bouche du dc'tac^,

lorsqu'il saisit sa nourriture. C'est ainsi qu'ik pit>-*

duisent ces jets d'eau qui les font remarquer dc( loin

^ par les navigateurs. Ils n ont plus aucun vestige de poil ,*

l tout leur corps est couvert d une peau lisse et sotts la-

*" cjuelle est un lard épais , qui contient une gtaisse hui-

^ leuse , leurs mamelles sont situées auprès de l'anus. Ils

! se nourrissent de matières animales qu'ils avalent sans

* les mâcher : leurs mâchoires étant dépourvues de véri- ! tables dents , ou n'ayant que des dents coniques, propres seulement à retenir la proie. C'est parmi les souf-

' fleurs que l'on trouve les plus gros animaux connus , ' puisque en est qui atteignent une longueur de plus de cent pieds , et qui pèsent plus de .ti^ois cents inilliers. f Cette famille est partagée en quatre genres principaux , ' d'après la nature et la disposition des dents ou des or-* ' ganes qui en tiennent lieu : dans les deux premiers , la ;' tête est en proportion ordinaire avec le corps ; dans les ' deux autres, elle est démesurément grande. ' Ces quatre genres sont : i* les dauphins, qui ont des ^ dents aux deux mâchoires , et dont les évens se réunis-

* sent pour former une seule ouverture en croissant , au sommet de la tète. Ce sont des animaux voraces et toujours affamés. On distingue parmi eux : le dauphin ordinaire, dont le museau arrondi se prolonge en une sorte de bec qui lui est comme ajouté , et le marsouin , dont le uiuseau est court et sans bec ; ces deux espèces se nourrissent de poissons. La dernière remonte souvent les fleuves et les rivières, a** Les nart^als , qui n'ont aucunes dents proprement dites , mais seulement deux défenses droites et pointues, sortant directement de l'extrémité de la mâchoire supérieure. Ces défenses , sillonnées en spirale , sont quelquefois longues de dix à douze pieds. Ordinairement , une seule se développe , Vautre reste rudimen taire. 3^ Les cachtUoU, qui n'ont de dents qu'à la mâchoire inférieure , et dont la tête seule fait la moitié ou le tiers de la longueur du corps. La partie supérieure de cette énorme tête contient , dans de grandes cavités , une sorte d'huile figée qui est connue dans le

commerce sons le nom de hlanc de balâne , et dont «m fait aujouril'liui îles bougies. La sutistaace odoranlt (lu'on ajipL-lk' amiire grù parait être utic concrétion qui HC fortiic dans les iulcslins des caclialuts. Il v a de («i Animaux qui oai une fausse nageoire sur le dos. 4" ^^ baleinft , qiii cgileiit les cachalots pour la taille , et poui U grandeur de la tête, mais qui n'ont aucunes Jcnu [iroprcmeut dites (fig. 4i p'- ^*)- Leur mâchoire supérieure , en foi'uic lie carène , a ses deux eûtes carnis ilt fanons , c'est-à-dire de lames de cornes à bord ef&léi ; ctf sunl des espèces de peignes franges , au travers desquels l'eau peut sVcoulcren partie, mais qui retiennent le* petits animaux dont ces énormes cétacés se nourri»- •eut. Car il parait qu'ik font leur principale nourriluR de vers , de très-petits mollusques et de zoophytes. Ce ■ont des anlmaui: de mœurs douces et stupides. La tuiODs fournissent la balctnt du commerce : ces lamn eomées souC langues de plus de dix pieds , et un seul imlividu en a huit ou neuf cents de chaque cÔte du niilûs- l'a baleine atteint qutre-vinf;ls ou cent pieds de foURueur , et sa gueule a vingt pieds d'ouverture. Ob extraitdcccsauiiiiaiix uuc lits-grande quantité d'huile; un seul en fournit jusqu'à cent vingt tonneaux. C'est dans les mers du nord que se fait la péclic de la baleine. On a formé de ces animaux deux sous-eenres : les baleines proprement dites, qui n'ont punit de nageoire dorsale , et les baleinoplères , qui eu ont une.

Page 1