SECONDE CLASSE, LES OISEAUX
Animaux ovipares, à sang chaud, pourvus d'ailes et de plumes ; à circulation et respiration doubles , et eatièrement organisés pour le vol. Ils ont un cœur à dcui ventricules, des poumons sans diaphragme, percés de trous qui laissent pénétrer l'air dans toutes les parties da corps , et jusque dans les os qui sont creux ; ils n'ont ni lèvres ni dents, mais un bec forme' de deux mandibules garnies de cornes ; leur oreille n'a point de cont^ue extérieure ; leur cou est long et mobile ; les prin-
SpÉOx viscères du tronc sont placés sous l'extrémité posrle'bre de la cdlnâne vertébr^^. Les davicùlçs » véor
Dissent pour former un os en Y, nommé fourchette , au devant du sternum, qui présente inférieurement une crête appelée bréchet. Les oiseaux ont un jabot et un estomac musculeux ou gésier; leur corps est toujours penché en avant des pieds ; le tarse et le métatarse sont réduits chez eux à un seul os long , auquel on conserve le {premier nom de tarse ; cet os est tenniné par trois pou-* ies et placé presque verticalement sur les doigts , qui sont ordinairement au nombre de quatre. Les tendons des muscles fléchisseurs de ces doigts sont disposés de manière que le simple poids du corps d'un oiseau, en déterminant la flexion des cuisses et des jambes, produit en même temps celle des doigts, et leur fait serrer mécanique* ment la branche sur laquelle il se perche ; d'où il résulte
Ïu^il peut dormir en se tenant sur un ou sur deux pieds* l'extrémité du canal intestinal est un orifice commun aux urines , aux excrémens et aux œufs : on l'appelle cloaque» Les œufs des oiseaux sont toujours revêtus d'une coquille calcaire : ou sait que ces animaux en prennent un soin tout particulier , qu'ils les déposent dans des nids qu'ils ont construits avec beaucoup d'art, qu'ils les couvent pour les faire éclore , et qu'ils se livrent ensuitis à l'éducation de leurs petits avec ime touchante sollicitude.
On distingue dans le plumage des oiseaux les pennes ou grandes plumes des ailes et de la queue, eiXes plumes proprement dites. Les pennes des ailes s'appellent rémiges Ou rames; les plus longues, qui sont au nombre de dix au bout de l'aih; , se nomment primaires , tandis qu'on idésigne par le nom de secondeures celles qui sont moins longues et placées plus près du corps. Les pennes de la queue se nomment rcctrices, parce qu'elles remplissent en quelque sorte Toffice d'un gouvernail. On donne aussi le nom de tectrices ou de couvertures à de petites pennes
aui recouvrent la base des grandes pennes des ailes ou e la queue. Quelquefois les couvertures se prolongent au-delà des rcctrices , comme on le voit dans la queue du paon. Le plumage des oiseaux éprouve des mues successives; les plumes tombent et se renouvellent une ou deux fois par an , et ce phénomène a lieu ordinaire<nent' après la ponte. La couleur du plumage
Varie daiiï cliaque cspi:ee, selon la saison de t'an- 1
née, ou selon le sexe et l'âge des îndiviilus. Beaucouf I
d'espèces éprouvent aussi le Desoin de changer de sejom I
« de climat ù certaines époques : tout le monde connaît i
* In migrations des hirondelles, des coucous, leslw^ I
' Vwjagea des cailles , des canards , des grues et des cip- i
' gnes. Ces migrations sont ce que les chasseurs appellùi I
M passage des oiseaus. Les séjours ou les lieux différea |
qn habitent ces animaux étant assez bien indiques pu I
' la disposiliou de leurs ]>attes , et le rcigime ou la nainn I
des ahmcns par la forme du bec , c'est d'après le beca I
les pieds que l'on a subdivise leur classe en six onln»,!
qui sont : les rapacts ou oiseaux de proie , les grimpc»i,M
les pastereaui , les gallinacé4 , les échassiert , et It-s /^l
mipctUi .
rnBHIEB OBDBS, IcS BAFAC
Les rapaces ou oiseaux de proie ont un bec crochaJvt |a pointe aiguë se recourbe eu bas (fig. i et2a,pl.3' ilcs pieds courts et des doigts libres, dirigés Iroii fkvant , un en arriiire (le pouce) , et armes d^agles farn et crochus [fiTj^j ou Jcrrw, fig. i et 2 h), lis se DOurrisseiit de èîiatr, et poursuivent les autres oiseaux. A ont le vol rapide et puissant; ils vivent par paires, k pondent qu'un peiit nombre d'œufs dans un nid appdi aire, et toujours placé sur un lieu élevé. La fcinclleM ordinairement plus grosse que le mâle ; elle couve seule, et le mâle la nourrit pendant la diu-ée de l'indijUiinD hes petits naisienl faibles et aveugles. Ils formcnl dtai familles : les diurnes et les nocturnes.
La prcintùre famille compr<.'nd les espèces dont h , yeuï sont dirigés sur les côlc's , et dont le bec est le pb couvent couvert à sa base d'une peau nue et color«. nommée cire ; ils ont un doigt derrière , et trois devant dont les deux externes presque toujours réunis à lem hase par une courte membrane. Ces espèces se parugef^ en trois grands genres : les vautours , les griffons et le faucons. Les vautours (fig, 2, pi. 32) ont le bec droi' et crochu à son extrémité seulement; les ongles peu cou bés et faib\t:s -, \a. tête et une partie du cou presque k no. mais pouva.iH.sci;e\!«et àatAwaewçècedc collier forot
au bas du cou par de longues plumes ; et ils se Dourrissent de charognes plus souvent que de proie vivante. Principales espèces : le vautour fauve ; le vautour brun ; le roi cks vautours , qui vit en Amérique, et se distingue par les rides de la partie nue de sa tête , et par une g^rosse caroncule sur la base du bec; le condor ou grand vautour des Aiides , remarquable par sa grandeur ; le
Krcnoptère d'Egypte ou vautour à ailes noires, célè-^ e par les services qu'il rend , en purifiant le pays de cadavres — Les griffons ou gypaètes ont la tête couverte de plumes, le bec très-fort, droit, crochu et renfle Axa bout; des soies raides formant une sorte de barbe 0OUS le bec^ d«s ailes très-longues , et des tarses emplu- VTéés jusqu*aux doigls. Ex : le vautour des agneaux ou gypaète des Alpes, le plus grand oiseau de proie d'Eu- 4^pe ; il fait son séjour dans les plus hautes Alpes ^ enlève des moutons, des enfans, et attaque même les hommes endormis. Il est long de près de quatre pieds , €t a jusqu'à neuf ou dix pieds d'envergure. — hesfau- -cons ont la tête et le cou revêtus déplumes , et une cire à la base du bec ; leurs yeux sont enfonce's sous une espèce de sourcil. La plupart se nourrissent de proie vivante; les mâles portent le nom de tiercelets, payce qu'ils sont d'un tiers plus petit que les femelles. Ce genre se subdivise en deux grandes sections i** les faucons proprement cUts^ ou oiseaux de proie nobles , qui ont la première et surtout la seconde penne de Taile plus longue nue les autres , et dont la mandibule supérieure est echancrée de chaque côte'. On les emploie pour la chasse à cause de leur courage, de la rapidité de leur vol, et de la facilité avec laquelle on les dresse à poursuivre le gibier et à revenir quand on les appelle. Principales espèces : le faucon ordinaire , qui est grand comme une poule , et a une grande tache brune sur la joue; le hobereau ; la cresserelle ; le gerfault , qui est le plus estime de tous les oiseaux de fauconnerie ; 2* les oiseaux de proie ignobles, c'est-à-dire qu'on ne peut employer à la chasse. Ils composent une tribu beaucoup plus nombreuse que celle aes oiseaux nobles. Ils ont la première penne de l'aile très-courte, et la quatrième ordinairement plus longue que toutes lés autres , eu sorte que
a*" PAUTIl. 16.
rsile «enrtue a sa poiate tronquée obliqueiUL-nti Ur
iec n'a [>oint de deats sur les câtès. Oa distingue dan;
êette section i les aigles , à bec fort , cjtichu i son eiirc-
I Wité seulemeot, fig. i , pi. Sa (aigles couimuDs: ai-
jll« pèclieurg ; orfiaies ou aigles de iner ; pygargnes m
Vgles à queue blanche j harpies d'Amérique); les me
J t»urjet*'p<n-ierj, quionl le bec courbé dès la base , b
» torses élevés et les ailes plus courtes que la quene; lo
► milaai k tarses courts , fi ongles faibles et à ailes ira-
longues , et les husej à bec gros , courbe dès sa hast .
\ «t à ailes aussi longues que la queue ; les messagen w
^McriiUiirej , qui portent une huppe derrière le cou, onl
lc« tarses très-alloagt's , et se nourrisseul principale-
[ teeni de seq^ens et de reptiles.
L La dcuxiËme famille , celle des nocturnes , comprend » tes espèces à grosse tète, qui ont le hec courbe <JaDi ^ toute an longueur, de grands veux roads diriges tous '^^es deux eu avant , et dont la face est enveloppée dans iine sorte de collerette de plumes à barbes fines einicies. Ces oiseaux sont blessés par te trop grand éclat dt la lumière ; ils ne chassent que pendant le crépuscule rt h nuit, heurs pieds sont couverts de petites pluma, JGCciie sur les doigts. Leurs ailes sont courtes, et Icui vol faible. Leurs plumes sont généralement si douces. tju'ils ne font aucun bruit en \-olaat. Lorsqu'ils sont exposés à une vive lumière; ils demeurent immobiles, en faisant dus gestes et des contorsions ridii'ules; les autres oiseaux viennent en troupe les insulter , ce qui laii qu'on les emploie poiu' attirer les petits oiseaux à li pipée. On distingue parmi eux les aucs ou hièoas, qui ont la tète surmontée d'aigrettes de plumes, et les chûlu^ les ou chals-huanls , qui sont sans aigrettes.
Cet ordre embrasse tous les petits oiseaux sauteurs et chanteurs , et tous ceux qui , comme eux , ont les ongles et le bec presque di-oîts , des tarses faibles et courts ut quatre doigts , dont trois devant et un derrière , Iri deux doijjts oxlernes do devant étant le plus souveiil flouiK's en patûe, \ie.s femelles sont en général , plus
petites et moins brillantes que les mâles. Les passereaux vivent toujours par paires; leurs petits naissent aveugles, et les parens sont oblige's de faire leur éducation. On partage cet ordre en deux divisions , d'après les pieds , et onle siÂdivise ensuite en familles d'après la forme
du bec.
La première division comprend toutes les espèces
dont le doigt externe est dirigé en avant , et presque
entièrement libre , ou n'est réuni que par sa base au
doigt médian. Elle se subdivise en quatre familles : les
dentirostres , \e^ fis sir os très , les corUrostres^ et les ténui-
rostres-, la seconde division comprend les passereaux
dout le doigt externe dirigé en avant , est soudé à celui
du milieu dans une grande partie de sa longueur, ce
qui les a fait appeler syndactfles ) ils ne forment qu'une
seule famille.
La première famille, celle des dentirostres, renferme toutes les espèces dont le bec est crénelé ou écbancré -aux côtés de la pointe (fig. 3. pb Sa). La plupart vi- -vent d'insectes* ou de baies. Les genres se déterminent "^BX la forme générale du bec ; nous citerons les principaux 2 les pies^grièchesy remarquables par l'attachement qu'elles ont pour, leurs petits et le courage avec lequel ^eUes les défendent ; beaucoup de naturalistes les ont associées aux râseaux de proie. Elles ont le bec comprimé par les côtés et crochu vers le bout ; leur voix est trèsdésagréable ; elles nichent sur les arbres et les buissons. Lorsqu'elles prennent de petits oiseaux ou de gros in- •tsectes , elles les fichent dans les épines des buissons , .pour les retrouver au besoin. — Les tangaras , oiseaux -d'Amérique, qui se distinguent la plupart par des couleurs éclatantes ; ils ont le port , le vol court et toutes les habitudes de nos moineaux. -;-Les gobes-mouches, qui ont le bec aplati horizontalement , et garni de poils ;à sa base ; ils vivent d'insectes. -— Les cotingas de l'A-* mérique méridionale , dont le plumage est très-agréablement varié. — Les merles, qui ont le bec comprimé «t arqué, et dont le plumage est coloré par grandes masses; le merle ordinaire a le corps noir et le bec ja≠ il s'apprivoise aisément, et apprend à siffler des airs, et même à contrefaire la voix humaine. — Les
gfwet, qui regiembleiit aus merles , mais dont le plumage est marqué di: petites taches noires ou brunn; reB oiseaux ont un cliant agréable , vivent d'insectes ei de fruits, voyagent en grandes O-oupes , et sont excellons à man,;er. — Les lorioU, qui out aussi le bec coniprimd et ecbn:)crd vers le bout comme les ineiles , main qui l'ont plus fort, avec des pieds plus courts à proportion ; le mâle est d'un beaujaitne, avec les ailes et laqaeDi noires. — Les marlins, célèbres par les services qu'ilj rendent à l'Ile de France , en y détruisant tes saule^e^ lus. — ■ Les lyres ou menuret de la houtcIIc Hollafide, ijot! l'on distingue h leur grande queue , dont les pluines uxtifrieures sont courbées comme les branches d'uw lyre. — Les omj.i de rocke, qui portent sur la tête uiw crête de plumes disposées en ëvenlail. — Les becs-Jiiu, petits oiseaux k bec droit en forme d'alêne , qui viïsiii d'insectes l't de vers. (Principales espèces: fauvetii'. rossignol, rouge -gorge , boclie-queue , roitelet, troglodyte. ) I < La deuxième iamllle est celle des FiasinosTRes , qui tôt te bec court, aplati borisontalemeut , et fendu trè»jvant ! ils vivent d'insectes , qu'ils saisissent eu ïoIjui la bouche beaote; tels s int : \si Tnartinecs qui ont queue fourcUue, comme les liirondellcs , les ailes lo gtiea, lus pieds courts, et les quatre doigts diiigés' avant; ce sont de tous les oiseaux ceux qui volent .-iv le plus de foice. — Les hirondelles , remarquables aus l>ar l'étendui; de leur vol, la grandeur de leurs ailet la forme de leur queue ; ou connaît les nids solide qu'elles se construisent contre les maisons avec de peii" brins de paille et de tei-re humide; ces oiseaux quilM DOS climats au conimenceinent de l'hiver ; ils se ratscin blent pendant deux ou trois jours , et partent à'i» même point en troupes innombrables, à des époqu" 4fUE par^s«eat déterminées. On mange à la CIiIdc 1«< nids d'uQti, espèce d'hirondelle qu'on uoinme salanga»^ ut qui les coustrpit avec une matière gélatineuse recueil-; lie sur les bords de la mer. — Les engouleifens ou iri*i c/iàvres, <(ui ne volent que le soir , et font leur prince pale proie des phalènes ou papillons de nuit; ils m ilçuxfoia p\as f^VO%G(U:\e%\naxtin<'ts , et out le pUimi?!
gris mêlé de brun ; on a cru à tort que ces oiseaux tt^-* talent les chèvres pendant la nuit.
La troisième famille des passereaux , ou les coni rostres , comprend les genres à gros bec plus ou moins conique ) qui vivent de grains ( fig. 5 , pi. 82 ). Tels sont : les alouettes , les mésanges, les oruans , les moineaux ^\e^ pinçons y les linottes et chardonnerets , les serins , les'veMi^es y les gros-becs, les bouifrcuils, les becs-croisés ^ dont les mandibules croisent leurs pointes , les étourneaux , les corbeaux y les pies, les geais, les rolliers, les oiseaux de paradis, originaires de la Nouvelle-Guinée et des îles voisines , et dont les belles plumes servent à faire des panaches et des aigrettes pour la parure des dames.
La quatrième famille des passereaux , ou celle des TÉNUiROSTREs , Comprend les genres à bec grêle, allongé, sans échancrure, qui vivent d'insectes et du suc des plantes (fig. 6, pi. Sa). On n'en distingue que trois genres : les huppes , qui ont sur la tête une double rangée de plumes qu'elles redressent à leur gré ; les grimpereaux, petits oiseaux à bec arqué, qui grimpent très bien sur les arbres et sur les murs , en se sei*vant de leur queue comme d'un arc-boutant ; les colibris , oiseaux d* Amérique , si célèbres par leur petitesse, et par les couleurs métalliques qui enrichissent leur plumage : leur bec est très-grêle, et leur langue , faite en tube et susceptible de s'allonger beaucoup , leur sert à sucer le nectar des fleurs , autour desquelles on les voit voltiger. I^s colibris proprement dits sont ceux qui ont le bec arqué; on donne le nom à! oiseaux-mouches à ceux dont le bec est droit. Le plus petit des oiseaux-mouches est de la grosseur d'une abeille.
Dans tous les passereaux des familles précédentes, le doigt externe est réuni à l'interne seulement par une ou par deux phalanges. La dernière famille, celle des sYNDACTYLEs , Comprend ceux où le doigt externe , presque aussi long que celui du milieu, lui est uni jusqu'à Vavant-dernière articulation. Les principaux genres de cette famille sont : les guêpiers , qui ont le bec allongé et arqué , et volent comme les hirondelles à la poursuite des insectes , et surtout des abeilles et des guêpes. — Les martins-pécheurs , qui se nourrissent du p.oissou
C366) (|ii'ik unissent en volant à la surface dé i'e&n\ fig
VI. 3i)- — Les calaos, grands oiseaux d'Afrique et iides, extrêinemenl remarquables par la grosseur i forme de leur bec , dont 1 intérieur est celialeux bec énorme est surmoDlé quelquefois d'une proi neace redressée ou arquée , qui l'égale lui-mcmi grosseur.
' Les grimpeurs sont les oiseaux dont le doigt est BB porte en arrière comme le pouce , ce qui leur d< une grande facilita pour s'accrocher aux branche! orbrt'ï, mais les gène beaucoup pour marcher su terrain uni. Ils ont donc deux doigts en avant, et deu arrière(llg. i, pi. 33), ce qui tes a fait nomnier ygi tyles. Les uns ont nn becgréle, et se nourrissent d ii tes et de vers ; les autres ont un bec gros et léger , i vent la plupart de graines et de fruits.
Ppincipaui. genres : les pies , ont un liée très-li comprimé à sa pointe, et propre à fendre l'e'corci arliiiis; uni; langue ii-ès-loiigue , cylindrique, visqii et lurminée par des pointes recourbées en arrière peuvent la faire sortir de plusieurs pouces hors di: et l'y retirer ; ils s'en servent pour percer les vers e extraire des fentes de l'éeorce. — Les coucous, ois emigrans, célèbres par leur instinct parliculier de dre dans tes nids élrangei's. L'oiseau auquel le nid piirticnt couve l'œuf, nourrit et élève le jépne co: avec autant de soin qu'il aurait fait de se$>»ropre: tils. — Les toucans A^ l'Amcrique méridionafe', rvcon sables à leur énorme bec , presque aussi sros et i long que le corps , et qui pèserait plus que lui , s'il tait d une substance celluleuse ; ils se nourrissent 1 tuellemeot de fruits et d'insectes ; la structure de bec les empêche de mâcher leur nourriture , et qi ils l'ont saisie , il la jettent en l'air pour l'avaler !H%ément. — \jÇi perroquets ont lebecgrosetrecourh langue épaisse et charnue ; ils se nourrissent de fi de toute espèce , et habitent les forêts de la zone ride. On appelle kakatoès ceux qui ont sur la tête
huppe, mobile ; loris , ceux qui ont des plumes rouges ; aras y ceux qui ont une queue longue et étagée, et les joues dénuées de plumes ; perruches , les espèces moindres que les aras, et dont les joues sont recouvertes.
QUATRIÈME OB1>RE, leS GALLINACés.
Les gallinacés sont des oiseaux pesans , à vol court ; à mandibule supérieure voûtée; dont les narines sont recouvertes en partie d'une pièce charnue , et dont les pieds de grandeur médiocre ont les doigts de devant réunis à leur base par une courte membrane. Leurs ai-, les sont courtes-, et leur sternum est diminué par de larges échancrures. La plupart couvent à terre sans faire de nids. Ils vivent principalement de grains , et avalent leur nourriture sans l'écraser. Quelques espèces ont les tarses armés d'un éperon pointu. Cet ordre renferme
Ï presque tous nos oiseaux de basse-cour. Nous citerons es grands genres qui lui appartiennent. Les pigeons : semblent tenir le miUeu entre les passereaux et les gai* liuacés. On les reconnaît à leur jax)ot très-ample , et à leur bec renflé par le bout , et percé à la racine par des narines couverte^ d'une peau molle. Ils vivent par couples , et construisent des nids (principales espèces : le ramier, le biset, la tourterelle). — Les paons : ont sur la tête une aigrette de plumes redressées et élargies au bout ; les tectrices caudales sont extrêmement longue.^ chez les mâles , et peintes à leur extrémité de taches brillantes en forme d*yeux. L'oiseau peut les relever à volonté , pour faire ce qu'on appelle la roue. Notre paon domestique est originaire de l'Inde , et a été apporté eu Europe par Alexandre. — Les dindons : ont la tête nue et couverte d'une peau mamelonnée, sous la gorge et sur le front des appendices charnus {caroncules) qui s'enflent et changent de couleur, selon les affections de l'oiseau; ils sont originaires de l'Amérique méridionale, bien qu'on les ait nommés coqs cTInde, parce que les Portugais appelaient autrefois le Brésil les Indes occidentales. — Les hoccos et les guans sont des gallinacés qui ressem- ])lent beaucoup au dindon : ils en diffèrent en ce qu'ils
ont snrialéte une huppe, qu'ils peuvent redresser â rolooté. Ils lialiilcnt aussi dotu l'Amérique niêridiotislt. Lcs/aiii"-' ■■ OQl les joues en partie dénuées de plaines eL garnies d'une peau rouge; ce sont en généi-alde lrès-I>eaux oiseaux dont la cliair est excellente. Leurtèlt t-sLordiuaircincntomée d'une liuppe soyeuse; lesinib .ont UD plumage beaucoup plus brillant que celui des femelles. On distingue dans ce grand genre : le coq cl U poute ordinaire, qui ont une crèiecbarnue sm- la lête, de» liarbittoRS de uièine nature qui pendent sous leur bec, et dimt les pennes caudales forment deux plans Terlil'aitiaduggesl'un à l'antre; tt\e% faisant propremenidiis, (]ui ont la queue longue, dtagée , et les pennes plojns ibaciine en deux plans et se recouvrant comme des toiu : leH plus belles espèces sont te faisan doré de la Chine, qui a la tcle ornée d'une belle huppe couleur d'or, ei 1 argus, ainsi nommé k cause des yeux qui sont peints sur toute l'étendue de ses ailes et de sa queue. Le faisan esi l'oiseau du Phase des anciens : on croit qu'il a été apporté dâ la Coldiide par les Argonautes , qui lui ont donné le nom du fleuve dont il habitait les bords. Les Chinois l'ont bennconp niulii|ilié, et il est souvent npri''sent(' sur leurs papiers et leurs porcelaines. Onl'elèvi' .-lujourd'bui dans toute l'Europe, dans des parcs qui lui sont eï^clusivement consacrés. Les poules, qui sont originaires des Grandes-Indes , présentent un grand nonibre de variétés : elles remplissent aujourd'hui les basses-cours dans tontes les parties tiu monde. Le inàle, qu'on appelle coq, se distingue par de longues pi unie=i droites qui se recourbent en aie sur sa queue ; il a uu diant particulier , qu'il fait entendre surtout pendant b nuit. Un seul sufSt à vingt poules. Il ne prend aucun soin des petits. La poule ne couve qu'une fois par au une vingtaine d'œufs, qu'elle pond jour par jour dans un lieu retiré : après chaque ponte, elle fait entendre un cliai'i nnalogue à celui du coq. Les poulets ne peuvent f^iiu' des petits qu'à siï mois. Les coqs et les poules ont qiu-1quetnis leur crèle remplace par nne huppe de ptuinei^- — Les pintades, que les anciens nonunaient poules de Mèléagre ou deNiimidie, sont des oiseaux originaires d'AfriijuR, crpriuripalumeuidu paysd'Alger; ils ont U
tète nue, des barbillons chamusaubas des joues, la queue courte, et une proe'minence osseuse recourbée en arrière sur le crâne.
Les tétras : se reconnaissent à une bande nue au-dessus de l'œil , dont la peau est ordinairement d'un beau rouge. On divise ce grand genre en plusieurs petites tribus qui sont : les tétras proprement dits , à tarses garnis de plumes ( coq de bruyère ; gelinotte) ; les perdrix à sourcils rouges , et à tarses nus armés d'nn e'peron ou ergot cbez le mâle ; les cailles^ plus petites que les perdrix, sans sourcils rouges et sans épei'on. Les tétras proprement dits habitent les bois des contrées du Nord, et surtout des pays couverts de neige. Le coq de bruyère est quelqueK)is supérieiur au dindon pour la taille : il niche dans les bruyères et les nouveaux taillis, et se nourrit de feuilles et de bourgeons. La gelinotte est tout au plus de la taille d'une poule. On donne le nom de lagopède ou perdrix de neige^aux espèces dont les pieds sont garnis de plumes jusque sons les doigts, et qui deviennent blanches en hiver. Tout le monde connaît les perdrix grises, qui nichent au milieu de nos, champs , où elles vivent par paires ; sur la fin de l'été, elles se réunissent en compagnie plus ou moins nombreuses. Les tailles sont plus petites que les perdrix : elles ont le dos brun onde de noir, et le sourcil blanchâtre. Cet oiseau devient très-gras , et dispar«nît en hiver : quoique trèslourd , il traverse alors ta Méditerranée d un seul roi , en choisissant Je vept favorable.
CTKQUIÈME OEDRR, leS ÉCHASSIBRS.
Les échassiers, ou oiseaux de rivage, ont les pieds ou les tarses très-longs, les jambes nues pai' en bas, le cou et le bec allongés (fig. 4^ pi- 33)^ ce qui leur permet de marcher à gué sur le bord des eaux ou dans les ruisseaux et les marais, pour y chercher leur nourriture qu'ils pcl'hent au moyen de leur long cou et de leur bec. Ceux qui ont le bec fort vivent de poissons ou de reptiles ; ceux qui l'ont faible , de vers et d'insectes. Quelques-uns se contentent de graines et d'herbages, et v vent alors éloignés des eaux. Ces oiseaux peuvent se tenir des heures
( J7. ) entières sur un seul pied; ib étendent leurs ji arrière lorsqu'ils voient , an contraire «les autm' reploicnt sous k'veutre. Le plus souven t leurs (ieiï£i externes sont reunis à leur base par une courte tnembrane. On divise cet ordre en cinq tribus.
i". LesDiiËviPENnEii,oules oiseaux à ailes trop cootIei pour pouvoir voler, et (jui n'ont point de pouce (fig. 3; Principaux j^eni-es ! les autruches, dont les ailes , revêtues de plumes molles, flexibles, et pendantes , sont assez longes pour accélérer leur course, i^ui est plusrapide que celle des meilleurs chevanx. L'autruche est le plus gros des oiseaux connus : son bec est plat , sa léte petite et portée par un cou long et grêle ; ses jamhes sonl très-liaules et IrËs-forlcs. Les plunies du croupion pourvues de longues barbes fines et douces , servent à faire des panaches. Les femelles pondent leurs œufs sur le sable : on prétend qu'elles ne les couvent point dans les pays trës-cliands , où la cbaleur do soleil sufBt pour icf iaue ^clore. Ces œufs sont très-gros, et pèsent près île trois UrrCs-Oaconualt deux espèces d'autmche: t' L'antruclie de l'ancien continent, dont les pieds n'ont qiic deux doifîlsdig, 3 a, pL Slj.l'exlcme plus court que l'auii'e et manquant d'ongles. Elle vit en grandes Irnnpe^ danslt^s déserts sablonneux de l'Afrique, et atteint ju^ qu'à huit pieds de bauteur. Elle se nourrit d'herbaj^eî et de graines , ne mâclie point ses alimens , et avale id' distinctement des cailloux, des morceaux de métal, etc.. lorsqu'on la poursuit, elle lance des pierres en arrière avec beaucoup de vigueur. 2° L'autruche d'Amérique, qui est de moitié plus petite, et se dislingue p»r ses pieds h trois doigts, tous munis d'ongles (fîg. 3 b). Elle est d'un gris uniforme, une ligue noire descend le long de la nuque du mâle. On la trouve abondamment dans le sud <te l'Amérique Méridioanle. — Les casoars d'Asie et delà Nouvelle-Hollande, gros oiseaux dont les plumes ont des barbes si-courtes, qu'elles ressemblent à du poil ob à du crin; ils ont des ailes plus courtes que les autruches, et qui leur sont totalement inutiles pour la course ; les pennessatis barbes ressemblent à des piquans, et l'oiseau s'en 8er[ pour sa défense. La tête et une partie du tou sont nus, m colovcs eu rouge et en bleu j de chaque coté
pend un barbillon charnu. Le sommet est muni d'un cas^ que osseux de couleur brune ; leurs œufs sont plus allongés et moins gros que ceux des autrucbeS : la coquille est verte extérieurement et d'un blanc d'ivoire en dessous. On profite de cette disposition pour y tracer des dessins en camée.
2". Les pBEssiROSTREs, à bec médiocre, à hautes jambes sans pouce, ou dont le pouce est ti^op court pour toucher la terre. Principaux genres : les outardes, qui ont avec le port massif des galunacés, les tarses élevés et les jambes nues des oiseaux de rivages. Ce sont les plus gros oiseaux de l'Europe. On en connaît deux espèces : la grande outarde, dont le plumage est sur le dos d'un fauve vif, traversé d'une multitude de petites traces noires, et grisâtre sur tout le reste ; et la petite outarde , ou cano-
Eétière, qui est brune , tachetée de noire en dessus , et lancbâtre en dessous. Elles vivent de grains, d'herbes et d'insectes. Leur chair est très-estimée. -- Les plihi^iers y dont le bec comprimé est un peu renflé piar le bout : ce sont des oiseaux de passage, qui viennent dans nos plaines en automne et au printemps , et parcourent en grandes troupes les prairies, en frappant la terre de leurs pieds, pour en faire sortir les vers dont ils se nourrissent. — Les vanneaux , qui ne diffèrent des pluviers que parce qu'ils ont un pouce ; ceux qu'on voit en Europe sont de jolis oiseaux, de la taille du pigeon, qui se distinguent par une aigrette de plumes longues et étroites , qu'ils portent derrière la tête. Ib arrivent au printemps, vivent dans les champs cultivés, et partent en automne. — Les kuitriersj dont le bec d'un rouge de sang est comprimé en coin , et assez fort pour leur permettre d'ouvrir les coquilles bivalves dont ils se nourrissent ; leur plumage, varié de noir et de blanc, leur a fait donner le nom de pies de mer,
y. Les eu LTRi ROSTRES, à bec long et fort, en couteau, c'est— à -dire tranchant et pointu. Principaux genres : les gruesj qui ont le bec droit, peu fendu, et la tête presque chauve. On distingue parmi elles : l'agami, ou 1 oiseautrompette , de l'Amérique méridionale, qui s'apprivoise aisément et s'attache comme le chien ; l'oiseau royal ou la grue couronnée^ qui a une aigrette de soies jaunes sur
U l£u ; )a demoiwlle de Nunrîdie, ([uï a une loafTedelon- KUc»[>luinesbbncLesdccKaquecâtedel3léte;lagruecciinuiiuiL-, de coideur cenditieiliaute de plus de quatre pieds. ft qui a de grandes plumes frisées sur le croupion ; cet oi- •teausc rcit't chaque automne dans les pays chauds en Uoa- ]ic« innomlirablcs ei liieu ordonnées. — Les hcroiu, qui unt febt-c feudu jusque sous les yeux, el l'ongle du doigt du milieu denteli! à son bord iulenie : ils se nourrisseni de grenouilles et de poissons. Les principales cspècn sont : Ir tieroa commun, d'au ceudre bleuâtre, avec les prunesdus ailes noires, et sur la tête une huppe de tnémi; couleur ; l'aigrette , qui est toute blanche , et dont les
K lûmes de la liuppe sout reelierehées pour les pauachirs: : bulor , qui se tient dans les roseaux et se fait remartjucr par une voix très-forte. — Les cigognes, qui diffèrent des lierons, en ce que leur ongle du milieu u'esl tiu dentelé, et que leui' œil est moins près de la base du IKC. L'^pècc coiuniuae est blanche, avec les pennes dis r a^ss noires, le bec et les pieds rouges. Elle vit dans les ^ iKLar^ragea du nord de l'Europe, où elle se nourrit de crapaudii, de grciiouillps et an serpens. Elle niche de l.n-l-,-r.-o.x-^ur k'sioitsi-i les sommets des clo<:liers.Elk' ipiitte nos climats eu hiver, et se rend en troupes nom- Itreuses dans lespajs chauds. — Les beci-ouverls dont les mandibules ne peuvent pas se joindre par leur partie wojenuc, lorsque le bec est feriné. — Les spatules, qui liicnt leur nom de la forme de leur bec, aplati et dilaté .1 son extrémité en forme de spatule d'apoibicaii-e, — Les Jlammans aaphénicoplères, dont les ailes sont d'un rouge do rose vif, et aui se distinguent aussi par la forme sinf;ulière de leur Dec, qui représente à peu près celui des canards, mais coudé au mdieu. Cet oiseau est répandu diins tous les climats chauds et tempères ; il fait dans les marais un nid de terre élevé, et se met à cheval suc ce nid pour couver ses œufs.
/,". Les LosGi ROSTRE* , A bcc grêle, long et faible, qui ne leur permet guère que de fouiller dans la vase, pour y chercher les vers et les insectes. Tels sont les ibis, oiseaux il bec arqué, qui se nourrissent de reptiles, etque révéraient les anciens Égyptiens. — Les courlis d'Eujopcqui ont pareillement le bec ^rqué vers le bas. —
Les bécasses, qui ont k bec droit , et le pouce assez allongé pour le poser à terre en marchant. — Les af^ocettes^ qui ont un bec pointu, allongé et recourbé en dessus.
5°. Les M ACRODAGTf LES, dout les piedsont dee.doigts fort longs, sans membrane intermédiaire. Tels sont : les jacanas, oiseaux d'Amérique, dont les ailes sont armées d'un éperon. — Les rcues , qui ont un bec comprimé pointu, et le corps aplati sur les côtés ; ces oiseaux volent mal, mais courent très-vite ; leur chair est excellente. — hesfoulques ou. poules d'eau, qui ressemblent aux râles, mais qui s'en distinguent par une plaque nue placée sur le front à la base du bec ; leur chair est très-estimée.
SIXIÈME OROAE , leS PALMIPÈDES.
Les palmipèdes ou oiseaux nageurs, ont les pieds faits pour la natation , c'est-à-dire , placés tout-à-fait à l'arlière du corps , très-courts, et palmés entre les doigts, (fig. 5 et 6, pi. 33). Leur plumage est serré , et imbibé d'un suc huileux, qui le garantit contre l'humidité. Ils se tiennent habituellement sur les eaux, et vivent de poissons et autres productions aquatiques. Leur corps est ordinairement allongé, ainsi que leur cou ; la glande que tous les oiseaux ont au-dessus du croupion et qui secrète le suc dont leurs plumes sont imbibées est considérable chez les palmipèdes. Ils se frottent le bec de cette huile, qu'ils portent ensuite sur les autres parties de leur corps. Ordinairement les mâles ont plusieurs femelles : celles- ci pondent un petit nombre d'œufs qu'elles couvent seules, et les petits vont à la recherdie de leur nourriture aussitôt qn ils sont nés, comme ceux des gallinacés. Cet ordre se subdivise en quati*e familles.
1*. Les PLONGEURS OU BBACHYPTÈREs, à ailcs très-courtes, à pouce libre ou nul, et à bec non dentelé. Ils ont les pattes beaucoup plus en arrière que les autres oiseaux, ce qui les oblige à se tenir à terre dans une position verticale ; il ne peuvent guère que nager et plonger. On les Ï>artage en trois genres : les plongeurs ou grèbes , dont e bec est droit , pointu, comprimé par les côlcs, et qui n'ont point de queue ; on les trouve à'ia sujrface des lacs
C 374 ) et des étangs. — Lespinguoms, dont le bec «tl en travers, et dont ies pieds entièrement pain quent de pouce ; ils ne volent point du tout , perp^luclk-nient sur l'eau ; ib habitent les niew da Nord — Les manchots, qui sont encore moins aîle's que les pingouins ; leurs ailes sont de simples moignons qui resseiu bleot à des nageoires; leurs plumes ont plutôt l'apparence de poils. On ne les trouve que dans les mers du Sud.
2*. Les LOSOITENSES OU
bautc mer, à ailes très-longues, à pouce libre ou nul, d à bec sans dentelures. Tels sont : tes pc(reh, ou ofiemir de umpfle, qui ont un bec crochu par le bout, et doni les pieds u'ont au lieu de pouce qu'un ongle implanlc dans le talon . Ce sont de tous les oiseaux nageurs ceiu
i se tiennent le plus constamment tlloignés des terre.
maichcni sur l'eau en se soutenant de leurs ailes , c | quileuravalule nom de/)i?/reif (pelitPierre). L'espèw j la plus connue et qu'on nomme particulièremeat Youeca 1 de temple, est de la grandeur d'un pinson. Lorsqu'une ■ tempête incn.icc, ces oiseaux se rassemblent en troupes, ( et cherchent un abri sur les vergues des navii'es, ce mii ( est un mauvais présage pour les matelots. — Les alia- Irosjes, qui n'ont point de pouce, ni l'ongle qui en tient lieu chez les pétrels; ce sont des oiseaux plus gros qQf ! nos oies, qui ont uii bec fort et tranchant, et qui se nour- i rissent priueipalement de poissons ; ils habitent les meis 1 Australes. L'espèce la plus connue des navigateurs esi I celle qu'ils ont nommée moiilon du Cap , et que les Adglois appellent vaisseau de guerre. — Les maufes, mouiitet on goélands, qui ont un pouce très-court, le bec com-
frimé, la mandibule supérieure arquée vers le bout, ei ' inférieuve formant en dessous un angle saillant. Ce son! des oiseaux lâches et voraces, qui fourmillent sur les rivages de la mer [ les grandes espèces surpassent la Uille du canard. — Les hirondelles de mer, qui ont les pieds courts, les ailes très-longues et la queue fourchue; leur Tol est semblable à celui des liirondcUes, et elles prennent les petits poissons en rasant la surface de l'eau. — Les becs-en-dseaux ou coupeurs tTeaii, ([ui se distiugueni de tousleao'iîeaïiiLf^ïWcQnrQrmationde leur bec, dont
la mandibule supérieure est beaucoup plus courte que l'autre ; ils ne peuvent se nourrir que de ce qu'ils relèvent avec leur mandibule inférieure qu'ils tiennent enfoncée dans l'eau, en rasant la surface du liquide.
S*'. Les TOTiPALBiES, àpieds dont les quatre doigts sont unis par une seule membrane (6g. 5, pi. 33) : ce sont les seuls palmipèdes qui se perchent sur les arbres ; ils sont bons voiliers , et nagent moins que les autres , quoique leurs pieds soient plus parfaitement palmés. Tels sont : les pélicans, à bec long, aplati en dessus, et garni en dessous d'une membrane en forme de sac, qui sert à l'animal à tenir de l'eau ou du poisson en réserve. Ce sont des oiseaux plus gros que les cygnes, qui fréquentent la mer et les eaux douces. — Les cormorans , à bec com-
Srimé , crochu par le bout, et à queue arrondie ; ils sont € la taille de Foie, et d'un noir uniforme; on les trouve communément sur les côtes de l'océan. — Les frégates, à long bec très-crochu par le bout , et à queue fourchue. Ce sont de tous les oiseaux de mer ceux qui volent le mieux : ils ont jusqu'à quatorze pieds d'envergure ; leur plumage est pareillement noir. — Les fous, à bec presque droit , pointu , légèrement denté , et à queue égale , ne dépassant pas les ailes. On les a nommés foiu à cause de la stupidité avec laquelle ils se laissent tuer sans même cherchera s'envoler. — hespaUle-en^queueyOn oiseaux du tropique, qui se reconnaissent aux deux pennes du milieu de la queue, qui sont étroites et aussi longues que tout le corps, et oui de loin ressemblent à une paille ; leur grandeur est celle d'un pigeon; ils sont très-connus des navigateurs, parce que , ne sortant point de la zone torride, ils leur annoncent le voisinage du tropique.
4^. Les LAMELLiROSTREs, à large bec, dentelé ou garni de lames sur ses bords , à pouce libre et à ailes médiocres ; te bec , quoique très-épais , est mou : il est revêtu d'une peau plutôt que d'une véritable corne , ils vivent plus sur les eaux douces que sur la mer , et se nourrissent de graines, d'herbes ou de petits animaux ; les dentelures ou les laines qu'on remarque sur les bords du bec, paraissent destinées à faire passer Peau comme par un tamis, quand l'oiseau ^ saisi sa proie. Tels sont : les cygnes^ dont une espèce (le cygne blanc à bec rouge) est
(3:6) e domestique. Ce bel oiseau TÎt de poisson el An
is; les cygnes sauvages nichent dans le Nord, sur
s elangs, an milieu des ioncs; le chant du cygiipàsa (ort n'est qu'une fable. On a découvert à la Rouielledlande une espèce de cygne à pluinage noir. — Le; (, dont le bec est aussi long que lu tète, et qui varieoi couleur dans Veut de domesticité. Elles vivent J'hsri et de grainesj les oies sauvages ont un pluma^ .8 et nichent dans le Word : elles se rendent l'birer en [ grandes troupes dans nos climats. — Les canards, qui ont le bec moins haut que large à sa base, et aussi lac^ à son extrdmltë que vers la tète ; ils varient en coukiir dans nos basses-cours, comme tous nos animaux, doiantiques ; les canards sauvages viennent chez nous en liver, en grandes troupes qui volent en triangles, —Lt^i eiders, espèces de canard au Nord, qui fouraît le duiel |>rëcîeus connu sous le nom à'édrcdon. — Les larcdlv, jietiies espèces de canard variées de gris et de bruD,ii uni sont communes sm' les étangs. — Les Aor/», qui oui i^bec plus étroit que les canards avec des dentelures plu •igUëa : il ne vivent que de poissons et font beaucoup At dégâts dans les éianga; les peûtes cspèce.s sont c< sous le nom de pic t les.
TROtSlÉME CLASSE , LES HEI>TILES
Animaux ovipares , à peau nue ou couverte d'écaillci, à »ang rouge et froid, resnirantpar des poaruons, duii' ils peuvent à volonté ralentir ou suspendre l'aclioB, ayant une circulalton pulmonaire incomplète et un weui A un seul ventricule , disposé de manière à chasser imt |3artie du sang qu'il reçoit vers les poumons cl le re^ii' dans toutes les parties du coips. Les uns n'ont poiut it membres du tout, et ne se meuvent qu'en ranipant : h autres ont des pieds si courts, et tellement replop l'outre le corps , dans le sens perpendiculaire h l'épinf. que leur ventre traîne à terre : de là la dénoniinaiiomii' reptiles. Ces aninianx ont des habitudes géneralemeut paresseuses ; ils ont la faculté de plonger très- Ion g-teiiip>< lie demeurer enfouis dans la vase, ou dans les trous ou t'air n'a poincd'accès. Ils peuvent restei un temps coi >^i'
<1eràble sans prendre de nourriture ; dans les pays froids ou tempérés , ils passent presque tout Thiver dans Ten- ^ourdissement. Comme ils ont une trache'e-artère et un larynx , ils peuvent presque tous produire une voix ou un son. Plusieurs espèces ont les côtes libres, ou sont même tout-à-fait privées de côtes , ce qui leur permet de s'enfler parfois excessivement ; et comme elles ont aussi les mâchoires dilatables , ainsi que l'œsophage , elles avalent souvent des proies plus grosses qu'elles. Les reptiles ont une force considérable de reproduction, c'est-à-dire qu'ils possèdent à im haut degré la faculté de reproduire certaines de leurs ])arties, quand elles leur sont enlevées. La queue des lézards, les pattes des salamandres renaissent , après qu'on les a coupées. La plupart de ces animaux changent de peau de temps en temps, c'est-à-dire se dépouillent de la couche épidermique superficielle que remplace une nouvelle couche née en dedans de la première. Quelques espèces ( certains serpens), ont pour armes un venin très-violent, qui est sécrété par des glandes propres situées sous l'œil, et qui est conduit et inséré dans la plaie par des dénis aiguës , percée d'un petit canal qui communique avec ces glandes. Aucun reptile ne couve ses œufs , qui sont presque toujours abandonnés de la mère , immédiatement après leur émission. Ceux des reptiles écailleux , dont la fécondation a lieu avant la ponte, sont revêtus d'une coque dure. Au contraire , ^ eux'des reptiles à peau nue ne sont fécondés qu'après la ponte , et n'ont qu'une enveloppe molle et glaireuse ; ils éprouvent des changemens à l'extérieur. Le jeune sujet naît dans un état imparfait ou sous une autre forme que celle qu'il doit avoir ; il subit une véi itable métamorphose.
D'après ces différences , qui sont en rapport avec celles de renvelo])pe extérieure de l'animal , on peut diviser les reptiles en deux sous-classes : les reptiles à peau nue et à métamorphoses , dont le cœur n'a aucune oreillette, ou les BATRACIENS ( Ics ampliibicns de M. de filainville) ; et les reptiles à peau écailieuse et sans métamorphoses , dont le cœur a aeux oreillettes. Ceux-ci se subdivisent, d'après les membres et l'enveloppe extérieure du corps, en (rois ordres , qui sont : les ch^-loniens , les sauriens ,
et U« armnutys. Les batcaôew Honnent à eoi Mub le qiuirieiue nrdtc d« U giantle classe des reptiles.
Les chtlonitm (ou les lorta^i) onl pour d«s niècfamres un£ dents, rerèiaes de eoree.nat carapace- Lear corps est enfernir daus on double bM- Hier osseux, qui ne bisse pa»f«T aor-defcors qaekv tête , lear cou , leur (ruene et leur» qiutre pieds ( %. t. pL 34 j - C'en le tmoclier saperiear qu'un nomme r«*pact : il est fbnné par les eûtes , soudées entre ella fl axec les TertêLres dorsales ; le bouclier inrenear, otmm idaiifiiH, est forme de plaques qui représentent te slnnoiD. Ces detu enveloppes ossenses sont imioédiitement recooTertes par là peau , ou par des lames éoilleuscs rapprocliées comice les leoilles d'un parquet m se recoDvrant comme des toiles , et dont le nonibRl'ordre et b figure sont fixes dans diaque espèce [ta lames fournissent l'ëcaillc etnplorée dans les aru;. L'épaule et tous les muscles duljMs et di d'être altaeliés sur lescôles el sur l' épine, lOiumecM' i les autres animaux, le sont en dedans. Il eu est <Jn même des os du bassin et des muscles de la cuisse. \ji 1 deux épaules forment uu anneau dans U-quel pasitsi I l'tesopbage et la trachée-artère. Les cLelonïens toui trè&-vivaces : il k-ar^aut p(.'U de nourriture, et il' peuvent passer des mois entiers et inèmc des année* sans manger. Ils se nourrissent eu général de végéiaus On divise les tortues eu tortues de terre , tortues d'eas douce et tortues de mer. Les lortuer de terre sont les t(rilables tortues : elles ont la carapace Iiombee, les doigtcourts, égaux et rcunis en moignon. L'espèce la plu' commune en Europe est la lorluc grecque que l'oii troun | en Grèce, en Ilalit' et en Sardaiane. Elle se tient daBÎlf lieux secs etsur les hauteurs; elle mange des fruits, ^^ insectes et des vers. Sa carapace est recouverte d'écaillo noiresetjauDes, marquéesde stries. Uneautre espèce <lc> pays chauds cstia ^omélrigae .• c'est une jolie petite tortue à écailles noires , dont chacune a dans son milieu uw tache blancVic d'où^neni des rayons de tnème couleur :
Parmi les tortues dteau douce , qui oui les doigt plusr ou moins distincts , et palmés , on distingue les émydes^ dont les mâchoires sont convexes et tranchantes; elles sont généralement de petite taille y quelques-unes sont à hotte, c'est-à-dire que leur plastron est divisé en deux battans par une articulation en charnière ; une des espèces d'émydes les plus répandues est la bourbeuse, qui est brune; elle vit dans les rivières et les marais, et se nourrit d'insectes et de poissons.EUe s'enfonce pour passer l'hiver dans l'engourdissement. Cette tortue est commune dans le midi de la France. On la met dans les jardins pour y détruire les vers et les insectes. — Les chélydes ou tortues à gaeuhy dont ta carapace est très-petite, la bouche plate et sans bec de corne , et dont le nez se prolonge en une petite trompe. — hes trionisjon tortues molles, ainsi nommées , parce qu'elles n'ont que trois ongles , qu'elles sont sans écailles , et qu'elles n'ont qu'une peau molle trèsépaisse pour carapace et pour plastron. Leur nez se pro* longe aussi en une petite trompe.
Les tortues de mer ont les doigts très-allongés , aplatis et réunis en nageoires ; on les nomme chélonées. Leur enveloppe est trop petite pour recevoir leur tête et surtout leurs pieds. Principales espèces : la tortue à cuir, ou le luth ae la Méditerranée ; c'est la plus grande espèce. Sa longueur est de sept à huit pieds , et son poids est souvent de plus de i2too livres. Elle n'a point de plastron apparent ; sa carapace est sans écailles, revêtue d'un cuir brun et marquée de cinq arêtes saillantes. — La tortue franche ou tortue perte , dont la chair et les œufs sont très-estimés, et presque aussi grande que la précédente. Elle pait en grandes troupes les algues du fond de la mer, et se rapproche des embouchures des fleuves. Elle dépose ses œufs dans le sable au soleil. — Le caret , dont les écailles se recouvrent comme des tuiles ; c'est cette dernière espèce qui fournit Técaille employée dans les arts. Elle se trouve dans toutes les mers des pays chauds. L'écaillé est une substance cornée , très-dure , et susceptible d'un beau poli. Sa couleur varie du brun au rougeàtre et au blanc : l'écaillé blanchâtre est plus recheroiée, et se nomme écaille blonde. Ou ramollit
'cetlp sBMtnnce, au pointée pouï^ir la monW, rnlil aiit cliiuQi-r dans l'<;auix]uUlaDiu ou dans l'Iiuik
xiËNB oBinri, le» s
Le* laurieni ( ou les Uiords ) ont le corps atloijc [milé lur des jambes très-basses ( )e plus souveoia niiiitbre de ijualrc , i]uelquefuis de deux } ; la peau érû' levai ou chagrinée, des ongles, des dents, des pur piùri!* ; an* laÂultoiies à bi-auclics réunies ou non ilil» tables ; uue queue IrËs-longue , tantàt ilistincte du trou. «l UiilAt cuiifoiidue avec lui , c'est-à-dire presqueaua ^laiise à sa base que le corps lui-iuèmc ; tanlôc a» |Hiinée latéraleiuent pour servir de Dagcoîre, etUiA Hroadie. Tous ebungent d'épideraie à cliaque pmtemps; ils se uoumsseut de innlières auitnales, ' coimue les lortucii, ilsdeposeulleui-s œid's dans U 4U daus le sftble.
k ' On B subdivise l'ordre des SBuriens en six rBiailln.1)'
(ire iDt file est celle des crocodiliens {émxdo-taurieni, it iiaiiLville) : u; so.U des a.iimami .l'unu f-iande slati.re, doni la queue est a]ilalie par les l'ôlés ; qui ont les pieils de derrière palmes, la léti: plaie, les miïclioii-es arlicolees tout-à-lait eu arrîÈie; les nariii^'s ouveitcs surk bout lia njuseau, par deux fentes en croissant trot ferment des valvules ; le corps couvert de fortes écaillM carrées, dont plusieurs ont des arêtes saillantes n dessus. lisse tiennent danslescaux doutes , sont crufls et carnassiers, ue peuvent avaler dans l'eau , maû noient leur proie, et la laissent putréâei' avant de li manger. On distingue comme genres principaux : If imanliles du Nil, à museau ipédiocre , à dents inégales et qui ont des crêtes dentelées sur la queue : ils parviennent jusqu'à vinet-cinq pieds de longueur ; le» gifials, ou crocodiles du, Gange, qui ont le inusenu grêle allouée , et les caïmans d'Amérique , oui ont If
très-allonge , et les caïmans d'Amérique , qui ont If iseau large et coui't.
La deuxième famille est celle des lacrbtiens : » iimaux ont cinq doigts à tous les pieds, une langui
liiiûce , extensible , et terminée par deux longs filets < comme celle des couleuvres ou des vipères. Ils sont fort innocens , et se font remarquer par leur agilité et leurs formes élégantes. Leurs écailles sont disposées, sous le ventre et autour de la queue y par bandes transversales et parallèles (fig. a, pK 34). On les subdivise eu deux genres : i° Les monitors ou tupinambis , dont la queue est comprimée latéralement, ce qui s^accorde avec leurs liabitudes aquatiques ; on les a appelés monitors ou sam^egardes, par suite du préjugé qui a fait dire qu'ils avertissaient Vliom me par leurs sifflemcns de l'approche des caïmans et des crocodiles. ?.° Les lézards proprement dits, dont la queue est ronde , et qui ont un collier formé par une rangée transversale de larges écailles ; la queue oe ces lézards est composée d'anneaux qui se détachent très*facilement : la partie rompue remue long-temps après •avoir été séparée du corps. (Principales espèces : le lézard vert ; le lézard gris des murailles).
La troisième famille des sauriens est celle des igoa- NiENs, qui ont la forme générale des animaux de la fa— mille précédente , mais qui s'en distinguent en ce que leur langue , non extensible , est épaisse , charnue et -échancrée seulement vers son extrémité. Nous citerons parmi les genres que l'on y rapporte : les stellions , à queue épineuse; les iguanes de l'Amérique méridionale, remarquables par la crête qu'ils portentsur le dos , •eX par le fanon ou goitre dentelé en scie, qu'ils ont sous la gorge. — Les basilics d'Amboine ou de Java, cpii ont pour caractère distinctif une créle ou espèce de nageoire verticale , soutenue par des rayons osseux et placée sur la queue; une espèce porte en outie sur la tête une sorte de capuchon ou de couronne ; ce sont des animaux craintifs et tout-à-fait innocens. — Les dragons , dont les fausses côtes s'étendent en ligne droite et soutiennent des prolongemens de la peau, formant de^ espèces d'ailes analogues à celles des chauve-souris, ' mais qui comme elles ne s'attachent point aux membres; ces ailes ne servent pas positivement au vol, mais elles soutiennent l'animal comme un parachute, lorsqu'il saute de branche en branche ; le;* dragons sont des êtres fai-
(Sfc)
», At petite taille, aussi innoceDS que les basi]îcs;ll| e nourrissent d'iosectes.
'•^ hi quatrième fauùllc est celle des geckotizhs , les <loif{l3 sont garais en dessous d'un disque élargi Mftd ; ce sont des aaiinaux hideux, à tète plate, àveDtrc aplati, à pupilles ooclurnes et à ongles rétraclib comme Its chats i il se tiennent de préférence dani le lieux obscurs , se cramponnent sur tes corps les plus h ■es, et poursuivent leur proie sur les uiui-s et jusque un les plafonds de» apparteinens. Priscîpal genre : ies^w- Aoi, petits animaux non nuisibles, et se nourriiful d'insectes.
1^ cinquième famille est celle des cahéléohs, peDB sauriens , dont la lète est anguleuse , le corps cotnprioii. et termine par une queue prenante , recourbée en àetsous, et dont les doi^ sont réunis en deux faisceiu opposés , comme dans les oiseaux grimpeurs. Ils wor vent clianser de couleur, selon leurs passions ou leon beaoins ( lia vivent de mouches qu'ils attrapent, en daidant sabîlemenl sur elles une langue gluante.
La sixième famille est celle des srmcoïniENS , ou de) saui ieiis à pifdï irès-couils , dont la (|Ufue «t le cou it confondent presque aïec le tronc, ce qui leur doDut une certaine ressemblance avec les serpens , et doutlt corps est couvert d'écaillés égales et imoriquécs. Principaux genres : les scùigues, les seps , les chalcides , qui ont quatre pieds ; les bipèdes, qui sont privés dos pi^di de devant ; les bimanes, qui manquent des pieds de derrière.
Les ophidiens (ou serpent) sont tous les reptile» sans pieds, dont le cotps trÈs-allongé se meut au moyen i« i-eplis qu'il fait sur le sol (fig. 3 , pi. 34). La plupart util des yeux sans paupières distinctes, fixes et meuacan!;; la gueule très-feiidue et susceptible d'une grande ililaLitioD. Ils ont des dents aiguës, destinées à retenir leur proie vivante , «u Ijieu des crochets k venin. Tous changent d'épiderme au moins u»e fois par an. I.ciir
voix est une sorte de sifflement lent et sourd. Ils se nourrissent de substances animales et digèrent fort lentement. Ils habitent en ge'néral les lieux obscurs, humides et chauds. Il en est de terrestres et d'aquatiques; plusieurs sont exclusivement marins. On les divise en trois familles.
La première est celle des anguis : ce sont pour ainsi dire des sauriens dépourvus de pattes ; ils ont le dessus et le dessous du corps également e'cailleux, et leurs écait les sont imbriquées. Principal genre : les ort^ets^ animaux faibles et innocens , qui se nourissent d'insectes et de vers ; lorsqu'on les prend avec la main , ils se raidissent avec tant de force que souvent ils se cassent , ce qui les a fait appeler serpens de t^erre.
La deuxième famille est celle des vaais ssrpens , qui comprend les genres sans sternum, ni vestiges d'épauTe ; elle se subdivise en deux tribus : celle des douhle-mar" .clieurs, dont les mâchoires ne sont pas dilatables, et dont la tête est toute d'une venue avec le reste du corps, forme qui leur permet de marcher également bien en avant et en arrière, (ex. : le^ cuMphisbènes) ; et la tribu des serpens proprement dits, dont les mâchoires sont di* latables , et qui ont sous le ventre ou sous la queue des écailles beaucoup plus grandes que les autres , et qu'on jiomme plciques. On les subdivise d'après des caractères tirés de l'absence ou de la présence des dents venimeuses, ^t de la disposition des plaques ventrales. Les serpens non venimeux constituent deux genres principaux : les boas y qui ont au-dessous de la queue des plaques simples , et les coideui^resy qui ont des plaques doid)les ou rangées par paires. Ces serpens ne sont redoutables que pour leur force et leur agilité. Les plus grandes espèces appartiennent à ces deux genres. On distingue parmi les JDoas : le dei^in ou boa étouffeur, et le boa anacondo, qui liabitent les contrées chaudes de l'Amérique du sud. "Ces sei*pens parviennent à plus de trente pieds de long. Ils se nourrissent de quadrupèdes qu'ils avalent après les avoir étouffés , et leur avoir brisé les os en les serrant dans leurs replia tortueux. A l'aide de ce broiement préalable , et de 1 énorme distension que peuvent prendre leurs mâchoires , ils avalent des gazelles , des chè~
■'♦tCT.âw biehei. Mais c«ne dégluluiOn est lente «ji#wble, et ils passent ensuite )e temps de la digesùas ihni une torpeur sinf^ulièie. Parmi les couleuvre, le python lie Java , qui est comparable aux boas pont \i ÛîIlBetpourb force; Xe-icouieiures proprement diles,i\ovX la taille ne dépasse pas la moyenne , et qui ont toujosn iee écailles du dessous de la lêle autrement figurëis que celles du dos ; on en connaît plus de deux cents espaces, qui se font remarquer par ri^legance de leurs fbrniif et la vÎTacii»! de leure couleurs. Ce sont des serpens trëiiiinocens, d'un naturel très-^oux, et susceptibles d'élre apprivoises ; ils se nourrissent de grenouilles, d'insecits, dceufs et même de petits oiseaux. Les principales e»pëces sont : la couleuvre à collier, qui est très- corn musc dans nos climats, et que l'on mange en quelque» endroit) sous le nom d'aneudle de haies; la verte eljimim;)t lute; la quaire-rmei. Les serpena venimeux se subditiaent en venimeux à pliuieurs deals maxillaires, et en tcnimcnx â crochets isoles. Aux premiers se rapportent la hjrtlrM oa serpens if eau icfatae camprimétf (^hrtlropkùii pélaraîdet ). Les serpefls venimeux par exceflence soW rt:u\ (jui ont di*s crochets iiotés : le bord eïtéric-urili.k'ur mâchoire d'en haut n'est pas garni de dents, comiur dans les espèces précédentes ; il ne porte que deux dent" aiguës, en forme d'épinps recourbées, et percées d'un petit canal qui verse le venin dans la morsure : c'e.st (t qu'on appelle les crochets. L'animal peut à volonté i» redresser ou les cacher dans Li gencive. Les serpens vpniineux ont en outre, comme tous les ophidiens, unt double rangi<ctle petites dents dans le palais. Ils ont grnéralemeni la litc large en airière. Il en existe deui grands genres : Ic.-i crolale,i , ei les vipères. Les crotales ouserpcn.s ^ionni'ties, se distinguent par des grelots oo cornets ccailleux, enfilés les uns dans les autres , qu'lli
rortent au bout de leur queue, et qui résonnent nuaTi.i animal fait le plus j^elil mouvement. Ils habitent \& conirces chaudes de l'Amérique septentrionale; ils atteignent six pieds de longueur, et sont presque gros comme le bras. Leur morsure fait périr un homme m quelr(ue.i]ninutes. Les vipères ne diffèrent des couleuvnta que par leuvâ crochets à venin. On en connait plusdt
trente espèces, parmi lesquelles nous citerons : le IrigO" nocéphale owfer de lance des Antilles , qui atteint jusqu'à six pieds. Le naja ou serpent à lunettes, qui peut élargir son cou en soulevant la peau de cette partie du cor[)s par le redressement des côtes : on le nomme ainsi , à cause d'une ligne noire en forme de lunette , qui est dessine'e sur le disque formé par ce gonflement du cou; ce serpent peut faire rentrer sa tête dans ce disque et Ten retirer \ il prejnd ainsi les attitudes les plus bizarres. La vipère hajé d*£gypte (Faspic des anciens ) , que Ton peut rendre immobile et raide comme un bâton , en lui pressant la nuque avec le doigt. La vipère commune, que l'on reconnaît à sa tête triangulaire couverte de petites écailles, à sa couleur brune ou verdâtre en dessus , et ardoisée sous le ventre, avec une ligne noire en zig-zag sur le dos , et une rangée de taches noires de chaque côté. Le céraste ou serpent cornu^ qui porte deux petites cornes sur le sommet de la tête.
La dernière famille des ophidiens, ou les serpeics nus, ( les pseudo' ophidiens de Blainville), ne comprend qu'un genre, les cœcilies, ainsi nommés à cause de l'extrême petitesse de leurs yeux. Leur peau est lisse , et parait nue comme dans les batraciens,
QCATKIÈMB OBDRB, leS BiTRACIBlTS.
Les batraciens bu les amphihiens, sont des rep*iles à peau nue et à métamorphoses , ayant un cœur à une seule oreillette; des branchies dans le jeune âge ; et dans l'âge adulte , des pieds à doigts distincts et sans ongles. Ils pondent des œufs en chapelet, qui sont mous et s'enflent beaucoup dans l'eau ; il en sort des petits qui ont d'abord la forme de poissons, ayant des branchies, une longue queue et aucun membre apparent. Ces petits êtres «e nomment têtards, parce qu'ils paraissent avoir une tête très -grosse ; ils vivent comme les poissons dans l'eau ^ et respirent uniquement par des branchies pendant un temps assez long , après lequel ils prennent la forme de leurs parens. Parvenus à leur état parfait , ils vivent dans iles lieux humides « ou même dans l'eau ;
quelques-uns se tiennent sur des arbres. Tous se nour*^ a* fAir». \-]
raa» , A'Utaecie» , de vers, de pelifs im les divise eg deux familles , demi cb»d quatre genres. Ceux de Ja première ft-
point de aueue ; te sont les grenouilles , h
mioeUc* , les crapauds cl les pipas. Ceux de la secooile OBI «De queue coinoie les lëûrds : ce sont '.ea salaniap in». Ut tritons, les prolces et les sirènes.
txi grtnouiUrt (fig. 4. pi. 34) ont le venli-e effilé,!» ficds de derrière tiès-alloiigés et palmés : ce sodi da aniiiiattx timides, doat kvic est très-dure; ils s'enfonceut dam la vase pendant l'hiver. Les rainer ou raineita, ne diiïèrent des greBouilles que parce que l'exlr^iniif «le cliacuD de leurs doigts est élargie c-u une sorte <le
dbqae ou de pelotte visqueuse, qui feur permet dcsrim-
Il^rsur les arbres et de se tenir sur les corps les pli Ma. Les crapa3Jidf^a\A le corps ventru, et couvert Ut postules , d'où sort une humeur fétide ; leurs pattes de derrière sont moins alloneées que celles des grenouilles Ce fout les plus hidt^ux de tous les reptiles , mais ils ne «QBt pas vemmeux. La femelle est d'une iërôodité prodigieuse ; ses œufs sont réunis par une gelée en Heui coidoiis de viiigl à IrcnlK lucds cle longueur que le ni-ili lire avec sts pattes. Les trapiiuds renfermés long-teiimf dans des tious où ils n'ont ni air ni nourriture , ne peri.Ment point. Les pipas sont dts espèces de crapauds, célèbres |jnr la manière dont ils élèvent leurs petiif Lorsque les œufs sont pondus et fécondés , le mâle le? place sur le dos de la femelle, qui se rend aussitôt à l'eau La peau de son dos se gonde et forme des cellules datt lesquelles ces ceufs écloseul; les petits y passeut leur état de tétai'd, et n'en wrtent qu'après avoir acquis de^ )>attes et perdu leur queue.
Les lalamandrcs ont les caraclcres des batraciens avec la forme gétiérale des lézards; elles ont dans l'âge adulte une longue queue ronde, et quatre pieds ; et dans \i premier âge, des branchies qui floUcnt librement si\r leiu' cou. La salamandre terrestre est toute noire, à grau des taches d'un jaune vif; sur ses côtés sont des rangées •Je venues , d'où suinte une liqueur laiteuse ; c'est peutêtre ce qui a donné lieu à la fable que la salamandre jieut vivTC ilat»s le teu. Les tritons ou salamaadres aqua-
iques ont la queue comprime'e verticalement : ils sont élèbres par leur force e'tonuante de reproduction ; ils epoussent plusieurs fois de suite le même membre, [uand on le leur coupe ; enveloppés par la çlace , ils n e )e'rissent point. Les protées sont des reptiles à quatre )attes , qui ont à la fois des poumons intérieurs et des )ranchies externes en forme de houppes; c'est-à-dire [u'ils conservent toute leur vie les branchies de leur )remier âge ; ce sont en quelque sorte des fœtus pernanens ; on ne les trouve que aans les eaux souterraines Le la Garniole. Les sirènes , qui vivent dans les marais Le la Caroline , conservent des branchies comme les )rotées , mais n'ont que les deux pieds de devant.