‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 76 sur 89 · QUATRIÈME CLASSE, LES POISSONS · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CLASSE, LES POISSONS

Animaux ovipares, à peau nue ou écailleuse, à sang ouge et froid, pourvus de nageoires et respirant par les branchies (voyez p. 283) ; ayant un cœur à un seul entricule et une circulation branchiale complète; les Leux mâchoires mobiles ; la queue terminée par une najeoire verticale. Ils n'ont ni trachée , ni larynx , ni voix. Jn grand nombre d'espèces portent dans l'abdomen, a ulessous de Tépine , une vessie pleine d'air, appelée vessie latatoire , qui sert à les faire monter ou descendre dans 'eau par les divers degrés de dilatation ou de compresion dont elle est susceptible. Les membres sont réduits I des nageoires membraneuses, soutenues par de nom-* Dreux osselets appelés rayons. Ces rayons sont tantôt l'une seule pièce osseuse , longue et pointue {rayons épileiix ) , tantôt composés d'un grand nombre de petites articulations {rayons mous). Les deux nageoires qui re- 3résentent les Dras se nomment nageoires pectorales ^ relies qui représentent les pieds se nomment catopesj naveoires ventrales oupehiennes. La position respective de :es deux paires de nageoires peut varier beaucoup. Un :crtain nombre de poissons ont les nageoires ventrales Situées sous la gorge en avant des pectorales {poissons ju- ^laires) ; d'autresJes ont placées au-dessous des pectorales {poissons tkoraciques) ; d'autres les ont en arrière des pectorales vers la queue {poissons abdominaux)-, il r*9t des poissons qui sont privés de iiaf;<eo\xe% ^^w\.\«^sc%

'pois^m apode*): ilcn csiciilîi) ijut mannunit lout-ù-lâît' .temenibies. Outre les iiageoircaijuirempiacetitlesrnem. i lin», ei qui «ont loiijours paires, H existe des nageoim impaires, dont l'une ust celle qui rennin*; fa tjueue [«agtoirv caudale) ^el\i:* auire» sont pincoes sur le dos. [nageoiret donalfj), ou souS la queue prc's de l'aaus, i [nageoint analfs). Ces uageoires, en se icdressaDtan •-n 8 abaiisani , l'ieiulent ouivirécissen t nu gré (1u)io1sh)ii 1 lu aurfave qui choque l'eau. Elk's sont soutenues pardts osselets placifs aux extrtimilés desapopb.ysesenineusa, (]ai sont irès-lon^ueA ; les côies qui sont pareillement lungoes et grêles sont soudées avec les apophyses ttansverses ; ce sont ces cûtis ei ces apoplty^cs que l'on àéstgne communemcnl par le nom d'arèies. La nature drs rayons de la nageoire dorsale .i donne Iteu à la distioclion des poissons malacopiérygiens , dont tous les rayons dorsaux sont mous, et des poissons aeamhoptirfgiins (qui ont loujourslapreiDiéreporliundela dorsale, oui* preiniëre dorsale quand il y eu a deux, soal^ue pat ' OM rayons épineux}- Quelquefois les ëpines coarerin nentenicnt en partie par In membrane sont libres par l'autre exuemiti', et roiinent poitilu ; quelquefois on vi<il <les rayons sans nicnilirane; coiniiie aussi on voit drs nieuibranes dépourvues de rayons, et seulement remplies lie graisse {membranes adiptuses). Les poissons poodttni des oeufs sans coquille, ordinairement fécondes après la ponte, et qui éprouvenldcs cliangemens à l'extérieur, tandis que le petit qui eu sort ne change pas ; quelqui'fois les œufs étlosent dans l'intérieur de la {«^melle qui est alors oim -vivipare. Les poissons sont reinarquabW par leur fécondité: on a compté dans un hareng pr« de 5o,ooo œufs; dans une taiiclie près de 400,000 : (lan^ une morue ]jIus d'un million. Presque tous les poissou se nourrissent de poissons plus petits ou d'autres antiiiaux aquatiques. Ils ne sont doués que d'une sensiliitili peu profonde; un instinct particulier règle les inigrilions de ceux qui à certaines époques entreprenueui à'i longs voyages , et passenE d'une mer dans une autre. Il> .•:e meuvent avec une inconcevable rapidité ; un saumou par ejemple , peut parcourir vingt-quatre pieds par s^ ronde ( environ Vvavt Ueues en une heure ) , ce qui lui permellrail àx. îiwc tu o^àopt» wiujaiaes le tour du

inonde entier. Presque tou$ les poissons ont sous la peau, de chaque côté du corps , une série de tr^s-petites glandes, qui forment à la surface ce qu'on appelle la ligne latérale.

Les poissons se partagent en deux séries principales , mais très-différentes en nombre, d'après la nature du squelette : la plus grande est celle des Ost^ptéryoiENS ou POISSONS OSSEUX , des poissons proprement dits , pourvus d'arêtes osseuses ; la seconde est celle des Cuon-

DtiOPTÉBTGIENS OU PoiSSONS CARTILAGINEUX, qui u'oUt paS

de véritables os, mais de simples cartilages. Chacune de ces séries se subdivise en ordres et en familles, d'après dififérens caractères tirés de la nature dçs branchies , de l'appareil qui les recouvre ( opercule et membrane branchiostége ) , de la nature et de la position des nageoires , etc.

PREMIÈRE ^ERIB, POISSOITS OSSEUX,

à (lents implantées (Gnathodontes. Blaihy.)

Les poissons osseux se subdivisent en six ordres , qui sont : les ACANTHOPTÉRrciENs^les malacoptertgiens abdominaux, les malacoptertgiens subbrachiens , les mala-

COPTÉRTGIENS APODES, IcS LOPUOBBANGIIE& et leS PLECTO- GNATHES.

Le premier ordre, celui des acanthoptérygiens, qui ont la dorsale épineuse au moins en partie, est le plus nombreux de tous : on peut le diviser en sept familles. Le première est celle des tœnioïdes, ainsi nommés , parce que leur corps allongé et aplati ressemble à un ruban , et est garni d'une nageoire qui règne tout le long du dos. Principaux genres : les rubans , qui ont une trèslongue anale , un museau court , et l'ouverture buccale dirigée en haut; les sabres, qui ont pareillement li? museau court, mais qui n'ont point d'anale, dont la dorsale est très-longue , et dont la ligne latérale est garnie d'épines ; les ceintures ; les jarretières , dont le museau est prolongée en pointe. — La deuxième famille, celle des gobioïdes, se reconnaît à ses épines dorsales grêles et flexibles. Ce sont en général de petits poissons

ytfià M lienKnl eotro W rocbes de« rivages, oà elle;

? peuveoKjuulque temps »e|iaâser d'eau , et cluat plusienrs

■'ecpttceK sont ofo-vivipaK<.Princi[iaaxgeni'cs:les^6iu

ou boutercaux ( vulgaiieincnl goujons de nier), petils

SdtMOUS tachetés de noir et ae blanc , «{ui ont deui oraaies, et Ice ventrales ■réunies en une seule; )<:.tUnnUs ou tweuses, ()ui ont le corps allongé et coiii' 'prime, uuedorsuli.' unique, et une peau enduite dcmu- . coiilé. — La troisième famille , celle des lahroides , com-

Ereud plusieurs genrtia qui ont le corps oblong et écail' luv, tit qui M reconnaissent à leur aspect. Prtnci|iaui

. gt'ure-t : les tahres , oui ont la lèvre supérieure double el tiiaiiiue, et auxquels appartiennent la girelle, poisMo ,(ie la Méditerranée d'un beau bleu avec une raie janoe.

. «t te filou, poisson de la mer des Indes, renutrauable par restension qu'il peut donuer â son museau , dont il bil ■ubitcment un tube au mo^en duquel il saisît les pelits Jfoissons qui nagent â sa portée i les rasons, qui se dis' tingueut par la foroie tranchante de leur front; la iscarvj ou poisst»8 perroquets qui ont des couleurs trèsvives, et luie pointe saillante à la base de la mâchoire. — b.i quatiiime famille et la plus nginbrcuse de lomei i^sl celfe (les percoïdes, qui a pour caractères dislinciifs des e'caillcs généralement grandes sur tout le corps, et la possibilité, de replier et de cacher la partie épineusf de la dorsale entre les écailles qui bordent les côtés dt ea base. On la divise d'abord en deux sections s les spaiti'ides, et les pcrsèques. Les sparoïdes n'ont qu'uni' seule dorsale régnant le long de la plus grande parlii; du dos ; les persèques ont une double doi-sale. A la première section appartiennent les spares, dont les dtiii- Bout rondes et placées les unes i\ côté des autres conim' des paves ; les kodian-t, qui ont des opercules é}jinfui et non dentele's ; les .serraiis, qui ont à leur opeiïu'f des dentelures et des épines. La seconde section coi'iprend entre autres genres, les suivans : les pereliei {û^.\pi. 3^ ) , qui ont des opercules épineux avec une pièc' anlérîture (^ préopercule) dentelée; tout le monde connaît la percliu de nos rivières, qui est un de nos plui lieaux poissons d'eau douce : il est vert sur le dos , uotiaux lianes , avec des bandes noires , ses nageoires soiii

d'un beau rouge ; les mulles ou surmulets, qui ont le corps et la tête garnis de grandes écailles très-lâches , trois pièces à l'opercule , deux longs barbillons sous le menton , et le corps cylindrique ; les principales espèces de ce genre sont le rouget de la Méditerranée , dont le corps est d'un beau rouge , quand on lui a enlevé les écailles , et le surmulet qui a quatre lignes dorées de chaque côté ; les '^wes qui ont la tête comprimée latéralement et les yeux placés sur le haut ; l'espèce commune , sur les côtes de Tocéan est armée de rayons tranchans ^ dont les piqûres passent pour dangereuses , sa chair est très-estimée ; les uranoscopes, dont les yeux sont sur le sommet de la tête et regardent le ciel ; les trigles ou grondins, dont la tête est grosse, anguleuse et comme cuirassée , et qui ont près des pectorales des rayons libres, qui semblent s'en être détachés : une espèce de ce genre ri'hirondelle de mer) peut voler à cause de l'étendue de ses pectorales ; les chabots 9 qui ont la tête épineuse et aplatie horizontalement; les baudroies, ou raies p^" cheresses, dont les pectorales sont portées par deux bras, et dont les ouïes sont très-petites y ce qui leur permet de vivre long-temps hors de 1 eau. Les baudroies ont la tête extrêmement large et aplatie , la bouche très-fendue et armée de dents recourbées en dedans, la mâchoire infériem-e garnie de nombreux barbillons , et sur la tête des tentacules ou filets mobiles et fort longs , dont elles se servent pour pêcher. — La cinquième famille , celle des scomhéroïdes , comprend un grand nombre de genres à petites écailles et à queue carénée latéralement, (c'es^ à-<lire offrant de chaque côté une ligne saillante), parmi lesquels on distingue : les scomhres , dont font partie les thons et les maquereaux ; ce sont des poissons à peau brillante et lisse , et qui ont de nombreuses petites na~ geoires [fausses nageoires ) derrière celles du dos et d« l'anus; ils vivent, voyagent en gi^andes troupes, et donnent lieu à des pêches importantes ; les njomers , a corps comprimé, et dont la hauteur égale ou surpasse la longueur ; les épinoches ou gastérostées , qui ont lïe nombreuses épines dorsales , une pièce osseuse entre les deux nageoires inférieures, qui sont en outre années d'un aiguillon que l'animal peut redresser à volonté r

te sonl de petits poissons, coinuinns dans nos am iluncesi les cipmlom, ainai nommés à cause de leui inustau semblable a une lame dVpre : une espèce île» gitnre est connue suus le nom de ■voilier, parce i^ue a uarulc, qui i;st très-elevée, forme sur sou dosunesoru de Toile, avec laiiuelle t^lle preiid k- vent , ijuand elle nai^c i la surface ^ KSiCoryphcnts, (]ui ont le corps oblo»^. ài|Ucuc lion carence, le tVoiil Ifaiie liant, une trés-loogar dorsale , et de peliles écailles ; & ce genre appartient li dora<]<! , cclèUrc par la chasse qu'elle donne aux poissov toUd(- — La sixiËiiie famille , celle des squammiptnnn, «Tst ainsi iiontniée, [larcc que les poissons qui la coidposcnl ont In plus gruiule partie de leurs nageoires dop- «aie et attale recouvertes d'écaillés. Elle se partagent eo un grand nombre de genres , dunt le plus considérable est celui des çhatodonj , qui ont des dents semblables i des crins par leur finesse et leur longueur, et serre» comme les po'ds d'une brosse; ils sont peints de couleurs irtsi-vives , disposées par bandes, ce qui les a faitapp»ler bandouilUrei ; quelques espèces ont l'instinct de uncerdes fjouiies d'eau contre les insectes qu'elles veaUnt fiiire tomher, pour s'en nouirii'. In poisson qui esi 3\xi'\ iria-remorttuable par ses habitudes est le setnald\x geiitc anabai; comme il peut garder de l'eau pendant louEtemps dans la cavité de ses branchies, il rninpe sur la terre et grimpe sur les palmiers , où il se baigne dans l'eau de pluie qui s'ninasse entre les bases îles feuîUes^ — Laderiiiérefamilli? de l'ordre des aeanthoptérygit:!)^ est celle des boackes-en-fidle , qui ont la bouche a l'eïtréinitii d'un long tube formé pnr le prolongement du museau. Celte faniille comprend les deux genres fiiiulaire et centrisque. Les fisLulaires ont le corps cylindrique i les cculrisques ou bécasses de mer Tout ovale ei

Les ti-ois ordres qui suivent, renferment les poisso:ii osseux malacoptérj^iens, c'est-à-dire à rayons mous, iiue l'on subdivise d'après la position des ventrales, en <^daitûrumx, sulbrackiciu, et apodes. Le premier ordre, celui des KtLACOPTÉBTciENS ABDoHitjAux, est le plus nombrcu.t des trois ; il contient la plupart des poissons d'eau douH- On le subdivise en tinq familles. La première est celle

des saumons , qui ont deux dorsales, Tune à rayons mous , et l'autre adipeuse ; ce sont des poissons écailleux, très-voraces , qui remontent presque tous dans les rivières^ Principaux genres : les saumons ou les /r«iles y les éperlans, les ombres, — La deuxième famille, celle des harengs ou des dupes, diffère de la pre'cédente, en ce qu'elle n'a point de dorsale adipeuse : elle comprend un grand nombre de poissons de rivière et de poissons de mer, dont une partie remontent dans les fleuves vers le temps du frai. Principaux genres : les harengs proprement dits , auxquels se rapportent les sardines et les aloses; les anchois } les érythrins; les amies; les lépi" sostées, — La troisième famille , celle des ésoces , renferme des poissons voraces , dont plusieurs remontent dans les eaux douces : elle se divise en trois genres : les brochets, qui sont connus de tout le monde; les exocets ou poissons volans, dont les nageoires pectorales sont assez grandes pour les soutenir quelques momens en l'air quand ils s'élancent hors de l'eau; les mormyres du Nil.

— La quatrième famille, celle des cyprins, se compose de poissons d'eau douce qui se trouvent sous toutes les latitudes. Principaux genres : les carpes y qui ont la bouche petite sans aucune dent et la membrane des ouïes à trois rayons ; quelques espèces ont des barbillons aux angles de la mâchoire supérieure (fig. i, pi. 35) ; à ce genre appartiennent : la carpe commune, le barbeau, la tanche , le goujon, la dorade de la Chine , petit poisson d'un rouge doré, qui fait l'ornement de nos bassins. Les loches, petits poissons de nos eaux douces. Les pœcilies.

— La cinquième famille est celle des siluroîdes^ poissons ({ui n'ont point d'écaillés. , mais une peau unie ou de grandes pmques osseuses r presque tous vivent dans les livières des pays chauds. Principaux genres t les silw resy qui ont en avant des nageoires dorsales et pectorales une forte épine, qu'ils redressent à volonté et qui est une arme dangereuse ; leur bouche située au bout du museau est garnie de l3arbillons. Les malàptérures ( ou silures électriques), qui donnent des commotions électri(|ues comme tel torpille. Les loricaires^ dont le corps est cuirassé de plaques dures et anguleuses.

L'ordre des MALAGOPTÉRYGifiKssuBBRACHiEivs, renferme

(394) IfB genres k rayons mous, qui ont K'S ventralej adbércn- ICB a l'appareil de l'épaule , c'est-à-dire , qui les ont oa

i*uf^Uircs ou thoraciques. H se subdivise ea trois fatnil' C» : les gades, les pleurorteclei, et les discoboles. Les

des se reconDaisseiitâ leurs ventrales jugulaires, étroites t pointues ; leurs espèces nombreuses et fécondes

n des objets les plus intéressaus de nos pècbes. Cul à ce grand genre qu'appartiennent la uiorue, le merlan, la merlndic, le lieu, la lotte de rivière. Les pleuronct tes , vulgairi.'inent dits poissons plats , ont le corps iré»romprimé et non symétrique, les deux jeux et lej mrines étant du méinc côté de la tète ; ils nagent dans une, position oblique, le côte des yeux en dessus : à ce genre appartiennent le turbot, la barbue, le carleti la plie, le llet, la limande, le flétan et la sole. Les discoboles mdI ainsi nommes , parce que leurs ventrales tboraciqties x réunissent en disque par une seule membrane. Principaiix genres ; les porte-icuelle, les cycloptéres, qui se sirvent de leur disque pour se fixer aux rochers ; les cAinoû, quien ont uulamelleiuet aplatîsurla tête, etdonl l'espèce la iilus connue est le re'moiu.

famille , tfllc; des aiiguilHfonnes , poissons qui ont tous une foriii;: allongée toinnie les serpens, une peau épaisse, à écailles presque imperceptibles , el qui nianquenl âo nageoires ventrales (fig. 3, pi. 35), Principaux genres t les anguilles ; les ophisures ou scrpens de mer, qui n'uni point de nageoires au bout de la queue; les murcnei, qui manquent de nageoires pectorales ; lep gymnotes, qui sont prives de dorsales (ces derniers sont des poissons d'eau douce ; le plus cclèbre est le gymnote électrique. qui donne des com m a lions si violentes qu'il abat les Ijommes et les chevaux).

L'ordre des LOpeoEHAjiciiBS se distingue par ses brancliies, qui au lieu d'avoir la forme de dents Ue peign». ont celle de pctiteslioujtpcs. Ces poissons se recon naissent en outie à leur corps cuirassé par des écussons qui le rendent anguleux : ils sont de petite taille et presque sans chair. On en fait li-ois genres ; les syngnathes, ou aiguilles de mer, dont le corps est lonç et très-mince ; les hippocampe.' ou chef aux marins, petits poissons de Ut Médî-

terrajiëe, qui se recourbent en mourant coAilne une S ,• et dont la partie supérieure a alors quelque ressemblance avec l'encolure d'un cheval ; les pégases , petits poissons de la mer des Indes , qui doivent leur nom à la forme de leurs nageoires pectorales , qui sont larges et étale'es en éventail (oç. 4^ pi* 36).

Tous les poissons des ordres précedens avaient des mâdioires complètes , où le maxillaire et l'arcade palatine jouissaient chacun d'une mobilité distincte. Cfeux du dernier ordre des poissons osseux, ou les plectoonatres, se rapproclient des poissons cartilagineux, par le durcissement tardif du squelette, et par l'imperfection de leurs mâchoires : leur caractère consiste en ce que l'os maxillaire et l'arcade palatine sont soudés avec le crâne et par conséquent incapables de mouvement. Oo en a fait deux familles : i^ les g/mnodontesy à mâchoires garnies d'ivoire au lieu de dents ; tels sont les genres dwdons , iétrodons^ et môles. Les diodons , vulgairement nommés orbes épineux ou hérissons de mer, ont la faculté de se gonfler , et on les voit alors flotter sous la forme de boules hérissées d'épines. Les tétrodons , dont le corps est couvert d'épines moins saillantes, sont nommés boursoufflus. Le genre mâles Comprend les espèces communément appelées poissons lunes : leur corps est comprimé et sans épines, a** Les scUrodermes, qui ont des dents, la bouche au bout du museau, et la peau généralement ^re , revêtue d'écaillés dures ou de pièces osseuses ; ils forment deux genres : les batistes, et les coffres (ou ostracions', fig. 3 , p. 36). Ces derniers ont la tête et le corps entièrement enveloppes dans une cuirasse osseuse d'une seule pièce ^ la queue seule est libre et mobile.

usDxiiiiB aAaiB. foissoks qartilagiveux ,. h dents non implantées (Dermodontesi de Blainv.)

Les |K)issons cartilagineux ou diondroptérygieiis ont des mâchoires incomplètes, où les palatins remplacent les os maxillaires supérieurs ; ils se parta^^ent en deux ordres, selon qu'ils ont les branchies libres*

"pSrWÛr'BOTâ'âTihie etouverles par une feu te garnie d'uD opercule, ou bien des brancliies fiiéesde ce côté k la peao, el ouvertes par iiliisicui's trolls percés dans cette pew. l.'onlre ilc« l'artitapncux à branchies libres ne comprenJ qu'une famille, Its sturionieks, divisée eo deui genr«, te» Mturacons, et les poljodons. Leseslurgeonssonldcs poisons liotit la forme générale est celle des squales, tnaii i)ui u'oni point de dents, et dont le corps est plus ou moins garni d'ecussons osseux, implantés sur la peau en rangées long ituilina les ; l'esturgeon ordinaire est 1 ' nos plus grands poissous; il rciiionlc de la nier ciTtaines rivières, On fait de ses œufs le caviar, qui esi un aliment recliertbé dans quelques pays , et de sa vesftie ualaioirc la colle de poisaon. Les polyodons se reconnaissent A un énorme prolongement de lêut-inuseai quel SCS bords élargis donnent la ligure d'une ( d'arbre.

Les cartilagineux à branchies fixes coniprenncnt familles s les sÉlacieks ou flacidstones, à bouche tra.ti' verae sous le museau , et lei suceeas ou gtciastomk, i bouche roude au bout du imucau. PTous citerons coimnt (;enrespiiinL]iau>;, ])arn]i les sélaciens : les jçunto, çotte qui reiifi'iiiH' les plus f^ios poissons connus ((îg, 2, pi. ï' OD leur donne oïdinaircineot le nom de chiens de me de requins ; leur peau hérissée d'aspérités très-dures, e employée à polir diverses matières. C'est elle qui four- 1 nit le chagrin, dont on revêt les bottes et les gaines. Principales espèces : le requin proprement dit, célèbre par sa voracilé; le marteau, dont la tète est placée en travers de la direciion du corps ; et la scie (Gg. i), remarquable par son museau osseux, long, aplati, et denii^ sur les côiés, avec lequfl il ailaque les plus gros célacé' Les requins atteignent jusqu'à vingt -cinq pieds de longueur ! ils se reconnaissent à leurs dénis en triangU'. qui les rendent l'efFioi des navigateurs, et à leur corp arrondi, lerminé par une queue dont la grosseur diminue insensiblement. — Les raies, qui ont le corps pUl et semblable à un disque, terminé par une queue grêle; foTnie qui leur vient de la grandeur énorme de leurs oageoires pectorales (ou ailes), soutenues par des rayons articules, et àl'aide desquelles elles volent pour ainsi'diie

dans l'eau, c'est-à-dire, s'élèvent en frappant le liquida de haut en bas ; à ce grand genre appartiennent , la torpille, poisson célèbre parla propriété de donner à volonté une commotion électrique aux hommes et aux. animaux

3ui le touche ; la pastenague, à queue armée en dessus 'un long aiguillon denté en scie; la raie bouclée, dont le corps est couvert d'un grand nombre de tubercules osseux, surmontés chacun d'une grosse épine. Parmi les suceurs : les lamproies, poissons apodes, ou sans nageoires proprement dites , à peau lisse, à corps cylindrique et allongé, ayant la faculté de s'attacher fortement à divers corps, en appliquant sur eux leur bouche charnue et retirant leur langue qui se meut comme un piston ; ces animaux, en se fixant sur d'autres poissons, parviennent à les percer et à les dévorer à l'aide de leurs dents pointues et placées au fond de leur bouche.

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