‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 78 sur 89 · PREMIÈRE CLASSE, LES CÉPHALOPODES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CLASSE, LES CÉPHALOPODES

Ces mollusques ont le corps en forme de sac d*où sort une tète couronnée de longs tentacules qui leur servent de pieds ou de bras, et avec lesquels ils marchent ou saisissent les objets. Ces tentacules sont garnis de suçoirs ou d'espèces de ventouses , au moyen desouelles ranimai se fixe où il veut (voyez fig. i , pi. 3^ ). 11 nage la tête en arrière, et marche dans toutes les directions ayant la tête en bas et le corps en haut. En avant du cou est un tube ou un entonnoir, qui donne passage aux ex-

crëlions.Pnriiil CpUcs-n,il en estune panku1iÈre,d' uolrfoner, qu'il einpiok- à Icindre l'eau de la mer, poDi i-n troubler la tranipsrcnce , et se soustraire à la pour- ■uilB (le sea eimemis. LV-ncretle in CliineprovienidW liq«etirtlc telle rspÈic. On dîviaeces mollusaues en ceni qui n'oul pas de coquille extérieure ! U:h ({ue les poulpes, li'M «Relies , « les calmar») , en ceux qui onl une coqu'li* inoniilhaUnie (les nrgntinules ) , et en ceux qui onl i twiuille |K>lyilialnine ( les nautiles , les ammuniies, ei l«s sérhei ont le torps contenu dans un sac boide Ji tmile M longueur par une nageoire étroite, et renfi luniitdansledosune toquil le ovale, noiimaée oidc sérh. leur bouche est entourée de dix bras, dont deu« sunl beaucoup plus longs que lesauties , et n'ont de suçoin

an'k Icnr exli'émitt^ (Bg. 3 a); leur boucbe est ai ne 'une paire de inâcboires cornées , Irès-forles , agi^>< ronicaleineut l'une sur l'autre, cl semblables à i (le perroquet ; leurs orsane* , de respiration soi brandiies cacliees dans le sac. Leurs œufs sont atiadiN lin grappes rameuses, qu'on flomtne vutgaif entent r*-

sin.ttU mer. L'encre de sèrlie s'emploie t-npeiniui

le nom lie scpia ; on iloiine In coijoillu aux pelits o pour leur ai;;ni.sur le bec. Ces animaux sont ve[ dans toutes nos mers. — Les caïman ont les deux loiif bras des sècbes , et dans le dos , au lieu de coquillti une lame cartilagineuse en forme d'epée ou de laucciu — Les poulpes sont dépourvus d'osselet dorsal , ou o'e ont qu'un rudiment. Leur bouche n'est entouiée ((W de huit tenlaculcs , lous à peu près égaux ; dans nese.-îpècesla paire supérieure est bordée vers son estr^ mile par une iiienibrane en forme d'aile ou de voilf Celles-ci se trouvent souvent dans les coquilles du geD« arganaule, mais il n'est pas bien prouve qu'elles V' aient construites elles-mêmes; suivantquelques nalUP' listes, elles ne l'eraient que s'emparer de la denieurf d'un aulre animal. I^uoi qu'il en soit , on rencontre fr^ quemmeut le poulpe ( fig. i , pi. 38 ) , dans la coquii''^ représentée fig. 2 : cette coquille, très-inince, non d'' visée par des cloisons , a la foime d'une chaloupe ; l'a* tiimal s'y place comme dans une nacelle , pour vogun ù la surWcileVe!kVt,civ relevant ceux de ses braiaoni

5 extrémités sont élargies en voiles , et eu abaissant Ks itres pour les employer au lieu de rames. — hesspirules, g. 5 , pi. 39) sont des animaux analogues aux sèches , mt le corps entoure partiellement une coquille par son trémité : cette coquille (fig. b) est uuivalve, polythanie , en partie droite et en partie enroulée , à cloisons nples , percées par un siphon. Les nautiles sont des iinnux sem})lables aux poulpes, qui ont une coquille roulée et cloisonnée , externe ou partiellement recourte par le manteau de Tanimal, qui peut rentrer en at ou en partie dans la dernière loge : les tours de spire : celte coquille sont tous dans le même plan , et les ruiers tours enveloppent les précédens (fig. i , pi. 39). :s cloisons sont toutes traversées en leur milieu par i siphon , dans lequel est logé l'appendice charnu qui tient l'animal.

A la classe des céphalopodes appartiennent plusieurs nres de coquilles , qui n'ont été trouvées jusqu'à prétit qu'à l'état fossile, c'est-à-dire enfouies dans les Liclies de la terre ; telles sont : les or thocér alites (fig. 2 ) lî sont en quelque sorte des nautiles droits, et qui aprtienneiU aux terrains dits de transition, — Les bélem- \es, connues vulgairement sous le nom de pierres de lidre, qui sont pour ainsi dire des orthocères enveppés d'une gaine qui se termine par un cône solide us ou moins allonge (fig. 3). Ce sont des cocniilles inrieures , coniques , à structure cristallisée , fibreuse et yonnante du centre à la circonférence, présentant du »té de la base une cavité conique , dans laquelle sont iipilées des cloisons simples, concaves, percées par un phon marginal , et dont l'ensemble constitue ce qu'on >mme r^ihéo/e : elles ne se sont encore montrées que insles terrains qu'on appelle secondaires. — Les numuliiesj coquilles lenticulaires, ressemblant à des pièces niionnaie(fig.4a)9 composées d'un très-grand nombre ï tours despire très-serrés, et divisés par une multitude i cloisons simples (fig. ^b) sans siphon ni perforation; dernier tour enveloppe entièrement tous les autres , ; il y a très-raremept uqc ouverture. Ces coquilles se ^ucontrent dans les calcaires grossiers de Paris 9 et dans îrtaines couches secondaires. — Les miliolites, coquilles

extrêmement petites, ayant à peine la grosseur d'un grain de sable, globuleuses, composées d'un certain pouibre de loges qui entourent l'axe , en se recouvrant alternativement les unes les autres : elles composentdis couches puissantes de pierre à bâtir et sont très-répandues dans les calcaires grossiers de Paris. — Les ammcr niles y vulgairement cornes d Ammon^ coquilles cloisonnées et enroulées sur le même plan , de manière qof tous les tours sont visibles , les cloisons e'tant constamment sinueuses, persillées ou découpées sur les bon/s. et traversées par un siphon dorsal ( fig. 3, pi. 3;? ) : elles appartiennent aux terrains secondaires. — ; Les namiies. qui sont des ammonites courbées. — Les scaphiles deli craie , autre sorte d'ammonites dont le dernier tour se détache et se prolonge en ligne droite pour se recourber ensuite sur la spire. — Les baculiies du même terrain, qai sont des ammonites droites. — Les turrilites enfin , qui sont des ammonites turriculées ou enroulées en spinle allongée , au lieu de l'être sur un plan.

DErXlÈME CLASSE, LES GASTÉROPODES.

Cotte classe comprend un très-grand nombre de mollusques dont on peut se faire une idée par la limace et le colimaçon. Ils rampent sur un pied fait en forme dt disque charnu et placé sous le ventre ; ils ont une tèu plus ou moins distincte, portant ordinairement uue ou plusieurs paires de petits tentacules , qui sont des appendices très-mobiles et doués d'une grande sensibilité, des yeux diversement situés sur ou près ces tentacules, (les organes branchiaux ou pulmonaires, très-variabb dans leur forme et dans leur position. Plusieurs sont nus ; mais la plupart ont une coquille , qui est presque toujours d'une seule pièce. Il y a quelques mollusqut* terrestres dans cette classe ; mais le plus grand noiiibr» est aquatique. On les divise, d'après la disposition di? organes respiratoires en trois ordres principaux , savoir: les siphonobranchcs y dont les branchies intérieures conilimniquentau dehors par un tube ou siphon musculain et contractile» et (jui ne vivent que dans l'eau; It^ adr.lohrannhcs , i^\x\ ont des branchies intérieures , coin-

iiit au dehors par uq simple trou, et qui pour 1 1 respirent l'air en nature ; les dcrmobranches , les branchies au dehors en forme de lames ou :lics.

e des siphonobranches ne comprend que des narines testacées , que l'on reconnaît à leur coloiit la bouche offre toujours un canal ou un.; no à sa base, pour recevoir le tube respiratoire. js coquilles à bouche canaliculée , ou canalifsciterons : les murex ou ruchers, de forme ovale, aillant et droite hérisses de bourrelets longitu- :tde varices transverses; les /kfeawjp ( fig. «^j pi. formes, sans bourrelets , dont la spire est turrile canal long ; les strombes, à canal droit ou in- 1 dont le bord externe de l'ouverture se dilate e en une ailé plus ou u^oins étendue, ou se divise liions varie'es ; l^s cérites (fig. 6) dont la spire est =0 , l'ouverture oblongue et le canal court. — s coquilles à bouche échancrée ou entomos tomes , îions : [es buccins j de forme ovale, turbinées ; les oquilles ventrues ou globuleuses, assez minces, le côtes saillantes, longitudinales et parallèles ; S coquilles globuleuses, très-ventrues, cannelées salement ; les pourpres, coquilles ventrues, épaisire courte, le dernier tour étant plus grand que utrcs ensemble. L'animal des pourpres et de queldes genres précédens rejette par son tul)e une colorante, qu'on nomme pourpre et qui éprouve liions de teinte par l'exposition à l'air et à la lula pourpre des anciens , qui était une sécrétion ire, paraît avoir appartenue k uneespèce dugenre — Nous citerons encore les volutes (fig. 2, pi. 4o). 3 étroite et oblongue, et à columelle plissée ; les 5 olwes, les porcelaines, (fig. 3) coquilles enroi^ jours lisses, d'une forme agréable et de couleurs L'animal des porcelaines a un manteau assez )ur pouvoir se retrousser autour de la coquille et >per toute entière : ce sont ces replis du manteau luisent le renflement des lèvres de la coquille , igmentcnt l'épaisseui* de celle-ci en la revêtant >rs d'une nouvelle couche d'une autre coulAnr.

La (îg. 4 leprésente ud animal du genv. quille.

L'ordre desadélobranchescomprendlesgasléropoJi'

?[iU respirent l'aiv au inojen d'un simple trou ou d'm ente qu'on remorque sur les c6\ks du corps. Cette m verlurc communique avec une cavitc' intérieure où vin. nenl se distribuer les ramifications des vaisseaux puW naires ou branchiaux. Parmi les gfuresquianparlii'iiiKji à cet ordre, les mis sont nus ou sans coquille; le.4 »oii« ont une coquille univalve, spii~ee, à bouclie entière, sam écliancrure ni canal à la base. Parmi les leslaces, an dislingue les marins, les fluviatiles ou d'eau douce , ei Ici lerrestres. Les coquilles terrestres et fluvialile.s soatoi- Minairemcnt minces, et à surface lisse oufinenieotsiririi s bourrelets ni varices, mais quelquefois avecdu L épines; les coquilles marinf s sont comme presque looln K^llesdontil a été question jusqu'ici beaucoup plus epù et plus fréquemment chargées de bourrelets, dcn sel d'épines; ellessontsouvent aussi nacréesài'" ..ïjèur. Nous citerons parmi les leslacés à coquilla i rînes : les toupies ou trochui , dont les coquilles {fispl. 3j) ont la spire allongée et pointue , et I'ouïitII"' anguleuse; les saéots oa turbots , dont les coquilles s'"' arrondies, épaisses, il ouverture rande et opercuireib lurrilelies , dont les coquilles sont turriculees ou n spin élancée, et dont l'ouveriure est peqtendiculaire k l'iv — Parmi les testacés à coquilli^s fluviatiles : les nuk met, qui ont des coquilles turricule'es , à ouverture oui' et oblique; les amputlaires, dont les coquilles sontiniii ces , globuleuses, ventrues, à spire très-courte, le il'' nier tour étant beaucoup plus grand que tous tes auin et l'ouverture étant ovali-, à bord droit noo réflécliî] '^ iùnnf'ej, qui sont abondamment répandues dans les m douces , et qui ont des coquilles minces, ovales, J sp" pointue, et abouche plus loufine que large, avec 1eb<'' externe tranchant et un pli oblique à la colunielle; l< planorbes, mollusques très-communs dans nos livicrn't nos étangs , qui v eiment respii'er à la surface de 'ttiÀ et dont les coquilles univalvcs, monotlial.imes , f:oniiD>'l CCI, discoïdes ou enroulées dans le tnême plan ((ig<'. pL 3-]^, el k açiie suibaiesée ; les palutii — — ' — -"'-

es, qui ont il

quilles conoïdes, à toura arrondis, et ai ouverture nde, ayant les bords réunis et tranchans. — Parmi i testacés à coquilles terrestres : les cyclostomes , dont s coquilles de forme variable sont à tours arrondis , à Lverture ronde, fermëe par un opercule ; les bulimes, oUusques teD(d)lable8 aux biélices, à. coquille ovale, >nt l'ouverture est oblongue, tranchante, à bords déslis et sans opercule; les hélices ou wcar^o/j ( vulgaireent colimaçons)^ mollusques à coquille globuleuse , et >nt l'ouverture, plus large que longue, est en forme de oissant (6g. 5, pi.''4<>). — Parmi les genres nus ou sans «quilles , nous citerons : les limaces (fig. i, pi. 4o) que Ut le monde connaît^ qui se traînent dans les lieux lm« ides, laissant djerrière elles des traces d'une humeur aireuse ; leur dos est garni d'une sorte de bouclier co- EKCi et ride; elles ont sur la tête quatre^entacules, dont 9 deux plus longs portent les yeux ; les aplrsies ou lié-- *es de mer, mollusques qui ont à peu près la forme des inaces, et qui sont communs dans la Me'diterranée. L'ordre des dermobranches comprend des gastéro* hIm aquatiques et la plupart marins ; les uns sont nus f-wcore peu connus (les doris, les tritonies, les (héthys, ji^ phylliaies ) . Les autres ont le corps partagé par une »f|aille univalve ; tels sont : les derUaUs, animaux trèslokigés, de forme conique , habitant une coquille sylétiique (âg. i,pl. 37), tubuleuse, légèrement courbée l ouverte à chaque extrémité par un orifice arrondi ; is patelles, {^\ ont une coquille d'une seule pièce (fig. 2) on spiréeet simplement recouvrante; les haliotidesy ou railles de mer, qui ont une coquille univalve à spire rès-petitc, à très-grande ouverture, et qui est percée de lusieurs trous, sur une ligne parallèle au bord externe : es coquilles sont remarquanles par la beauté de leur Açre.

TROISlï^lE CLASSE , LES PTÉROPODES.

Cette classe ne comprend que quelques genres de peits mollusques marins, qui nagent comme les céphaloiodes, mais qui ne peuvent se fixer ni ramper faute de »ied8. Leurs organes du mouvement ne coQtisiiecA.\5^^i^

a* PARTIB, %%

naf^m placées comme des ailes aux deut tôlâ bouche. Ils sont nu« ou rcvèlus d'une coquille iinii (lefonnc ircs-voiiablc , uiincc et trans]virenu. Opi porU k cette cinssc : les clwr, qui ont une lèle ilisiù etiecoqis nu; etles /i^a/cj, quiont une coquilli^uà jiar le manteau (6g. 6, pi. /\o), et dont la têle nW? distiuctc.

QOATHtÈHE CLASSE , LES BRACmOPODES,

Cette classe comprend des mollusques dont la ÛVvL ]Mint distincte du reste du corps, qui sont reotoÀ lep dans un inantcaumcmbrancux, ployé en deux clon^ m par devant, et c^ui, au lieu de pied, ont deux bras dft iti nua, f>arnis de cils, qu'ils peuvent faire sortir poarsai liw les objets, et qu'ils roulent eu spirale lorsqu'ils IïsrA ^1 rent^ ils sont esMotieUemem aquatiques, et pi^fl p' UMU^mariosi leur tète ne consiste oue dans une bDul Us sdns dénis cachée ciitie les deux lobes du inank»' l'i:bacuii(ics(|ueUadlii:ieiit les blanchies; tous ont ictuf? 1 coin|)ris entre les pièces d'une coquille bivali-e spuis^ 'P| que, généralement fixée aux corps sous-niaiins par J si pédoncule lîbrcux. Les deux vab'es sont funeea^ sus, l'autre en dessous ; elles se reunissent en amin avec ou sans charnière, et s'ouvrent en avant. Les pi" cipauK genres qui se i-apportent à celte classe soDlt' suivans : les Ungalei, animaux allonges et aplatis, cou* nus dans une coquille symétrique, cquivalve, a* trace de bornent, 'mais norldeà l'exlréiniié d'unW pe'dicule tendineux, qui la fixe verlicalement aux «# ious-inai'ins;1esfrire£rafu/ej', animaux globuleux ou ui>' lis, à coquille régulière, inéquîvalve, dont la plus granl' a un crochet avancé, etpercé h son sommet par un l»" rond, ou par une écbancrure allongée ; par cette cdiV ciure sort un ligament tendineux, qui seri à fixer !a coquille; les /iroi/ucfuj, coquilles fo-isiles des terrains les plX] anciens, qui ont une forme analogue à celle des tércW tilles, sans aucuoc trace d'ouverture au crocbet ; les ifn rifiret, autïca co(\viiUes fossiles, qui ne diffèrent deilP

bratules ou des productus que parce que les deux apindices roulés en spire se sont conservés dans la ce- Lille, où ils forment de chaque côté un cône spiral ; les hicides et les cranies, coquilles non symétriques, orbiilaires, constamment fixées par leur valve inférieure.

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