DE L'HÉRÉDITÉ
L'influence des parens sur l’organisation des enfans ne peut être révoquée en doute. On la trouve | Jusque dans les formes extérieures, dans la ressemblance des traits du visage, du timbre de la voix , du tempérament même. Avec une constitution analogue se transmettent également les prédispositions mor- | bides : c’est ainsi quele rachitisme , les scrophules, la | phthisie, les dartres, la manie, etc. , passent souvent
30 0 ELEMENS de générations en générations, apparaissant au même âge, et amenant la mort avec des circonstances semblables. 40
Cette transmission par voie de génération se remarque Gans des populations entières, où elle rend certains défauts physiques ou moraux réellement endémiques. Les habitans des vallées situées dans les hautes montagnes, séparés des autres par des espaces | difliciles à franchir et forcés ainsi de s'unir entre eux, les sectaires auxquels la religion défend les al-. liances étrangères, etc., présententtoujours une physionomie caractéristique, reconnaissable chez tous les individus, et qu’on retrouve jusque dans leurs penchans et leurs maladies. Ainsi, à côté de races vigoureuses s’en forment d’autres faibles et inférieures. +:
Le moyen de prévenir les inconvéniens de ce geure est l’union des individus de constitutions diverses. Le moyen deles empêcher lorsqu'on les craint, c'est de donner à l’enfant menacé un climat, une nourriture, des occupations, opposés à ceux de ses parens. «